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Mikel Benoit - Les Horizons Déçus

Publié le par antoiniste

La force mentale, l’alpha et l’oméga !
Notre force sera la douceur du début
Que nous rechercherons, que nous retrouverons.
La force sera un échange dévêtu,
Un rassemblement de la civilisation.
La force de la communication humaine
Des groupes unis par une activité saine,
Des explications contre la brutalité,
Des contemplations artistiques appréciées.
Mouvement physique et mouvement moral
Dans l’amour des choses au plus haut des degrés
Même dans ce triste bal de cet infernal
Capitalisme où l’esprit se fait huer,
Déserter, ignorer, piétiner, torturer,
Lacérer, flageller, pervertir, triturer,
Décimer, incendier, vider, damner, violer,
Animaliser, en un mot : désintégrer

source : archive.org

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Quand l'intelligence commande

Publié le par antoiniste

Vous affirmez que les personnes dotées d'un physique avantageux réussissent mieux dans leur vie sociale et professionnelle que celles moins bien dotées par la nature. De quelle façon cette « prime à la beauté » se manifeste-t-elle ?

Jean-François Amadieu : Cela commence dès la maternelle. De manière inconsciente, l'enseignant va privilégier l'enfant beau. Instinctivement, il assimilera la beauté à l'intelligence, à la gentillesse, et accordera à l'enfant au physique agréable une stimulation et une attention plus grandes. Il sera plus tolérant s'il fait des bêtises. En retour, l'enfant mignon aura davantage confiance en lui que l'enfant disgracieux, et se conformera à l'image favorable que l'enseignant a de lui. C'est le regard des autres qui nous construit. Par la suite, la performance scolaire des jeunes sera influencée par leur potentiel de séduction. Le physique d'un élève explique entre 20 et 40 % de la variance de ses résultats scolaires. La « note de gueule » est beaucoup plus répandue que l'on imagine…
[...]
Globalement, on estime à 65 % la part d'informations passant par des perceptions visuelles. Selon une étude menée par deux psychologues américains, l'impact que nous avons sur quelqu'un dépend à 55 % de notre seul visage, à 38 % de notre voix et seulement à 7 % de ce que nous disons !

[...]
Y aurait-il donc une sorte de mondialisation des apparences ?
Exactement. Lorsque l'on soumet des visages à des Britanniques et à des Japonais, ils manifestent exactement les mêmes préférences. Il en va de même pour la silhouette. Il existe une norme implicite, définie par exemple pour les femmes par un certain rapport taille-hanches. Cette norme est probablement fabriquée et entretenue par l'industrie du cinéma et par les médias. On constate même la diffusion à l'échelle de la planète de certains standards de gestuelle !

source : http://couleursdexpression.unblog.fr/2008/02/22/mieux-vaut-etre-beau-pour-reussir-dans-lentreprise/

cf. également : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=159&Itemid=83

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CMJ (croyance en un monde juste) et comportement altruiste

Publié le par antoiniste

On doit cette expérience datant de 1975 à Zuckerman.

Dans cette expérience, le chercheur contacte des étudiants par téléphone afin d’obtenir leurs accords pour faire la lecture à un aveugle toute une soirée.

Pour la moitié des Sujets, l’expérimentateur s’arrangeait pour que la demande intervienne en dehors des périodes d’examen où les étudiants disposaient de temps libre.
L’autre moitié des sujets était contactée pendant la période d’examen où l’emploi du temps était très chargé.

Les résultats montrent que les étudiants acceptent davantage la requête lorsqu’ils sont en pleine période d’examen.
Ces résultats, qui peuvent paraîtrent surprenant, s’expliquent par la croyance en la justice du monde.
Ici, le fait de rendre service semblait avoir, aux yeux des étudiants, le « devoir » d’infléchir le sort en leur faveur au moment des examens.

source : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=65&Itemid=78

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Orwell : 2 +2 = 5

Publié le par antoiniste

Orwell avait déjà utilisé ce concept avant la publication de 1984. À l'époque où il était employé à la BBC, il devint habitué aux méthodes de la propagande nazie. Dans son essai Looking Back on the Spanish War, publié quatre années avant 1984, Orwell explique que la théorie nazie nie l'existence d'une chose telle que la « vérité » et tente de prendre contrôle du passé en transformant les affirmations du leader en vérité absolue : « S'il dit que deux et deux font cinq, eh bien, deux et deux font cinq. Cette perspective m'effraie bien plus que les bombes. »

Sur le plan politique, cet usage a été illustré par le roman 1984 de George Orwell (troisième partie, chapitre II), où cette formule est opposée au truisme « deux plus deux égale quatre ». Le héros, Winston Smith, se demande dans son journal si l'État a le pouvoir de définir la formule « deux plus deux égale cinq » comme exacte ; il se demande si le fait que tout le monde y croie en fait une vérité (Solipsisme).

À la fin du livre, le héros écrit rêveusement l'équation « 2 + 2 =   ». Dans la version originale, il laisse un blanc énigmatique, tandis que dans la version française, il écrit « 5 ».

Lors de l'explication de la doctrine du parti, le dirigeant dit à Winston que le parti peut décider de dire que 2 + 2 = 5 dans certaines circonstances, mais que dans d'autres il est obligé d'admettre que 2 + 2 = 4. En pratique, la vérité scientifique officielle donnée au public doit coller avec la doctrine politique, tandis que les ingénieurs militaires utilisent des théories correctes dans leur travail. Cette contradiction apparente n'est qu'un aspect de la doublepensée.

Pour de nombreux biographes d'Orwell, la source principale de cette réflexion a été Assignment in Utopia de Eugene Lyons, récit décrivant l'Union soviétique à son époque. Il comporte un chapitre intitulé « 2 + 2 = 5 », slogan utilisé par le gouvernement de Staline pour annoncer que le plan quinquennal serait accompli sur une période de quatre ans, et qui fut pendant un moment utilisé largement à Moscou.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/2%2B2%3D5#Orwell

cf. l'expérience de Asch

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Psychologie sociale de la religion

Publié le par antoiniste

Les modes de pensée sont flexibles et s’adaptent aux exigences situationnelles.
Pour illustrer cela, Zukier en 1984 différentie deux types de jugements : une orientation pragmatique  et une orientation narrative.
 
Lorsque l’individu doit résoudre un problème de façon objective, il privilégie le traitement systématique de l’information. A l’inverse, quand il s’agit d’aboutir à une solution réaliste, l’individu adopte alors une stratégie narrative laissant libre cours aux heuristiques de jugement. C’est la seconde qui guide la pensée quotidienne. Pour résumer, on peut dire que selon le contexte, la motivation, l’individu se réfère à la norme de véracité qui respecte les critères du raisonnement scientifique ou au contraire privilégier une forme de Pensée magique qui répond davantage à des critères d’efficacité.
 
Selon Sironneau, en 1993, les sociétés occidentales actuelles connaissent un affaiblissement des anciens systèmes de croyance (religion, science) et un développement de systèmes de croyances parallèles rapprochant le spirituel au rationnel. Cet état de fait serait motivé par l’envie de développement des connaissances des individus.
 
Différentes enquêtes font le lien entre croyances religieuses et croyances aux parasciences (comme l’astrologie). Pour illustration, Michelat en 2001 constate que 35% des personnes qui croient en l’existence de Dieu croient également aux parasciences en général, contre 17% qui excluent son existence.
 
Le recourt aux croyances fournit une illusion de contrôle. En effet, le fait d’établir un lien de causalité entre deux événements indépendants (biais de raisonnement) revient à contrôler l’incontrôlable hasard.
 
Ainsi, le recourt à la pensée magique est un bon moyen de répondre au besoin de contrôle personnel et de donner signification et explication à l’expérience. Elle intervient souvent en situation de manque d’information ou de stress.
 
Un chapitre du livre est consacré à la soumission et aux radicalisations idéologiques.
 
La conformité a beaucoup été étudiée en Psychologie-sociale.  Pour illustration, on peut évoquer la célèbre expérience de Asch , celle de Milgram , ou reprendre les propos de Krech et al en 1962 :

Même des points de vue idéologiquement contestables (pour des gens questionnés individuellement) furent approuvés lorsque le groupe approuvait. Peu avant l’apparition du mouvement en faveur de la liberté de parole à l’université de Californie, à Berkeley, Crutchfield et ses collègues trouvèrent 58% des étudiants disposés à s’affilier au groupe pour dire que « La liberté de parole étant un privilège plutôt qu’un droit, il est correct qu’une société suspende la liberté de parole lorsqu’elle se sent menacée ».

Le Conformisme constitue une piste pour expliquer les phénomènes de soumissions idéologique dans les mouvements sectaires ou extrémistes, par l’intériorisation des valeurs.
On peut également parler du phénomène de Polarisation de groupe et de l’accentuation de la prise de risque en groupe.
 

source : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=303&Itemid=76

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L'expérience de Milgram

Publié le par antoiniste

L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience vise à estimer à quel niveau d'obéissance peut aller un individu dirigé par une autorité qu'il juge légitime et à voir le processus qui mène à un maintien de cette obéissance ; notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.

De 1960 à 1963, Milgram mène une série d'expériences, avec plusieurs variantes, permettant d'estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte, même quand cela entre en contradiction avec son système de valeurs morales et éthiques. Ses résultats ont suscité beaucoup de commentaires dans l’opinion publique, mais la méthode utilisée a fait naître critiques et controverses chez les psychologues et les philosophes des sciences.

[...]

 Rôle de l’obéissance dans la société

L'obéissance à une autorité et l'intégration de l'individu au sein d'une hiérarchie est l'un des fondements de toute société. Cette obéissance à des règles, et par voie de conséquence à une autorité, permet aux individus de vivre ensemble et empêche que leurs besoins et désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société.

Partant de cela, Stanley Milgram ne considère pas l'obéissance comme un mal. Là où l'obéissance devient dangereuse, c'est lorsqu'elle entre en conflit avec la conscience de l'individu. Pour résumer, ce qui est dangereux, c'est l'obéissance aveugle.

Un autre moteur de l'obéissance est le conformisme. Lorsque l'individu obéit à une autorité, il est conscient de réaliser les désirs de l'autorité. Avec le conformisme, l'individu est persuadé que ses motivations lui sont propres et qu'il n'imite pas le comportement du groupe. Ce mimétisme est une façon pour l'individu de ne pas se démarquer du groupe.

Le conformisme a été mis en évidence par le psychosociologue Solomon Asch dans une expérience qu'il réalisa dans les années 1950.

Les variantes avec plusieurs pairs ont montré que si l'obéissance entre en conflit avec la conscience de l'individu et que le conformisme "impose" à l'individu de ne pas obéir, il se range souvent du côté du groupe. Ainsi, si l'on veut s'assurer de l'obéissance aveugle d'un groupe, il faut faire en sorte que la majorité de ses membres adhère aux buts de l'autorité.

source : wikipedia

cf. : Autorité = danger [http://www.dailymotion.com/video/x4kh9l_autorite-danger_tech]
cf. : Milgram Experiment (Derren Brown) [http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=y6GxIuljT3w&feature=related]

nota : l'expérience menait ici était mené pour l'aide à l'apprentissage et l'activité de la mémoire, mais cela a toujours était une expérience pour prouver finalement l'embrigadement mental que l'on peut faire subir à la personne qui faisait subir les "faux" électrochocs.
    Je me permets de signaler cependant que le méthode de l'électrochoc à était vraiment utilisé dans les cas de tortures, et plus graves pour soigner les maladies mentales, ou les maladies perçues comme mentale, comme l'homosexualité (cf. Les homosexuels, Par Gonzague de Larocque, Le Cavalier Bleu, 2003 - collection Idées Reçues [http://books.google.com/books?id=mNfNEY9TNCUC&hl=fr])

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La Vague / Die Welle

Publié le par antoiniste

Dans le cadre de son cours d’histoire sur la Deuxième Guerre Mondiale, Ben Ross se trouve embarrassé par la question d’un de ses étudiants : ‘Comment les Allemands ont-ils pu laisser les nazis assassiner des gens presque sous leurs yeux pour ensuite affirmer, qu’ils n’en savaient rien? Comment ont-ils pu faire une chose pareille? Comment ont-ils même pu dire une chose pareille?

La Vague

Bien sûr, il tente d’argumenter sur l’organisation à ce point rigoureuse des nazis qu’elle les rendait redoutables pour le reste de la population : oser se rebeller équivalait à se condamner…Mais sa réponse le laisse lui-même sur sa faim. Comment expliquer à des jeunes gens de la fin du 20e siècle que tout un peuple ait laissé une minorité exterminer purement et simplement 6 millions de juifs?

Le lendemain, il met en pratique l’idée de créer, au sein de sa classe, un mouvement ‘fictif’ destiné à faire comprendre aux étudiants les mécanismes du nazisme. Le nom du mouvement : ‘La vague’, son slogan : ‘La Force par la Discipline, La Force par la Communauté, La Force par l’Action’. En quelques jours, la majorité des étudiants vont volontairement laisser de côté tout esprit critique et tout libre arbitre pour s’abandonner aux préceptes du groupe…

Basé sur une expérience réelle ayant eu lieu dans une école des Etats-Unis dans les années ‘70, “La Vague” illustre, dans un style simple et dépouillé, la fragilité des libertés individuelles, la force de l’esprit de groupe et comment une collectivité soudée par des slogans forts peut très vite forcer l’individu à agir contre ce qu’il croyait être ses principes de base.

Même s’il est porteur d’un message presque pédagogique, le roman n’est jamais ennuyeux, les personnages se révèlent crédibles et attachants, l’auteur recourt largement aux dialogues et le cadre d’une école et des relations entre jeunes sera familier pour le public adolescent auxquel il est destiné. Toutefois, tant dans son propos que dans sa forme, “La vague” reste une lecture interpellante à tout âge…

La Vague / Todd Strasser. - Paris : Jean-Claude Gawsewitch Editeur, 2008. - 221 p. -

source : http://bibliomarchinmodave.wordpress.com/tag/la-vague/

cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Troisi%C3%A8me_Vague

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Pensée de Semkey-Dhadul - Thich Nhat Hanh

Publié le par antoiniste

"Que je sois capable d'identifier et de voir l'origine de la colère, du désir et de l'illusion en moi-même."

Thich Nhat Hanh

source : Semkey-Dhadul (http://www.blogg.org/blog-73100.html)

 

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Pensée de Semkey-Dhadul - Bouddha

Publié le par antoiniste

"Je peux vous conduire jusqu'à l'eau de la source, mais le seul qui puisse la boire, c'est vous-même."

Bouddha

source : Semkey-Dhadul (http://www.blogg.org/blog-73100.html)

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A.B. Johnson - The philosophy of human knowledge; or, A treatise in language (1828)

Publié le par antoiniste

    In the present discourse I shall attempt to show another essential property of language, namely : Every word is a sound, which had no signification before it was employed to name some phenomenon, and which even now has no signification apart from the phenomena to which it is applied. William and Thomas, when spoken with reference to two men, are significant appellations ; but if I apply these names to nullity, the words partake immediately of the nothingness to which I apply them.
    This principle, when thus expressed, seems obvious ; still, in practice, it has escaped the vigilance of the most acute, and supplied metaphysics with its most perplexing doctrines.
    To detect sophistry of this description we must again resort to the constituents of our knowledge ; to sights, sounds, tastes, feels, and smells. Thus, take the word weight it names a feel. The feel is abundantly familiar.It is discoverable in a feather, in a piece of lead, and in nearly every object. The word possessed no significancy before its introduction into language, and it now possesses none apart from the feel that it designates.
    Admit then that weight is the name of a feel, and observe how speciously I can employ the word after I divest it of all signification : thus, "many objects are too small to be seen with the unassisted eye ; and some the most powerful microscope can render but just visible ; we may therefore well believe that numerous atoms are so small that no microscope can reveal them : still each must possess colour, shape, and weight."
    Now observe, if weight names a feel, how has the word any signification when we predicate it of an atom, in which confessedly the feel cannot be experienced ? What feel is that which cannot be felt ? We have subtracted from the word all its significancy, and left nothing but a vacated sound. It becomes weight minus weight.
[...]
    I have heard a company of intelligent persons deliberate gravely on the infinite divisibility of a drop of water ; half of a drop of water says one is water, for the division alters not chemically the nature of water, but diminishes the quantity merely. But the half being water may be again divided, and the residue will be still water ; and so in infinitum. The conclusion is regularly deduced from the premises, but during the process the word water loses its signification. Water is a narte given to a sight, a feel, and a taste. A water in which these are not discoverable, is water minus water a vacated sound.

A.B. Johnson - The philosophy of human knowledge; or, A treatise in language (1828)

source : archive.org

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