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Comment nos sens nous trompent 3 - blanc identique

Publié le par antoiniste

 Le centre de l'image vous semble constituer un halo. En fait, le blanc y est le même que sur le reste de l'image.

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Le nom et le pronom personnel

Publié le par antoiniste

Le nom personnel n'apparaît pas tout d'abord. L'importance du moi est telle et si omniprésente, qu'il peut demeurer un certain temps inexprimé.
    L'enfant reconnaît très tôt son nom et réagit à l'appel de son nom. Mais souvent il possède déjà un vocabulaire d'un certain nombre de mots avant de se nommer soi-même. Il dit qu'il veut écrire, qu'il veut manger, sans se nommer à ce propos.
    Le pronom personnel apparaît souvent en réponse à la question : "comment t'appelles-tu ?" Ou bien, quand il y a plusieurs enfants : "qui veut ceci ? qui aura cela ?" C'est aussi la question qui déclenche l'apparition du pronom personnel moi.
    On dit parfois à tort que l'apparition du pronom personnel je ou moi marquait l'apparition de la conscience claire de soi ; et l'on sait que Fichte voulait dater la naissance spirituelle de son fils du jour où il avait dit je.
    Il ne semble pas qu'il en soit ainsi. Le sentiment vif de soi ne manque pas à l'enfant. Ce qui est vrai, c'est que le mot moi apparaît assez tard et en général comme réponse affective. Je crois que chez l'enfant français le moi précède de beaucoup le je et précisément parce qu'il est plus personnel. Le je n'est qu'un outil grammatical.
    Le maniement des pronoms est difficile et ne peut s'apprendre par simple répétition, comme les substantifs. Car les pronoms sont interchangeables ; tout le monde dit je en parlant, et le je n'est à personne, et le je qui parle devient le tu, quand on lui parle, ou le il, quand on parle de lui. Un effort d'attention et d'analyse est nécessaire (1). Stern a fait cette remarque que le nom propre généralement précède ; mais quand il s'agit d'enfants qui viennent après d'autres, le pronom personnel Ich apparaît souvent en même temps que le nom ; non pas comme instrument grammatical, mais sous la forme primitive et volontaire du moi. Quand la mère demande : "qui aura cela ?" les enfants répondent, avec une joyeuse émulation : Ich ! et les plus jeunes en apprennent ainsi l'usage.

                *
              *   *

    L'apprentissage de la langue maternelle semble se faire très aisément et parfaitement réussir. Et pourtant l'enfant lutte contre toute espèce de difficultés : difficultés sensorielles, motrices, intellectuelles. Il n'est pas inévitablement prédisposé au langage, et il est fort occupé, car il a tout à apprendre. Mais ce qu'il doit apprendre repose en grande partie sur le langage. L'enfant baigne, pour ainsi dire, dans le langage, qui est pour lui, la plupart du temps, une sollicitation de tous les instants. Ce ne sont pas seulement ses intérêts intellectuels, ce sont ses besoins personnels et sociaux qui se satisfont par le langage. La trame du langage recouvre la trame de la vie. Le mot paraît en même temps que l'émotion et que le fait. Toute la puissance de la vie passe dans le langage.


(1) Un enfant sourd-muet, étudié par Mlle Degand, Arch. de Psych., X, 1911, p.387, ne parvenait pas à employer le pronom je, pour se désigner, bien que certains des exercices scolaires eussent ce but ; il employait toujours son nom : Je O. être sage (je vais être sage) ; O. a j'ai un papa (j'ai un papa). Ce n'est que vers l'âge de douze ans (il parlait assez facilement dès sept ans) qu'il a nettement employé je, d'une façon spontanée.

Henri Delacroix, Le langage et la pensée, p.310 (1924)
source : gallica2

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René Magritte - La Condition humaine, 1933

Publié le par antoiniste

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Pour contre-balancer le précédent : Optimisme Attitude

Publié le par antoiniste

 

    Voilà un 'groupe mondial' de FaceBook : Optimise Attitude

A vos sourires et mots gentils !

 

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un site pour libérer la parole

Publié le par antoiniste

Vous vous connectez, et vous parlez de vos problèmes... un défouloir nécessaire.

www.viedemerde.fr

    Merci à Laure pour avoir passer l'info !

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L'exploration inversée - Le tour de France de deux Papous

Publié le par antoiniste

Réalisé par Marc Dozier et Jean-Marie Barrère
Avec Marc Dozier, Mudeya Kepanga et Polobi Palia
Produit par Yves Darondeau, Christophe Lioud et Emmanuel Priou pour Bonne Pioche avec la participation de CANAL+

Deux Papous plein d'humour et animés d'une curiosité insatiable quittent un matin leur village de Papouasie-Nouvelle-Guinée, direction la France. Commence alors l'exploration inversée.

Depuis les profondeurs du métro parisien jusqu'aux sommets enneigés des Alpes, ces voyageurs du bout du monde se retrouvent confrontés à d'autres réalités : le pouvoir, le travail, les femmes, le cochon... Décidément, chez les Français, ça ne tourne pas rond !

 

source : www.canalplus.fr

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Erich Scheurmann - Le Papalagui : Les propos de Touiavii, chef de la tribu de Tiavéa, dans les Mers du Sud

Publié le par antoiniste

1. Les couvre-chair (vêtements) du Papalagui, ses nombreux pagnes et nattes
2. Les coffres en pierre (immeubles), les fentes de pierre (rues), les îles de pierre (villes) et ce qu'il y a entre elles
3. le métal rond (pièces) et le papier lourd (billets)indigene
4. le Papalagui devient pauvre à cause du grand nombre de choses (abondance matériel)
5. Le Papalagui n'a pas le temps
6. Le Papalagui a appauvri Dieu
7. Le Papalagui est un magicien (science et technique)
8. La profession du Papalagui
9. Le lieu de la vie factice (cinéma) et les mille papiers (livres) du Papalagui
10. La maladie de penser sans cesse
11. L'obscurité du Papalagui

Lire un article sur ce livre

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Erich Scheurmann - Le Papalagui : Les propos de Touiavii, chef de la tribu de Tiavéa, dans les Mers du Sud

Publié le par antoiniste

1. Les couvre-chair (vêtements) du Papalagui, ses nombreux pagnes et nattes
2. Les coffres en pierre (immeubles), les fentes de pierre (rues), les îles de pierre (villes) et ce qu'il y a entre elles
3. le métal rond (pièces) et le papier lourd (billets)indigene
4. le Papalagui devient pauvre à cause du grand nombre de choses (abondance matériel)
5. Le Papalagui n'a pas le temps
6. Le Papalagui a appauvri Dieu
7. Le Papalagui est un magicien (science et technique)
8. La profession du Papalagui
9. Le lieu de la vie factice (cinéma) et les mille papiers (livres) du Papalagui
10. La maladie de penser sans cesse
11. L'obscurité du Papalagui

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Jean de la Fontaine - L'Avare qui a perdu son trésor (illustr. Gustave Doré)

Publié le par antoiniste

L'usage seulement fait la possession.
Je demande à ces gens de qui la passion
Est d'entasser toujours, mettre somme sur somme,
Quel avantage ils ont que n'ait pas un autre homme.
Diogène là-bas est aussi riche qu'eux,
Et l'avare ici-haut comme lui vit en gueux.
L'homme au trésor caché qu'Ésope nous propose,
          Servira d'exemple à la chose.

               Ce malheureux attendait,
Pour jouir de son bien, une seconde vie;
Ne possédait pas l'or, mais l'or le possédait.
Il avait dans la terre une somme enfouie,
     Son cœur avec, n'ayant autre déduit
          Que d'y ruminer jour et nuit,
Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.
Qu'il allât ou qu'il vînt, qu'il bût ou qu'il mangeât,
On l'eût pris de bien court, à moins qu'il ne songeât
A l'endroit où gisait cette somme enterrée.
Il y fit tant de tours qu'un fossoyeur le vit,
Se douta du dépôt, l'enleva sans rien dire.
Notre avare, un beau. jour, ne trouva que le nid.
Voilà mon homme aux pleurs: il gémit, il soupire,
          Il se tourmente, il se déchire.
Un passant lui demande à quel sujet ses cris.
          « C'est mon trésor que l'on m'a pris.
Votre trésor? où pris? - Tout joignant cette pierre. -
          - Eh! sommes-nous en temps de guerre
Pour l'apporter si loin? N'eussiez-vous pas mieux fait
De le laisser chez vous en votre cabinet,
          Que de le changer de demeure ?
Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.
- A toute heure, bons Dieux! ne tient-il qu'à cela ?
          L'argent vient-il comme il s'en va ?
Je n'y touchais jamais. - Dites-moi donc, de grâce,
Reprit l'autre, pourquoi vous vous affligez tant,
Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent,
          Mettez une pierre à la place,
          Elle vous vaudra tout autant. »

 Jean de La Fontaine, Fable XX, Livre IV.

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Darwin & Constantin

Publié le par antoiniste

    "Veyne fait parfaitement sentir que, dès lors qu'apparaît un dieu universel et aimant, l'égalité entre les hommes devient au moins imaginable. [...] Bien sûr, l'histoire contredira tout cela. Et à de nombreuses reprises." (source : http://www.vigile.net/Lettre-d-un-incroyant)

    Cette réflexion de Christian Rioux sur le livre de Paul Veyne, "Quand le monde est devenu chrétien" (Albin Michel), rejoint ce que je disais de Darwin dans un précédent billet : de dire que tous les hommes descendent bien d'une seule et même espèce, peut facilité l'égalité entre eux. Espéront encore pourtant que l'histoire future ne contredira pas Darwin.

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