J’avoue que, plus qu’un autre soir, Samedi, j’aurais aimé être à l’épreuve des Balles.
J’ai quitté cette boîte après ce tir sans sommation. Et j’ai mis un trajet Paris/Banlieue en bus de nuit à extraire la Balle. La Plaie s’est refermée aujourd’hui. Je n’ai pas envie de me demander pour combien de temps. Tout ce que je veux, c’est que les futures balles ne m’atteignent pas.
Plus qu’un gilet par balle, cette nuit, il m’a manqué mon Rêve. Mes écouteurs d’iphone. Une écharpe de trois kilomètres pour me protéger du froid et un petit ami qui ne soit pas sur une plage australienne pendant que je saigne sur Paris.
Je souhaite juste être à l’épreuve des balles pour pouvoir m’amuser avec mes amis sans avoir besoin de fermer les yeux.
Je souhaite juste être à l’épreuve des balles pour ne pas ressentir ces douleurs qui naissent de jalousies ou d’envies.
Nous avons bien un germe de croyance mais insuffisant pour nous faire comprendre que la matière est opposée à la foi, à l'amour et par conséquent à toute la question morale.
La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.161
« Être amoureux c'est simplement être dans un état d'anesthésie perpétuelle — prendre un homme ordinaire pour un dieu grec et une femme ordinaire pour une déesse. »
H. L. Mencken, Prejudices, First Series, 1919
(en anglais : « To be in love is merely to be in a state of perpetual anesthesia — to mistake an ordinary young man for a Greek god or an ordinary young woman for a goddess. »)
Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de Dieu, il n'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus ; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec Dieu, Dieu Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons ; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. Rentrer dans cette réalité, c'est rentrer dans l'amour et ne faire tous ensemble qu'un seul ; là est le bonheur.
La Révélation, La loi humaine comparée à la loi de la conscience, p.159-60
Nous avons raisonné la vertu et dit qu'il faut posséder la foi pour la comprendre, que celui qui la possède l'ignore, parce qu'elle est un instinct. Revenons à l'homme qui le premier a douté de lui-même en doutant de sa nature. S'il avait su qu'il était une parcelle de Dieu, il n'aurait pas douté. Progresser c'est surmonter cette matière, en effacer la vue, acquérir les vertus ; quand nous les posséderons, nous les ignorerons, nous serons réellement tout amour, face à face avec Dieu, Dieu Lui-même. Cet amour est tout différent de celui que nous nous imaginons ; il nous réunit tandis que l'autre nous fait marcher dos à dos, haine contre haine. Rentrer dans cette réalité, c'est rentrer dans l'amour et ne faire tous ensemble qu'un seul ; là est le bonheur.
La Révélation, La loi humaine comparée à la loi de la conscience, p.159-60
Ah ! si nous pouvions espérer par notre intelligence ce que nous pouvons par la foi, nous serions autant heureux que nous sommes malheureux. Par la foi nous ne voyons plus de la même façon, elle surmonte tout ce qui nous afflige, toute faiblesse qui correspond à celles d'autrui. Lorsque nous en possédons une parcelle, nous aurons autant d'amour que par notre faiblesse nous pouvons avoir de haine, nous aimerons celui que se trouve à travers de notre chemin, parce que nous comprendrons qu'il contribue à notre avancement.
La Révélation, La foi & le doute dans l'éducation, p.151