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définition de ''placébo''

Publié le par antoiniste

PHARMACOL. Substance sans principe actif mais qui, en raison de son aspect, peut agir par un mécanisme psychologique sur un sujet croyant prendre une substance thérapeutique. Le placebo ne relève pas du charlatanisme; il permet au médecin de rassurer son malade et, éventuellement, de diminuer les doses d'un médicament habituel sans que l'effet en soit atténué (Psychol. 1969). On emploie les placebos en médecine expérimentale en vue d'obtenir une évaluation comparative de l'action d'un médicament (...) on administre à la moitié des sujets le médicament actif et à l'autre moitié le placebo (Méd. Biol. t.3 1972).

source : Trésor de la Langue Française Informétisé.

Pour aller plus loin, un article d'un médecin, sur le site de l'Université de Rennes 1 et l'article de wikipedia Placébo

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les deux sens d' ''appréhension''

Publié le par antoiniste

    Les sens de ce mots sont intéressants, ma source pour les explorer est le Dictionnaire de la Langue Française Informatisé disponible en ligne gratuitement ici.

Le premier sens du premier onglet est (si nous laissons de côté le sens A vieilli synonyme de prendre) :
B.− PHILOSOPHIE
1. Rare, vx. Faculté de saisir par l'intelligence.
2. Saisie par l'intelligence, et plus particulièrement ,,toute opération intellectuelle relativement simple ou immédiate, soit de perception, soit de jugement, soit de mémoire, soit d'imagination, considérée comme s'appliquant à un contenu distinct de l'opération elle-même.`` (Lal. 1968) :
C.− Faculté de saisir (et donc de retenir) vite.

-> donc on a le sens de comprendre par l'intelligence.

Voyons le deuxième sens (2e onglet) :
A.− Au sing. [Avec un compl. prép. de, indiquant ce qu'on appréhende] Appréhension de qqc. Fait d'appréhender, d'envisager avec inquiétude une chose imminente.
B.− Au sing. ou au plur. (à valeur intensive). [Avec un compl. prép. de ou un adj. poss. indiquant la pers. qui appréhende] Appréhension de qqn. État d'une personne qui appréhende.

-> donc le fait de voir l'avenir d'une façon plutôt sombre.

Ainsi, l'homme pourrait être toujours une personne, qui comprennant par son intelligence le monde, ne peut que l'envisager négativement quelque chose qui n'est pas encore là.  N'est-ce pas là une bonne compréhension de l'Enseignement qui nous demande toujours de se méfier de son intelligence.

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Louis Antoine renonce au spiritisme

Publié le par antoiniste

     Bien que toute connaissance soit illusoire pour qui cherche à progresser moralement, beaucoup de personnes sont attirées par des phénomènes psychiques et rien ne les réjouirait plus que le mouvement d'une table ou de tout autre meuble; elles croient qu'elles seraient vite converties, qu'elles auraient le courage de travailler à leur avancement et qu'elles seraient bientôt convaincues que la mort c'est la vie. Pourrions-nous avoir une ferme croyance et être plus heureux si nous obtenions ces preuves matérielles ? Je ne le crois pas car l'homme convaincu n'est heureux que par le fruit du travail qu'il effectue pour s'améliorer; cinq minutes de relâche sont pour lui un châtiment, parce qu'il sait qu'il laisse à désirer par sa conscience, il prévoit des tourments.

La Révélation, La science et la foi, p.19-20.

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la nociception

Publié le par antoiniste

 La nociception est l'ensemble des réactions psychologiques consécutives à l'activation des nocicepteurs (recepteurs à la douleur) cutanés, musculaires et articulaires. Le transport de l'information sensorielle par les nerfs se fait de la périphérie (lieu du ressenti de la douleur) jusqu'à l'encéphale. Il faut que la douleur dépasse un certain seuil pour qu'il y ait un déclenchement d'une réponse électrique.

source : wikipedia

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Les membres fantomes

Publié le par antoiniste

Un membre amputé que l'on sent toujours, et qui peut même faire mal ?

Fantôme chez des individus normaux

L'image mentale que l'on a de son corps est construite à partir des informations fragmentaires issues des différentes modalités sensorielles et reste relativement stable au cours du temps. On considère généralement que les sensations fantômes sont pathologiques, or il est aisé d'en provoquer, même chez l'individu normal. L'exemple du « nez fantôme » (Ramachandran et Hirstein, 1997), où la personne à l'impression d'avoir le nez déplacé simplement parce qu'il acquiert de façon tactile la position du nez appartenant en fait à un autre individu ainsi que la stimulation de son nez réel par l'expérimentateur; le sujet dispose d'informations complémentaires et en conclut donc au déplacement de son nez. L'expérience a été réalisée avec succès sur 12 des 18 sujets testés. Un autre exemple de « déplacement » de partie du corps est la main factice : le sujet place sa main derrière un obstacle (de façon à ce qu'elle lui soit cachée), et une main factice placée devant. L'expérimentateur stimulera de façon synchrone la main factice et celle du sujet, ce qui aura pour conséquence de lui donner l'impression que la sensation vient non pas de sa main, mais de la main factice (Botvinick et Cohen, 1998). Il est même possible de « projeter » des sensations dans un objet inanimé, n'ayant même aucune ressemblance avec une partie du corps comme une chaussure ou une table (Ramachandran et al., 1998). Il est même arrivé que si le parcours sur l'objet était trop long, le patient ressente son membre s'étirer. La validité de ces résultats a été corrélée par une augmentation de la conductance de la peau lorsque l'on stimule fortement l'objet en question. Ces expérimentations impliquent que le sujet assimile l'objet à l'image mentale de son corps, l'objet serait ainsi intégré au système limbique du sujet (de façon temporaire); cela indique également que l'image du corps est une construction fortement dépendante des inputs et de leur corrélation.

Nature et renforcement des membres fantômes

Les membres fantômes semblent émerger d'une interaction entre des facteurs épigénétiques (la réorganisation corticale et les tumeurs du moignon) et la persistance d'une image du corps prédéterminée génétiquement.

source : wikipedia

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Les bienfaits de la crise économique

Publié le par antoiniste

 Un article a lire de Béchir ben Yahmed sur www.planetpositive.org

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Berkeley - Nous voyons Dieu journellement avec la même certitude que nous voyons journellement nos semblables

Publié le par antoiniste

    "En lisant le livre de la nature, il me semble au-dessous de la dignité de l'esprit d'affecter une rigoureuse exactitude dans la réduction de chaque phénomène particulier aux règles générales, ou dans l'explication de la manière dont il résulte de ces règles. Nous devons nous proposer de plus nobles objets, comme d'élever et de récréer l'intelligence par la contemplation de la beauté, de l'ordre, de la grandeur et de la variété des choses naturelles." Le vrai but de l'homme est de travailler à réaliser les fins de la nature : la gloire de Dieu, notre conversation et notre bien-être, et ceux des créatures nos semblables. La meilleure grammaire de cette espèce est la mécanique de Newton.
    De même que les paroles des autres hommes sont une preuve de leur existence, de même façon Dieu est visible dans le monde et s'y incarne en quelque manière. Nous voyons Dieu journellement avec la même certitude que nous voyons journellement nos semblables ; car, à parler strictement, ils ne peuvent être vus, bien que leurs corps le puissent. Ce langage de la vue est équivalent à une création constante, témoignant d'une action immédiate de la puissance et de la providence divines. Telle est la théorie symbolique que soutient Berkeley dans sa Théorie de la vision vengée.

    in Théorie de la vision vengée
    Jean Didier, Berkeley, VII, Le symbolisme de la nature

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Aleksandr Vertinskiï - Nad rozovym morem

Publié le par antoiniste

Александр Николаевич Вертинский - 1925

Над розовым морем вставала луна
Во льду зеленела бутылка вина

И томно кружились влюбленные пары
Под жалобный рокот гавайской гитары.

- Послушай. О как это было давно,
Такое же море и то же вино.

Мне кажется будто и музыка та же
Послушай, послушай,- мне кажется даже.

- Нет, вы ошибаетесь, друг дорогой.
Мы жили тогда на планете другой

И слишком устали и слишком стары
Для этого вальса и этой гитары.

Aleksandr Nikolaevitch Vertinskiï - 1925

Au-dessus de la mer rose la lune se lève
Dans la glace verte est une bouteille de vin

Et langoureusement dansent les couples d'amoureux
Sur un rugissement plaintif d'une guitare hawaiïenne

- Ecoute. A propos d'antan,
La même mer, et le même vin.

Je pense que la musique est la même
Ecoutez, écoutez, - il me semble même.

- Non, vous vous trompez, cher ami.
Nous vivions alors dans une autre planète

Et beaucoup trop fatigué et trop vieux
Pour cette valse et cette guitare.

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La cerise de Berkeley

Publié le par antoiniste

    Je vois cette cerise, je la sens, je la goûte : or je suis sûr que rien ne peut être ni vu, ni goûté, ni touché ; donc, elle est réelle. Supprimez les sensations de douceur, d'humidité, de rougeur, d'acidité, et vous supprimez la cerise. Puisqu'elle n'est pas une existence distincte des sensations, je dis qu'une cerise n'est rien de plus qu'un agrégat d'impressions sensibles, ou d'idées perçues par des sens différents : idées qui sont unifiées en une seule chose par l'intelligence ; et cela, parce qu'on a observé qu'elles s'accompagnent l'une l'autre. Quand j'ai certaines impressions déterminées de la vue, du tact, du goût, je suis sûr que la cerise existe ou qu'elle est réelle ; sa réalité, d'après moi, n'étant rien, si on l'abstrait de ces sensation. Mais si, par le mot cerise, vous entendez une nature inconnue, distincte de toutes ces qualités sensibles, et par son existence quelque chose de distinct de la perception qu'on en a, je l'avoue, ni vous, ni moi, ni personne au monde ne peut être assuré qu'elle existe.
[...]
    Cependant, qu'on y prenne garde, Berkeley prétend bienne point nier l'existence des choses. [...] Si le feu réel diffère beaucoup de l'idée de feu, la douleur réelle qu'il occasionne est aussi très différente de l'idée de cette même douleur ; et cependant personne ne prétendra que la douleur existe ou puisse exister en une substance non percevante, pas plus qe l'idée de douleur. Il en est donc de même pour le feu réel. Ces différences n'entraîne pas d'existence indépendantes.
[...]
    Puisque les choses sont et qu'elles ne sont d'autant que perçues, une question de première importance se pose : Quand elles ne son pas perçues, que sont les choses ? C'est bien simple. Du moment qu'elles ne sont pas effectivement perçues par moi, qu'elles n'existent pas dans ma pensée (in my mind), ou dans celle de quelque autre esprit créé (created spirit), il faut de toute nécessité, ou qu'elles n'aient aucune sorte d'existence, ou qu'elles existent dans la pensée (mind) de quelque esprit (spirit) éternel. Car il n'y a pas d'autre substance que l'esprit ou ce qui perçoit. Quand je ne perçois pas, avant ma naissance, après ma mort, les choses étaient perçues dans quelque intelligence ; les intelligences créées pouvant défaillir ou disparaître, "il s'ensuit nécessairement qu'il y a une intelligence omniprésente et éternelle qui connaît et embrasse toutes choses, et les présente à notre vue d'une certaine manière, suivant certaines règles qu'Elle a Elle-même établies, et qui sont appelées par nous les lois de la nature." Dieu est donc cause directe de nos perceptions. il n'y a pas de meilleure preuve de l'existence de Dieu que le fait de nos perceptions. "Je conclus immédiatement et nécessairement l'existence d'un Dieu de ce que toutes les choses sensibles doivent ête perçues par Lui."
[...]
    Aussi bien, pour parfaire la théorie, Berkeley pose un double état de choses, l'un ectypal ou naturel, l'autre archétypal ou éternel." Le premier a été créé dans le temps, l'autre a existé de tout temps dans l'intelligence divine. [...] La présence des coses dans la pensée divine explique seule, en fin de compte, l'identité des objets sensibles et assure la véracité des sens. L'existence de Dieu nous certifie l'existence des choses. L'ordre logique explique et domine l'ordre physique. L'immatérialisme apparaît à Berkeley la plus irréfutable réponse à l'athéisme.


    in Dialogues entre Hylas et Philonous
    Jean Didier, Berkeley, V, la matière

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Charles Baudelaire - L'Ennemi

Publié le par antoiniste

Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

– Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

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