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Jean-Marie Klinkenberg - L'insulte (dans Le Jeu de la langue)

Publié le par antoiniste

    Ce jeu social de la distance, un autre type de jeu sur la langue le met en évidence : l'insulte.
    L'insulte est une des expressions langagières les plus brutes et les plus évidentes de la relation de pouvoir. On peut en effet parler avec d'un acte social, comme le sont l'acte d'allégeance, la déclaration d'amour, le salut. Le code civil le sait et entend bien gérer et canaliser ce type de sociabilité-là. Mais, en tant qu'acte verbal, elle présente deux particularités. D'abord, l'insulte est un acte pur. A priori, elle n'a besoin d'aucun matériau particulier. Un mot aussi banal que 'chaise' peut devenir une insulte : il faut et il suffit que l'intention d'insulter (contenue dans un membre de phrase comme "tu n'es qu'un..." ou dans un autre signe contigu comme un geste ou une tonalité particulière) existe et soit reconnue. Ensuite, l'insulte, instrument de pouvoir, institue d'abord une relation de contre-pouvoir. Avec elle, il s'agit de mettre en place une relation nouvelle, qui évince toutes celles que les formes policées de la langue pnt pu construire, et qui pose les partenaires dans une relation vierge, où tout peut advenir : avec l'insulte, on saisit donc le moment principiel qui fonde l'être et l'identité. Sur le plan social, l'insulte mime une joute ouverte, dont l'enjeu est un pouvoir à établir : ouverte, car elle peut déboucher soir sur le pouvoir exercé (dans ce cas, il y a victoire de l'insulteur), doit sur le pouvoir subi (c'est sa défaite).
    Par rapport à l'argot, l'insulte à ceci de plus : elle met en évidence le fait que la pratique langagière est (peut-être même tout d'abord) le lien des sentiments. Dès les premiers mots de l'être humain, toutes les émotions se modulent à travers sa langue : la tendresse, la solidarité, mais aussi la colère ou la tristesse. A cet égard, l'insulte est sans aucun doute une des manifestations les plus brutes et les plus profondes de la personnalité. D'ailleurs, si la psychanalyse avait été inventée par quelqu'un d'autre que Freud, au lieu de se servir du rêve , elle aurait pu prendre l'insulte comme voie d'accès aux profondeurs de l'individu.
    Imaginaire collectif : si, en principe, la mobilisation des m&tériaux verbaux de l'insulte est libre (il suffit, répétons-le, de proférer une formule comme "tu n'es qu'un..." ; c'est pourquoi tout fait farine au moulin sale de l'insulte chez Haddock, de la terminilogie rhétorique à celle de botanique), on constate qu'elle ne l'est pas dans les faits. Le matériau verbal qui la construit est rarement choisi au hasard, mais tend le plus souvent à renvoyer aux groids systèmes de valeurs qui fondent une société : les relations familiales et sexuelles, le système économique, les modes d'alimentation, les modèles éthiques. Ces systèmes de valeurs se révèlent donc à travers l'insulte et en retour, parce qu'elle les verbalise, elle contribue à les confirmer et à les renforcer de manière très visible et même caricaturale. Ce n'est donc pas seulement le psychanalyste qui pourrait la prendre comme matériau brut : ce sont le sociologue et l'anthropologue. Elle révèle en effet un puissant inconscient collectif (pas toujours beau à voir, au demeurant...).
    Agent destructeur et recréateur de la relation de pouvoir, révélateur de l'identité personnelle et de l'inconscient collectif : on comprend que l'insulte doive souvent maquillerses fonctions. D'où le caractère ludique qu'elle affecte souvent. Sous le couvert du jeu, elle acquiert sa légitimité tout en paraissant paradoxalement la refuser.
    Ce caractère ludique provient aussi du fait que l'insulte est pulsionnelle : grand exercice de rhétorique, elle consruit de smondes dont l'existence est momentanée, elle recourt à des inovations langagières, à des rencontres elles aussi momentanées. Il provient aussi du fait que l'insulte est destructrice ; elle constitue (avec le lapsus, le jeu de mots, la figure de style) un de ces rares moments où la langue se libère. D'ailleurs, ceux qui ont la chance de disposer de plusieurs codes linguistiques le savent : on insulte mieux dans la langue du ceur et de la solidarité que dans la langue de la raison et du pouvoir. C'est qu'avec l'insulte, la langue se libère des contraintes grammaticales et l'exicales, autant que l'insulteur se libère des contraintes sociales. Au coeur de cette libération, de grands trésors de créativité peuvent se trouver.
    Au même titre que la poésie, l'insulte est donc un des lieux où trouve à s'exercer l'immense plasticité de nos langues.

Jean-Marie Klinkenberg, Le Jeu de la langue, p.151-53
« tu parles !?, le français dans tous ses états
Flammarion, 2000 en France, Paris, 2000

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Jean Jaurès - La religion éternelle

Publié le par antoiniste

    Si la critique du christianisme est d'aord philosophique, cette même philosophie, comme mise à découvert de l'infini et refus de son monopole dans la figure du Christ, reconduit à une affirmation de Dieu et même à une définition de la religiosité : "L'essence même de la vie religieuse consiste à sortir de son moi égoïste et chétif, pour aller vers la réalité idéale et divine." [Jean Jaurès, De la réalité du monde sensible, p.276-77] [...]
    Il suffit pour cela que, conformément à ce qu'enseigne la vraie philosophie, l'humanité prenne conscience de sa "grandeur religieuse", c'est-à-dire accepte de reconnaître "l'infini qu'elle porte en elle" [Ibid., p.38]. Dès lors que la question religieuse est posée en ces termes, il faut bien convenir que toutes les questions abordées par Jaurès, qu'elles soient politiques, morales, métaphysiques, pédagogiques même, sont toutes étroitement liées, puisqu'il s'agit toujours de construire l'espérance sur l'affirmation que "l'âme humaine, malgré ses obscurités et ses défaillances, à une vocation naturelle pour l'infini" [Ibid.], de fonder l'action sur la reconnaissance par l'humanité, non comme abstraction emphatique mais comme ensemble de toutes les hommes sans exclusion aucune, de sa valeur propre, en la conduisant à relever "l'infini en soi", à développer "ce qu'il y a de divin en elle" [Ibid.]. [...]
    La religion vraie est la religion de tout homme, fondée dans notre nature métaphysique, morale, esthétique, elle n'est rien d'autre que la religion naturelle. Il n'y a pas à retrouver l'infini par une purification qui nous détournerait de notre vie d'homme et de nos tâches quotidiennes au sein de la communauté historique. Pas besoin non plus d'une quelconque grâce ou révélation. C'est dans la conscience de toute homme que sont gravés en toutes lettres les articles de cette religion qui ne suppose aucune servitude ou obscurité ou mutilation de notre nature. [...]
    Cet enseignement essentiel n'est pas propre à Jaurès. Il est partagé par les grands artisans de l'école républicaine et laïque, souvent issus, comme Ferdinant Buisson ou Félix Pacaut, du protestantisme libéral.

Vincent Peillon, Jean Jaurès et la religion du socialisme,
La religion éternelle, pp.218, 220, 223, 224
Grasset, Le Collège de Philosophie, Paris, 2000

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Hubert Bourguet - Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme (1918)

Publié le par antoiniste

Auteur :     Hubert Bourguet (paru sans nom d'auteur)
Titre :     Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme
Editions :     Vaillant-Carmanne, Liège, 1918, 50 p.
Sommaire :
- Antoine de Jemeppe
    - Le spiritisme organisé
- L'Antoinisme évocateur
    - Les pratiques de l'évocation au début de l'Antoinisme
    - Le spiritisme expérimental en défaveur
    - Etat actuel de l'évocation antoiniste
- L'Antoinisme guérisseur
    - Antoine guérisseur
    - Les méthodes employées
    - Les foules à Jemeppe
    - Les guérisons
    - Les victimes de l'Antoinisme
    - Avenir de l'Antoinisme guérisseur
- L'Antoinisme doctrinal
    - I. La Doctrine antoiniste
        - La notion de Dieu
        - La notion du monde matériel
        - La notion de l'homme
        - L'idée de rédemption
        - Les organisations religieuses
        - Les fins dernières
    - II. La Morale antoiniste
        - Vogue de la doctrine antoiniste
        - Vogue passagère
- L'Antoinisme cultuel
    - Le culte antoiniste
    - Les temples
    - Les livres saints nouveaux
    - Le nouveau décalogue
    - La prière antoiniste
    - Les mandataires officiels de l'Antoinisme
    - Réunions cultuelles
    - L'emblème antoiniste

    Elle est citée par Lucien Roure (un jésuite français) comme étant "une très consciencieuse brochure". Pierre Debouxhtay dit seulement qu'elle "obtint le plus grand succès" (p.282).
    L'auteur est curé de Saint-Antoine à Liège, dont le presbytère était voisin du temple antoiniste de Hors-Château. Elle est la base en grande partie des arguments de l'abbé Brabant dans L'Antoinisme ou la religion bizarre d'un faux prophète, édité chez Rex en 1931.

    L'auteur pense que les Antoinistes prient le Démon en citant la phrase : "le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempt de tous vos maux, « c'est le Démon » (Développement, p.410)".
    La phrase exacte est : "Ne croyons pas en Dieu mais croyons en nous, sachons que nous sommes Dieu nous-mêmes, nous aurons compris également le Dieu auquel nous ne devons pas croire. Rappelez-vous que je vous ai parlé jadis de l'existence du démon. Eh bien : le voilà, c'est le Dieu auquel vous vous adressez pour être exempts de tous vos maux ; c'est par lui que nous sommes accessibles à toutes les maladies, tous les accidents, toutes les catastrophes qui nous affligent ; nous le prions pour qu'il nous en préserve, croyant qu'il est le vrai Dieu, tandis que nous prenons le Dieu véritable pour le démon."
    Le Père nous enjoint donc ici bien au contraire : de prier le Dieu qui est en nous, et non le Dieu extérieur dont on voudrait qu'il nous sauve de nos malheurs. Ce Dieu-là est le démon. Le vrai Dieu est notre Dieu intérieur, c'est lui que nous devons prier.
    Les auteurs n'auront donc pas lu cette phrase : "Quand nous ne verrons plus le mal, nous serons avec Dieu ; mais si peu que nous le voyions, nous devenons incompatibles avec Lui : d'un Dieu de bonté et d'amour, nous faisons un démon car s'il existait une injustice, elle aurait nécessairement sa source en Lui" (Le Couronnement de l'OEuvre Révélée, C'est Adam & Eve qui forment la base des termes de comparaison, p.XVII). Mais s'il l'avait lu, il l'aurait certainement encore compris à l'envers, comme tous l'Enseignement qu'il cite d'ailleurs dans cet ordre : voyons ses références de bas de page quand il cite la Révélation aux pages 31-32 de son livre : p.50-51, p.74, p.77, p.74, p.66, p.184, p.169, p.168, p.118, p.102, p.87, p.97, p.102-103, p.97. Si je prenais n'importe quel livre en le lisant dans cet ordre, il est presque sûr que je comprendrais l'inverse de ce que l'auteur a voulu me dire.

    Cet auteur conclut :
    « Les pages qu'il a laissées contiennent un charabia extravagant, à la fois si soutenu et si fortement condensé qu'elles ne laissent aucun doute sur le trouble des facultés mentales de leur auteur. Une conviction douce et sereine les anime. On la retrouve dans toute la vie d'Antoine. C'est elle qui l'a isolé du monde des choses sensibles qui se pèsent et se mesurent et qui l'a muré dans un monde imaginaire, un monde de fictions avec lesquelles il aimait converser. Avec un sérieux imperturbable, il traitait les choses tangibles de vaines apparences, et il prenait le monde fictif qu'il se forgeait pour la réalité même : c'est un signe non équivoque de dérangement cérébral. La maladie opiniâtre d'estomac dont il souffrit toute sa vie, avait affaibli l'organisme et atteint lentement mais profondément le cerveau.
    « La folie chez Antoine n'et jamais de transports redoutables ; jamais non plus, elle ne fut complète et, en tout cas, elle ne l'empêcha pas d'être un habile homme et un madré directeur d'entreprises. Il multipliait les déclarations de désintéressement et, en même temps, il parvenait à accumuler des ressources qui lui permirent de donner une organisation matérielle assez forte à son oeuvre et d'en assurer le maintien et le développement pour un avenir qui ne sera pas long, mais qui est de l'avenir tout de même. — Il prodiguait les conseils les plus recommandables sur la sincérité et en même temps laissait soignement croire qu'il possédait une puissance extraordinaire de guérir toutes les maladies alors qu'il n'en était rien ... il laissait écrire qu'il continuait les enseignements du Christ quand il les contredisait et qu'il ne pensait pas établir une religion nouvelle au moment même où il l'organisait. — Enfin, Antoine vantait l'humilité et l'oubli de soi et, un instant après, il félicitait ses admirateurs des louanges qu'ils lui décernaient, il acceptait tous leurs éloges, toutes leurs vérénations et tous leurs encensements. Il attirait l'attention de la foule et ses sympathies, se laissait décerner des honneurs divins. Cela fait bien un peu penser au père du mensonge, au démon de l'orgueil et cela rappelle la parole du blasphème qu'il profèra contre Dieu, le jour de sa révolte : « Je serai semblable au Très-Haut ». » (p.48).

    Pour cet auteur, Louis Antoine aurait pu souffrir de ce qu'on appelle "paraphrénie fantastique". Nous avons évoqué dans un autre billet cet théorie.

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Hermann Hesse - On peut tout interpréter

Publié le par antoiniste

    Faut-il donc faire attention aux rêves ? demanda Valet. Peut-on en donner une interpétation ?
    Le Maître le regarda dans les yeux et dit brièvement : « Il faut faire attention à tout, car on peut tout interpréter. »

Hermann Hesse, Le Jeu des perles de verre, p.140
Le Livre de Poche, Calmann-Lévy, Paris, 1943

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Esperanto is the god, Zamenhof the messiah

Publié le par antoiniste

    Then why do the “Universala Esperanto-Asocio” enjoys consultave relations with both UNESCO and the United Nations? Why is Esperantism described as “democracy”, “education”, “rights”, “emancipation”,… Why do still Esperantists support Esperanto, when it hasn’t got any advantages at all, and they know it?
    The only conclusion possible is that Esperantism (and some other fanatic conlangism) is actually a religion, because it’s based on faith alone: faith on believed “easiness”, on believed “neutrality”, on believed “number of speakers”, without any facts, numbers or studies to support it; on the belief that languages can be “better” and “worse” than others. And it’s obviously nonsense to discuss faith and beliefs, as useless as a discussion about Buddha, Muhammad or Jesus. But, trying to disguise those beliefs as facts helps nobody, not even Esperantism, as it can only attract those very people that see creationism and alternative medicines as real alternatives to raw scientifical knowledge. Esperanto is the god, Zamenhof the messiah and the UEA its church.

Indo-European
source : http://carlosquiles.com/indo-european-language-blog/2008/11/a-simple-faq-about-the-advantages-of-esperanto-and-other-conlangs-easy-neutral-and-number-of-speakers/

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Complément d'Enquête - Devins, guérisseurs, gourous... (France 2)

Publié le par antoiniste

    Lundi 29 novembre à 22h05
    Devins, guérisseurs, gourous, le retour des charlatans ?

    Que s’est-il passé le 23 octobre dernier à La Verrière ? Pourquoi un enfant est-t-il mort quand douze membres de sa famille se sont jetés par la fenêtre ? Ont-ils eu peur du diable, comme l’affirme l’un des suspects ? Ou étaient-ils sous l’emprise d’un gourou obsédé par le démon ?
    Des gourous qui prétendent soigner, combattre les mauvais esprits, ou prédire l’avenir… Qui sont ces imposteurs et ceux qui tombent sous leur charme ?
    Pourquoi le besoin d’irrationnel semble-t-il plus fort que jamais ? Alors que le Feng Shui cartonne et que les médecines alternatives sont à la mode, comment opèrent ces magnétiseurs et autre « géobiologistes » qui disent chasser les énergies négatives ?
     Pourquoi fascinent-ils jusqu’aux plus puissants, stars du showbiz, grands patrons ou hommes politiques ?
    Entre manipulation et abus de faiblesse, Complément d’enquête sur le pouvoir de
ces nouveaux gourous.

A voir en ligne sur le cite : http://info.france2.fr/complement-denquete/?page=accueil&id_rubrique=83

    A ne pas manquer, l'intervention de Michel Onfray (philosophe qui évoque son dernier livre : Le Crépuscule d’une idole. L'Affabulation freudienne, chez Grasset) qui rappelle qu'une Eglise n'est qu'un secte qui a réussi ! Il intervient en effet après le reportage sur l'Eglise de la Montagne de feu, d'orientation pentecôtiste, mais non rattaché à la Fédération Protestante de France.
    Il est également l'auteur du très discuté Traité d'athéologie (Grasset, Paris, 2005).
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Onfray

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Charles-Joseph de Ligne - Pourquoi y a-t-il si peu de gens naturels dans le monde

Publié le par antoiniste

    Pourquoi y a-t-il si peu de gens naturels dans le monde ? Il y en a qui étant capables de sentiments vrais s'en font de factices, pour essayer si, de cette façon, ils produiront plus d'effet. Ils sont bien punis de leur peine et de leur gêne. Ils perdent par calcul un succès qu'ils auraient obtenu par nature.

Charles-Joseph de Ligne, Mes Ecarts, p.19
Editions Labor - Espace Nord, Bruxelles, 1990

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A.Denruit (ps. van Adjutus Drieghe) - Bij père Antoine (1925)

Publié le par antoiniste

Auteur :     Denruit, A. (ps. van Adjutus Drieghe) - 1872-1929
Titel:     Bij père Antoine
Reeks:    Voor ons volk ; 3.2
Publicatiejaar: 1925
Uitgever :    Eysden : Secretariaat voor goede drukpers,
Print:     Denis (Maeseyck)
Fysieke details: 16 p.

    L'auteur est également à l'origine de la brochure Het spiritisme in zijn hoofdlijnen (publié à Anvers chez Geloofsverdediging en 1926) et Ons Geloof (Anvers, chez ’t Groeit en 1922).

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A.Denruit (ps. van Adjutus Drieghe) - Ons Geloof (Juni 1922)

Publié le par antoiniste

A.Denruit (ps. van Adjutus Drieghe) - Ons Geloof (Juni 1922)

  

Auteur :     Denruit, A. (ps. van Adjutus Drieghe) - 1872-1929
Titel:     Ons Geloof (1911-1948), bl. 263
Reeks:    Juni 1922 (Tijdschriften - Periodieken)
Uitgever :    Antwerpen : ’t Groeit, Algemeen secretariaat van geloofsverdediging

 


    L'auteur est également à l'origine de la brochure Het spiritisme in zijn hoofdlijnen (publié à Anvers chez Geloofsverdediging en 1926) et Bij Père Antoine. Cet article servit de point de départ au Pastor Verlinden pour son Het antoinisme - zijn ontstaan, zijn ziekenbehandeling, zijn godsdienst en zijn eeredienst (1929), qui le cite :
    We antwoorden met E.P. Adjutus Drieghe in "Ons Geloof" Juni 1922, bl. 263 : Men kan gereedelijk aannemen dat bij den spiritist enkele zenuwzieken en maaglikders genazen. Zenuwziekten kan een hevige ontroering plots genezen en te Lourdes komen dan ook, naar men weet, zulke genezingen niet in tel. 't Kan best gebeuren dat zieken die Antoine gingen opzoeken, in de vaste overtuiging bij hem heul en redding te vinden, geschokt door zijne mysterieuse gebaren, extatischen blik, en uitgemergeld thaumaturg-gelaat, de gezondheid terug bekwamen, waar het slechts een ontreffering gold van hun zenuwgestel. Het is ook goed mogelijk dat hij maagkranken heeft genezen : hij legde immers de patienten die hem kwamen raadplegen strenge matigheid op in spijs en drank. En waar deze den brui zouden hebben gegeven van een door dokters opgelegd dieet, onderhielden zij nauwgezet, zonder een duimbreed af te wijken, het gezondheidsregiem door Père Antoine voorgeschreven.

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Une lingua franca pour l'Europe ?

Publié le par antoiniste

    Comme on peut penser qu'une supra-religion permettrait d'avoir une foi commune mais des croyances diverses, on peut penser qu'une langue commune permettrait de se parler et se comprendre tout en continuant à pratiquer la langue du pays.
    Ne doutant pas que la monnaie unique, l'Hymne européen et les frontières ouvertes soient des constituants d'une Europe unie, une langue supra-nationale serait à envisager, ne serait-ce que pour limiter les frais de traductions et simplifier encore les déplacements en Europe, non seulement des touristes mais aussi des entrepreneurs et bénévoles de la Croix rouge ou de Médecins sans frontières.
    Une langue supra-nationale est une lingua franca ou une langue véhicuaire. Dans le cadre de l'Europe, la solution se fait urgente :
- le multilinguisme fonctionne-t-il ?
- l'anglais, l'espagnol, le français ou une autre langue nationale de l'Europe, sont-ils la solution ?
- l'espéranto ou le latin sont-ils de meilleurs solutions ?
Alors quelle langua franca voudriez-vous pour l'Europe?

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Vous pouvez aussi intervenir sur la page FaceBook : Non à l'ANGLAIS pour l'EUrope, car pour ma part, je ne sais pas laquelle devrait être la langue de l'Europe, mais je sais que je ne veux pas de l'anglais ou d'une autre langue nationale...

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