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Consécration du Temple de Schooten

Publié le par antoiniste

    Op Zondag, 20 Oktober 1929, werd door « Mère Antoine », voor die gelegenheid herwaarts gekomen, te Deuzeld onder Schooten, vlak bij Antwerpen, een Antoinistische tempel ingehuldigd. Meer dan tweeduizend Antoinisten – allen walen en franschen – waren toegestroomd om de heugelijke gebeurtenis bij te wonen. Het gold immers den inzet hunner propaganda in het Vlaamsche land en dezes hoofstad, Antwerpen, en er moest indruk gemaakt worden. Bij het zien van dien zonderlingen stoet, aangevoerd door mannen in lange zwarte kleedij, die wel iet weg heeft van een priestersoetaan, van vrouwen gekleed als weduwen in rouw, – priesters en priesteressen met ascetische gezichten en hoogernstig gedoe en die zoo schoon praatten over geloof en naastenliefde, – zullen wel enkele menschen zich afgevraagd hebben, of er nu toch eene nieuwe kerk onstaan was.

Frans Stefaan Z.E.H. Pastoor Verlinden, Het Antoinisme : zijn ontstaan, zijn ziekenbehandeling, zijn godsdienst en zijn eeredienst, Geloofsverdediging (Antwerpen), Veritas (Gand), Godsdienstige en sociale trakten, nummer 8, 1929, p.3

Traduction :
    Le dimanche 20 Octobre 1929, a été l'occasion pour « Mère Antoine » de venir à Deuzeld (Schooten), près d'Anvers, inaugurer un temple Antoiniste. Plus de deux mille Antoinistes - tous Wallons et Français - s'étaient précipités à l'événement, heureux d'y participer. C'est après tous les efforts de leur propagande dans le pays flamand et dans sa capitale, Anvers, qui a dû en être impressionnée. A la vue de cette étrange procession, menée par des hommes en longue robe noire, qui ressemble un peu à une soutane de prêre, et des femmes vêtues comme des veuves en deuil, - les prêtres et les prêtresses aux visages ascétiques, aux mouvements très graves et aux beaux discours sur la foi et la charité, - d'aucuns se sont demandés, s'il y avait encore une nouvelle église qui se formait.

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Claude Piron - Un cas étonnant de masochisme social

Publié le par antoiniste

    Un texte intéressant sur l'espéranto et les jugements portés sur lui :
Un cas étonnant de masochisme social [http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/casetonnant.htm].

    Je vous propose de lire ce texte en remplassant le mot "langue" par le mot "religion" et le mot "espéranto" par le mot "Antoinisme", pour avoir un aperçu des jugements portés sur l'antoinisme.

- Dans le monde entier, les états investissent des millions pour que des millions d'enfants et de jeunes apprennent les langues.
- Dans le monde entier, les états investissent des millions pour que des millions d'enfants et de jeunes pratiquent les religions.

- S'il était vrai que l'anglais résout les problèmes de communication inter-peuples, comment expliquer les innombrables cas où la communication ne passe pas ?
-  S'il était vrai que l'oeucuménisme résout les problèmes de communication inter-religions, comment expliquer les innombrables cas où la communication ne passe pas ? 

- Mais la solution "espéranto" est tabou. [...] Jamais le rejet n'intervient après étude. On refuse tout simplement de l'envisager ou, au mépris de l'honnêteté intellectuelle, on en parle, sans la connaître, avec dérision.
- Mais la solution "antoinisme" est tabou. [...] Jamais le rejet n'intervient après étude. On refuse tout simplement de l'envisager ou, au mépris de l'honnêteté intellectuelle, on en parle, sans la connaître, avec dérision.

II. Mécanismes de défense
       a) Déni.
- L'espéranto est considéré comme inexistant dans des contextes où il serait logique de le prendre en considération.
- L'antoinisme est considéré comme inexistant dans des contextes où il serait logique de le prendre en considération.
       b) Projection.
- Souvent, on impute gratuitement à l'espéranto des caractéristiques qui en font une menace destructrice ou une sorte de mutant monstrueux.
- Souvent, on impute gratuitement à l'antoinisme des caractéristiques qui en font une menace destructrice ou une sorte de mutant monstrueux (comme à toutes les sectes).
       c) Rationalisation.
- En fait: une place importante, dans les caractéristiques de l'espéranto, revient à son substrat polyethnique, notamment aux apports asiatiques et hongrois.
- En fait: une place importante, dans les caractéristiques de l'antoinisme, revient à son substrat polyreligieux, notamment aux apports asiatiques et spirites.

       d) Isolation.
- L'isolation consiste à détacher du contexte et à juger sans référence.

       e) idéalisation.
- La réponse du ministère a chaque fois été la même: l'espéranto n'a pas sa place dans l'enseignement des langues, parce que cet enseignement "comprend l'accès à une culture, et, pour les langues étrangères, à une civilisation".
- La réponse du ministère a chaque fois été la même: l'antoinisme n'a pas sa place dans la reconnaissance des religions, parce que cette reconnaissance "comprend l'accès à une culture, et, pour les religions, à une civilisation".

    En conclusion de Espéranto : l'image et la réalité [http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/esperantoimagerealite12-5.htm], le même auteur dit :
    Le décalage entre l’image courante et la réalité est si énorme que l’on peut affirmer sans risque d’erreur que dans notre société – abstraction faite d’une petite minorité d’usagers – l’espéranto n’est tout simplement pas connu.
    Les relations entre les divers facteurs qui contribuent à cette méconnaissance sont difficiles à préciser. On peut dire que des intérêts particuliers (ou des réflexes de défense), parfois individuels, souvent collectifs, parfois conscients, généralement inconscients, de nature sociale ou politique, voire économique, exploitent des ressorts affectifs (angoisse latente, problèmes d’identité, peur du ridicule), renforcés par des malentendus d’ordre cognitif, pour empêcher l’étude sur le terrain (field study) du phénomène sociolinguistique "espéranto". Les médias contribuent à amplifier l’action des autres facteurs en diffusant largement dans la population les modèles d’attitude et les rationalisations qui, au départ, étaient les armes des intérêts particuliers menacés. [...]
     Il ne s’agissait nullement de définir ici la valeur de l’espéranto en tant que moyen de communication inter-peuples, ni même de le situer par rapport aux autres systèmes. Plus modeste, notre but était simplement de déterminer dans quelle mesure l’image courante s’écarte de la réalité. Si nous avons été amené à conclure que les prises de position sur l’espéranto sont fréquemment sous-tendues par des processus mentaux infantiles, c’est là un résultat secondaire d’une recherche qui, au départ, n’était pas orientée dans ce sens.
    Ce qui nous a le plus frappé, au cours de cette étude, c’est le caractère catégorique, péremptoire, de la plupart des affirmations sur l’espéranto. Les auteurs qui mentionnent cette langue, fût-ce incidemment, adoptent un ton d’autorité indiscutable, comme s’ils savaient. Pourtant, dès qu’on se documente, on constate qu’ils ignorent maintes données fondamentales. Mais ils ignorent leur ignorance. Sans doute serait-il utile de repérer d’autres cas quasi massifs d’ignorance ignorée au sein de notre société. En tout état de cause, il serait bon que des chercheurs s’intéressant aux questions d’information, de sociologie, de psychologie et de linguistique explorent plus avant le terrain que nous avons essayé de défricher. La connaissance de l’être humain ne pourrait qu’y gagner.


    En conclusion, d'un livre qui pourrait s'appeler Antoinisme : l'image et la réalité, on pourrait dire :
    Le décalage entre l’image courante et la réalité est si énorme que l’on peut affirmer sans risque d’erreur que dans notre société – abstraction faite d’une petite minorité d’usagers – l’antoinisme n’est tout simplement pas connu.
    Les relations entre les divers facteurs qui contribuent à cette méconnaissance sont difficiles à préciser. On peut dire que des intérêts particuliers (ou des réflexes de défense), parfois individuels, souvent collectifs, parfois conscients, généralement inconscients, de nature sociale ou politique, voire économique, exploitent des ressorts affectifs (angoisse latente, problèmes d’identité, peur du ridicule), renforcés par des malentendus d’ordre cognitif, pour empêcher l’étude sur le terrain (field study) du phénomène socio-anthropologique "antoinisme". Les médias contribuent à amplifier l’action des autres facteurs en diffusant largement dans la population les modèles d’attitude et les rationalisations qui, au départ, étaient les armes des intérêts particuliers menacés. [...]
     Il ne s’agissait nullement de définir ici la valeur de l’antoinisme en tant que moyen de communication inter-religieux, ni même de le situer par rapport aux autres religions. Plus modeste, notre but était simplement de déterminer dans quelle mesure l’image courante s’écarte de la réalité. Si nous avons été amené à conclure que les prises de position sur l’antoinisme sont fréquemment sous-tendues par des processus mentaux infantiles, c’est là un résultat secondaire d’une recherche qui, au départ, n’était pas orientée dans ce sens.
    Ce qui nous a le plus frappé, au cours de cette étude, c’est le caractère catégorique, péremptoire, de la plupart des affirmations sur l’antoinisme. Les auteurs qui mentionnent cette religion, fût-ce incidemment, adoptent un ton d’autorité indiscutable, comme s’ils savaient. Pourtant, dès qu’on se documente, on constate qu’ils ignorent maintes données fondamentales. Mais ils ignorent leur ignorance. Sans doute serait-il utile de repérer d’autres cas quasi massifs d’ignorance ignorée au sein de notre société. En tout état de cause, il serait bon que des chercheurs s’intéressant aux questions d’information, de sociologie, de psychologie et de linguistique explorent plus avant le terrain que nous avons essayé de défricher. La connaissance de l’être humain ne pourrait qu’y gagner.


    Merci à Pierre Debouxhtay, Regis Dericquebourg et Anne-Cécile Bégot d'avoir fait ce travail sur l'antoinisme, même s'il reste, comme pour l'espéranto, beaucoup de contre-vérité à extirper des cerveaux.

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CCB - Congrégation Chrétienne en France et en Belgique

Publié le par antoiniste

Illustration : temple de Flémalle-Grande, et intérieur du temple du Cultos na Central do Brasil (bairro do Brás, São Paulo) dans les années 50 (www.sabetudo.net) ; en médaillon, une femme portant le voile blanc.

    La Congrégation chrétienne en France est une petite église protestante pentecôtiste française.

    La Congregação Cristã no Brasil, est apparue en mars 1910 au Brésil, fondée par Luigi Francescon, un italien né le 29 mars 1866 à Cavasso Nuovo, dans la province d'Udine (Italie).
    Il émigre aux États-Unis en 1890 et arrive le 3 mars de la même année à Chicago, où il a son premier contact avec l'Évangile du Christ par le biais de l'Église évangélique vaudoise. Il fonde peu après l'Église presbytérienne italienne avec quelques croyants, mais s'en écarte après quelque temps à cause d'une réflexion qu'il a eu sur le baptême par aspersion. En 1907 il s'intéresse au mouvement pentecôtiste alors florissant à travers sa rencontre avec le pasteur baptiste William H. Durham, un de ses pionniers, qui le baptise dans le Saint-Esprit. En 1909, Louis Francescon et un de ses amis arrivent en Argentine et, le 8 mars 1910, au Brésil. Installés à São Paulo et dans le Paraná, ils fondèrent dès leur arrivée une église avec vingt personnes rebaptisées venant des cultes baptiste, presbytérien, méthodiste, et un catholique. Son aire de prédilection était principalement les colonies italiennes, mais son mouvement se répandit, à partir de 1950, sur tout le territoire national, les fidèles étant surtout nombreux dans la région Sud-Est.
    Avec le nom de Congregação Cristã, cette église est présente aux États-Unis, en Europe, au Japon, dans toute l'Amérique latine, en Russie et en Grèce. En 2005, elle possédait plus de 19 000 centres de par le monde et plus de 2,5 millions de fidèles.
   Louis Francescon est décédé en 1964 à Oak Park (Illinois), aux États-Unis.

    La Congrégation chrétienne a été lancée en France dans les années 1970, dans le nord du pays, dans la communauté portugaise. Il y a aujourd'hui dix églises, dont le siège social est situé à Tourcoing.
    Les principales croyances sont énoncées dans les douze articles de foi. Ils croient en la Trinité, la Bible et foi dans la rédemption grâce au sacrifice de Jésus-Christ. Ils croient au baptême de l'Esprit Saint, la guérison divine et les miracles. L'église a deux sacrements - baptême par immersion et la Sainte Communion.
    La Congrégation chrétienne a ses racines dans la tradition pentecôtiste, mais en diffère dans plusieurs domaines : les pasteurs, appelés anciens diacres et coopérateurs, sont laïques et ne sont pas rémunérés. La congrégation vit grâce aux dons volontaires des frères et sœurs .
    Les hymnes sont chantées à l'unisson accompagnées par l'orchestre. Les femmes qui portent un voile blanc pendant le service. Les membres saluent traditionnellement avec les mots « paix de Dieu » et un saint baiser sur la joue.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Congrégation_chrétienne_en_France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Congrégation_chrétienne_au_Brésil

- le salut traditionnel est que « la paix de Dieu soit avec vous », car il ya plusieurs seigneurs mais il n'y a qu'un seul Dieu (c'est une pique à l'adresse des autres dénominations pentocôtistes comme l'Assemblée de Dieu et l'Eglise quadrangulaire, où les pasteurs saluent l'assistance avec la « paix du Seigneur ») ;
- le maquillage pour les femmes est interdit,
- la consommation du sang y est interdite (comme chez les Témoins de Jéhovah), mais pas les transfusions sanguines ;
- il est interdit de se couper les cheveux, les filles ne doivent pas les couper avant l'âge de 12 ans (âge responsable) ;
- interdit d'entrer dans un autre lieu de culte ;
- les hommes et les femmes sont séparés dans la salle du culte (comme chez les Juifs orthodoxes) ;
- seuls les hommes peuvent faire la prêche du jour, quand il se sent touché par le Saint-Esprit ;
- l'ancien a la possibilité de couper la parole s'il sent que ce qui est dit ne vient pas de l'Esprit ;
- les fautifs sont aussi séparés des autres (peu importe le péché, adultère ou participation à un mariage dans une autre dénomination) ;
- les prières se font à genoux ;
- le service est accompagné par un Brass Band ;
- le bapteme se fait pas immersion totale quand l'enfant l'a decidé mais pas avant 12 ans ;
- la glossolalie serait aussi pratiquée.
Edio Soares, Le butinage religieux: pratiques et pratiquants au Brésil, p.177-178
source : GoogleBooks
    A Tourcoing, l'église est située rue de Gand, à 800m du temple antoiniste. A Reims, les temples se trouvent à 1km de distance, au nord du centre ville.
    La congrégation chrétienne en Belgique a un temple à Flémalle, près de Jemeppe.
    La Commission sur les sectes ne considèrent pas cette église comme dangereuse.

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Le riisme en espéranto

Publié le par antoiniste

Le riisme est une modification non-sexiste et facilitante de l'espéranto.

Comment le riisme modifie l'espéranto
En espéranto riiste :
    * Le pronom ri remplace les pronoms li et ŝi (qui se traduisent respectivement par il et elle). On n'utilise donc plus li et ŝi.
    * Le suffixe -iĉ est utilisé pour former la déclinaison masculine des racines et mots. Ce suffixe forme donc une symétrie avec le suffixe -in qui forme le féminin. On utilise ces suffixes pour préciser ou insister sur le sexe, si nécessaire.
    * De manière générale, un radical sans suffixe -iĉ ou -in n'indique pas le sexe. De plus, les vingt mots qui indiquent traditionnellement le sexe masculin et qui ont des formes féminines correspondantes avec le suffixe -in, doivent recevoir un sens asexué. Par exemple, dentisto (dentiste) peut être un homme ou une femme; (ge)patro est un père ou une mère. Toutefois, s'il y a danger de confusion, par exemple en parlant à quelqu'un qui ignore le riisme, on peut ajouter le préfixe ge-, quand aucun des deux suffixes -iĉ- et -in- ne sont utilisés.

Commentaires
    Cela constitue une facilitation principalement pour les personnes parlant finnois ou chinois, car le pronom de la troisième personne, dans ces langues, ne connaît pas de distinction entre le sexe masculin et féminin. Par exemple, en finnois, on a hän (=elle, il) et se (=ça).
    Le riisme n'augmente pas le nombre de formes. L'espéranto riiste et l'espéranto non-riiste ont trois formes : une forme non marquée et deux formes marquées. La différence est dans la correspondance de ces formes avec le sexe :
    * non-riisme : la forme non marquée est le masculin, et les deux formes marquées sont les formes féminines et neutres. Par exemple, patro « père », patrino « mère » et gepatroj « parents de sexe non spécifié » (ge- veut dire les deux).
    * riisme : la forme non marquée est sans sexe, et les deux formes marquées sont les formes féminine et masculine. Par exemple, patro « parent de sexe non spécifié », patrino « mère » et patriĉo « père »
    Le riisme n'élimine pas le préfixe ge- afin de permettre aux riistes de communiquer avec des non-riistes sans confusion. Un riiste parlant à un non-riiste peut ajouter le préfixe ge- quand ni les suffixes -iĉ- ou -in- ne sont utilisés et que l'usage non-riiste indiquerait traditionnellement le masculin.
    Toutefois, pour la majorité des mots, l'usage non-riiste est en asexué, et ge- n'est pas requis. Par exemple : dentisto est un dentiste de sexe non spécifié dans les deux conventions, et il n'y a pas besoin de dire gedentisto. Les principaux mots où le préfixe ge- peut être utilisé sont :
    * avo edzo fianĉo filo frato kuzo nepo nevo onklo patro vidvo
    * bubo knabo viro
    * fraŭlo grafo princo reĝo sinjoro
    * amiko

    Les critiques du riisme considèrent l'élimination de li et ŝi comme étant une faute majeure, affirmant que les pronoms non neutres sont utiles pour les mêmes raisons d'insistance et de précision que les suffixes -iĉ- et -in-, et que tandis que le riisme élimine un déséquilibre sexuel pour les noms, son exigence que li et ŝi disparaissent totalement (au lieu d'être utilisables dans les cas où on veut préciser ou insister sur le sexe) introduit un déséquilibre sexuel entre les noms et les pronoms. L'ido a résolu ce problème en possédant toutes ces formes.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Riisme


    D'après certaines dernières études, le langage influencerait la façon de pensée. Il serait donc important de se pencher sur cette solution pour l'espéranto...
    L'espéranto étant une langue 'transparente' (elle s'écrit comme elle se prononce, et se prononce comme elle s'écrit), elle défavorise le présence de dyslexie chez ses locuteurs (1% de la population). Les langues 'opaques' sont révélatrices de troubles dyslexiques de l'ordre de 5% pour l'Allemagne, 10% pour la France et 20% pour l'Angleterre.
    L'espéranto est également une langue à tendance agglutinante (comme le finnois), qui selon certaines études favoriserait la reflexion logique et améliore les performances intellectuelles. Mais bien sûr le système éducatif en Finlande est aussi tout autre : on encourage les moins bons, ce sont les professeurs qui s'adaptent aux élèves et non l'inverse. Et un budget d'état pour l'éducation très élevé.

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Jon Lucien - Would you believe in me

Publié le par antoiniste

    On peut s'amuser à écouter beaucoup de chansons d'amour comme si elles étaient adressées à Dieu...

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La Révélation est un ''mythe''

Publié le par antoiniste

    Dans la pensée de ses auteurs, le mythe a pour but de matérialiser et d'habiller de palpable, de visible, de mouvementé et de dramatique des intuitions, des conjectures, des idées, de soi désincarnées et conceptuelles, pour nous les communiquer : dans l'imaginaire, et non pas dans l'abstrait. Il n'enregistre pas des constatations, mais des explications. Par le conte qu'il nous fait, il nous suggère la situation ou la suite de conjonctures qui, en aboutissant à l'état de choses mis en questions, en rend suffisamment raison pour satisfaire notre désir de connaître : ce n'est qu'un "récit vraisemblable", comme écrivait Platon (Timée, 29d). C'est parce que l'auteur du Poème du Supersage [des Mésopotamiens] avait la conviction qu'il existait dans l'homme, outre le corps terrestre et périssable, quelque chose de supérieur et qui jusqu'à un certain point dépasse sa nature, qu'il a forgé son histoire de sang d'un dieu pétri avec de la glaise. Ut littera sonat, c'est une narration qu'il nous fait là ; mais elle n'est, en réalité, que le support d'une explication. Incapables encore d'accéder à la pensée abstraite et scientifique et livrée à la seule force de leur imagination, sans disposer, pour éclairer leurs doutes, d'autres données que concrètes, individualisés et fictives, les auteurs des mythes s'en sont servis pour calculer et construire des situations imaginaires qu'ils ont adaptées aux propres données de leur problèmes, comme on l'a vu aux exemples plus haut cités, et éclairer ainsi d'autant mieux ces incertitudes. L'histoire qu'ils racontent, ils ne prétendent pas le moins du monde l'avait "constatée", de visu, ou par ouï-dire, comme le ferait l'auteur d'un authentique rapport historique : ils pensent seulement que, sans elle, ou quelque chose d'approchant, la question posée demeurerait sans réponse. [...]
    Le récit du "Péché originel" le démontre clair comme le jour : moyennant sa foi et son admiration pour son Dieu, le Yahviste avait réfléchi, et compris le premier ce dont l'histoire était déjà en pleine et ce dont nous voyons depuis, tous les jours autour de nous, des illustrations plus ou moins cruelles, sanglantes et insupportables, c'est à savoir que l'Homme est le seul responsable de ses propres malheurs. Il devrait le savoir, il le sait ; il devrait donc se garder d'errements aussi funestes ; il y retombe sans cesse et il n'arrête pas de se replonger ainsi dans l'infortune et le désespoir, comme si, enté sur sa nature, un archaïque atavisme de faiblesse et de propension à mal faire l'y inclinait toujours et sans qu'il ait jamais pu trouver encore lui-même de remède à cette façon d'impuissance native. Voilà, bien au-delà du mot à mot de cette histoire de Jardin, de Fruit défendu, de Serpent tentateur, de Femme qui succombe et persuade son Homme de l'imiter, voilà la vérité profonde et éternelle que le vieux Yahviste avait découvert et qu'il nous a transmise. Et qui ne serait d'accord avec lui ?

Jean Bottéro, Le récit du péché originel, p.284-85 & p.291
Naissance de Dieu, La Bible et l'historien
Folio / histoire, Paris, 1992

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Le non respect d'un choix (sterilisationchildfree.wordpress.com)

Publié le par antoiniste

Voici l'incroyable combat qu'a dû mener M. pour parvenir enfin à se faire entendre.
« Je suis mère d'une petite fille de 4 ans.
Cet enfant était désiré, ce n'est ni une erreur de parcours, ni un coup de tête.
Lorsqu'elle est née, il a tout de suite été évident que je ne voulais plus avoir d'autres enfants.
Et ce choix n'a rien à avoir avec un accouchement qui ce serait mal passé ou tout autre raison que l'on peut trouver, c'est juste MON choix.
Lorsque j'ai parlé de mon non désir d'avoir un autre enfant à mon généraliste, la réaction a tout de suite été immédiate "il existe des solutions radicales, mais vu votre âge et votre situation (1 seul enfant), personne n'acceptera de vous le faire".
Ne supportant pas la pilule, cette situation était inconfortable pour moi.
Devenue célibataire rapidement après la naissance de ma fille, ce choix forcé ne me posait pas vraiment de problème au quotidien.
C'est lorsqu'est arrivé dans ma vie mon nouveau compagnon et qu'il a été clair dès le départ que nous ne souhaitions pas avoir d'enfants, que là, je me suis remise à penser sérieusement à cette situation.
Eté 2009, après un frottis, on m'explique que j'ai un HPV de haut grade et qu'il faut me faire une conisation du col de l'utérus.
Je reparle de mon désir d'obtenir une solution de contraception définitive, après tout, c'est mon corps, je suis la meilleure personne pour décider ce que j'en fais !
Avec le recul, j'étais bien naïve de penser ça et surtout, je n'ai jamais pensé que j'allais m'épuiser à me battre pendant plus d'1 an…
Refus catégorique du gynécologue me suivant pour cette conisation et également du service gynécologique de l'hôpital Foch.
Ce refus se basant uniquement sur mon âge et la possibilité d'un éventuel changement d'avis.
Suite à cela, j'ai contacté le planning familial pour être guidée dans mon choix.
Le planning était bien embêté, car il y a un réel blocage en France pour pratiquer ce genre d'opération.
Ils m'ont conseillé de contacter la société commercialisant la solution Essure.
Après avoir expliqué mon cas et insisté, j'ai eu un commercial qui m'a communiqué le numéro du chirurgien pratiquant le plus cette intervention en région parisienne, voir même en France.
Cet homme m'a tenu un discours incroyable, mon âge posait problème, bien entendu comme à chaque fois, mais surtout, que se passerait-il "si ma fille venait à mourir et que je souhaitais un autre enfant" ?
Comment peut-on entendre ce discours de la part d'un médecin ?!!
Le gynécologue de l'hôpital Foch a accepté de revoir mon dossier si j'acceptais de tenter la pose d'un stérilet hormonal (vu mes règles très abondantes et la taille de mon utérus, un en cuivre, c'était impossible).
J'ai accepté la pose de ce stérilet en octobre 2009 et là a réellement commencé mon année infernale.
Ce stérilet, je ne l'ai pas supporté.
Douleurs, saignements continus, sautes d'humeur, grande fatigue, j'ai décidé de prendre rendez-vous chez une généraliste conseillée par le planning familial début janvier 2010 (après en avoir eu assez du "c'est normal, il faut que le corps s'adapte" de la part de l'hôpital Foch)
Et là, je lui expose mon problème, ma lassitude de ne pas trouver de l'écoute pour mon cas et de solution concernant ma demande de contraception définitive.
On convient que ce stérilet qui me rend la vie impossible depuis des semaines, on l'enlève tout de suite (il est vrai qu'il est efficace sur le plan contraceptif, puisqu'avec tous les désagréments, je n'ai quasiment plus de vie sexuelle)
Et là, problème. Les fils ont disparu, la question se pose, est-ce que j'ai perdu le stérilet ou est-ce qu'il a complètement bougé ?
Je dois donc faire une échographie en urgence, l'échographie montre qu'il est toujours là, mais coincé dansle bas de mon utérus, en gros, il est en train d'essayer de s'échapper, ce qui explique mon calvaire.
Elle contacte le gynécologue de l'hôpital Foch pour expliquer le problème. Il accepte de me voir pour essayer de le retirer.
J'ai donc rendez-vous pour enlever cet engin de torture, échec de l'essai, non sans avoir eu des douleurs atroces…
Il propose alors de le retirer par hystéroscopie et là, encore une fois, je me plie à la dictature médicale.
Le jour de cette intervention, je suis arrivée hyper stressée, les douleurs devenant insupportable, j'avais commencé à perdre pas mal de poids, je ne dormais plus correctement, je n'étais donc pas dans un état de forme mirobolant.
Et là, je me suis trouvée face à un gynécologue inconnu et qui a commencé à me faire horriblement mal, parce qu'il souhaitait voir s'il n'y avait pas moyen de le retirer sans effecturer l'hysteroscopie, c'était donc la 3ème fois que l'on essayait de me retirer ce stérilet en martyrisant mon intimité.
J'ai réagi d'une façon qu'il n'attendait pas, j'ai demandé à ce que tout soit stoppé et j'ai dit que je partais.
Bien obligé de me laisser partir ce gynécologue n'en était pas moins choqué par mon comportement, qui visiblement, n'était pas courant.
Vous pensez bien, une patiente qui se révolte, c'est rare !
J'ai expliqué la situation au médecin généraliste qui m'avait vue et elle prend contact en urgence avec la maternité des Bluets à Paris pour qu'on m'enlève sous anesthésie cette saloperie.
J'ai un rendez-vous en urgence avec une gynéco où je suis obligée d'aller avec ma fille, faute de pouvoir la faire garder.
Là encore, la gynéco veut tenter de l'enlever sans intervention "au cas-où ça marcherait, ce serait quand même mieux d'éviter l'opération"
J'ai donc hurlé de douleur devant ma fille, puisqu'elle n'avais pas voulu rester avec une aide-soignante.
Nouvel échec.
L'opération est programmée avec un autre chirurgien qu'elle.
Je ne saurais vous expliquer la lassitude qui était en moi à ce moment de ma vie, j'étais seule (mon compagnon était à l'étranger pour plusieurs mois), épuisée moralement et physiquement par ce problème et j'avais surtout l'impression que le corps médical était incompétent à me prendre en charge, avec en plus une sensation de violence envers mon corps, mon intimité étant sans cesse violée et violentée...
Le jour de l'opération, le chirurgien arrive avec toujours ce côté "j'en fais à la chaîne, vous n'êtes qu'un numéro" et il demande à l'anesthésiste quel est l'opération, si je suis bien l'hystérectomie (!), elle lui répond que non, moi on m'enlève un stérilet.
Il s'adresse alors à moi "on vous en remet un dans la foulée ?"
Chose qu'il ne fallait pas me dire, je me suis alors énervée en lui expliquant qu'il était hors de question qu'on me remette un truc de ce genre dans l'utérus et je me battais depuis des mois pour avoir une stérilisation.
Après avoir débattu avec lui quelques minutes, il a du voir ma détermination et m'a dit de le contacter d'ici plusieurs mois, qu'il pourrait peut-être "faire quelque chose pour moi".
Pour la petite anecdote, j'ai refusé de me retrouver en position gynécologique avant d'avoir été endormie, j'en avais absolument plus que marre de me retrouver les jambes écartées face à des inconnus et encore une fois ma réaction n'est pas bien passée.
Me voilà donc en février 2010 sans stérilet, mais sans solution de contraception…
Devant partir plusieurs semaines à l'étranger, je prends contact avec une gynécologue conseillée par le médecin généraliste et je prends rendez-vous en expliquant le problème, mais là encore, mon âge pose problème…
Avril 2010, de retour de mon déplacement, je contacte le chirurgien des Bluets pour cette intervention et là, miracle, tout d'un coup, il semblerait que ce soit possible !
On prépare les papiers et l'opération est programmée en juin 2010, finalement, je serais tout d'un coup proche du but ?
Nous sommes en juin, à 48h de l'opération, mon téléphone sonne, le chirurgien m'annonce que l'opération est annulée suite à un refus du staff des Bluets qu'elle soit pratiquée.
Et là, j'explose, je demande à le voir immédiatement pour qu'on m'explique en face pourquoi on annule une opération programmée depuis 1 mois et demi seulement 48h à l'avance, ils devaient tous s'en douter depuis longtemps que ça en arriverait là.
J'enrage, je fulmine, je n'arrive pas à contenir celle colère, toutes ces émotions accumulées depuis des mois où on me maltraite.
Alors, oui, j'avoue, j'ai fait un scandale à la maternité des Bluets, j'ai hurlé ma douleur et ma souffrance qu'on ne prenne pas en compte ma demande.
Après m'être calmée, j'ai recontacté le chirurgien qui me dit qu'après en avoir discuté avec le directeur de l'établissement, si j'accepte un suivi psychologique qui "prouverait" ma motivation, ils accepteraient de revoir mon cas.
J'accepte donc cette énième humiliation, quelqu'un qui doit juger si je suis "apte" à ne plus avoir d'enfants.
Cette femme psychologue va condenser à elle seule, toutes les humiliations que j'ai eu depuis presque 1 an.
Elle va remettre en doute l'amour que je peux avoir pour ma fille, va me demander ce que je ferais si elle mourait un jour, me demander ce qui se passerait si je quittais mon compagnon et que j'en rencontrais un autre ("aurais-je alors envie d'un enfant avec cette nouvelle personne"), mettre en avant la "vie dissolue" de mon passé et donc me dire que je suis quelqu'un qui change d'avis souvent (!!!)
Et là, j'ai de nouveau explosé, je lui ai demandé de me dire honnêtement si on lui avait demandé de me me faire changer d'avis ( ce qui franchement y ressemblait fort ).
Autant vous dire que la séance s'est vraiment mal terminée et que j'ai abandonné cette idée de passer par les Bluets.
S'en est donc suivi une énorme remise en question, qu'allais-je faire ? Aller à l'étranger ?
Il m'est venu à l'idée de recontacter Essure, j'ai réussi à avoir de nouveau le commercial que j'avais eu quelques mois plus tôt et qui m'avait dirigé vers les chirurgien du 93 qui m'avait mis en face du "si votre fille meurt un jour".
Je lui ai expliqué mon parcours, toutes les discours que j'avais eu.
Il m'a alors donné le contact d'un médecin dans le privé, en m'expliquant que ça avait un prix, mais que justement, ce prix faisait qu'on était parfois plus écouté.
C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de C******** S*******, une femme formidable qui a pris le temps de m'écouter et qui n'a pas remis en doute mon choix.
Après avoir expliqué mon parcours et les raisons de mon choix, elle m'a expliqué certaines choses, a posé quelques questions pour vérifier que ce choix était bien solide.
Et puis elle m'a expliqué qu'il y avait la ligature et Essure.
La ligature pouvait permettre de parfois espérer avoir une grossesse en cas de changement d'avis, mais pas avec Essure, parce que les dégâts sur les trompes sont trop importants quand on retire les implants.
Et là où je me suis rendu compte qu'elle était différente de tous les autres, c'est qu'elle m'a dit "mais de toute façon, vous êtes sûre de votre choix, donc dans ce cas, vu votre décision, vous ne partez pas dans l'optique d'un éventuel retour en arrière" (le chirurgien des Bluets refusait la méthode Essure pour cette raison, trop définitif)
Juillet 2010, l'espoir renaît.
L'opération ne pourra se faire tout de suite, puisque mon cycle ne correspond pas aux jours où elle opère à la clinique Hartman de Neuilly.
Ce sera donc à la rentrée 2010.
Fin août 2010, elle me contacte en catastrophe pour placer rapidement l'opération à cause d'un décret qui passerait et ferait que cette intervention ne serait plus remboursée pour les femmes ayant moins de 40 ans.
L'intervention se fera donc fin septembre et me coutera assez cher, les dépassements d'honoraires sont énormes…
Mais peu importe, au moins ce sera fait.
J'ai eu du mal à me remettre de l'intervention qui a été faite sous anesthésie générale et j'ai eu une dose de cheval, l'anesthésiste est connu pour fortement sédater les patients, même en ambulatoire, pour éviter les douleurs, me confiera une infirmière.
Je suis sortie le jour même, mais heureusement que j'étais accompagnée, j'ai mis plusieurs jours à me remettre de l'anesthésie.
Mon échographie de contrôle devait se faire fin décembre, mais je n'ai pas trouvé le temps de la faire pour le moment, ce devrait être fait début février.
C'est donc la fin de mon expérience terriblement douloureuse sur le chemin de la stérilisation ( ou contraception définitive ).
Pour tout vous dire, j'ai mis plus d'1 an à récupérer des problèmes que j'ai eu avec les stérilet et du stress de mon combat pour obtenir cette opération, j'en suis ressortie épuisée, avec une vision très négative des médecins qui devraient arrêter de penser qu'ils sont tout puissants, heureusement, il reste encore des gens très bien dans la profession.
Est-ce que je regrette ?
Non, je ne regrette aucunement d'avoir fait ce choix, je regrette de m'être laissée imposer des choix qui n'étaient pas les miens, que des médecins m'aient dicté des choses qui ne me convenaient pas.
Je crois qu'ils se retranchent derrière l'âge et le possible changement d'avis pour masquer le fait qu'il est impensable qu'une femme ait une sexualité libre qui ne mène pas à la procréation.
Est-ce qu'il y a le même parcours du combattant quand on veut un enfant, est-ce qu'on demande un suivi psychologique, est-ce qu'on vous met en garde sur le caractère définitif du fait de devenir parent ?
JAMAIS.
Alors qu'il est évident que lorsque l'on devient mère, ce choix est aussi définitif et il n'y a pas de retour en arrière possible, de plus ce choix met aussi en jeux la vie d'une deuxième personne, l'enfant…
J'espère réellement que les choses évolueront et j'encourage toutes celles qui font ce choix à se battre, à en parler, pour faire tomber ce tabou.
J'ai aujourd'hui 33 ans, une fille magnifique, un compagnon avec qui tout se passe bien et je n'aurai plus d'enfant, ces choix je les ai fait, je n'en regrette aucun ! »

source : http://sterilisationchildfree.wordpress.com/2011/02/01/le-non-respect-dun-choix/

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Les enfants mal soignés avec les médicaments en vente libre

Publié le par antoiniste

Les enfants mal soignés avec les médicaments en vente libre
30.08.10 - 07:13

La santé de nombreux enfants est mise en danger par le mauvais usage que font leurs parents des médicaments vendus sans ordonnance, a indiqué lundi une équipe de chercheurs de l'univerité de Sydney.

"De nombreux enfants sont mis en danger par un usage excessif de la part de leurs parents de médicaments pour la fièvre, la toux et les rhumes, disponibles sans ordonnance", conclut l'étude présentée à Lisbonne lors d'une conférence de la Fédération internationale pharmaceutique. "Nous avons été surpris et inquiets de découvrir que certains pensaient que les médicaments étaient sans danger car ils peuvent être achetés sans ordonnance", a déclaré dans un communiqué Rebekah Moles, en charge de l'enquête réalisée auprès de 97 parents et employés de garderies en Australie.

Placés devant plusieurs scénarios, "44% des participants auraient donné une dose incorrecte, et seulement 64% auraient été capables de mesurer avec précision la dose qu'ils avaient l'intention d'administrer". "Seulement 14% des participants ont su réagir correctement face à un cas de de fièvre", ont établi les chercheurs.

Selon le rapport annuel 2008 du Centre d'information sur les poisons de la région australienne de la Nouvelle-Galles du Sud, 48% des 119.000 appels reçus concernaient un "surdosage accidentel d'enfants", dont 15% ont dû être hospitalisés, soulignent les auteurs de cette étude. "L'Australie n'est probablement pas un cas isolé", estiment les enquêteurs, convaincus que "l'usage inapproprié de médicaments chez les enfants est répandu dans le monde".

Belga

source : http://www.rtbf.be/info/articles/les-enfants-victimes-du-mauvais-usage-de-medicaments-sans-ordonnance

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Maxence van der Meersch - Une idole de notre époque

Publié le par antoiniste

    Les nécessités de la production, cette idole de notre époque, lui imposeront la vie dans les villes, une oxygénation pulmonaire effroyablement insuffisante, des horaires de travail absurdes (travail de nuit, travail par brigades de huit heures qui laissent des loisirs trop long parce qu'on a tendance à en abuser). Horaires bousculés à tout bout de champ, soit pour assurer la relève d'une équipe, soit pour satisfaire aux complications de la production d'énergie électrique. [...] Il vivra dans un décor de faubourg, dans le fracas d'une grande cité, sans autres distractions possibles que le cinéma, la T.S.F. et le café. Une publicité démesurée lui implantera dans le crâne les vertus de la « Gitane » ou de la « Celtic », du rhum Négrita, de la margarine, des fortifiants pharmaceutiques, des conserves, des charcuteries, des confiseries, de la Coca-cola ou de l'Aspro. Il sera pour toute sa vie le prisonnier de la ville, paralysé par le manque d'argent, de connaissances, d'expérience, par les enfants à élever, par peur d'un risque énorme à courir s'il lâche son gagne-pain sans l'absolue certitude de pouvoir s'adapter à une existence nouvelle. La majeure partie des ouvriers n'a jamais plus, de vant elle, que la valeur du gain d'une semaine. Allez, dans ces conditions, dire à un homme de retrourner à la terre ! Allez simplement lui dire d'ajouter des fruits, des entremets, du fromage, des salades, du beurre frais, à ses menus ! La malheureuse qui court de l'usine à sa maison pour fricasser hâtivement sur un réchaud le repas de ses gosses, ne serait-ce pas insulter à sa misère que d'exiger d'elle le long et minutieux épluchage et la lente cuisson des légumes, des fruits ? Le peuple est l'esclave de la production. Peut-être jouira-t-il plus tard, dans quelques générations, du résultat de l'esclavage présent. Je ne sais. L'habitude d'inverser les termes et de faire de l'homme le serviteur de la machine semble désormais terriblement ancrée dans les esprits, et n'y éveille même plus la moindre révolte. En attendant, en tout cas, entre le sacrifice de la production et le sacrifice du producteur, le choix est invariable et immédiat.

Maxence van der Meersch, Pourquoi j'ai écrit « Corps et Âmes », p.257-58
(Histoire et théories du Dr Paul Carton) - Albin Michel, Paris, 1956

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Nantes - Une Mission d'Antoinistes (Le Petit Journal 10-11-1929 N°24405)

Publié le par antoiniste

Une mission d'« antoinistes »
La « Mère Antoine », 80 ans, était là...
    Nantes, 9 Nov. - Un curieux cortège de pèlerins belges a débarqué à Nantes, ce matin, amenant de Liége cinq cents Antoinistes venus assister à la consécration d'un temple édifié à Chantenay où un petit noyau d'adeptes constitue la religion antoiniste, que fonda jadis Antoine, ouvrier mineur métallurgiste à Jemmeppe-sur-Meuse. Avec leurs longues robes noires et leurs chapeaux demi haut de forme à bords plats, les frères provoquèrent une vive curiosité. Les femmes sont simplement vêtues et drapées dans de grands manteaux, elles sont coiffées d'un chapeau recouvert d'un voile de deuil. La mère Antoine, femme du fondateur de l'antoinisme, est venue, malgré ses 80 ans, présider la cérémonie.
Le Petit Journal du 10 Novembre 1929
source : Gallica

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