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William Penn - l'esprit donne l'explication à chacun pour soi

Publié le par antoiniste

    L'écriture est le texte, l'esprit donne l'explication, et il la donne à chacun pour soi.

William Penn, Histoire abrégée de l'origine et de la formation de la société dite des Quakers (1839), p.14
source : Google Books

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Simone Weil - La réalité hors du monde

Publié le par antoiniste

« Il y a une réalité située hors du monde, c’est-à-dire hors de l’espace et du temps, hors de l’univers mental de l’homme, hors de tout le domaine que les facultés humaines peuvent atteindre. A cette réalité répond au centre du cœur de l’homme cette exigence d’un bien absolu qui y habite toujours et ne trouve jamais aucun objet en ce monde. (…) De même que la réalité de ce monde-ci est l’unique fondement des faits, de même l’autre réalité est l’unique fondement du bien. C’est d’elle uniquement que descend en ce monde tout le bien susceptible d’y exister, toute beauté, toute vérité, toute justice, toute légitimité, tout ordre, toute subordination de la condition humaine à des obligations. »

Simone Weil, Écrits de Londres, p. 74
source : wikipedia

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Marcel Moreau, Monstre - Les Abîmes

Publié le par antoiniste

    Celui qui s'émerveille des performances technologiques est déjà un homme perdu pour les vraies connaissances, vertigineuses, celles auxquelles nous invite le mystère humain, charnel, spirituel, ces abîmes dont l'exploration fut à peine commencée et resta en l'état, par excès de raison, d'humanisme, par haine de la folie.

Marcel Moreau, Monstre (1986), p.15 - Les Abîmes
Luneau Ascot Editeurs, Paris

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Rudolf Steiner - La pensée est un fait

Publié le par antoiniste

    Il y aura des gens pour objecter que la justesse ou la fausseté de nos pensées sont choses impossibles à certifier, et que, par conséquent, notre point de départ est suspect. C'est là faire preuve d'un aussi maigre bon sens que si l'on se demandait, pris de scrupules : Cet arbre est-il juste ou faux ? La pensée est un fait. Parler de la justesse ou de la fausseté d'un fait, c'est un non-sens. Tout ce qu'on peut faire, c'est douter que la pensée soit employée avec justesse, comme on peut douter qu'un arbre fournisse de bon bois pour la fabrication d'un outil vraiment pratique.

Rudolf Steiner, La Philosophie de la liberté, 1918 (p.57)
source : Gallica

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Raymond Devos - Le pied de vigne ou l'imagination de la matière

Publié le par antoiniste

La métempsycose, ce la existe !
Avant 'dêtre ce que nous sommes,
nous avons tous été quelqu'un d'autre
ou quelque chose d'autre,
dans une vie antérieure.
Il y a des témoins.
Je peux vous en citer trois.
Il y a d'abord mon voisin de palier, le fruitier !
Eh bien, dans une vie antiérieure,
il a été un figuier.
Puis sur le même palier, la fleuriste !
Elle a été "rosier" dans une autre existence.
Et le troisième témoin, c'est moi !
A la même époque, la tertiaire,
J'étais un pied de vigne.
Nous étions tous trois voisins d'espalier.
Nous menions une vie végétative.
A ma droite, le rosier !
A ma guache, le figuier !
Moi, entre eux, je me tenais comme ça...
sur un pied... (Il s'y met).
J'étais tout noueux, tout tordu,
tout maigrichon !
J'avais l'air d'un épouventail...
JJe faisais peur aux oiseaux...
Alors que le figuier, lui les atirait !
Je me disais : Qu'a-t-il de plus que moi ce figuier,
a part ses figues ?
(Il n'y a là aucune arrière pensée).
C'était un figuier... Il avait des figues...
Je dis "des figues".
C'eût été un chêne, j'aurais dit : "des glands".
Qu'est-ce qu'il avait de plus que moin
ce figuier, à part ses deux figues ?
Il n'en avait que deux !
J'aurais dit : "trois", on aurait dit : il esagère !
Non ! Ce qu'il avait de plus que moi, ce figuier,
c'était des feuilles... de belles feuilles vertes !
C'est alors que l'idée me vint de me faire une feuille
bien à moi, qui ne ressemblerait à aucune autre feuile.
Aussitôt, je me suis mis à penser "feuille"...
Ah, l'imagination de la matière !
Combien de rêves de feuille il m'a fallu faire
avant d'en voir une se cristalliser, se matérialiser,
prendre forme !
Ah, la belle feuille !
Je la baptisais aussitôt "feuille de vigne".
Je l'ai tout de suite placée au bon endroit, d'instinct !
Vous me direz : "Vous n'aviez rien à cacher ?"
Certes, Mais je n'avais rien à montrer non plus !
Alors que le rosier arborait à chacune
de ses boutonnières
une rose... odorante... d'un beau rouge vif !
C'est alors que l'idée me vint de me faire une fleur
bien à moi, qui ne ressemblerait à aucune autre.
Aussitôt, je me suis mis à penser "fleur".
Ah, l'imagination de la matière !
Combien de rêves de fleur il m'a fallu faire
avant d'en voir ue se cristalliser, se matérialiser,
prendre forme !
Ah... la vilaine fleur !
Mi-figue, mi-raison !... Bisexuée !
De nos jours, la bisexualité chez les lfeus,
personne n'y trouve à redire...
Mais à l'époque, être à la fois la fleur de la femelle
et la fleur du mâle (mal), c'était plutôt mal accueilli !
Elle était comme ça...
(Il reprend la même attitude que pour le pied de vigne).
Tout nouée, toute tordue, toute mauigrichonne...
Ah, ce n'était pas la fine fleur, mais...
c'était ma fleur...
- Je ne pouvais pas la renier ! -
Je l'ai glissé sous ma feuille...
Et c'est là que bien au chaud, à l'abri des regards,
ma fleur à fructifié...
Et par un beau matin ensoleillé, ma fleur s'est
métamorphosée en un beau grain de raison...
Un seul, oui !
Mais...
(Il en indique la grosseur).
Disons...
(Il ramène la grosseru de son raison à de plus justes proportions).
Vermeille était sa couleur,
ronde sa forme, juteuse sa substance !
Ah, l'imagination de la matière !
J'avais, à partir d'un désir cent fois caressé...
fait naître charnellement ce superbe grain de raison.
C'étai alors que je vis arriver pour la premier fois
une espèce de petit bonhomme barbu,
avec une hotte sur le dos.
Tout d'abord, j'ai cru qye c'était le père Noël.
Et puis nons, c'était saint Emilion...
Il a sorti un sécateur et clac ! (dans le vif du sujet).
On a beau être de bois...
... J'en ai eu le soufffle coupé...
J'avais perdu de ma superbe.
Savez-vous comment a fini mon beau grain de raison ?
Piétiné... écrasé sous les pieds d'un dénommé
Bacchus qui dansait la bourrée !
Et c'est ainsi que je suis devenu "vin".
Evidemment, vous allez me dire :
"Monsieur, est-ce que tout cette histoire
de pied de vigne dans une vie antérieure
ne serait pas plutôt le fruit de votre imagination,
un jour où vous étiez dans les vignes du Seigneur ?"
Peut-être !
Mais alors... comment expliquez-vous que dans ma famille,
depuis des générations et des générations,
on ne trouve que des vignerons...
et qu'ils ont tous un petit grain quelque part,
de la grosseru??? d'une figne ?
D'ailleurs, si vous voyez mon arbre généalogique...
il est comme ça...
tout noueux,
tout tordu,
tout maigrichon !
Mais au bout de chaque branche...
il y a...
une rose !

Raymond Devos, Matière à rire, L'intégrale
Olivier Orban, Paris, 1991 (p.11)

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One World, One Dream

Publié le par antoiniste

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Marcel Moreau, Monstre - Une fête pour l'esprit

Publié le par antoiniste

    L'univers ainsi mis au jour eût pu être une fête pour l'esprit, une promesse dionysiaque si la lucidité ne s'était évertuée à le corrompre pour toujours.

Marcel Moreau, Monstre (1986), p.12 - Une fête pour l'esprit
Luneau Ascot Editeurs, Paris

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Mary Shelley - Frankenstein - Bonheur

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    La lumière, le toucher, la conscience passeront ; et c'est en cette condition que je trouverai mon bonheur.

Mary Shelley, Frankenstein (p.319)
Flammarion, Paris

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Maxence Van der Meersch, Masque de chair - Inexplicable mélange de bien et de mal

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    « Tartufe ? » Non. Ce doit être là tout l'homme, double, complexe. inexplicable mélange de bien et de mal, de roueries et de sincérité. Détruisant ce qu'il voulait servir, rêvant de bien et faisant le mal, infiniment retors, compliqué et misérable, parce que conscient de sa duplicité. Et souvent incapable d'être autre chose ! Empoisonné par lui-même !

Maxence Van der Meersch, Masque de chair
Albin Michel, Paris, 1958 (p.155)

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Comment nos sens nous trompent - Les daltoniens aussi perçoivent le monde, mais pas le même que nous

Publié le par antoiniste

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