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Praga, ancien quartier des industries, renaît (LE MONDE - 08.06.05)

Publié le par antoiniste

photo : Praga - bâtiment de 1861-1866 (le plus ancien)(klubciconia.ptaki.info.pl)

Praga, ancien quartier des industries, renaît en devenant le rendez-vous des artistes
Week-end à Varsovie
LE MONDE | 08.06.05 | 13h03  •  Mis à jour le 08.06.05 | 13h03

    N'importe quel buveur zigzaguant dans le quartier de Praga, à Varsovie, vous dira que le bâtiment en briques rouges, sis aux numéros 27 à 31 de la rue Zabrowska, abrite la distillerie de vodka Koneser. C'est vrai, mais incomplet. Ce site industriel datant de la fin du XIXe siècle est aussi, depuis peu, le siège d'une galerie de photos cachée dans un recoin. Praga la malfamée, Praga l'ouvrière s'encanaille avec des artistes.
    Praga fait face à la vieille ville de Varsovie, sur l'autre rive de la Vistule dont les flots sauvages coupent la capitale de la Pologne en deux. Praga est l'antithèse du centre dit historique reconstruit sur les ruines laissées par les nazis. Déambulant dans Praga, on imagine la Varsovie d'avant. La rue Zabrowska, par exemple, son café Pinguin au rez-de-chaussée d'une maison basse si typique d'Europe centrale, ses trottoirs ombragés l'été par des platanes, sa voie pavée tranchée en son milieu par les voies des tramways rouge et jaune.
    C'est à Praga que l'Armée rouge était stationnée à la fin du conflit et observa, l'arme au pied, l'écrasement du soulèvement de Varsovie par les Allemands. Puis ce furent les années de l'industrialisation à marche forcée, durant lesquelles les ouvriers se rapprochèrent des artisans établis dans ce quartier.
    Ensuite la liberté, chèrement payée par les laissés-pour-compte de la transition, ce lot de désoeuvrés, de chômeurs et d'alcooliques qui errent dans Praga. Ce marché russe, sans doute l'un des plus grands bazars d'Europe, établi dans un stade désaffecté, offrant des produits de seconde zone le plus souvent en provenance d'Asie. La mauvaise réputation du quartier n'est pas totalement surfaite. « C'est notre triangle des Bermudes. Parce que les voitures et les gens y disparaissent sans explication ! », rigole Roman Wozniak, professeur de sculpture à l'Institut des beaux-arts de Varsovie et directeur du théâtre d'avant-garde Academia.
    Il est l'un des artisans de la renaissance du quartier grâce au « festival (annuel) des voisins » qu'il a créé. Depuis trois ans, chaque mois de juillet, il fait sortir l'art dans la rue et découvrir des endroits insoupçonnés dans cette capitale a priori rébarbative, où les buildings construits pendant le boom économique des années 1990 ou la grisaille des immeubles socialistes écrasent ce qui reste d'authentique. Les premiers à réagir ont été les artistes attirés à Praga par le volume de certains sites et le prix du mètre carré, inférieur de moitié à la moyenne de la capitale.
    Les guides touristiques qui déconseillaient encore récemment de s'aventurer la nuit dans le coin doivent se remettre au goût du jour. Aujourd'hui, personne ne peut ignorer la Fabrika Trzciny, ses 2000 m2 d'anciens abattoirs reconvertis en galerie, bar, salle de défilés et bientôt restaurant, par un très entreprenant producteur de musique. Une brise s'est levée, pas encore un raz-de-marée, mais « Praga devient à la mode », pour le plus grand bonheur de Roman Wozniak.
de notre correspondant Christophe Châtelot
Article paru dans l'édition du 04.03.04.

source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3546,36-658118@51-657035,0.html


    Balade dans le quartier de Praga, de l'autre côté de la Vistule, avec Bartek Chacinski, co-auteur de "Varsovie en mouvement - des innovateurs dans la villle". (Présentation : Frédéric Mitterrand. Date : 01.04.2005. Durée : 00:05:40. Auteur(s) - producteur(s) : Philippe Sommet TV5/MONDE).
http://www.tv5.org/TV5Site/webtv/video-3461-24h_a_Varsovie_Praga_un_quartier_qui_bouge.htm

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Prière quotidienne du Positivisme et le Cinquième Principe

Publié le par antoiniste

    Dans le rituel des Prières quotidiennes (de la religion positiviste d'Auguste Comte), ont pris place en effet les phrases qui font de Clotilde une moraliste, dont certaines maximes sont devenues célèbres. La première de toutes, celle que nous savons qui est passée en proverbe de l'esthétique littéraire et qui renversait tout le romantisme, apprenons que c'est Auguste Comte qui la recueillit le premier :

    Il est indigne des grands coeurs de répandre le trouble qu'ils ressentent.

                                             (Sa Lucie, publiée le 20 juin 1846).


André Thérive, Clotilde de Vaux, ou la déesse morte,
Chap. XVIII, L'Apothéose, p.205
Albin Michel, Paris, 1957


    On peut rapprocher ce proverbe positiviste de la fin du Cinquième Principe :
    "Voyez le mal plutôt en vous qu'en lui : il en sera le remède souverain".

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Question de n°17 (1977)

Publié le par antoiniste

Auteur :     Louis Pauwels (Directeur), Hélène Renard (Rédactrice en chef)
Titre :     Question de [spiritualité, tradition, littérature]
Editeurs :    n°17 - bimestriel - mars-avril 1977, France
Sommaire :
But
Origine
Fondateur
Impact
Enseignement proposé
Une pratique spirituelle
Structure de l'organisation
Bibliographie

    Evoque l'antoinisme aux pages 53-54 dans le Dossier : sectes, mouvements, écoles (les pages dans mon exemplaire son interverties, sa description se retrouve donc mélangée à l'Ordre Rose+Croix A.M.O.R.C.).

    Cette revue de spiritualité dirigé par le journaliste et écrivain français, né en Belgique, nous offre une description neutre du culte antoiniste. Mais encore une fois on ne peut que regretter les nombreuses erreurs habituelles. Le But est claire et dans le vrai :
    "L'éthique antoiniste s'offre comme une voie de libération fondée sur la foi et le désintéressement, en dehors de toute idée de religion et d'endoctrinement. Entraide, solidarité spirituelle et humaine, disponibilité et accueil, tels sont ses buts."
    Son Origine est bien décrite, étant très courte (3 lignes), par contre dans le Fondateur on lit :
- "d'une santé fragile, il ne restera pas à la mine", raccourci qui élude la première expérience mystique de Louis Antoine bien décrite par Robert Vivier, sa lampe de mineur s'éteignant...
- "sa compétence lui vaut d'être appelé en Prusse orientale (or s'est au Royaume de Prusse qu'il se rend en 1871) puis en Pologne. Il y restera avec son épouse près de treize ans (en fait environ 11-12 ans). De retour en Belgique en 1892 (en fait en 1884) avec d'importantes économies, ils s'installent à Jemmapes" (en fait Jemeppe[-sur-Meuse]).
    Dans l'Impact, on parle de temples en Suisse, en Italie, au Brésil, en Angleterre, or, même si on a vite fait d'appeler une salle de lecture un temple (comme au Brésil), il n'y eut jamais de consécration dans ses pays.
    L'Enseignement proposé décrit bien la doctrine : "C'est un code de morale universelle. Il figure dans deux ouvrage dictés par le Père Antoine. On peut le résumer ainsi :
- Dieu est en l'homme, il faut le découvrir en soi-même ;
- il faut respecter toute croyance et ne rien imposer ;
- prêcher la morale est vain, il faut la vivre ;
- la charité est un devoir ;
- la solidarité est la loi de l'homme.
    L'homme est perverti par une fausse intelligence. Il ne voit que la matière, source de douleur, car illusion. Il faut se dégager de la matière pour connaître la paix intérieure."
    Dans Une pratique spirituelle, on lit ce qui est distribué dans les temples : "Les tempes sont ouverts à tous. Tout se fait par la prière. Toute liberté est laissée à chacun, on y vient aussi souvent et autant que l'on en ressent le besoin, soit pour demander assistance, soit pour s'instruire et vivre la morale du père."
    La Structure de l'organisation est bien décrite et n'évoque pas encore la dissension entre les temples avec et sans photos.
    Puis la Bibliographie donne à lire les sources habituelles : L'Enseignement du Père, Debouxhtay et Robert Vivier.

    Voilà donc une description qu'on aimerait à lire plus souvent, même si elle reste par trop neutre (on ne nous dit même pas si le culte fait partie des sectes, des mouvements ou des écoles), et on est lassé de lire toujours les mêmes erreurs dans la biographie (même si celles-ci ne compromettent pas la compréhension du reste).

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Romain Rolland - l'Introversion des peuples d'Occident

Publié le par antoiniste

    Les conclusions qu'on prétend tirer de la passivité sociale de l'Inde mystique sont entièrement erronées : on prend ici pour la cause ce qui n'est que l'Erstatz. La dévitalisation physique et morale de l'Inde pendant plusieurs siècles tient à de tout autres raisons de climat et d'économie sociale. Mais son intériorisation, où s'est réfugié le feu de sa vie menacée, va être, sous nos yeux, le principe même de sa résurrection nationale. Et l'on verra, avant peu, quel brasier d'action est cet Atman, qu'elle couve en elle depuis quelque mille ans. Je souhaite aux peuples "extravertis" d'Occident de retrouver au fond d'eux les mêmes sources d' "introversions" active et créatrice. Sinon, je ne donnerais pas cher de leur avenir ; et leur technique gigantesque, bien loin de suffire à les protéger, achèverait de les anéantir.
    Mais je ne suis pas inquiet. Les mêmes sources dorment au fond de l'âme d'Occident. A l'avant-dernière heure, elles resurgiront.

Roman Rolland, La Vie de Vivekananda et l'évangile universel, p.310-311
Stock / Monde ouvert, Paris, 1930, 1977

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Soigner au XIXe siècle, médecine et thérapeutique des ''simples''

Publié le par antoiniste

    Faute de pouvoir soigner les maladies, la médecine du XIXe siècle s'est employée à les prévenir. D'où le rôle central qu'y joue l'hygiène publique. Se donnant pour mission de supprimer les foyers d'infection qui minent la société, elle s'étend à tous les domaines : égouts et voiries, orientation et hauteur des bâtiments, alimentation et travail, pollution industrielle et urbaine, prisons, casernes, hôpitaux, mais aussi prostitution, alcoolisme, crimes, suicides, etc.
Les préconisations des hygiénistes sont toujours les mêmes : faire circuler l'air et l'eau, désinfecter, vacciner. Mais ces avis ne sont pas toujours suivis d'effets. Dans nombre de pays européens, la vaccination et la revaccination sont obligatoires.
Quatrième de couverture de : Gérard Jorland, Une Société à soigner, Hygiène et salubrité publiques en France au XIXe siècle, 368 pages, Collection Bibliothèque des Histoires, Gallimard, 2010
source :  http://www.gallimard.fr/Vient_de_paraitre/gallimard-cgi/appliv1/ind_ouvrage?ouvrage=0010066784006407303300000

    « Au demeurant, les méthodes médicatrises des gens de l’art de ce pays ne sont guères plus compliquées que celle des bergers de la montagne ; elle consistent dans ces trois choses, purger, saigner, et diète absolue : la saignée est surtout en si grande vogue, que, comme les médecins ne savent que l’ordonner et ne la pratiquent pas, ce sont les chirurgiens qui, en concurrence avec les rebouteurs pour les cas chirurgicaux, extrêmement rares, qui se présentent, sont presque les seuls en possession de la médecine interne » (François-Emmanuel FODERE, Voyage aux Alpes-Maritimes, Tome Second, op. cit., p. 293-294.).
source : http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/45/52/43/PDF/La_pratique_medicale_dans_les_Alpes-Maritimes_au_XIXe_siecle_ou_l_idee_d_une_medecine_a_plusieurs_visages.pdf.

    Tandis que la médecine se détache définitivement de la philosophie pour entrer dans l'ère moderne, la somme des connaissances et des découvertes médicales acquises entre 1800 et 1895 dépasse celle qui a été accumulée pendant les millénaires antérieurs. La clinique, la chirurgie et la physiologie progressent à pas de géant, laissant toujours à la traîne la thérapeutique, qui devra attendre le XX e  siècle pour devenir crédible. Pourtant, en moins d'un siècle, l'examen clinique, l'anesthésie, l'antisepsie, la bactériologie et, enfin, la radiologie bouleversent le pronostic médical et permettent d'allonger l'espérance de vie. [...] 
    Le chemin parcouru par la médecine au cours du XIX e  siècle est immense, surtout en physiologie et en clinique. En un siècle, les nosographies confuses et les systèmes auront disparu au profit d'une médecine objective, à laquelle manque encore la réussite thérapeutique, car de grands fléaux - tuberculose, fièvre typhoïde, grippe, choléra, peste - ravagent encore le monde.
source : http://www.memo.fr/article.asp?ID=THE_SCI_007#Som5

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Le Grand guérisseur de l'humanité & L'Enseignement du Christ

Publié le par antoiniste

    Dans Que deviennent-ils ? (1980) de Francis Kinet, on apprend qu'
    "A l'occasion de la Consécration du Temple de Monaco, le 14 décembre 1913, on découvrit une nouvelle inscription en langue française et italienne : "Le Père, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi".
    Ces inscriptions subsistent toujours à l'heure actuelle" (p.80).
    C'est toujours le cas actuellement.

    Par ailleurs, dès Novembre 1912, on lit dans l'Unitif, deuxième année, n°3 : "L'Enseignement du Père, c'est l'enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi". Cette affirmation sera désormais placée dans les temples, et dans les publications antoinistes. Elle est encore en usage de nos jours dans les temples français. Cette inscription sera reprise au début de la première édition du Développement (Historique du Culte Antoiniste, p.60 et 61).
    On apprend dans le même Historique du Culte Antoiniste que c'est en novembre 1913 qu'on décide, à la demande de certains adeptes, de placer désormais dans les Temples et les cabinets de consultation, un panneau portant cette inscription (p.64). Il était porté en procession pour les fêtes antoinistes.
    Le Sciences et Voyages n°9 du 1er janvier 1919, présentant 'une religion curieuse', l'antoinisme, illustre son article d'une photo de l'extérieur du temple de Monaco et de Mère opérant du haut de la tribune avec cette inscription.
    En 1925-1926, Mère, sentant que la pensée des adeptes et des affligés s'appuyait plus sur le guérisseur du Temple que sur le Père, fit placer dans tous les temples l'image du Père ANTOINE au milieu de la tribune, à la place de l'emblème qui fut déporté sur la gauche. Elle fit placer également cette image dans les cabinets de consultation. Cette image, dessinée par le frère Tinlot portait la mention suivant : LE PÈRE ANTOINE   LE GRAND GUÉRISSEUR DE L'HUMANITÉ POUR CELUI QUI A LA FOI (p.69).
    EN 1929-1930, Mère fit placer sur l'image du Père se trouvant dans les Temples, l'inscription suivant : LE PÈRE FAIT L'OPÉRATION, en remplacement de l'inscription initiale citée plus haut (p.72).

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Seraing autrefois (2010)

Publié le par antoiniste

Titre :     Seraing autrefois
Auteurs :    Yannik Delairesse et Michel Elsdorf
Editions :    Noir Dessin Production, 232 pages, 400 photos, 2010

    Cf. le reportage de RTC Télé-Liège : http://www.rtc.be/content/view/1390656/443/

    Evoque l'antoinisme en carte postale aux pages 166-168 :
- Louis-Joseph Antoine, né à Mons-lez-Liège, en 1846. Il travailla comme mineur puis comme ouvrier à Cockerill. Il est le fondateur du culte qui porte son nom [photo du Père la main levée comme pour l'Opération] ;
- La maison qu'Antoine le guérisseur habitait au coin des rues Rousseau et des Tomballes à Jemeppe. Le mouvement Antoiniste fut reconnu comme fondation d'utilité publique en 1922 [carte postale des quatres ruelles, avec le temple] ;
- Après avoir développé des dons de guérisseur et de médium, il se fait appeler "le Père", fonde une nouvelle religion "l'Antoinisme" et construit un temple à Jemeppe [photo du café au coin et du temple] ;
- Intérieur du temple Antoiniste de Jemeppe. C'est son épouse, surnommée "la Mère" qui poursuivra la direction du culte. Elle décédera, à son tour, en 1940 [photo de l'intérieur du temple, qui servait encore pour les réunions de moralisation des Vignerons du Seigneur, sans l'Auréole de la Conscience] ;
- Sortie d'une réunion dans le temple Antoiniste de Jemeppe de la rue des Tomballes. Les membres de ce nouveau culte faisaient partie de toutes les classes de la société [photo du café du coin et du premier local construit par Louis Antoine pour les réunions des Vignerons du Seigneur].

    En page 55, une faute s'est glissé dans le texte, car on dit qu'un temple antoiniste fut construit en 1870 dans la rue Fransisco Ferrer à Seraing. Il s'agit bien sûr du temple protestant (comme nous le dit la page suivante).
    En page 82, on voit une carte postale présentant la Belle Pierre de Seraing, avec le Temple antoiniste derrière. La description n'évoque que l'histoire de la Belle Pierre.

source : http://portfolio.sudpresse.be/main.php?g2_itemId=619035

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Spiritisme - Origine historique de l'autel spirituel

Publié le par antoiniste

    L’autel spirituel est un élément syncrétique qui a été adopté par les santeros pendant les dernières décennies du XIXème siècle. Le spiritisme scientifique crée par Allan Kardec  a été complètement accepté, à cette époque, par les blancs cubains et leurs pratiques très largement diffusées sont devenues une espèce de jeu de salon.
    Ces pratiques étaient vues par les noirs chez les blancs et elles ont attiré profondément leur attention. Petit à petit les afro-américains les ont adoptées dans leurs rituels religieux. Le déclenchement de ce fait, fut peut-être, la disparition progressive, chez les adeptes de la santeria, d’une figure fondamentale dans la vénération des eguns ou défunts, les prêtres appelés egungunes, qui étaient consacrés au culte des morts. Leur fonction était de s’occuper des cérémonies funéraires et l’ultérieure attention qu’on doit offrir aux défunts. Ils possédaient tous les secrets de l’adoration à egun selon les traditions africaines mais ce sont très peu d’entre eux qui sont arrivés à Cuba et encore moins ceux qui ont appris le métier une fois sur l’île.
    On disait que la réalisation de ces cérémonies avait des conséquences néfastes car si celles-ci ne se faisaient pas correctement, l’officiant prenait des risques pour sa vie. Peut-être pour cela, seulement quelques santeros qui sont nés à Cuba ont appris le métier et dans une courte période de temps, les egungunes ont disparu complètement. L’absence de ces personnages a crée un grand vide dans le culte à egun dans la santeria et il a été plus facile d’assimiler les pratiques de ce qu’on appelait le spiritisme scientifique, qui était très à la mode en ce moment, parce qu’elles n’impliquaient aucun risque pour les personnes qui servaient de médium.
    A cette époque là, les afro-américains et leurs descendants se mélangeaient aux cubains blancs et beaucoup d’entre eux s’étaient rapprochés de la santeria de façon active. Ainsi les pratiques du spiritisme scientifique, mais pas sa doctrine, ont été assimilées par la santeria. L’adoption de l’autel spirituel, chez les afro-américains cubains, fut assez simple car beaucoup d’esclaves et leurs descendants avaient acquis l’ancienne habitude catholique de s’occuper de leurs défunts en mettant un verre d’eau et une bougie et donc, l’intégration de l’autel avec plusieurs verres d’eau n’a posé aucun problème. La diffusion de l’usage de l’autel et de la messe spirituelle a continué et aujourd’hui c’est devenu un élément rituel d’une grande signification.
    Le mot espagnol pour désigner l’autel était « bóveda espiritual » et il a été adopté parce qu’il y a longtemps  les morts étaient enterrés dans les cryptes des églises qui avaient un toit en forme de voûte, « bóveda » en espagnol.
    L’utilisation de l’eau dans des verres ou des coupes pour vénérer les défunts est une pratique qui fut récupérée par Allan Kardec au moment d’appliquer l’autel au spiritisme scientifique et qui fut aussi adoptée par d’autres courants spirituels. Elle est connue comme « donner à boire au défunt ».

source : http://www.santeria.fr/index.php/Origine-historique-de-lautel-spirituel/34/

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The holy Bible for the 21st Century - Good and Evil

Publié le par antoiniste

GOOD AND EVIL

    1 "And God was &everything& that he had made, and, behold, it was very good." Genesis 2:31. For thoe who believe in the validity of the Bible, here is absolute prrof that God considers all of creation very good. It is man w conjured up the idea of evil. Consequently, man can abolish it by a simple chane in attitude.
    2 Good and bad, positive and negative exist only because we separate &WHAT IS& into two categories. They are really one and the same.
    3 How we perceive things is entirely up to us. No one or no thing can make a happy person mad, if they have their mind set on being happy.

Life is what you make it, by Jennifer Starn
in The holy Bible for the 21st Century, p.10
printed by the Universal Life Church

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Zamenhof et la religion

Publié le par antoiniste

    Tournons nous vers l'image du monde religieux de Zamenhof. Comme on peut le conclure de cette déclaration, l'espéranto est une langue neutre religieusement et d'un point de vue idéologique ; apprécier l'espéranto ou appartenir à des groupes espérantistes n'oblige en rien à être d'accord avec son image du monde.
    Zamenhof n'était pas chrétien, mais appréciait la foi chrétienne et les autres religions qui étaient ouvertes au dialogue et au travail commun. Sa mère était une juive pieuse et son père était athée. Zamenhof raconte à propos de son évolution religieuse :
    Dans mon enfance, je croyais en Dieu et à l'immortalité de l'âme, dans la forme que me montrait ma religion de naissance. Je ne me souviens pas très précisément à quelle période de ma vie je perdis la foi ; mais je me souviens que le plus haut degré de mon incroyance se situa pour moi à l'âge de 15-16 ans. Ce fut aussi la période la plus tourmentée de ma vie. A mes yeux, la vie dans son entier avait perdu tout sens et toute valeur.
    A l'âge de 17 ans, il ressenti quelque chose de nouveau : "Je ressentis que la mort n'était peut-être pas une disparition." Se forma alors en lui la croyance en un "mystère potentiel et sans corps" qui était en même temps une "grande source d'amour et de vérité", comme il l'écrivit en 1905 dans son poème "Prière sous la bannière verte". Il prit conscience de l'impact positif que peuvent avoir les croyances religieuses sur un homme :
    Un enfant de père ou de mère officiellement sans religion ne peut ressentir dans son cœur ni un tel bonheur, ni une telle chaleur, que ceux apportés aux autres enfants par le lieu de culte, mais aussi les traditions religieuses et la possession de Dieu dans le cœur. Combien cruelle est la souffrance d'un enfant d'incroyant lorsqu'il voit un autre enfant, même pauvre, mais le cœur heureux, aller dans son lieu de culte, alors que lui, l'enfant d'incroyant n'a ni règlement pour le conduire sur le chemin de la vie, ni fêtes, ni mœurs !
    Et devant des jeunes chrétiens, il raconta : "Je suis juste un homaraniste hébreux de libre pensée ; et pourtant... existe-t-il quelque chose de plus beau au monde que de suivre les enseignements de Jésus ?"
   
    Une sorte de conviction religieuse fit désirer à Zamenhof un monde dans lequel régnerait l'amour, la vérité et la paix. Il exprime cela le plus clairement possible dans sa "Prière sous la bannière verte".

source : http://users.skynet.be/maevrard/esperanto.htm

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