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Vue de Varsovie à Prague, Zygmunt Vogel (1764-1826)

Publié le par antoiniste

source : wikipedia

    Vue de Varsovie sur l'autre rive de la Vistule et du village de Praga (à gauche sur l'image). On distingue bien l'Eglise Notre-Dame de Lorette à Varsovie (Kościół Najświętszej Matki Bożej Loretańskiej w Warszawie) et le Monastère de l'Ordre des frères mineurs (Klasztor Bernardynów).

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Mapa Pragi 1809-détail

Publié le par antoiniste

source : dziedzictwo.polska.pl

    Un plan détaillé datant de 1809 du village de Praga : une rue principale et une artère allant vers le retranchement militaire. Les fortifications nord de Varsovie ne protège pas encore le village.

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Plan Pragi 1825-détail

Publié le par antoiniste

source : warszawa1939.pl

    En 1825, les fortifications de Varsovie n'entourent pas le village de Praga.

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Plan Lindley de Praga (1911)

Publié le par antoiniste

source : dziedzictwo.polska.pl

    Le centre de Varosvie se trouve de l'autre côté de la Vistule, en bas à gauche sur l'image.

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Plan Lindley de Praga - ulica Stalowa (1911)

Publié le par antoiniste

source : dziedzictwo.polska.pl

    Vue de la rue Stalowa en 1911. On voit bien le caractère ouvrier du quartier de Praga. L'emplacement de l'Usine métallurgique où travailla Louis Antoine se situe en haut à droite [où on lit Rog Stalowe, "fin de la rue de l'Acier"]. Cliquez ici pour agrandir l'image.

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Disciple d'Antoine à Athus

Publié le par antoiniste

Le tribunal correctionnel d'Arlon vient de condamner à une amende de 52 francs, pour exercice illégal de l'art de guérir, un nommé C..., qui depuis quelque temps s'était installé à Athus et se disant disciple d'Antoine le Guérisseur, soignait de nombreuses personnes malades. C... avait réuni une nombreuse clientèle. Il a quitté Athus et n'a pas comparu devant le tribunal.

L'Avenir du Luxembourg du Samedi 6 Juin 1914
21e année, N°131
source : http://mara.kbr.be/KBR_DL/press/external/multipage/JB421/1914/KB_JB421_1914-06-06_01_000.pdf

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Dévotions au Père - le toucher

Publié le par antoiniste

    Parmi les dévotions au Père, nous avons déjà abordé plusieurs sens qu'on voulait flatter : Le goût (certains adeptes voulaient boire l'eau du temple ou de la source du Père), l'audition (sur la route vers Nandrin, pour le jour de la fête de Père, on avait créé "La Paix au tombeau", la seule chanson antoiniste), la vision (certains adeptes voulurent non seulement des photos de Père et Mère, mais aussi des médailles, voire des statues). L'odorat n'a jusqu'à maintenant pas était titiller.
    Mais abordons maintenant le toucher : j'ai déjà évoqué les médailles et les photos. Des caillous furent emportés de la tombe de Louis Antoine pour être emmenés en relique.
    Certains juifs religieux embrassent les rouleaux dans le me'il (le manteau de la Torah), parfois aussi les vêtements d'un rabbin vénérable. Dans la religion orthodoxe, il est aussi d'usage d'embrasser les icônes.
    Des adeptes se souviennent que dans le temple de Liège Hors-Château, certains antoinistes, avant de s'asseoir, s'approchaient de la photo du Père et l'embrassaient de la main comme on le fait d'une icône. On voit également un adepte caresser un tableau du Père dans un épisode de Strip-Tease.

 

Dévotions au Père - le toucher


    Déjà à sa mort, on avait pris des précautions : " Des lauriers disposés tout autour [du cercueil du Père] par ordre de grandeur, laissaient le corps bien en vue et formaient un fond de verdure d'où l'emblème du Culte, l'Arbre de la science de la vue du mal, se détachait nettement ; cette disposition avait été prise pour empêcher les visiteurs de toucher le corps par superstition. " (Pierre Debouxhtay, p.197).

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Antoine à Varsovie - les émeutes et leur répression

Publié le par antoiniste

    A Varsovie, Antoine assista à une émeute dont la répression fut terrible : on accrochait des icônes aux fenêtres pour se sauver de la fureur des soldats ; on pendit des hommes sur les places publiques. Ces évènements dont il fut témoin épouvantèrent Antoine et l'amenèrent à de nouvelles idées de réformation de la société par la bonté.
Journal de Liège, 26 juin 1912, in Pierre Debouxhtay, p.49

    Nous n'avons rien trouvé pour les années pendant lesquelles Louis Antoine était à Praga de 1879 à 1884 mais on sait qu'il y en eu encore en 1905 (cf. The New York Times).
    Cependant son séjour correspond à la vague de violence contre les Juifs en Russie. En 1881 éclatent plus de cent pogroms : les principaux sont ceux d'Elisabethgrad (Kirovohrad aujourd'hui) le15 avril 1881, de Kiev le 26 avril, d'Odessa  du 3 au 5 mai 1880, de Varsovie, alors possession russe entre décembre 1881 et janvier 1882 et de Balta le 22 mars 1882.
    Lors des événements de 1881, les pogroms étaient uniquement limités à la Russie, bien qu’une émeute à Varsovie ait fait 12 morts juifs, beaucoup d’autres furent blessés, des femmes violées et pour plus de 2 millions de roubles  de biens détruits. Le nouveau tsar, Alexandre III de Russie, accusa les Juifs d’avoir occasionné ces révoltes et promulgua une série de restrictions particulièrement sévères pour les mouvements juifs. Les pogroms  se poursuivirent de façon intensive jusqu’en 1884, avec finalement l’accord tacite du gouvernement.

    Un historien juif russe donne des détails sur cet évènement du 25 au 27 décembre 1881 : le jour de Noël 1881, un mouvement de panique a entraîné la mort de 29 personnes dans une bousculade après une fausse alerte d'incendie dans la l'Eglise Sainte-Croix. On a cru que la fausse alarme a été soulevée par des pickpockets, utilisant cette ruse pour leur permettre de voler les gens au cours de la panique. Sur les lieux et des personnages non présentes à ce moment-là ont commencé à répandre la rumeur, qui par la suite s'est révélée fausse, selon laquelle les deux voleurs à la tire était ayant été appréhendés étaient juifs.
    La foule à commencé à attaquer les Juifs, puis leurs magasins, les entreprises et les maisons juifs dans les environs da l'Eglise Sainte-Croix. Les émeutes ont continué pendant trois jours, jusqu'à ce que les autorités russes (qui contrôlait la police ainsi que des militaires dans la ville ) sont intervenues, arrêtant 2600 personnes. Au cours du pogrom de Varsovie deux personnes ont été tuées et vingt-quatre blessés. Le pogrom a également laissé un millier de familles juives dévastées financièrement. Dans le mois suivant, environ un millier de Juifs de Varsovie a émigré aux États-Unis. Le pogrom a aggravé les relations entre les Polonais et les Juifs, et a été critiquée par l'écrivain polonais, Eliza Orzeszkowa, et plusieurs autres militants notables.

sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Pologne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pogrom
http://en.wikipedia.org/wiki/Warsaw_pogrom_%281881%29

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Église kimbanguiste

Publié le par antoiniste

    Simon Kimbangu, né le 12 septembre 1887  à Nkamba près de Mbanza-Ngungu  et décédé le 12 octobre 1951 à Élisabethville (actuelle Lubumbashi), est un religieux congolais.
    Né dans l'État indépendant du Congo (futur Congo belge), il devient prédicateur dans les années 1920 et commence son ministère de prédication et de guérison le 6 avril 1921 à Nkamba. Connu pour ses enseignements qui donneront par la suite naissance au kimbanguisme.

    Fils de Kuyela et Luezi Kimbangu, Simon est baptisé par la Baptist Missionary Society en 1915 et devient alors catéchiste. C'est à cette époque qu'il dit recevoir une vision divine, qui lui ordonne d'aller prêcher et guérir les malades. L'histoire veut qu'il ait alors guéri une jeune femme dénomée Nkiantondo au nom de Jésus-Christ, dans son village natal de Nkamba. Il acquiert vite la réputation de ressusciter les morts, de rendre la vue aux aveugles, de faire parler les sourds et muets, de marcher les paralytiques et de chasser les esprits démoniaques. C'est ainsi qu'il attire à ses prêches des milliers d'auditeurs et qu'il cause la méfiance des autorités belges. On le surnomme Ntumua ya Nzambi'a Mpungu, traduction en kikongo d'« envoyé de Dieu tout puissant ».
    Bien que la prédication de Kimbangu n'ait pas de contenu politique affirmé, il prédit néanmoins la libération de l'homme noir sur un plan spirituel et physique, l'indépendance du Congo et la reconstitution de l'Empire Kongo, prophétisant la « deuxième indépendance » (dipanda dianzole en kikongo). Il ajoute qu'un jour l'homme blanc deviendra noir et l'homme noir deviendra blanc. Les autorités belges, alertées par les missionnaires catholiques et protestants, le font arrêter, ainsi que ses plus proches fidèles, le 12 septembre 1921 et l'accusent de sédition. Il est condamné à mort avant d'être finalement gracié par le roi Albert Ier de Belgique ; il voit sa sentence commuée en détention à perpétuité accompagnée de 120 coups de fouet.
    Durant ses trente ans d'emprisonnement, Kimbangu continue d'être considéré comme un leader spirituel malgré l'absence de contact avec ses fidèles. Il devient également un symbole du nationalisme congolais. Il meurt finalement à la prison d'Élisabethville (actuelle Lubumbashi) en 1951.

    En 1959, son Église est reconnue par le gouvernement belge et autorisée à exercer ses activités. En août 1969, elle devient membre du Conseil œcuménique des Églises, lors de la réunion de son comité exécutif à Canterbury  en Angleterre.
    De nos jours, l'Église kimbanguiste est établie dans plusieurs pays à travers le monde. À la mort de Kimbangu, c'est son fils Joseph Diangienda qui prend la tête de l'Église jusqu'à sa mort survenue le 8 juillet 1992, avant d'être remplacé par son frère Dialungana Kiangani (1992-2001) puis par son petit-fils Simon Kimbangu Kiangani.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Kimbangu
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_kimbanguiste

    Certains journaux l'auront vite surnommé l'« Antoine » noir.
cf. Simon Kimbangu - 1921: de la prédication à la déportation

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Depuis le début, ce ''viol'' n'avait lieu que dans son imagination

Publié le par antoiniste

    Je me souviens de ce qui aurait pu être ma "première fois" si j'avais obéi aux ordres. L'interne d'un service où j'étais étudiant m'avait confié l'examen gynécologique d'une jeune patiente hospitalisée pour un problème... digestif. Il me déclara qu'il fallait bien que j'apprenne à faire un toucher vaginal et que ça faisait partie de l'examen complet. La patiente était une adolescente handicapée mentale, ce qui m'empêchât - du moins, je le pensais - de lui expliquer simplement le but de l'examen. Elle était d'une docilité totale et j'aurais pu user de l'autorité de ma blouse blanche. Je ne fis pas cet examen gynécologique car la seule idée de l'effectuer sans explication et sans motif me mettait terriblement mal à l'aise. Mais j'inscrivis dans le dossier, en style télégraphique : "Toucher vaginal : normal." Quand l'interne lut mon commentaire, il s'écriât : "Ben mon salaud, t'es gonflé d'être allé lui fourrer les doigts dans le vagin !" Je compris qu'il avait voulu me "bizuter" et que, persuadé que je ne ferais pas l'examen, il avait anticipé de pouvoir me reprocher mon manque de cran. Au lieu de quoi il me regarda avec dégoût, sans doute pour me donner le sentiment que j'étais un monstre, une sorte de violeur. Mais il ignorait que rien ne s'était passé. Depuis le début, ce "viol" n'avait lieu que dans son imagination.
    Cette histoire est assez typique d'une perversité très répandue dans le monde médical français. Elle s'ancre dans l'idée que les patents n'ont pas de libre arbitre et sont des jouets entre les mains des médecins. Dans cette vision des choses, les "bons" médecins seraient ceux qui "traiteraient bien" leur patients (au propre et au figuré) ; les "mauvais" médecins, ceux qui "en abuseraient". On sent ce que cette vision des choses a de paternaliste et de hautain, l'idéologie des médecins rejoignant ainsi celle des aristocrates de l'Ancien Régime, négriers à l'occasion, se distinguant par leur plus ou moins grande bienveillance envers serfs et esclaves.

Martin Winckler, C'est grave docteur ?
Ce que disent les patients, ce qu'entendent les médecins
, p.193
Editions de La Martinière, Paris, 2002

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