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Rheinische Stahlwerke Meiderich & Ruhrort

Publié le par antoiniste

    Le secteur de l'acier se développe après 1860. En 1850, les aciéries n'occupent que 275 personnes, alors qu'au cours de la période 1876-1880, il y en a 1 480 et 6 611 entre 1896 et 1900. En 1876, il n'y a en Belgique que trois aciéries, toutes situées dans la province de Liège. En 1900, elles sont au nombre de douze. La production passe de 76 524 tonnes en 1876 à 1 944 000 tonnes en 1910. Cette augmentation de production est une conséquence directe de l'arrivée en Belgique des inventions de Bessemer (1856), Siemens et Martin (1862-66) et Thomas et Gilchrist (1878). Cockerill se lance dans la production de l'acier Bessemer en 1863 ; l'acier Siemens-Mart est produit, en 1872, par la S.A. de Sclessin et, en 1886, à Angleur, on fabrique l'acier Thomas. (Adriaan Linters, Industria: architecture industrielle en Belgique, p.31-32 ; source : Google Books)

    En succession rapide, la nouveau procédé Bessemer est mis en route autour de l'année 1865 dans les usines de Hörde, Oberhausen, Ruhrort, Dortmund, Osnabrück, près d'Aix-la-Chapelle, à Königshütte/Chorzów (Haute-Silésie), en Bavière et en Saxe. (Johann Pechar, Kohle Und Eisen in Allen Landern Der Erde, p.112 ; source : Google Books)

    En 1852, la société Phönix établi, sous la direction de Toussaint Bicheroux, ses sateliers à Laar, à proximité de Ruhrort. La société a commencé à dominer l'industrie du fer de la ville. La Rheinische Stahlwerke s'établi à Ruhrort, qui ouvre en 1870, était presque la première à obtenir le droit d'utiliser le procédé Thomas (processus de convertisseur de base). (source : http://www.zum.de/whkmla/sp/0708/yongho/yongho2.html#idc18)

    Dans le journal, on a trouvé que les travaux de construction de l'usine Phoenix (aujourd'hui Mittal Steel) ont été entrepris par des travailleurs étrangers, la plupart Wallons, ce qui a été très mal vue par les travailleurs de la région. (source : http://www.derwesten.de/nachrichten/panorama/Schauerliche-Zeiten-in-Ruhrort-id898388.html).
    Pour la construction des usines, on parti à la recherche de 100 maçons ; étant difficile à trouver dans la région, on les fit chercher directement de Wallonie. Aujourd'hui, on peut voir des troupes entières de Wallons en manteaux courts, qu'il s'agisse des travailleurs de l'acier ou des maçons, courir les routes. Il semble vouloir travailler dans les hauts-fourneaux. La société veut bâtir pour les Wallons, qui ne parlent que le français, leur propre église et école, et un hôpital pour les travailleurs. Un médecin également est employé pour les travailleurs. Jusqu'à maintenant, on envoie les cas graves à l'hôpital de l'Institut diaconal de Duisburg, où les coûts sont à leurs charges. (source : http://kaffkescrimes.blogg.de/eintrag.php?id=97)

    Dans la région de Liège, le voisinage de la Prusse amène beaucoup d'ouvriers allemands dans les houillères et les hauts-fourneaux. Ils habitent dans les quartiers industriels et peu dans la vielle ville. (Excursion Pays de Liège, par le Bulletin de la Société de géographie de Lille, 1888, p.17 ; source : Gallica).

    La première pierre de la société a été posée en 1870 par l'établissement de la Société Anonyme Aciéries du Rhin à Paris par Barthold Suermondt, qui a été rebaptisée en 1872 Usines d'acier de la Rhénanie. En 1879, grâce à la médiation du directeur technique, Gustave Léon Pastor, à la fois pour les Acieiries du Rhénanie (Rheinische Stahlwerke) ainsi que pour l'Association des mines de houille et de la métallurgie de Hörde (Hörder Bergwerks- und Hütten-Verein), qui jusqu'à présent ont tous deux travaillé par le procédé Bessemer, le succès d'une première sur le territoire douanier allemand avec l'achat d'une licence de Sidney Gilchrist Thomas pour le nouveau processus Thomas. Cette innovation, mais aussi la distribution des sous-conduit pendant la durée de protection par brevet dans les 15 prochaines années, permis une augmentation rapide de l'activité. Par conséquent, les Rheinische Stahlwerke ont été honorés par la Rheinisch-Westfälischen Industrie- und Gewerbeausstellung (Exposition de l'Artisanat et de l'Industrie de la Rhénanie-Westphalie) durant l'année 1880 à Düsseldorf, avec la médaille d'argent. (source : http://de.wikipedia.org/wiki/Rheinstahl)

    Louis Antoine émigre à Ruhrort et Meiderich de 1871 à 1876.
    Dans la Presse du 06-07 juin 1876, on lit qu'il y a alors en Prusse 10 000 Wallons.

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Emeutes à Jemeppe et plainte pour coups contre Louis Antoine

Publié le par antoiniste

    En lisant le récit de Roland A.E. Collingon, La Vie tourmentée de Louis Antoine, on peut être surpris par la violence du monde dans lequel vivait Louis Antoine. En effet, ce texte parut après celui de Robert Vivier n'est pas du tout dans les mêmes teintes : anachistes, émeutes, pistolets... Mais aussi épidémies, inondations, corruptions... Robert Vivier avait pour but de raconter "l'histoire d'une âme", "il cherche à offrir de son personnage une image plausible, cohérente, qui puisse rendre compte de l'oeuvre accomplie" (Lecture de Claudine Gothot-Mersch, p.364, in Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, Editions Labor - Espace Nord). Du coup, il manque nettement un rappel des faits de l'histoire générale. Rolant A E Collignon restitue ces faits.
    Avec l'aide de journaux de l'époque, voyons à quoi ressemblait le temps à la fin du XIXe-début du XXe siècle, dans la région liégeoise. Mais rappelons d'abord quelques fait :
- en 1830, la Belgique prend son indépendance deu Royaume des Pays-Bas : Roland A E Collignon commence son récit : L’Europe de 1830 assiste au réveil des nationalités. Un pays vient de naître ; il porte le nom que lui donna Jules César à l’époque des conquêtes : Belgique. Si le concept est mal défini, il n’est pourtant pas le fruit du hasard et sert plutôt d’alibi à des ambitions précises. A l’étranger, on demeure circonspect sur l’avenir de ce territoire que l’on regarde plutôt comme une entreprise rentable à l’avenir incertain. En France, les paris sont ouverts sur la réussite du projet et surtout sur sa durée éventuelle. Durera ? Durera pas ? En attendant, les groupes qui se forment au sein de l’Etat naissant distribuent déjà les rôles, on se répartit les taches en vue de se partager les futures parts du gâteau. Tout ce beau monde établit un programme d’exploitation digne d’enrichir la nation et tout est bon pour y parvenir le plus rapidement.
- en 1839, une partie du Limbourg doit être cédée aux Pays-Bas ; 
- Louis Antoine né en 1846 ;
- le spiritisme, issu du spiritualisme, voit le jour aux Etats-Unis en 1848 et en France en 1857 : En 1848, quand les soeurs Fox apprirent à faire craquer leurs orteils, le monde occidental était le théâtre de maints remous. L'Europe voyait ses anciens empires menacés. La révolution industrielle plongeait dans une misère croissante, les classes laborieuses, engendrant la montée du socialisme. L'Amérique était déchirée par la honte de l'esclavage. Même la religion était malmenée, compte tenu notamment de son incapacité à suivre l'évolution de la société. En Angleterre, les réformistes prêchaient que le christianisme, historiquement parlant, s'était au mieux montré indifférent à la souffrance humaine et, au pire, l'avait nourrie. Aux Etats-Unis, la rigide hiérarchie cléricale représentait une sorte d'affront pour la démocratie jacksonienne. Le fait d'imposer un dogme  et de placer des intermédiaires entre Dieu et l'homme froissait l'esprit individualiste des Américains, après avoir en son temps scandalisé Martin Luther ; or, l'essentiel de l'action déployée au cours de ce siècle par le renouveau religieux visait à démocratiser l'Eglise. En un sens, le spiritisme prolongeait la réforme. (Les Mystères de l'inconnu, L'invocation des esprits, p.23) ; ce mouvement sera sévèrement condamné dès 1864 par l'Eglise Catholique perdant de plus en plus de terrain parmi le population ouvrière déchristianisée ;
- en 1870, une guerre éclate entre la France qui perd une partie de l'Alsace-Lorraine et la Prusse désirant de dominer les Etats indépendants allemands et ayuant des vues sur la Belgique ;
- en 1871, l'Empire allemand est fondé devenant une des principales puissances en Europe pouvant rivaliser contre le Royaume-Uni, la France et la Russie ;
- en 1871, la Garde nationale et les ouvriers de Paris refusent d'accepter la défaite et prennent le contrôle de la capitale le 18 mars, mettant en place un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris, qui sera combattue puis écrasée, avec l'accord tacite des Prussiens, lors de la « Semaine sanglante » (21-28 mai) ;
- de 1871 à 1876, Louis Antoine travaille en Prusse dans la région industrielle de la Ruhr puis de 1879 à 1884, en Pologne russe, près de Varsovie ;
- en 1878, deux attentat, commis par des individus agissant seul, ont lieu contre l'Empereur allemand ;
- en mars 1886 éclate plusieurs émeutes dans la région de Liège et notamment à Jemeppe et Seraing.
- de 1885 à 1908, Léopold II fait du Congo sa propriété ;
- la fin du XIXe et le début du XXe siècle, voit la montée des nationalismes et des impérialismes, ainsi qu'une forte rivalité économique issue de la Révolution industrielle ;
- en 1898, le Parti ouvrier social-démocrate de Russie d’inspiration marxiste mettant en avant la classe ouvrière, est fondé ;
- en 1901, le Parti socialiste révolutionnaire, mettant en avant la classe paysanne, né à Berlin ;
- dès 1905, un conflit semble inévitable entre la France et l'Allemagne qui ne peut obtenir de zones d’influence dans les colonies ;
- un campagne internationale menée par le Royaume-Uni qui contraignit la Belgique à assumer le Congo en 1908, faisait de celui-ci sa colonie ;
- en 1905 et 1917, après la Révolution industrielle et des mouvements de grève prenant de plus en plus d'ampleur, a lieu les Révolutions russes, durant laquelle s'affrontent l'armée rouge des Socialistes et l'armée blanche des tsaristes ;

Mystification à propos d'un attentat contre Bismarck par un belge
    Nous avons donné récemment l'analyse d'un article de la Gazette de l'Allemagne du Nord, racontant qu'un nommé Duchesne-Poncelet, domicilié à Seraing (Belgique), avait proposé d'assassiner le prince de Bismarck, par lettres adressées à un archevêque français. Le journal officieux ajoutait que ces lettres avaient été communiquées par le prélat au gouvernement français et par celui-ci au prince de Bismarck.
    L'Indépendance belge d'hier dit à ce sujet :
    Nous recevons aujourd'hui de Seraing une lettre, signée Duchesne, qui nous explique longuement que complot, pris au sérieux par la presse allemande, n'a jamais été qu'une mystification imaginée après boire, et qu'il n'a pas été un seul instant question d'y donner suite.
    Voilà qui est parfait, et nous ne demandons pas mieux que de publier cette lettre ; mais un doute nous arrête : si nous étions mystifiés à notre tour ! Nous prions donc le signataire de cette lettre de justifier de son identité, de nous rpouver qu'il est bien le Duchesne dont a parlé la Gazette de l'Allemagne du Nord.
    Cependant il nous faut ajouter que peu de temps après nous recevions une autre lettre, émanant sinon de l'administration communale de Seraing, du moins de trois échevins de cette commune. Nous croyons devoir publier cette lettre officielle, d'où il semble résulter que la mystification a été plus complète encore qu'on n'eût pu le supposer :
   Province de Liége.
Administration communale de Seraing
                    Seraing, 24 décembre.
    Monsieur le rédacteur en chef,
    L'Indépendance, dans son numéro 356 du 22 décembre, reproduit un article de la Gazette de l'Allemagne du Nord au sujet d'un prétendu complot contre la vie du prince de Bismarck, et qui daterait déjà de 1873.
    Dans cet article, notre administration serait nominativement citée comme ayant donné à l'autorité supérieure des renseignements circonstanciés sur la façon de vivre et les opinions religieuses de M. Duchesne-Poncelet, appartenant, tant par lui que par son épouse, à des familles honorables de notre localité.
    Nous croyons devoir protester énergiquement contre les allégations de la feuille précitée, en ce sens que jamais l'autorité locale n'a transmis officiellement les renseignements relatés, et nous laissons toute responsabilité à quiconque a pu se servir de notre autonomie pour procurer aux divers journaux l'occasion de nous mettre en évidence dans cette circonstance.
    Persuadés que vous voudrez bien insérer la présente dans votre prochain numéro, nous vous prions, monsieur le rédacteur, d'agréer l'assurance de notre parfaite considération.
              S. Paul, échevin de l'instruction publique.
              L'échevin L. Renard.
              H. Fabry, échevin des finances.
Le Temps, Paris, 27-12-1874
source : Gallica

    Bulletin
    On écrit de Jemeppe  (Belgique) à la Meuse :
    « La commune de Jemeppe, une des plus importantes du bassin de Liège, a été cruellement éprouvée par l'inondation, qui l'a envahie avec la plus grande intensité.
    « Plus des deux tiers du village ont été submergés par les eaux, qui, dans beaucoup de rues, se sont élevées jusqu'à deux mètres de hauteur.
    « La population ouvrière, qui est très nombreuse, et le petit commerce sont dans une détresse navrante : nombre de familles sont réduites à la misère la plus profonde par suite du chômage forcé ot des pertes causées par le terrible
fléau.
    « Grâce aux mesures promptes et énergiques prises par l'administration communale et le dévouement de courageux citoyens, on n'a heureusement à déplorer que des pertes matérielles. »
L'Univers illustré, Paris, 15-01-1881
source : gallica

CURRENT FOREIGN TOPICS
BRUSSELS, March 21. - Rioting was renewed to-day at Jemeppe, Tilleur, and Seraing. At the latter place some shops and the houses of some of the municipal authorities were wounded and 10 persons arrested. A number of rioters armed with revolvers caused a slight panic in this city. The disorder was not serious.
The New York Times, March 22, 1886
source : http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?res=9807E7DB1330E533A25751C2A9659C94679FD7CF

The rioting in Belgium
BRUSSELS, March 22. - The earlier reports of the Anarchist riots at Jemeppe, Tilleur, and Seraing, in Belgium, on Saturday night, were all far short of the actual truth. A great amount of property was damaged or ruined at each place by the rioters. At Liege, on the same night, thare was an open conflict between the troops which had been massed there for the protection of the place and a large body of Anarchists who were marching against the twn for the purpose of attacking and looting it. The fight was severe and prolonged, but finally resulted in the repulse of the Anarchists. They were not driven from the field, however, until the troops charged upon them with fixed bayonets. A large number of men on both sides were injured. Some idea of the serious nature of the Anarchist demonstration may be formed from the fact that to-day no less than 6,000 regular tropps are on duty guarding the district disturbed by the rioters on Saturday. The gendarmes and strikers ar Seraing are in desorganized conflict to-day, and both sides have been firing on each other. Many persons have been wounded.
The New York Times, March 23, 1886
source : http://query.nytimes.com/gst/abstract.html?res=9A05E4DB1330E533A25750C2A9659C94679FD7CF

    Sur les évènements de Belgique en 1886, lire le long article de la Revue socialiste, sur gallica. Ainsi que les divers articles du New York Times.

    Le phénomène se répète durant l'année 1892 (cf. the New York Times, May 5, 1892 et December 9, 1892).

    Le 10 octobre 1885, Louis Antoine donne des coups à Denis Collon. Le 5 février 1886, Louis Antoine est condamné, par le juge de Hollogne-aux-Pierres, à une amende de deux francs. A cette époque, Louis Antoine était occupé, en qualité de portier et d'encaisseur, à la fabrique de Lexhy, près de la gare de Jemeppe. On peut penser que la situation au moment où Louis Antoine donne les coups et son procès, l'atmosphère devait déjà être des plus tendue entre les ouvriers et le pouvoir.
Pierre Debouxhtay, Louis Antoine et l'Antoinisme, p.50 et 299

    A quarante-deux ans, Louis Antoine se fixe définitivement à Jemeppe. Grâce à son travail et à celui de son épouse (qui a tenu une pension d'ouvriers à Varsovie), il a amassé un pécule. Il a fait bâtir plusieurs maison qu'il loue. Les loyers lui assurent une existence confortable. Cependant cette suffisance matérielle ne lui procure pas le bonheur. Sur le plan physique, il souffre de maux d'estomac. Sur le plan intellectuel, il est peu satisfait : il trouve la vie monotone, il est irritable au point qu'un jour il se bagarre et doit s'expliquer devant le juge. Il se morfond.
Régis Dericquebourg, Religions de guérison,
Antoinisme, Science chrétienne, Scientologie
, p.13
Cerf & Fides, Paris, 1988

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Lætitia Carton - D'un chagrin j'ai fait un repos

Publié le par antoiniste

D'un chagrin j'ai fait un repos
un film de Lætitia Carton



C’est Jean Vigo qui t’a donné envie de faire ce film. Il disait qu’il voulait que ses films provoquent la nausée. Et qu’au moins au cinéma on ne puisse plus supporter la vue de ce qu’on regarde tous les jours avec indifférence, ou avec complaisance, en grandeur nature...

source : http://www.film-documentaire.fr/D%20un_chagrin_j%20ai_fait-repos.html,video,2035

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Notre Père chez Luc Chap.11, V.2-4

Publié le par antoiniste

11.2
    Il leur dit: Quand vous priez, dites:
        Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.
11.3
        Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
11.4
        pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense;
        et ne nous induis pas en tentation.

source : http://www.info-bible.org/lsg/42.Luc.html#11
cf. : http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_Père

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René Tregouët - Le temps existe-t-il ?

Publié le par antoiniste

    Depuis le triomphe théorique de la mécanique quantique, élaborée au cours du premier tiers du XX ème siècle, un débat fondamental ne cesse de diviser scientifiques et philosophes : les propriétés des objets existent-t-elles indépendamment de l'observateur et de la mesure ou sont-elles au contraire produites par ces mesures ? Une particule peut-elle réellement se trouver simultanément à deux endroits différents avant d'avoir été observée ?

    En 1964, le physicien irlandais John Bell démontra qu'il devait exister des inégalités observables si notre monde était bien régi par la physique "classique" qui suppose des principes stricts de causalité spatiale et temporelle. Mais en 1982, dans une expérience historique réalisée à Orsay, Alain Aspect parvint à démontrer de manière rigoureuse, en utilisant deux photons émis d'une même source puis séparés par une grande distance, que les inégalités prévues par Bell étaient clairement transgressées et que le comportement de ces photons restait bien corrélés : toute mesure sur l'un des photons entraînait instantanément une modification du « comportement » de l'autre photon, exactement comme le prévoyait la théorie quantique.
    Cette expérience remarquable confirmait sans ambiguïtés la nature quantique de notre monde au niveau spatial en montrant que deux objets ayant interférés à un certain moment forment à jamais une espèce d'entité, quelle que soit la distance qui les sépare par la suite. Dans ce cadre étrange, toute mesure sur l'un de ces objets aura immédiatement un effet sur l'autre.
    En 1985, le physicien Anthony Leggett montra qu'il existait une inégalité similaire à celle de Bell, appliquée cette fois, non pas à deux objets séparés spatialement, mais à un seul objet mesuré à des instants diffèrents.Cette nouvelle forme d'inégalité fut dénommée« inégalité de Bell en temps ».
    En 2001, Antoine Suarez et son équipe parvint à démontrer à Genève, au terme d'une autre expérience tout à fait remarquable, que ces inégalités en temps n'étaient pas respectées au niveau quantique et que deux photons se comportaient toujours de la même façon alors qu'ils n'avaient eu, compte tenu du dispositif expérimental sophistiqué mis en œuvre, aucune possibilité de communiquer entre eux.
    Prolongeant celle d'Aspect, l'expérience de Suarez montrait que non seulement les deux photons agissait au niveau spatial comme s'ils constituaient une entité unique mais que l'ordre des évènements observés ne correspondaient à aucun ordre temporel précis et ne permettait plus de distinguer « l'avant » de « l'après » dans le déroulement de la causalité de cette fascinante expérience.
    Enfin, il y a quelques semaines, des chercheurs du CEA, au lieu d'utiliser un objet quantique comme un photon, un atome ou un électron, ont testé un circuit électrique macroscopique composé de jonctions Josephson et de condensateurs. En mesurant ce circuit, ils ont également montré que l'inégalité de Bell en temps était à nouveau violée. Cette expérience met donc en évidence des propriétés quantiques à un niveau macroscopique. Elle montre qu'en l'absence de mesure, le circuit n'a pas d'état électrique défini. A contrario, toute mesure de ce système modifie son évolution temporelle (1).
    Ces avancées de la physique montrent que le temps, tel que nous le concevons à notre échelle humaine ou à l'échelle cosmique, avec la relativité générale, change radicalement de nature et n'a plus de sens ou peut-être même d'existence au niveau quantique.
    Ces troublantes mais rigoureuses expériences nous conduisent plus largement à nous interroger sur la nature profonde du temps. S'agit-il d'une substance, existant indépendamment de tout objet, de tout observateur, ou d'une propriété émergente de la matière et de l'énergie, d'un simple paramètre physique ou d'une information que notre cerveau produit sur la nature ?
    Cette question essentielle reste plus que jamais ouverte mais elle déborde la science et passionne également les philosophes depuis l'Antiquité. Face à cet énigme insondable que constitue le temps, laissons le dernier mot au grand philosophe perse Avicenne qui, au début du XIème siècle donna du temps une définition d'une surprenante modernité qui intégrait cette dualité entre le temps ressenti par notre esprit et le temps physique : « Le temps est une forme déduite de la matière et produite par la conscience ».

Note : 1. Une nouvelle preuve du caractère quantique du monde - CEA

René TREGOUËT (www.tregouet.org ; Sénateur honoraire, fondateur du Groupe de Prospective du Sénat), Le temps existe-t-il ?

source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2439_mecanique_quantique_temps.php

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Eglise Saint-Pierre du Châtel, à Rouen

Publié le par antoiniste

Notice n° 10073
   
Série     0081/076-Restauration d'édifice de la Seine-Maritime, série générale
      Architecture / Archives
Localisation     France ; Haute-Normandie ; 76 ; Rouen
Edifice     Eglise Saint-Pierre-du-Châtel (ancienne)
Adresse     Camille-Saint-Saens (rue) , anciennement Nationale (rue)
Titre     Correspondance : problème de conservation d'une statue ; Occupation ; Restauration ; Utilisation ; Demande d'autorisation d'exercer le culte Antoiniste
      1926-1948

Dossier travaux     Protection ; Clocher
      1945-1967
Date tirage     1945
Lieu conservation     Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (Charenton-le-Pont)
Cote conservation     0081/076/0144
N° document/(anc. ref.)     0081/076/0270
Type document     Archives
Liens Mérimée     PA00100826
      © Ministère de la culture, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, 2001.

source :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mdp-etudes_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Haute-Normandie%20&NUMBER=73&GRP=100&REQ=%28%28Haute-Normandie%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=1&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=All

cf. http://www.visite-de-rouen.com/st_pierre_du_chatel.htm



Saint-Pierre-du-Châtel : une ruine perpétuelle…

    Son histoire remonte aux XVe et XVIe siècle. C’était alors une église paroissiale construite à l’emplacement d’une chapelle dédié à saint Pierre et appartenant au chastel des ducs de Normandie.
    En 1791, l’église est vendue à un négociant, Jean-Baptiste Payenneville. Elle fut alors transformée au fil des ans en fonction de ses propriétaires et de ses affectations (magasin ou écuries). En 1921, le propriétaire s’inquiète de l’état de l’église…les statues qui ornaient les contreforts sont sciées puis descendues. En 1926, l'église est classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. En 1944, le bombardement du 30 mai détruit les maisons proches et l’église perd sa toiture (pas la charpente) et le pignon ouest. La charpente est mise à l’abri par les Monuments Historiques. En 1951, affaissement à cause d’une tranchée creusée rue Camille-Saint-Saens.
    Aujourd'hui, que faire ? un musée lapidaire ? un dépôt pour protéger des sculptures ? Rien ? Finalement comme si un projet était toujours en attente rien n’a été fait…
source : http://rouen-ville-art-histoire.ac-rouen.fr/guerres.html

    A partir de 1924, c’est une entreprise de chauffage central qui investit les lieux, juste avant que le classement à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques n’évite la vente de la charpente et son départ probable à l’étranger.
source : http://rouen.blogs.com/photo/2010/02/l-%C3%A9glise-abandonn%C3%A9e.html

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Il est tellement plus simple et rapide de prescrire une molécule miracle

Publié le par antoiniste

   La législation récente a eu beau limiter à un mois la prescription des benzodiazépines, le nombre de patients ainsi dépendants ne diminue pas beaucoup. Les Français sont ainsi les champions du monde de la prise de tranquillisants. Et cela grâce à l'ignorance insondable des médecins de notre pays dans le domaine des médicaments ! L'enseignement de la thérapeutique a en effet longtemps été cantonné, en faculté, à de grandes généralités. L'internat, censé sélectionner l'élite des médecins hospitaliers, a jusqu'à une période toute récente complètement ignoré la pharmacologie et les dangers des médicaments pris au long cours. Outre les anxiolytiques, les antidéprésseurs lancés à coup de campagnes publicitaires ont un cote inégalée dans le corps médical. Il est tellement plus simple et rapide de prescrire une molécule miracle que de passer une demi-heure à écouter quelqu'un vider son sac. Et pourtant, de nombreuses études scientifiques ont démontré que, à long terme, l'accompagnement psychologique est aussi efficace, moins coûteux et plus durable sur l'anxiété et les sentiments dépressifs passagers que ne le sont les médicaments.

Martin Winckler, C'est grave docteur ?,
Ce que disent les patients, ce qu'entendent
, p.210
Editions de La Martinière, Paris, 2002

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Jemeppe-sur-Meuse - Le Temple d'Antoine le Guérisseur (façade rue Bois du Mont)

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Justinus Kerner, mesmériste allemand du début du XIXe siècle

Publié le par antoiniste

Illustration : Justinus Kerner (1852, Ottavio d'Albuzzi)(wikipedia)

Justinus Andreas Christian Kerner (18 septembre 1786 - 21 février 1862) fut un médecin et un poète allemand de Weinsberg (près d'Heilbronn). Il donna la première description détaillée du botulisme  et fut aussi le précurseur des applications thérapeutiques de la toxine botulique dont il expérimenta les effets sur lui-même et sur de nombreux animaux. Il est l'auteur d'un livre sur la voyante de Prevorst.

 Magnétisme animal
    En 1815 il avait obtenu le poste de médecin officiel du district (Oberamtsarzt) à Gaildorf et en 1818 fut transféré à Weinsberg, où il passa le reste de sa vie. À côté de ces œuvres littéraires, Kerner fut l'auteur de plusieurs livres médicaux populaires traitant du magnétisme animal. Il fut le premier à faire une recherche sur la vie de Franz Anton Mesmer et à rassembler des documents biographiques s'y rapportant.
    En 1826 se présenta Friederike Hauffe, fille d'un garde-forestier de Prevorst et somnambule extra-lucide dont Kerner relata l'histoire dans son livre Die Seherin von Prevorst, Eröffnungen über das innere Leben des Menschen und über das Hineinragen einer Geisterwelt in die unsere (La voyante de Prevorst, considérations inaugurales sur la vie intérieure de l'être humain et l'intervention d'un monde des esprits dans le nôtre) (1829; 6ième édition, 1892).

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Justinus_Kerner

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la communauté des Frères du plateau

Publié le par antoiniste

Rencontre avec des membres de la communauté des Frères du plateau

Le Progrès 12 juin 2003 par Fabienne Mercier

[Texte intégral]

A la suite de la conférence de l'Avife, des membres de la communauté des Frères de Plymouth du plateau Vivarais-Lignon ont accepté de répondre à nos questions. Ils nous livrent les grandes lignes de leur pratique religieuse et évoquent certains aspects de leur mode de vie.

A la suite de la conférence de l'Avife (Association d'aide aux victimes des frères exclusifs) au Chambon-sur-Lignon, il nous a paru souhaitable de demander aux personnes appartenant à la communauté des Frères de Plymouth résidant sur le plateau Vivarais-Lignon, de réagir.
Cinq d'entre eux, présents mercredi soir à la maison des Bretchs, ont bien voulu le faire, lundi.

Il s'agit d'Yves Chastagnier, responsable d'une entreprise de métallurgie à Tence ; de Paul Mas, retraité de l'agriculture à Fay-sur-Lignon ; d'Edmond Pelissier, commerçant en matériel de protection contre l'incendie au Chambon-sur-Lignon ; de Gérard Vergnon, chef d'une entreprise de stores, protections solaires, à Saint-Agrève et son père, Jean, aujourd'hui retraité.

En préambule, ils exprimèrent le sentiment « d'avoir vécu une forme de lynchage, mercredi soir. Nous regrettons que l'Avife ne nous aient pas invités à assister à sa conférence. Aussi, avons-nous adressé, ce jour, un courrier au président de l'Avife, lui demandant qu'à l'avenir, si d'autres conférences sur ce thème devaient être organisées, nous puissions en être informés au préalable ».

Combien comptez-vous de membres dans vos rangs, sur le Plateau ?
« Autour de 250. En France, nous sommes 1 125 et dans le monde, quelques 45 000, plutôt concentrés dans les pays anglo-saxons, mais aussi en Espagne, en Italie, en Argentine etc. »

Où vous réunissez-vous ?
« Nous disposons de six lieux de rencontres : trois assemblées au Chambon-sur Lignon (une principale et deux plus modestes), une à Fay-sur-Lignon, une à Tence, une à Saint-Agrève. Ces assemblées sont gérées dans le cadre d'associations régulièrement déclarées, l'une au nom de l'association chrétienne du Grand pré, l'autre du Haut-Vivarais ».

Comment résumeriez-vous votre mode de fonctionnement ?
« S'il n'y a pas de hiérarchie, ce n'est pas l'anarchie pour autant. Dans nos assemblées, chacun peut prendre la parole (NDLR : les hommes uniquement et la langue habituellement en usage est l'anglais). La conduite parmi les Frères est totalement dénuée de caractère officiel. Des « Frères conducteurs » émergent dans les assemblées locales et, en ce qui concerne la communion universelle, il existe un Frère reconnu, spécialement aimé, dont la parole est considérée comme exprimant les instigations du Saint-Esprit Le dimanche est la journée du Seigneur, marquée par trois rencontres. Puis, chaque soir de la semaine, entre 20 et 21 heures, nous nous réunissons, dans l'une ou l'autre assemblée, pour des prières, des études de thèmes bibliques ».

Quelles sont les grandes lignes de votre mode vie ?
« Notre vie de chrétien est centrée sur la Cène du Seigneur. Notre vie sociale sur la communauté. Nous accordons un grand intérêt à la famille. La place des femmes est celle qui découle d'un principe établi dans la Bible. Il est exact qu'elles doivent garder la tête couverte, comme les écritures saintes le préconisent. Nous ne partageons de repas, de boissons qu'avec des membres de notre communauté. Nous n'écoutons ni radio, ni télé, n'utilisons pas l'informatique ».

Comment se déroule la scolarité des enfants ?
« Nous avons à coeur que nos enfants aient un bagage correct car nous sommes bien conscients que, pour une bonne insertion économique, un minimum est indispensable. Nous encourageons les filles, comme les garçons, à aller jusqu'au bac mais pas au-delà. Car nous considérons qu'il faut vivre sa foi chrétienne dans la simplicité. Il est clair que notre vie religieuse passe avant notre vie professionnelle. Toutefois, il faut noter qu'aucun d'entre nous n'est au chômage.
En primaire, en général, les enfants vont à l'école publique. Ensuite, nous considérons que la vie dans un collège est rarement compatible avec nos valeurs (problèmes de moralité, violence, drogue). Aussi, les enfants poursuivent leur scolarité avec les cours à distance. Cependant, nous avons souhaité les aider et avons mis en place, depuis deux ans, un centre de soutien, à Tence, les Cardamines, où sept professeurs diplômés - et non Frères - prennent en charge vingt élèves de la 6e à la 3e ».

Quels sont les motifs qui peuvent conduire à l'exclusion d'un membre de votre communauté ?
« Ils sont extrêmement rares et découlent principalement d'une conduite incompatible avec les enseignements de la Bible, ainsi la fornication, l'adultère, le mariage hors de la communauté, les erreurs de doctrine M. Darby a écrit « la discipline d'exclusion est toujours effectuée en vue de la restauration de la personne qui y a été soumise et jamais dans le but de se débarrasser d'elle ».

source : http://www.prevensectes.com/rev0306.htm#12a


pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Brethren

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