"Toute éducation humaine doit préparer chacun à vivre pour autrui, afin de revivre dans autrui." (Auguste Comte / 1798-1857 / Système de politique positive, 1851-1854)
On sait que la Révolution française joua un rôle précis dans la déchristianisation en France.
Je vous propose une anecdote : le rapprochement du symbole antoiniste l'Arbre de la science de la vue du mal et l'Arbre de la liberté de la Révolution, dont wikipédia nous dit :
L'arbre de la liberté est, à l'époque de la Révolution, l'un des signes symbolisant, entre autres, la liberté. Plantés, en général dans l'endroit le plus fréquenté, le plus apparent d'une localité, comme signes de joie et symboles d'affranchissement, ces végétaux devaient grandir avec les institutions nouvelles.
Ainsi, ce que Michel Vovelle finit par appeler, avec et après beaucoup de précautions, "déchristianisation" (au sens de recul de la pratique religieuse et de détachement vis-à-vis des institutions ecclésiales) n'est qu'un aspect d'une plus vaste mutation que le "discours" des testaments a permis de mieux cerner. Le déclin des pompes funèbres marque celui de la société d'ordres. La sensibilité néoclassique s'écarte du macabre et revalorise le corps privé de vie. Déjà pointent à l'horizon l'âge des cimetières bien entretenus des XIXe et XXe siècles et les pèlerinages de la Toussaint aux tombeaux de famille. Le christianisme monolithique craque par plaques entières ; les attitudes s'individualisent ; les comportements religieux s'amenuisent. La piété, en outre, se féminise, tandis que reculent les dominantes patriarcales et masculines des structures sociales d'autrefois. Qui ne comprend, ayant lu Michel Vovelle, que la laïcisation des testaments et la démobilisation religieuse ont précédé, et non suivi, la Révolution française ? Quant à l'édit de 1776 qui ordonna d'inhumer désormais dans les cimetières, il ne fit que confirmer une évolution déjà nettement amorcée. De ce renversement d'une causalité qu'on croyait solidement établie découle une conclusion globale : la seconde déchristianisation bruyante et voyante qui éclata au grand jour avec les troubles révolutionnaires, puis avec l'industrialisation et l'urbanisation du XIXe siècle avait été annoncée par une première déchristianisation silencieuse sans laquelle la seconde n'aurait sans doute pas été possible.
Revue d'histoire moderne et contemporaine (1954), p.55-56 Jean DELUMEAU - Au sujet de la déchristianisation (gallica2)
La charité est à l'origine une des trois vertus théologales, dans le christianisme (aux côtés de la foi et de l'espérance) - c'est la vertu reine des vertus : l'amour de Dieu et du prochain. Thomas d'Aquin ira jusqu'à dire qu'elle est la forme de toutes les vertus théologales.
La mise en pratique de la vertu de charité à l'égard du prochain est une œuvre de bienfaisance, un don, une aumône. Il s'agit alors d'une initiative privée désintéressée, dictée par la foi (chrétienne ou autre : le terme, originellement chrétien, est appliqué à des pratiques semblables dans d'autres religions). Elle consiste à décider d'offrir du temps, un service, de l'amour, de l'argent etc. à une personne dans le besoin. Le terme désigne d'une façon générale la vertu qui porte à faire le bien d'autrui.
Jusque vers le milieu des années soixante-dix, les scientifiques pensaient que le système immunitaire était indépendant du cerveau, et probablement des émotions. Mais, en 1974, une étude publiée par Robert Ader, psychologue à l'université de Rochester, qui devait se limiter à une simple expérience sur l'attirance et l'aversion, changea les données du problème. Ader donna à des rats une solution à base de saccharine, tout en leur injectant de la cyclophosphamide, substance qui provoque de fortes douleurs gastriques. Dès la première injection, la plupart des rats associèrent le goût sucré de l'eau additionnée de saccharine aux désagréables crampes et se mirent à repousser la saccharine. Lorsque les rats conditionnés furent forcés d'intégrer de nouvelles doses de saccharine non assorties d'injection de cyclophosphamide, ils présentèrent les mêmes symptômes et certains, curieusement, en moururent. En étudiant pus précisément la cyclophosphamide, Ader apprit que, outre les maux d'estomac, elle provoquait un blocage du système immunitaire, ce qui aurait pu expliquer la mort des rats. Mais quelques doses de cyclophosphamide - parfois, il n'y en avait eu qu'une, avaient-elles suffit à rendre les animaux vulnérables aux maladies ? Il en doutait. Alors peut-être l'absorption de la cyclophosphamide avait-elle conditionné les rats, non seulement à ressentir des malaises, mais aussi à voir leurs défenses immunitaires affaiblies. En collaboration avec l'immunologue Nicholas Cohen, de l'université de Rochester, Ader se mit en devoir de tester cette hypothèse : il répéta l'expérience sur trois groupes de rats, en utilisant deux groupes de contrôle et découvrit ainsi qu'il avait deviné juste. Une fois conditionnés à la cyclophosphamide, les rats à qui l'on administrait encore de la saccharine continuaient d'amoindrir leurs défenses immunitaires et devenaient de ce fait plus sensibles à la maladie, même si on cessait de leur donner des immunodépresseurs. En d'autres termes, il apparut que, du moins sur des rats de laboratoire, le mental pouvait avoir une influence sur la vulnérabilité aux maladies.
Les Mystères de l'inconnu - Le Don de guérir Chapitre 2 - Les médecines orientales (p.130)
Image : public housing apartment building in Cite Concorde, a suburb of Lille-ca;2000-Michel Setboun (Corbis).
Ce devait être les grandes avancées du monde moderne (c'est-à-dire d'après-guerre) : permettre à tous de se loger et de se déplacer pour un prix raisonnable. Résultat : une catastrophe humaine. Promiscuité, pollution, stress, embouteillage, insécurités, et j'en passe.
[...] La médecine qui, au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, avait joué un rôle mineur par rapport à l'éthique chevaleresque et au discours religieux, jouait désormais un rôle majeur dans la constitution des normes de sexe et de genre : c'était l'avènement de la médecine moderne et "scientifique". A bien des égards, le discours médical en plein essor avait donc repris le flambeau de ces deux discours sociaux en déclin. Mais tandis que les hommes de guerre et les hommes d'Eglise avaient (tant bien que mal) critiqué la culture du couple homme-femme pendant l'Ancien Régime, les hommes de science soutinrent (efficacement) la culture hétérosexuelle à partir du XXe siècle. [...]
L'hétérosexualité, une passion politique
[...] Pour les plus conservateurs, ces revendications gaies et lesbiennes étaient de toute façon inacceptables, l'école devant affirmer la supériorité de l'hétérosexualité sur l'homosexualité - la cause était entendue. Comme le disait le Dr Jean-François Mattéi (député du parti Démocratie libérale), "il ne peut y avoir aucune équivalence entre les couples hétérosexuels et couples homosexuels. Cette évidence ne s'inspire d'aucune considération morale ou intégriste". A vrai dire, le professeur Mattéi avait tout à fait raison. Cette opinion n'était pas nécessairement une considération morale ou intégriste ; ce pouvait être l'expression banalisée de l'idéologie médicale issue du XIXe siècle, et dont il était lui-même le représentant. Cependant, elle n'en était pas moins homophobe pour autant.
Louis-Georges Tin, L'invention de la culture hétérosexuelle, p. 177 et 181 Autrement, coll. Mutations/Sexe en tous genre n°249, Paris, 2008
Des études, dans plusieurs pays, montrent : * que les tentatives de suicide chez les jeunes homosexuel-le-s sont 13 fois plus élevées que chez les jeunes hétérosexuel-le-s ; * qu'1/4 des jeunes homos tente de se suicider ; * qu'1 suicide de jeunes sur 2 est dû à l'homophobie ambiante ; Dans son enquête publiée dans le British Medical Journal, Marc Shelly explique que cette « sur-suicidalité » est « due à la stigmatisation dévalorisante de l'homosexualité perçue au sein du cercle familial ou à l'école, qui produit des effets désastreux sur la construction personnelle ».
Cela ne sera qu'en 1990 que l'Organisation Mondiale de la Santé enlève l'homosexualité de la liste des maladies mentales.
Jihad, djihad ou djihâd (arabe : jihād, جهاد, lutte) est un terme arabe faisant partie du vocabulaire de l'islam et signifiant « exercer une force », « tâcher » ou « combattre ». Il apparaît fréquemment dans le Coran, particulièrement dans l'expression « al-jihad bi anfousikoum » (Lutter contre les penchants de votre âme; Il est l'équivalent en français de l'expression se faire violence) ou « al-jihad fi sabil Allah » (combat sacré dans le chemin d'Allah). Le jihad invite les musulmans à combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société. De nombreux savants musulmans interprètent le jihad comme une lutte dans un sens spirituel. La lutte contre son nefs, son âme, doit être quotidienne. C'est un effort constant qui doit mener à l'apaisement de son âme.
L'universalisme est l'idée d'une opinion à vocation universelle. Il existe plusieurs types d'universalismes : religieux, politiques, philosophique.
Sommaire * 1 En religion * 2 En politique * 3 En philosophie * 4 Citation * 5 Critique o 5.1 Voir aussi
En religion * L'universalisme religieux est l'idée que certaines religions ont une vocation universelle (exclusive ou non). Beaucoup croient que c'est au nom de cette vision que les églises chrétiennes ont envoyé des missionnaires à travers le monde afin de convertir les peuples. L'universalisme religieux pour les églises chretiennes est le fait que Dieu est le Dieu de tous les hommes tout en respectant les autres religions et la liberté de chacun. Le terme catholique signifie universel. * L'universalisme chrétien est la doctrine selon laquelle tous les hommes (quelle que soit leur religion) seront sauvés. * L'universalisme musulman L'universalisme religieux le plus récent date de l'Islam (religion la plus jeune). Les textes du Coran - contenant l'Histoire de Adam et Eve en passant par Abraham, Salomon, Jesus... - constituent l'illustration de l'universalisme du fait qu'ils réunissent l'Histoire de la Torah, de la Bible plus la suite jusqu'au prophète de l'islam Mahomet. L'universalisme musulman est la doctrine selon laquelle tous les êtres vivants sont soumis aux règles de l'univers donc aux règles du Tout Puissant.
En politique * L'universalisme institutionnel considère que tous les peuples doivent être représentés dans la conduite des affaires du monde (mondialisation démocratique). * L'universalisme républicain, doctrine d'origine française, qui décrit la république comme une et indivisible dont tous les citoyens sont égaux en droits, propose son modèle comme idéal universel. * Voir aussi L'universaliste, organe du mouvement rassemblement universaliste.
En philosophie * L'universalisme philosophique se rapproche de l'humanisme et considère que tous les citoyens du monde doivent être respectés. Cet universalisme apparait donc comme différent des universalismes politiques et religieux qui veulent imposer leurs vues.
Citation «C'est donc dans la redéfinition de la référence universaliste que réside le renouvellement de l'anthropologie. On ne peut plus en effet se contenter d'un universalisme abstrait et aveugle à ses conditions de production et d'existence. L'universalisme se soutient du particularisme. Les deux se complètent et se renforcent l'un l'autre ». Mondher Kilani, article « ethnocentrisme », dans le Dictionnaire des sciences humaines, PUF.
Critique D'un coté il semble que l'universalisme considère l'homme soit comme un idéal, soit comme un être abstrait, sans tenir compte des situations particulières. De l'autre il semble que le relativisme, qui lui est généralement opposé, est lui-même remis en question dans la mondialisation. Dans cette situation la citation ci-dessus n'en a que plus de force.
Voir aussi * Monde (univers) * idée de Civilisation universelle * Idées opposées : Relativisme, Pluralisme, Particularisme, Diversité culturelle