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Esch s. Alzette (Esch et ses usines, 1925)(gallica)

Publié le par antoiniste

Esch s. Alzette - Rue Adolphe-Emile (salle du culte antoiniste)(Esch et ses usines, 1925)(gallica)

À gauche, entouré en rouge, l'emplacement de la salle du culte antoiniste, Rue Adolphe-Emile.

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L'antoinisme dans nos campagnes (L'Indépendance luxembourgeoise, 14 février 1924)(eluxemburgensia.lu)

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L'antoinisme dans nos campagnes (L'Indépendance luxembourgeoise, 14 février 1924)(eluxemburgensia.lu)

 L'antoinisme dans nos campagnes

    Dans un récent numéro nous avons indiqué, très brièvement d'ailleurs, les progrès que la secte dite des Antoinistes fait dans nos campagnes.
    Il intéressera peut-être les lecteurs de ce journal de lire les détails que donne sur cette secte et sur son fondateur, un récent numéro d'un de nos confrères de la région viticole.
    Louis Antoine, surnommé le Guérisseur est devenu en Belgique un homme célèbre. Il affirme avoir découvert un remède universel pour toutes les maladies du corps et de l'âme. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que son nom ait franchi les frontières de son pays et qu'il ait trouvé des adeptes, jusque dans notre paisible vallée de la Sûre. Il est donc intéressant d'examiner de plus près et d'après les documents originaux, la naissance et le développement de ce nouvel évangile. Louis Antoine est né en 1846 à Mons-Crotteux. Fils de mineur, il descendait dans la fosse à l'âge de 12 ans déjà. Il devint ensuite ouvrier de chemin de fer et voyagea en Allemagne. Rien ne faisait prévoir à ce moment là, la mission à laquelle il serait plus tard appelé. Il se maria, eut un fils. Sa santé laissait à désirer. Il resta un fidèle catholique jusqu'à l'âge de 42 ans et un de ses disciples écrivait même : « Il aimait à se recueillir profondément et à élever son cœur vers Dieu. »
    Vers la fin du siècle dernier, le spiritisme subit en diverses régions de Belgique, un nouvel essor. Un petit cercle spirite fut créé à Jemeppe. Antoine qui avait eu la douleur de perdre son fils à l'âge de vingt ans, en fit partie. Il avait entendu dire que le spiritisme permet aux vivants d'entrer en relations avec les morts, auxquels des liens étroits les ont relié. En compagnie de sa femme, il fréquentait assidument ces séances. Un soir, ils entendirent la voix lointaine de leur fils mort, leur annoncer que son âme avait trouvé le repos dans le corps d'un apothicaire parisien. Les parents désolés étaient consolés.
    Antoine pénétra de plus en plus dans les arcanes du spiritisme ; peu à peu, il parvint à réunir autour de lui, un groupe de fidèles auxquels il avait su persuader qu'il était en communications constantes avec le monde des esprits. De temps à autres, il publiait, sous forme d'encicliques, d'étranges nouvelles des sphères supra-terrestres.
    Un peu plus tard les esprits furent négligés ; Antoine se posa en guérisseur et ses cures trouvèrent un accueil inespéré, surtout chez les femmes. Ses premières clientes, charmées par son allure énigmatique, le vantèrent partout comme un saint et comme le sauveur de l'humanité De tous côtés, les malades et les curieux accoururent et l'on parlait en termes voilés, de guérisons miraculeuses. Certain de son succès, Antoine se détacha du spiritisme et exerça dès lors son art en son propre nom. Ceci se passait en 1906. Antoine ne possédait qu'une culture élémentaire, mais il connaissait le peuple et connaissait son respect craintif pour l'art médical contenu dans des fioles de médicaments. « Le médecin doit prescrire quelque chose. » Les flacons du thaumaturge belge ne contenaient que de l'eau claire, mais il introduisait dans celle-ci un fluide magnétique, adapté aux diverses maladies et à leurs manifestations. Lorsqu'un étranger arrivait en ce temps-là à Jemeppe, il ne pouvait comprendre pourquoi, de toute part, accouraient des gens à l'air malade, munis de récipients variés remplis d'eau, et prêts à recevoir le fluide qui guérissait tout.
    Toutefois, le fait de magnétiser tous ces récipients, était une chose fatigante. L'art d'Antoine entra dans une phase nouvelle. Il reporta son pouvoir magnétique sur de petits morceaux de papier. Le malade recevait un de ces bouts de papier miraculeux ; arrivé à la maison il le plongeait dans un verre d'eau qui devenait immédiatement capable de guérir. Plus tard, les morceaux de papier disparurent. Tout fut spiritualisé et il suffisait dorénavant qu'Antoine imposât les mains pour que la transmission du fluide fut possible. Celui qui avait la foi, guérissait.
    Certains jours, Antoine devait imposer les mains à plus de 50 personnes, tant le cercle de ses clients, s'était entendu. Les disciples du maître répandirent la nouvelle doctrine dans toutes les régions sous forme d'une petite brochure et enthousiasmèrent les foules.
    Malgré tout, l'art du prophète subissait parfois des éclipses, comme le montrent deux cas qui firent en ce temps-là beaucoup de bruit en Belgique. En 1907, un nommé Danges précipita sa femme dans la Meuse, alors en crue. La femme se noya. Deux jours plus tard, le meurtrier se présentait chez Antoine et demandait ce que sa femme était devenue. Le voyant, lui répondit aussitôt : « Encore deux jours, et votre femme vous écrira. »
    Une autre fois un homme gravement malade assista à une séance chez le thaumaturge. Il fut congédié avec la promesse d'être bientôt guéri. Cent pas plus loin, il tomba dans la rue et mourut sur le champ. On apporta le cadavre au prophète qui s'efforça, mais en vain, de faire agir son fluide régénérateur sur lui. Le mort se refusa opiniâtrement à revenir à la vie.
    Des bruits étonnants courent sur la merveilleuse activité des disciples d'Antoine. On cite le cas d'un paysan souffrant d'une maladie d'estomac et qui fut guérit de telle sorte qu'il peut maintenant s'enivrer. Un ouvrier souffre d'une maladie interne. Il reste à la maison et toutes les heures, il répète pendant dix minutes, suivant les instructions reçues : « Père Antoine, je crois que je guérirai. »
    Un adepte, arrivé après bien des détours dans l'Antoinisme, officie aujourd'hui en habits sacerdotaux comme prêtre antoiniste. Il a déclaré un jour : « Si je pouvais entrer dans les maisons de santé et imposer les mains aux malades, je leur rendrais à tous la raison. »
    Si un de ces malades imaginaires peut un jour rentrer chez lui avec la joyeuse conviction d'être de nouveau bien portant, un « médecin malgré lui » de ce genre peut, d'un autre côté, faire beaucoup de mal. De telles cures empêchent parfois les malades de se rendre auprès du médecin. Lorsqu'ils le font, il est trop tard.

L'Indépendance luxembourgeoise, 14 février 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

 

    Cet article est la traduction de l’article Der Antoinismus, lui-même un condensé de la contribution d’André Kervyn.

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Echternach (Obermosel-Zeitung, 16. Februar 1924)(eluxemburgensia.lu)

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Echternach (Obermosel-Zeitung, 16. Februar 1924)(eluxemburgensia.lu)    Echternach, 13. Febr. Père Antoine und Antonismus bilden noch immer das Tagesgespräch. Allmählich beginnt man, auch die Kehrfeite der Medaille zu studieren. Der Stern des wunderlichen Heiligen ist schon am verblassen. Und das hat seine Ursachen.
    Père Antoine, dieser „Wohltäter der Menschheit“ war vor kurzer Zeit nach Steinheim zu einem jungen Mann gerufen worden, der durch einen Unfall einen Kniescheibenbruch erlitten hatte. Père Antoine konnte nicht helfen; ja der Kranke starb sogar trotz des wunderbaren Beistandes. Natürlich! Selbstverständlich! Wie konnte es auch anders sein? Die Aerzte, die den Kranken früher in Behandlung haften, hatten ihn zu Tode gepfuscht. Und für jeden Besuch ließ sich der „uneigennützige” Retter, wie behauptet wird, 20 Franken aushändigen.
    Sehr weit her ist auch die Selbstverleugnung und Opferwilligkeit Père Antoines nicht, wenn man bedenkt, daß er sich per Kutsche auf Station Wecker abholen läßt, um sich wegen einer Heilung nach dem kaum 12 bis 15 Minuten entfernten Biwer zu begeben. Das Honorar wird totgeschwiegen. Die Heilung aber läßt noch auf sich warten.
    In Bech ist ein Mann von einem bösartigen Krebsübel befallen. Selbstverständlich zieht man Père Antoine zu Rate. Acht Tage nachher ist der bedauernswerte Kranke nicht mehr krank, aber tot und begraben. Was Père Antoine sich als Honorar geben ließ, ist nicht bekannt.
    Hier also drei kleine Stichproben vom Können des „großen Heilers“, die ad libitum vermehrt werden könnten. Selbst der Fall einer Heilung würde noch nicht gar sehr zu seinen Gunsten reden. Wie oft gesundet der kranke Organismus ohne menschliches Zutun! So könnte es gar einmal vorkommen, daß ein Körper sich von selbst ausheilt, wo vielleicht zufällig Père Antoine seinen Hokuspokus dabei trieb. Ebenso guf, wie es vorkommt, daß trotz der gediegenen ärztlichen Hilfe der Organismus unterliegt. In beiden Fällen ist es die Natur, die siegt oder unterliegt. Es ist z. B. nachgewiesen, daß alle Menschen schon in ihrem Leben schwindsüchtig waren; sogar Kinder von 18 Monaten hatten Narben von überstandener Schwindsucht. Die Krankheit mag nicht einmal bemerkt worden sein. Der Körper ist gesundet dank des in ihm wohnenden sieghaften Zellenstaates. Und im Falle einer Erkrankung ist es Sache eines wirklichen Arztes, um wirklich festzustellen, ob der Zellenstaat in richtiger Funktion ist oder ihm zur richtigen Funktion zu verhelfen.

Obermosel-Zeitung, 16. Februar 1924 (source : eluxemburgensia.lu)

 

Traduction :

    Echternach, 13 février. Le Père Antoine et l'Antoinisme font encore parler d'eux. Petit à petit, les gens commencent à étudier l'autre côté de la médaille. L'étoile du saint fantasque est déjà en train de pâlir. Et il y a des raisons à cela.
    Le Père Antoine, ce "bienfaiteur de l'humanité", avait récemment été appelé à Steinheim pour voir un jeune homme qui avait subi une fracture de la rotule lors d'un accident. Le Père Antoine n'a pas pu l'aider ; en effet, le malade est mort malgré l'aide miraculeuse. Bien sûr ! Evidemment ! Comment pourrait-il en être autrement ? Les médecins qui avaient traité le patient auparavant l'avaient bousillé jusqu'à la mort. Et pour chaque visite, le sauveteur "altruiste", comme on le prétend, se faisait remettre 20 francs.
    L'abnégation et la volonté de sacrifice du Père Antoine ne sont pas non plus farfelues, quand on sait qu'il s'est fait prendre en calèche à la gare de Wecker pour se rendre à Biwer, à peine 12 à 15 minutes plus loin, pour une cure. Les frais n'ont pas été communiqués. Le remède, cependant, est encore long à venir.
    A Bech, un homme est atteint d'un cancer malin. Naturellement, le Père Antoine est consulté. Huit jours plus tard, le malheureux patient n'est plus malade, mais mort et enterré. On ne sait pas ce que le Père Antoine a pris comme honoraires.
    Voici donc trois petits échantillons des compétences du "grand guérisseur", qui pourraient être multipliés ad libitum. Même le cas d'une guérison ne plaiderait pas beaucoup en sa faveur. Combien de fois l'organisme malade se rétablit-il sans intervention humaine ! Il se pourrait donc qu'un corps se guérisse tout seul, là où peut-être par hasard le Père Antoine a formulé son abracadabra. Il est tout aussi improbable que l'organisme succombe malgré une aide médicale solide. Dans les deux cas, c'est la nature qui gagne ou perd. Il a été prouvé, par exemple, que tous les êtres humains ont été des tuberculeux au cours de leur vie ; même les enfants de 18 mois avaient des cicatrices d'avoir survécu à la tuberculose. La maladie peut même ne pas avoir été remarquée. Le corps est sain grâce à l'état cellulaire victorieux qui l'habite. Et dans le cas d'une maladie, c'est à un véritable médecin qu'il revient de déterminer si l'état cellulaire fonctionne correctement ou de l'aider à fonctionner correctement.

Obermosel-Zeitung, 16 février 1924

    Cet article donna l'occasion d'un droit de réponse d'un adepte.

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Culte Antoiniste du Luxembourg (religion.lu)

Publié le par antoiniste

    Un site officiel indique la liste des cultes pratiqués et reconnus au Grand-Duché du Luxembourg.
    L'antoiniste y figure toujours, avec l'adresse de la salle de lecture, au 15, An der Retsch à Niederanven (Rameldange) :

Culte Antoiniste du Luxembourg (religion.lu)

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Salles de lecture au Luxembourg

Publié le par antoiniste

    Le frère Robert Pierrefeu indique qu'au Grand-Duché du Luxembourg, le Culte existe pratiquement depuis l'origine et il y est reconnu officiellement.

    Régis Dericquebourg signalait en 1993 une salle de lecture à Hespérange (sud de la capitale).

    Actuellement, elle se trouve dans une maison au 15, An der Retsch - 6980 Niederanven (Rameldange), au nord-est de la capitale.

    Réunions les 1er et 3ème samedi à 15h, avec Soeur Feiereisen.

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Le cas de Vagner (L'Est Républicain, 5 avril 1927)

Publié le par antoiniste

Le cas de Vagner

     LE CAS DE VAGNER
   aubergiste et guérisseur

    Metz, 4 avril. – M. Nicolas Vagner est un homme d’une cinquantaine d’années, exerçant, à Esch-sur-Alzette (Luxembourg), la démocratique profession d’aubergiste et jouissant dans le Grand-Duché d’une véritable célébrité. A la vérité, cette célébrité n’a rien de commun avec la vente des spiritueux à laquelle se livre Vagner depuis de nombreuses années. Elle lui vient du fait qu’il est guérisseur et il est devenu guérisseur parce qu’il est antoiniste.
    L’antoinisme, vous le savez, est une petite religion nouvelle, née en Belgique croyons-nous, assez répandue dans le nord de la France et ayant conquis des adeptes dans les régions industrielles et minières du Luxembourg. De ces adeptes, le débitant Vagner fut un des premiers. Il est un des plus zélés et ces deux qualités lui ont fait attribuer le titre de président de l’association antoiniste d’Est, ce qui, d’après lui, est quelque chose comme archiprêtre ou évêque.
    L’antoinisme est une religion pour personnes pratiques, puisqu’elle prétend guérir les corps de leurs maux en même temps qu’elle expurge les âmes de leurs péchés et débarrasse les hommes, et aussi les femmes, de leurs vices.
    Le père Vagner, comme on l’appelle familièrement à Esch, digne émule du père Antoine, fondateur de la secte, a soif de dévouement et s’attache à faire des prosélytes. Il y mit tant d’ardeur que les autorités judiciaires luxembourgeoises lui cherchèrent querelle a un moment donné et le trainèrent devant le tribunal qui lui infligea une amende pour exercice illégal de la médecine sous prétexte que pour guérir les corps il prescrivait à ses fidèles l’usage de remèdes bénins.
    Mais depuis longtemps les autorités luxembourgeoises se sont rendues compte que le pontife guérisseur n’est pas bien dangereux pour les malades et elles se désintéressent de lui.
    Cependant, le père Vagner pensa que les Lorrains étaient, autant que les Luxembourgeois, dignes de ses soins spirituels et matériels et il vint dans la région de Thionville prêcher la religion nouvelle. Ce n’est pas un missionnaire comme les autres que l’aubergiste antoiniste. Il commença par donner des soins à quelques malades qui, sans doute, ne s’en trouvèrent pas mal puisque sa réputation de science s’étendit vite sur Hayange, Knutange, Algrange, Nilvange et environs.
    Le père Vagner établit son cabinet da consultations et son confessionnal chez un nommé Trost, 103, rue de Casatelnau, à Nilvange, et les visites affluèrent. Elles affluèrent si bien que la gendarmerie voulut connaitre le nouveau médecin et eut l’indiscrétion de lui demander des diplômes qu’il ne put montrer pour l’excellente raison qu’il n’a jamais usé ses pantalons sur les bancs d’une quelconque école de médecine.
    Sans se soucier des protestations des clients de l’apôtre, sans craindre la colère du Dieu dont se réclame le père Vagner, les gendarmes l’arrêtèrent et l’amenèrent à Metz, où il fut confié aux bons soins de M. le juge d’instruction Pagniez.
    En même temps que le guérisseur, les représentants de la loi amenaient ses registres, car l’aubergiste antoiniste guérisseur a de l’ordre et tient une comptabilité que pourraient lui envier bon nombre de commerçants. Sur son livre-journal figurent les noms et adresses de 450 personnes ayant reçu une carte d’antoiniste, moyennant 20 francs, et des soins médicaux par dessus le marché.
    Car M. Nicolas Vagner affirme qu’il ne se fait pas payer pour soigner les corps. Lorsqu’une personne, attirée par sa réelle réputation de guérisseur, vient solliciter ses services, il lui fait d’abord une petite causerie sur l’antoinisme. Si la grâce opère en elle, elle reçoit, en échange de 20 francs, une belle carte bleue lui donnant la qualité d’antoiniste et le droit de recourir aux bons offices du guérisseur pendant un an. Etant ainsi en règle, le visiteur expose son cas, fait connaitre le siège des douleurs dont il se plaint. Comme remèdes, le père Vagner prescrit la foi et l’amour de Dieu. Il prescrit aussi, car il faut bien, comme il le dit, frapper l’imagination, quelques médicaments inoffensifs rentrant dans la catégorie des remèdes de bonne femme, dont au surplus, personne n’eut jamais à se plaindre. Quant à ceux qui ne veulent pas entrer dans le giron de la nouvelle Eglise, le guérisseur les renvoie tout bonnement aux médecins ordinaires, à ceux qui ont fait des études.
    Mais les 20 francs, qu’en fait-il ? allez-vous demander, car vous êtes curieux comme des juges d’instruction. Ce faisant, vous ne gênerez pas du tout l’aubergiste pontife qui vous répondra : une partie des sommes ainsi recueillies sert à l’entretien de notre chapelle (qui se trouve, je crois bien, dans son arrière-boutique) et à l’exercice de notre culte. Le reste est, par nous, employé en bonnes œuvres. Et cette déclaration vous sera confirmée par les antoinistes d’Esch, si la fantaisie vous prend d’aller leur demander ce qu’ils pensent de leur président, dont l’arrestation a provoqué une vive émotion dans la cité industrielle luxembourgeoise.
    Cette émotion est telle que lundi matin une délégation d’antoinistes, composée du trésorier et de quatre membres du groupe d’Esch est arrivée à Metz en automobile, dans le seul but de demander Ia mise en liberté provisoire de Nicolas Vagner, dont l’absence prolongée causerait, disent-ils, les plus grands malheurs, plusieurs dizaines de malades, privés des soins du guérisseur, se trouvant en danger de mort.
    Ces considérations, appuyées par un fort cautionnement et l’argumentation Serrée de Me Joseph, défenseur de Vagner, décideront sans doute M. Pagniez à rendre le guérisseur-pontife bistro à ses malades, à ses clients, et à ses fidèles, ce qui n’empêchera pas de le renvoyer devant le tribunal correctionnel, s’il y a lieu.
    En tout cas, il y a gros à parier que les antoinistes d’Hayange et environs seront dorénavant contraints d’aller à Esch pour remplir leurs obligations spirituelles car Vagner paraît bien décidé à ne pas revenir dans un pays aussi peu hospitalier aux prêtres des religions nouvelles et aux guérisseurs amateurs.                    H. D.

L'Est Républicain, 5 avril 1927

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Nicolas Wagner (L'Est Républicain, 24 octobre 1924)

Publié le par antoiniste

Nicolas Wagner

       LETTRE DE LUXEMBOURG

 Le thaumaturge d’Esch-sur-Alzette

Une nouvelle vague de mysticisme :
            le culte antoiniste ?
 

                   Luxembourg, le 21 octobre.
    Le Luxembourg semble appelé à de hautes destinées. Déjà il lui est né un thaumaturge. Le bruit du ses miracles prend un retentissement toujours grandissant et fait rentrer dans l’ombre toutes les autres questions d’actualité dont, en chroniqueur consciencieux, je devrais entretenir mes lecteurs : les résultats de nos élections communales et les modifications d’ailleurs peu sensibles qu’ils ont pu apporter dans la constellation politique du pays; la question – enfin résolue – de la nationalisation de nos chemins de fer avec le consentement assez inexplicable du gouvernement français, détachera pour la première fois et pour toujours le réseau luxembourgeois du réseau d’Alsace-Lorraine et fera passer l’administration de nos voies ferrées entre les mains de la Société belgo-luxembourgeoise du « Prince-Henri » ; la question, enfin, des traités commerciaux à conclure avec l’Allemagne ainsi que du nouveau traité à conclure avec la France.
    Il est vrai que les guérisons miraculeuses accomplies par notre thaumaturge n’auraient pas absorbé ce point l’attention publique, si les tribunaux ne s’étaient pas avisés de le ceindre de la couronne du martyr. Les gendarmes n’admettent plus qu’on opère des miracles de nos jours, surtout lorsque, comme le commun des mortels, on s’appelle Nicolas Wagner et que dans la moins mystique de nos villes – car la métropole de notre bassin manier : Esch-sur-Alzette jamais rien eu d’une sainte Mecque – exerce la profession de cabaretier. A l’hostilité des gendarmes est venue se joindre celle des gens d’Eglise qui soupçonnent le cabaretier thaumaturge de vouloir fonder dans le pays une nouvelle communauté religieuse.
    Condamné en première instance, pour exercice illégal de l’art de guérir, à une amande de deux cents francs, l’aubergiste Nicolas Wagner, autrefois chef de gare sur la ligne du « Prince-Henri », a vu porter son amende à mille francs par la cour d’appel. Les considérants du jugement rappellent que la loi considère comme exerçant illégalement l’art de guérir « toute personne non munie du diplôme luxembourgeois et traitant des malades en prenant part à ce traitement, sauf le cas d’urgence avérée ». Beaucoup de personnes s’imaginent qu’un profane qui exerce l’art de guérir ne devient passible d’une peine que s’il se fait rétribuer pour les services qu’il rend à l’humanité souffrante et s’il administre à ses maladies des médicamente et de prétendues panacées. Or, l’instruction n’a pu retenir aucun fait probant qui puisse confirmer une accusation de ce genre. Une des clientes, qui se disait miraculeusement guérie d’une sorte de lupus que les médecins auraient désespéré de guérir, a bien déclaré que dans sa gratitude elle était prête à céder à son sauveur toute sa fortune. Mais on ne guère y voir qu’une de ces hyperboles qui échappent à un cœur débordant de joie et de reconnaissance.
    Aussi la cour d’appel, pour venir au devant de l’opinion erronée selon laquelle il n’y a délit pour un guérisseur que s’il y a rémunération, rappelle-t-elle expressément dans son jugement que la loi ne « subordonne l’existence de l’infraction qu’elle réprime ni au mode de traitement employé ni à l’administration d’un médicament même à titre gratuit ». Ce qui suffit au juge, c’est de constater que le but des pratiques auxquelles se livrait M. Vagner était de guérir les malades ; c’est de fournir la prouve irrécusable que cet illuminé avait pris au pied de la lettre l’enseignement du catéchisme qui fait précisément de cette pratique charitable la vertu chrétienne par excellence.
    En quoi consistait la pratique du guérisseur ? « Pour faire impression sur les malades, dit un des considérants du jugement, il les introduit dans une chambre et, les plaçant devant le portrait du père Antoine de Jemeppe dont il est un adepte fervent, il leur impose les mains pour faire passer dans leur corps le fluide guérisseur qu’il prétend posséder. Il leur recommande avoir une foi inébranlable en lui et en leur guérison, de prier avec ferveur pendant qu’il récite quelques principes de l’unitif, code des Antoinistes, dont il endosse parfois le costume.
    C’est en effet, le culte du père Antoine que M. Wagner semble avoir pris à tâche de répandre dans le grand-duché. On sait l’immense popularité dont jouissait le père Antoine en Belgique aux environs de 1910, époque où cet ancien ouvrier mineur, qui se croyait appelé par le ciel à soulager les misères physiques et morales de ses semblables recevait par jour 500 à 1.200 malades et où des milliers de personnes déclaraient avoir été guéries par lui. Mais si cette popularité valut aux adeptes du nouveau culte un décret d’utilité publique en Belgique, ils furent énergiquement combattus par l’Eglise qui s’inquiétait d’autant plus des progrès de cette religion nouvelle que les zélateurs de l’Antoinisme opposaient triomphalement le nombre de leurs guérisons aux miracles de Lourdes. Il faut ajouter d’ailleurs que les incrédules furent aussi étonnés que les catholiques du succès obtenu par les prédications du guérisseur, qui semblait avoir pris pour devise le mot du Christ : « C’est la foi seule qui sauve », devise qui est devenue en Amérique celle des initiés de la « Christian Science ». Eh quoi, entendait-on dire, est-ce donc un siècle de scepticisme que celui où l’on voit surgir aussi inopinément une foi nouvelle ?
    Avec une rapidité qui tient du prodige l’Antoinisme a, depuis la mort de son fondateur étendu son influence spirituelle. La mère Antoine, comme les fidèles appellent la veuve de celui qu’ils vénèrent comme un saint, sans compter les temples consacrés au culte du « Père » en Belgique, a inauguré en France plus de six temples antoinistes : à Vervins, à Tours, à Lyon, à Caudry, à Monaco, à Aix-les-Bains, à Paris. Tous les journaux de Paris ont parlé, l’an dernier, de la commémoration solennelle à Paris de la « désincarnation », c’est-à-dire de la mort de Père Antoine. La cérémonie, qui fut pour les Parisiens un spectacle inaccoutumé, se déroula, dans le temple antoiniste de la rue Vergniaud, devant une foule compacte de frères et sœurs en robe révélé et débordant jusque sur les deux trottoirs de la rue.
    Poussé par la curiosité, j’ai voulu assister à un des offices que le cabaretier thaumaturge organise tous les matins à dix heures dans une arrière-boutique attenant à son débit de boissons et transformée en une sorte de sanctuaire. Avais-je mal choisi ma journée ! Je ne sais. Mais aucune guérison ne s’est accomplie ce jour-là. Le guérisseur lui-même en était navré. « Que n’êtes-vous venu la semaine dernière ? me dit-il. Vous auriez vu des miracles stupéfiants ». L’ineffable candeur qui s’exprimait dans ces paroles se retrouvait dans tous ses gestes et dans toute sa physionomie. Comment cet homme lourd et trapu, taillé à grands coups de serpe, peut-il exercer une si étonnante fascination sur la foule recueillie qui se presse au pied de la chaire ornée de dessins symboliques et écoute avec avidité la lecture des enseignements – libellés en français à la fois fruste et amphigourique – du Père Antoine ? Ce qui en impose au nombre sans cesse accru de ses clients et surtout de ses clientes – il y avait parmi elles ce jour-là beaucoup de Lorraines venues des villages voisins de la frontière – c’est sa sincérité absolue et la naïveté de sa foi d’illuminé, de cette foi qui transporte des montagnes et qui lui fait espérer l’accomplissement du plus urgent des miracles : la guérison de sa propre femme, atteinte depuis près de vingt ans de cécité complète.
    « Ce miracle, nous l’attendons avec une ferme confiance, me disait un des apôtres les plus actifs et les plus remuants du thaumaturge, un robuste boulanger, avec lequel je vidais une chope servie gracieusement par une des trois filles du cabaretier. Et ce miracle, nous le fêterons dans le temple antoiniste qui s’élèvera bientôt dans notre ville ». Je crains bien, décidément que l’arrêt de la cour d’appel ne soit impuissant à arrêter à notre frontière cette nouvelle vague de mysticisme.

                                         Jean de CRECY.

L'Est Républicain, 24 octobre 1924

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* Salles de lecture

Publié le par antoiniste

    Les salles de lecture, comportant un nombre d'adeptes costumés suffisant pour assurer son avenir, sont des embryons de futurs temples. La plupart du temps dans une maison, parfois les adeptes augmentant, l'achat du terrain et une construction indépendante (sans logement annexe) est anticipés. Elles sont attachées à un temple.


Afficher Salles de lecture antoinistes sur une carte plus grande



- Archamps 74160 (Haute-Savoie, à la frontière suisse, près de Saint-Julien en Genevois)
    Frère et Soeur Dessaint
    3° samedi de chaque mois de 14 à 17 heures

- Bourbourg 59630 (Nord, près de Dunkerque) - 47, rue de la République
    Frère Martin
    1° et 3° samedi de chaque mois à 15 heures

- Buxerolles 86180 (Vienne, près de Poitiers) - 31, voie romaine
    Soeur Juste
    1°, 2°, 4°et 5° dimanche de chaque mois à 10 heures ; 3° dimanche de chaque mois à 15 heures ; ainsi que tous les jours de fêtes antoinistes

- Clermont-Ferrand 63000 (Puy-de-Dôme, près de Saint-Etienne) - 53 ter, boulevard Lafayette
    Soeur Faverdin
    3° dimanche de chaque mois à 15 heures ; tous les vendredis soir à 19 heures

- Creil 60100 (Oise, entre Beauvais/Compiègne et Paris) - 37, rue César Franck
    Frère et Soeur Quillent
    1° dimanche de chaque mois à 15 heures 30

- Sainte-Clotilde 97490 (Ile de la Réunion, près de Saint-Denis) - Route du Moufia
    Soeur Aho
    Tous les mardis et les jours de fêtes antoinistes à 15 heures

- Ile d'Yeu 85350 (Vendée, vers Ker Bossy et Ker-Châlon) - 29, rue Jean Yole
    Soeur Dany Taraud
    1er et 3ème samedi 15h30

- Meaux 77100 (Seine-et-Marne, entre Paris et Château-Thierry) - 76, rue Jean Jaurès
    Frère Octavien
    2° et 4° dimanche de chaque mois à 15 heures

- Pointe-à-Pitre 97110 (Guadeloupe, derrière l'hôpital général, après le pont, première rue à droite à 100 mètres) - morne Bernus
    Soeur Clotilde
    1° et 3° dimanche de chaque mois à 15 heures

- Niederanven (Rameldange) 6980 (Luxembourg, nord-est de la capitale) - 15, An Der Retsch
    Soeur Feiereisen
    1er et 3ème samedi à 15h

- Rio de Janeiro - 22280-004 (Brésil, au sud, près du Cemitério São João Batista) - Batofago, Rua General Polidoro, 123
    dimanche à 10h et le jeudi à 15h, les jours de fête à 10h et à 15h.

- Katoomba N.S.W. 2780 (Australie, à une centaine de kilomètre de Sydney) -  311, Great Western Highway
    Soeur Rouffiat
     dimanche à 13h, lundi, mercredi, vendredi à 17h

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L'antoinisme, enfant perdu du spiritisme (Le Petit Journal, 22 mai 1927)

Publié le par antoiniste

L'« ANTOINISME »
enfant perdu du spiritisme
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Comment, des révélations d'une table tournante, naquit une véritable religion
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    Un dépêche du Petit Journal, relatait il y a quelque temps l'arrestation à Nivange (1), en Lorraine, d'un aubergiste Antoiniste-Guérisseur luxembourgeois, du nom de Nicolas Wagner, accusé d'exercice illégal de la médecine. Notre information ajoutait qu'une délégation d'Antoinistes du groupe d'Esch, était arrivée le lendemain même en automobile à Metz, pour demander instamment à M. Pagniez, juge d'instruction, la mise en liberté immédiate du guérisseur. « L'absence prolongée de Nicolas Wagner, dit le trésorier du groupe, risque de causer les plus grands malheurs. Plusieurs dizaines de malades, privés de ses soins, sont actuellement en danger de mort. » (2)
    Quel est donc cet Antoinisme qui, si ses vertus médicales se trouvent fort bousculées par les pouvoirs publics, inspire par contre une telle ferveur à ses adeptes ?
    C'est un véritable culte religieux, issu, par voie de ricochet, du spiritisme, et nourri d'un certain nombre de principe philosophique, assez singulièrement digérés. Il fut fondé, en 1906 (3), à Jemeppe-sur-Meuse, par un ancien ouvrier mineur, le « Père » Antoine. Depuis lors, des temples ont été ouverts à Paris et à Monaco. L'an dernier enfin, Mme Antoine, héritière de la toute puissance de son défunt époux, inaugurait en tête de quatre cents adeptes, le temple antoiniste d'Orange, en Provence.
    Antoine, vous ai-je dit, était ouvrier mineur à Jemeppe-sur-Meuse. La révélation lui vint un jour, à cinquante ans (4), à la suite de la mort de son fils, âgé de vingt ans. Une séance de spiritisme marqua cette date.
    - Ton fils est réincarné ! Il est établi pharmacien ! dit péremptoirement un pied de guéridon inspiré.
    En foi de quoi, fiers de cette élévation bourgeoise (5), le père et la mère Antoine fondèrent sans plus tarder une manière de bureau surnaturel des renseignements, véritable central téléphonique de l'au-delà, où les héritiers affligés venaient entendre la voix de leurs chers morts. Et l'affaire prospéra...
    Elle prospéra si bien que le Père Antoine résolut bientôt d'annexer au bureau de renseignements un cabinet « pour le soulagement de toutes les maladies, afflictions morales et physiques. »
    Une liqueur baptisée « Courre », qu'il vendait 5 francs le flacon (6), lui ayant valu condamnation pour exercice illégal de la médecine, Antoine remplaça sans hésiter par de l'eau (H 2 O :) qu'il couvrait de passes magnétiques. Puis, souvieux - c'est là, si l'on y réfléchit la marque des esprits supérieux - d'une simplification plus grande encore, il eut un trait de génie, il remplaça son eau par du papier... La santé, le bonheur, la vertu, la sagesse, dispensés comme de vulgaires timbres-poste, par retour du courrier, quel beau rêve !
    Naturellement, depuis belle lurette, le « Père » Antoine avait envoyé promener les tables tournantes et les évocations du spiritisme. Il traitait désormais avec une confiante familiarité de l'inconnaissable. Il standardisait l'au delà.
    Entre le guérisseur inspiré et l'apôtre, il n'y a guère plus de différence qu'un régiment, entre l'adjudant et d'adjudant-chef. En quelques mois, dans l'esprit de ses disciples, Antoine était promu ! Je n'essaierai pas, dans ce court article, de résumer sa doctrine. D'autant qu'elle est fort sibylline. Aux questions qui l'embarassaient, le bonhomme répondait, par exemple, sans hésiter : « Vous ne voyez que l'effet, cherchez la cause ! »
    Evidemment, avec des arguments de cette force-là...
    Toujours est-il que quand il mourut, le culte nouveau était magnifiquement prospère. Avec un bel esprit de famille, Mme Antoine, la « Bonne Mère », reprit le flambeau de ses mains. Et l'Antoinisme continue aujourd'hui, paraît-il, de faire « merveille »...
    En notre époque de machinisme et de science exacte, ne trouvez-vous pas cela tout à fait curieux ?   -   J. Lefebvre.

Le Petit Journal N°23502 du 22 mai 1927
source : Gallica

Notes :
(1) Il doit s'agir de Nilvange, petite commune française près de Thionville, à quelques kilomètres de Esch-sur-Alzette au Luxembourg.
(2) Mère n'a eut de cesse d'essayer que la guérison ne soit pas le fait du guérisseur par la foi au Père. Cependant, elle a eu beaucoup de mal à arriver à faire respecter cela des adeptes. De plus, si ce Nicolas Wagner a eu maille à partir avec la justice c'est qu'il devait utiliser des remèdes, ce que le Père avait abandonné lui-même. Cela aussi fut courant dans l'histoire de l'antoinisme du début.
(3) La source de cette article semble être Lucien Roure. Il dit "à partir de 1906, l'enseignement moral l'emporte de plus en plus". Mais le culte même a été fondé en 1910.
(4) Louis Antoine a 47 ans à la mort de son fils.
(5) Louis Antoine était déjà considéré comme bourgeois en rentrant de Varsovie, ayant pu construire plusieurs maisons ouvrières.
(6) Il s'agit de la liqueur Koene. On ne sait d'où les journalistes savent le prix que demandait Louis Antoine. Chez Debouxhtay, on lit : "dont le flacon de 125 gr. coûte dix francs" "et souvent Antoine lui-même en paie le montant pour les malades qui sont trop pauvres" (p.81).

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Les adeptes à Saulnes et dans l'Est

Publié le par antoiniste

    Il y eut pendant un temps une salle de lecture à Strasbourg, alors territoire allemand, ouverte en août 1913 au 7 Anckergässchen [Imp. de l'ancre], près de la place du Corbeau.
    Est, Franche-Comté et Bourgogne, pas d'Antoinistes signalés.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.264

    Un temple s'est ouvert à Saulnes en 1986, proche de Longwy, donc à la frontière luxembourgeoise.

    Au Luxembourg, Régis Dericquebourg signalait en 1993 une salle de lecture à Hespérange (sud de la capitale). Actuellement, elle se trouve au 15, An der Retsch - 6980 Niederanven (Rameldange), au nord-est de la capitale. Réunions les 1er et 3ème samedi à 15h, avec Soeur Feiereisen.

    Hormis ces quelques adresses, l'Antoinisme s'est peu propagé dans le Nord-Est de la France.

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