Père - plâtre moulé (Archives du Temple de Retinne)
Père - plâtre moulé (Archives du Temple de Retinne)
Père - plâtre moulé (Archives du Temple de Retinne)
Le frère Émile Scuflaire et sa femme sœur Mimi Versteylen, desservant du Temple de Retinne après frère et sœur Bronckart prirent en charge le Temple de Retinne et conservent les archives dans la tradition du culte laissé par Mère.
Titre : Récits de Vie
Réalisés par les bénéficiaires du Centre de Jour de l'ASBL Phénix dans la cadre des ateliers « Ecriture »
Éditions : ASBL Phénix (2013-2014), Jambes (Province de Namur), 148 pages -
Editeur responsable : Leonardo DI BARI, Directeur
cf. https://fr.calameo.com/books/005754060dcb0314ee29d
Dans les Commentaires de son récits autobiographiques, Apocalypsychose (d'après Jean l'Evangéliste, le Père Antoine, Gaston Leroux, Michel de Ghelderode, Dan Kiley, Francis Coppola et des auteurs anonymes), un des sept auteurs anonymes fait part (p.123) de sa découverte de l'Antoinisme :
C'est dans ce contexte que je découvris l'antoinisme, une spiritualité fondée cent ans auparavant par le Père Antoine. Ce catholique, converti au spiritisme, avait voyagé en Europe centrale et en avait ramené une philosophie orientale qu'il avait adaptée à l'intention des Occidentaux. Cette doctrine recommande d'agir toujours en fonction de notre naturel. En fonction de notre niveau spirituel et compte tenu des moyens dont nous disposons, nous devons agir le plus authentiquement possible. La prudence et la retenue ne doivent pas guider notre vie si nous ne le souhaitons pas. Nous sommes seuls juges des limites que nous dépassons. Ce sont les remords que nous éprouvons lors de certains passages à l'acte qui nous recentrent. Le changement ne peut survenir qu'à l'issue d'une prise de conscience.
Par conséquent, le mal n'existe pas. Un évènement n'est jamais mauvais en soi et ce n'est que le regard que l'on porte dessus qui le détermine comme tel. Il nous arrive, d'ailleurs, de constater que d'un mal peut naître un bien. Or, aucun bien ne pourrait naître d'un mal absolu.
Dans mon récit, j'ai fait accepter, à Jean, que Mina se soit volontairement abandonnée à Erik.
Dans la réalité, j'ai reconnu que j'avais eu besoin de vivre tout ce que j'avais vécu, y compris ce qui pourrait être interprété comme étant le pire.
Quant à la destruction, dans le récit, du Roi de l'abîme lors du Conseil des mille milliers, elle représente symboliquement la nouvelle façon de penser que j'ai désormais adoptée. Le Roi représentant le mal, sa destruction entraînait, par là même, la destruction de la vue du mal ! Depuis, je ne vois effectivement plus les choses en termes de bien et de mal. Je ne les vois qu'en termes de faits qu'il s'agit de comprendre en remontant à leur cause.
Je tiens à préciser que je ne suis pas antoiniste et que je ne l'ai jamais été. Si j'ai assez bien adhéré aux aspects philosophiques de la doctrine du Père Antoine, il n'en a pas été de même des aspects religieux. Les croyances en Dieu, en la réincarnation et en l'efficacité de la prière n'étaient pas vérifiables. Or, seul ce qui l'était m'intéressait désormais. Je suis donc toujours resté extérieur à ce mouvement.
J'avais découvert l'antoinisme dans des temples qui lui étaient consacrés. Les offices qui s'y déroulaient étaient d'une grande sobriété. L'un d'eux consistait en une lecture extraite d'un des ouvrages du Père Antoine. C'était un desservant qui s'y attelait. Dans le temple que je fréquentais plus particulièrement, c'était une desservante. Il n'y avait jamais grande affluence. Je me suis le plus souvent retrouvé tout seul dans l'assemblée ! Mais même lorsqu'il n'y avait personne, la desservante procédait à la lecture à voix haute afin d'en faire profiter les esprits ! De par sa qualité de médium, elle prétendait, en effet, ressentir leur présence. Et il m'est arrivé d'imaginer qu'en fait, elle était seule à me voir de la même façon que, dans le film Sixième sens, Cole Sear, le petit garçon médium est seul à voir le docteur Malcolm Crowe, qui ignore être mort. J'aurais, moi-même, été mort sans m'en être rendu compte... C'est la raison pour laquelle, dans mon récit, Jean assiste au réveil de Daroga par Erik en présence de Mina sans que personne ne le voie. Ce n'est pas explicite, mais j'ai effectivement fait mourir Jean ! En fait, il n'a pas survécu à la noyade...
issu de l'article A-Z hebdomadaire illustré n°19-26 juillet 1936
illustration reprise pour l'article d'Oscar Grojean
Noël antoiniste (dans la revue Cassandre du 5 janvier 1935)
issu de l'article du Illustrated London News

Illustration extraite de la Revue Belge Illustrée pour TOUS « LE MOIS CHEZ NOUS ».
La Meuse en reproduit le texte dans un article du 28 octobre 1911.