Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'Antoinisme dans le Grand-Duché (Journal de Bruxelles, 3 octobre 1924)(Belgicapress)

Publié le par antoiniste

L'Antoinisme dans le Grand-Duché (Journal de Bruxelles, 3 octobre 1924)(Belgicapress)

L'« ANTOINISME » DANS LE GRAND-DUCHÉ
    L'« antoinisme » a fait son apparition dans le Grand-Duché. A Esch-sur-Alzette, où les antoinistes sont déjà nombreux, ceux-ci ont fondé un cercle d'études. Ils projettent même d'y construire un temple. En effet, le conseil municipal de la métropole minière a été saisi dans sa séance du 27 septembre, d'une requête de la communauté d'Esch, demandant l'autorisation d'ériger un temple et de faire, au cours de leurs réunions, des collectes destinées à rassembler les fonds nécessaires à cette construction. A cette occasion, le bourgmestre d'Esch, M. Wilhelm, a fait une déclaration suivant laquelle, la liberté du culte étant garantie, il n'existait aucun motif pour repousser cette demande.

Journal de Bruxelles, 3 octobre 1924 (source : Belgicapress)

L'Antoinisme dans le Grand-Duché (Journal de Bruxelles, 3 octobre 1924)(Belgicapress)

 

 

    Un article similaire de L'Étoile belge,
du 3 octobre 1924 :

Voir les commentaires

Jupille - Culte Antoiniste - Tympan du temple

Publié le par antoiniste

Jupille - Culte Antoiniste - Tympan du temple

 Tympan du temple.
La façade porte également la mention ANNO 1918 indiquant la date de sa consécration (25 août 1918)

 

Voir les commentaires

ÉVREUX - Culte Antoiniste - Tympan du temple

Publié le par antoiniste

ÉVREUX - Culte Antoiniste

 Tympan du temple portant la date de sa consécration : (12 décembre) 1948

 

Voir les commentaires

EVELETTE - Culte Antoiniste - Tympan du temple

Publié le par antoiniste

EVELETTE - Culte Antoiniste

 Tympan du temple portant la date de sa consécration : (31 octobre) 1926

Voir les commentaires

Léon Tolstoï - La vie est un sommeil (Le Fraterniste, 15 janvier 1929)

Publié le par antoiniste

Léon Tolstoï - La vie est un sommeil (Le Fraterniste, 15 janvier 1929)« LA VIE EST UN SOMMEIL »

     Notre vie terrestre est l'un des rêves d'une autre vie, plus réelle, plus authentique, et à laquelle nous retournons après notre mort... et ainsi de suite jusqu'à l'infini, jusqu'à la dernière vie, qui est la vie de Dieu.
    La naissance et l'apparition des premières notions sur le monde peuvent être considérées comme le commencement du sommeil, toute la vie terrestre comme le sommeil complet ; la mort, comme le réveil.
    La mort prématurée, c'est lorsque l'homme est réveillé avant d'avoir dormi tout son sommeil.
    La mort dans la vieillesse, c'est lorsque l'homme a bien dormi et qu'il s'est réveillé de lui-même.
    Le suicide, c'est un cauchemar qu'on fait évanouir en se souvenant qu'on dort ; on fait un effort et on se réveille.
    L'homme qui est tout absorbé par la vie présente, qui n'a pas le pressentiment d'une autre vie, c'est celui qui dort, profondément.
    Le sommeil profond, sans rêves, est comparable à l'état de demi-bestialité.
    Le dormeur qui sent pendant le sommeil ce qui se passe autour de lui, qui a le sommeil léger et qui est prêt à se réveiller à tout instant, c'est celui qui a conscience, quoique vaguement, de la vie dont il est sorti et à laquelle il est en train de revenir.

    Pendant le sommeil, l'homme est toujours égoïste, vit solitaire, sans participer à la vie de ses semblables, sans aucun lien avec eux.
    Dans la vie que nous considérons comme réelle, notre lien avec nos semblables est déjà plus grand : il y existe une apparence de l'amour du prochain.
    Dans la vie dont nous sortons, et à laquelle nous retournerons, ce lien est plus étroit : l'amour du prochain n'est plus une simple aspiration, mais une réalité.
    Dans la Vie pour laquelle celle dont je viens de parler n'est qu'une préparation, le lien entre tous est plus étroit et l'amour de tous plus grand encore.
    Cette fois, dans ce rêve, nous sentons déjà tout ce qui se réalisera peut-être dans la nouvelle vie.
    La forme corporelle dans laquelle nous surprend ici-bas le réveil de notre conscience de la vraie vie apparaît comme la limite au libre développement de notre esprit.
    La matière est la limite de l'esprit. La vraie vie commence lorsque cette limite est abolie.
    Cette notion renferme toute la connaissance de la vérité, et donne à l'homme la conscience de la vie éternelle.
    Je ne m'amuse pas à imaginer une théorie. Je crois de toute mon âme en ce que je dis. Je sens, je sais avec certitude qu'en mourant je serai heureux, que j'entrerai dans un monde plus réel.

                                                                              Léon TOLSTOÏ.

Le Fraterniste, 15 janvier 1929

Voir les commentaires

L'enterrement d'Antoine de Guérisseur (La Meuse, 1er juillet 1912)(Belgicapress)

Publié le par antoiniste

L'enterrement d'Antoine de Guérisseur (La Meuse, 1er juillet 1912)(Belgicapress)L'ENTERREMENT
                 D'ANTOINE LE GUERISSEUR

    Antoine le Guérisseur, le Père Antoine, comme on l'appelait communément dans le pays, a été enterré hier dimanche, à 3 h. de l'après-midi.
    L'affluence était considérable ; les trams, dont le service avait été doublé, les trains et les bateaux-mouches déversaient des flots considérables de personnes de Liége et des environs. Le train Jemeppe-Hannut amena de nombreux Hesbignons.
    Jamais, de mémoire d'homme, à part lors des obsèques du député socialiste Wettinck, on ne vit pareille foule à Jemeppe.
    C'est une véritable procession, depuis le pont de Seraing jusqu'au Temple Antoiniste, vers lequel on s'avance difficilement, à travers la cohue, et dont l'accès est presque impossible.
    Le long du chemin, de nombreux camelots vendent le portrait du Père Antoine.
    Des gens entreprenants ont dressé, devant leurs fenêtres ouvertes ou sur le pas de leur porte, de petits étalages, et l'on peut se procurer, auprès d'eux, le dernier souvenir d'Antoine le Généreux, que presque tout le monde achète.
                 DANS LE TEMPLE
    Au prix de maints efforts, nous parvenons à nous introduire dans le temple.
    Tous les adeptes : femmes, enfants et hommes, y sont rassemblés. Tous sont très affectés, beaucoup de femmes pleurent.
    Dans le porche conduisant à la sortie, qui se fait rue du Bois-de-Mont, le cercueil, en hêtre vernis, sans la moindre garniture, repose sur une table recouverte d'un drap vert.
    A la tête de ce catafalque rudimentaire se trouve une plaque en fer nickelé, affectant la forme d'un blason et surmontée d'un arbre, sur laquelle on lit : « L'Arbre de la Science de la Vue du Mal. »
    Et la foule défile... défile, jusqu'au moment où le cortège se forme. Devant le temple, environ 6,000 personnes stationnent pour le voir sortir.
                 LE CORTEGE
    Il est composé uniquement d'adeptes, précédés de la plaque portant les insignes du culte.
    Le cercueil, recouvert du drap vert, est porté à la main par des antoinistes.
    Pas le moindre bouquet, pas la plus petite couronne.
    Le deuil est conduit par M. Jean Dor, de Jemeppe, neveu du défunt, dont la ressemblance avec le Père Antoine est frappante.
    A la sortie du temple. M. Delcroix lit les principes d'Antoine, et lentement, escorté par la police et la gendarmerie, le cortège se met en marche vers le cimetière.
    Il doit, pour se conformer à l'arrêté du bourgmestre de la localité, emprunter les voies de communication les plus directe pour se rendre au champ des morts.
    Les rues Tombales, Toutes-Voies et Bois-du-Mont, par où l'enterrement doit passer, sont noires de monde.
    Rue Toutes-Voies, les talus du chemin de fer sont envahis par la foule. Le spectacle est vraiment émotionnant.
                 AU CIMETIERE
    Le cimetière de Jemeppe est situé au-dessus de la rue de Bois-du-Mont. Seuls, les adeptes ayant revêtu le costume sont autorisés à y pénétrer.
    Selon le rituel du culte d'Antoine, l'inhumation est exempte de tout cérémonial.
    M. Delcroix dit quelques mots sur les principes Antoinistes et le cercueil est descendu dans la fosse.
    Voilà comment fut enterré Antoine le Guérisseur, dont le renom s'est étendu au delà de nos frontières.
                 QUELQUES DETAILS
    Toute l'après-midi, la foule stationna devant le Temple. Lorsque le cortège fut parti, de nombreuses personnes y pénétrèrent et allèrent se désaltérer à la fontaine qui se trouve dans un coin.
    Sur le parcours du cortège, des fenêtres se louèrent cinq et dix francs. Depuis trois jours, les logements ont eu, paraît-il, toutes leurs chambres occupées par les adeptes étrangers d'Antoine.
    On évalue à 25,000 environ le nombre des personnes arrivées hier à Jemeppe.
    Jusque bien tard une grande animation régna dans les rues, et les tables des restaurants furent prises d'assaut.
    Le service d'ordre était assuré par M. le bourgmestre Delville ; M. Jacquet, commissaire de police ; la police et la gendarmerie locale.
                                                                             René L…

La Meuse, 1er juillet 1912 (source : Belgicapress)

Voir les commentaires

La Révélation, L'efficacité des lois morales (p.124)

Publié le par antoiniste

La Révélation, L'efficacité des lois morales (p.124)La Révélation, L'efficacité des lois morales (p.124)

 

 La Révélation, L'efficacité des lois morales (p.124)

La Révélation, L'efficacité des lois morales (p.124)

 

 

 

 

 

 

 

 

    Tout arrive en son temps. Ce que je peux enseigner est le résultat de mon travail. En m'appuyant sur le désintéressement et sur l'amour, je parle en vérité et sur la vérité rien ne prévaut. Dans une révélation, c'est Dieu Lui-même qui parle ; Il est la vérité : si l'on pouvait nous atteindre dans la vérité, on atteindrait Dieu. La révélation est pure, sinon, rien n'a été révélé. Le révélateur qui sortirait de la vérité ne serait plus dans l'amour qui le soutient dans sa mission, qui lui donne la force et la puissance...

La Révélation, L'efficacité des lois morales, p.124

Voir les commentaires

Mathieu Bonaventure, décès du desservant de Huy (La Wallonie, 10 avril 1935)(Belgicapress)

Publié le par antoiniste

Mathieu Bonaventure, décès du desservant de Huy (La Wallonie, 10 avril 1935)(Belgicapress)

    HUY. — On nous prie d'annoncer la mort de Monsieur

Mathieu BONAVENTURE
TAILLEUR
DESSERVANT DU CULTE ANTOINISTE DE HUY

    L'enterrement aura lieu jeudi 11 courant à 3 heures.

La Wallonie, 10 avril 1935 (source : Belgicapress)

Voir les commentaires

20th Century Messiah (Birmingham Daily Gazette, Saturday 27 June 1925)(britishnewspaperarchive.co.uk)

Publié le par antoiniste

20th Century Messiah (Birmingham Daily Gazette, Saturday 27 June 1925)(britishnewspaperarchive.co.uk)20th CENTURY “MESSIAH.”
Strange Pilgrims In France.
PSYCHIC HEALER’S 50,000 CURES.
From a Gazette Correspondent.

                                               PARIS, Friday.
    Up to midnight last night, several thousand disciples of one of the world’s strangest and newest religions had made a pilgrimage to the “Temple Antoiniste” in La Glaciere district of Paris.
    Thus they observed the thirteenth anniversary of the “disincarnation” of their 20th century Messiah, Pere Antoine, the Belgian Healer.
    They came from all parts of France, attired in the bizarre costumes which were “revealed” to Pere Antoine.
    The men all wore stove-pipe hats and long, black, frock coats buttoned tightly up to the chin.
                     PSYCHIC HEALER.
    The women were attired in unrelieved black robes, small crepe bonnets, and long black veils, giving them the appearance of nuns, or mourners.
    The greatest pilgrimage was to is Jemeppe-sur-Meuse, Belgium, the Mecca of this new religion, where “Pere Antoine” lived, but the Paris shrine was crowded from morning to night with devout followers who listened attentively as the “revelation” which Pere Antoine had dictated to a stenographer, was read from the pulpit.
    Pere Antoine was a psychic healer, and his disciples claim that he has some 50,000 cures to his credit. Most of those (or their relatives) at the Paris Temple yesterday had been “healed” or “cured” of diverse ailments, and they wished to show their appreciation by this pilgrimage.
                     1,000 CLIENTS A DAY.
    When Antoine lived, Jemeppe was sometimes invaded by crowds aggregating 20.000 and 30.000, and it is recorded that in one day more than 1,000 called at his home to be healed.
    He later elaborated his “Spiritualistic” in gospel, which somewhat resembles Christian Science, since he denies the existence of matter disease, evil and death.
    From his church service Pere Antoine banished the sermon, all hymns, scripture readings, and – the collection, but his disciples are so generous with free-will at offerings, given anonymously, that 20 Temples have been erected in France and Belgium, the Paris Church being second in importance.
    Yesterday’s pilgrimage continued well beyond midnight, and ended with the recitation of Pere Antoine’s new ten commandments.

Birmingham Daily Gazette, Saturday 27 June 1925 (source: britishnewspaperarchive.co.uk)

 

Traduction :

MESSIE DU 20e SIÈCLE.
D'étranges pèlerins en France.
LES 50 000 GUÉRISONS D'UN GUÉRISSEUR PSYCHIQUE.
D'un correspondant de la Gazette.

                                               PARIS, vendredi.

    Jusqu'à minuit hier soir, plusieurs milliers de disciples d'une des religions les plus étranges et les plus récentes du monde se sont rendus en pèlerinage au "Temple Antoiniste", dans le quartier de la Glacière, à Paris.
    Ils ont ainsi célébré le treizième anniversaire de la "désincarnation" de leur Messie du XXe siècle, le Père Antoine, le guérisseur belge.
    Ils sont venus de toutes les régions de France, vêtus des costumes bizarres qui ont été "révélés" au Père Antoine.
    Les hommes portent tous des chapeaux en tuyau de poêle et de longues redingotes noires boutonnées jusqu'au menton.
                     GUÉRISSEUR PSYCHIQUE.
    Les femmes étaient vêtues de robes noires dépourvues de tout artifice, de petits bonnets de crêpe et de longs voiles noirs, ce qui leur donnait l'apparence de nonnes ou de veuves.
    Le plus grand pèlerinage se fait à Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, la Mecque de cette nouvelle religion, où vivait le "Père Antoine", mais le sanctuaire de Paris est bondé du matin au soir de fidèles dévots qui écoutent attentivement la lecture en chaire de la "révélation" que le Père Antoine a dictée à un sténographe.
    Le Père Antoine était un guérisseur psychique, et ses disciples affirment qu'il a quelque 50 000 guérisons à son actif. La plupart de ceux qui se trouvaient hier au Temple de Paris (ou leurs proches) avaient été "guéris" ou "soignés" de divers maux, et ils souhaitaient lui témoigner leur reconnaissance par ce pèlerinage.
                     1 000 CLIENTS PAR JOUR.
    Du vivant d'Antoine, Jemeppe était parfois envahi par des foules s'élevant à 20 000 et 30 000 personnes, et l'on rapporte qu'en un jour, plus de 1 000 personnes se sont présentées chez lui pour être guéries.
    Il élabora par la suite son évangile "spiritualiste", qui ressemble quelque peu à la Science chrétienne, puisqu'il nie l'existence de la maladie de la matière, du mal et de la mort.
    De son service religieux, le Père Antoine a banni le sermon, tous les hymnes, les lectures de l'Écriture et la collecte, mais ses disciples sont si généreux en offrandes volontaires, données anonymement, que 20 temples ont été érigés en France et en Belgique, l'église de Paris étant la deuxième en importance.
    Le pèlerinage d'hier s'est poursuivi bien au-delà de minuit et s'est terminé par la récitation des dix nouveaux commandements du Père Antoine.

Birmingham Daily Gazette, samedi 27 juin 1925

Voir les commentaires

Mort d'Antoine le Guérisseur (La Meuse, 25 juin 1912)(Belgicapress)

Publié le par antoiniste

Mort d'Antoine le Guérisseur (La Meuse, 25 juin 1912)(Belgicapress)

 MORT D'ANTOINE LE GUERISSEUR

    Comme nous l'avions fait prévoir hier soir, M. Louis Antoine, surnommé Antoine le Guérisseur, est mort ce matin dans son temple.
    Depuis le mois de février, son état de santé était devenu très précaire. Toutefois, contrairement à notre information d'hier, ce n'est pas à une attaque d'apoplexie que l'on doit attribuer sa mort, mais uniquement à la fatigue et à l'épuisement résultant de l'excès du travail. Immédiatement après sa mort. M. Delcroix, professeur à l'Athénée de Liége, prit la parole devant la foule accourue de toutes parts pour venir saluer la dépouille mortelle de celui dont la réputation était devenue mondiale.
    Dans son allocution, qui a fait grande impression, le distingué professeur a annoncé à la foule recueillie que M. Antoine n'avait fait aucun testament et qu'il avait transmis ses pouvoirs à sa femme, qui continuera l'enseignement de son culte et de sa doctrine.
    Le corps du fondateur du culte antoiniste repose au milieu du temple. Ni bougies, ni fleurs, si ce n'est quelques lauriers placés en cercle. Le vénéré défunt porte l'habit de son culte. Ses traits sont calmes.
    A l'entrée du temple, des adeptes en tenue antoiniste distribuent cet avis.

                                       Frère,
    Le Conseil d'administration du Culte antoiniste porte à votre connaissance que le Père vient de se désincarner aujourd'hui, mardi matin, 26 juin. Avant de quitter son corps, Il a tenu à revoir une dernière fois ses adeptes pour leur dire que Mère Le remplacera dans sa mission, qu'Elle suivra toujours son exemple. Il n'y a donc rien de changé, le Père sera toujours avec nous, Mère montera à la tribute pour les opérations générales les quatre premiers jours de la semaine, à 10 heures.
    L'enterrement du Père aura lieu dimanche prochain, 20 juin, à 3 heures.
                                                                  Le Conseil d'administration.

    Voici quelques notes biographiques :
    Louis Antoine était un ouvrier, né à Mons-Crotteux (province de Liége) en 1856, de parents pauvres, simples et foncièrement honnêtes. Il était le cadet de sa famille qui comptait onze enfants. Il débuta à 12 ans dans la mine, accompagnant son père et un frère qui étaient également mineurs. Ne voulant plus descendre dans la fosse, il devint ouvrier métallurgiste. A 24 ans, il quitta la Belgique pour aller travailler en Allemagne, où il séjourna pendant 5 ans. Deux ans plus tard, il alla à Pragua, près de Varsovie (Pologne Russe) et y accomplit un nouveau terme de 5 années, puis il s'installa définitivement en Belgique, à Jemeppe-sur-Meuse. Dans l'intervalle de son séjour en Allemagne, il revint au pays, épouser une femme, dont il avait fait la connaissance avant son départ. De leur union, naquit un enfant, un garçon que la mort leur ravit à l'âge de 20 ans. Leur séjour à l'étranger leur avait permis d'amasser une petite fortune. Ils la sacrifièrent pour venir en aide aux malheureux, éprouvant plus de bonheur à la dispenser à tous qu'ils n'en avaient trouvé en l'acquérant par leur labeur.
    Antoine le Guérisseur vécut très simplement et très sobrement. Ce fut un végétarien total. Il ne mangeait ni viande, ni œufs, ni beurre, ni lait, en un mot rien qui provint de l'animal ; il s'appliqua à rester en tout dans le naturel, fit lui-même tous les menus travaux que nécessita son entretien. Son travail du jour et de la nuit pour ceux qui firent appel à son concours, exigeait un recueillement constant. C'est pourquoi il vécut absolument retiré. Sa femme, une brave épouse, simple et modeste, qui va lui succéder, adopta deux orphelines, qu'ils ont élevées. En plusieurs circonstances, Mme Antoine remplaça son époux en opérant en son nom. Le défunt professa la religion catholique jusqu'à l'âge de 42 ans, puis il s'appliqua à la pratique du spiritisme, sans s'attarder toutefois dans le domaine expérimental pour lequel il n'avait aucune aptitude et qui ne le tentait nullement. Sachant à peine lire et écrire, il se trouvait incompétent pour résoudre ce problème scientifique : il lui préféra la morale et s'y adonna de tout cœur. Il continua jusqu'en 1906, date à laquelle il a créé le Nouveau Spiritualisme : c'est là que commença sa mission.
    Antoine le Guérisseur n'était pas instruit ; et, le peu de connaissance qu'il possédait il les avait acquises en dehors de l'école par son travail personnel. Mais au point de vue de la morale, il fut de tout temps supérieur à son milieu et à son époque, car il s'appliqua sans cesse à son amélioration. Sa mère était une femme pieuse et charitable. C'est dire que le fils fit ses premiers pas dans la voie de la charité qu'il a toujours suivie par la suite.
    Au contact incessant de la quantité innombrable de personnes qui le consultèrent chaque jour depuis plus de 21 ans, Antoine le Guérisseur n'a cessé d'être bienveillant, accueillant et très aimable.

*  *  *

    A Jemeppe, comme partout d'ailleurs, Louis Antoine était entouré d'une profonde vénération.
    C'est une figure noble, étrange et troublante qui disparait avec Antoine le Guérisseur, fondateur de religion et thaumaturge.
    Antoine exerçait dans tout le pays de Jemeppe une influence salutaire. C'était un homme animé de généreux sentiments humanitaires et d'une grande foi mystique. A notre époque il apparaissait un peu comme un personnage anachronique et mystérieux de légende. Il sera très vivement regretté.
    On se souvient qu'Antoine fut, à deux reprises, poursuivi pour exercice illégal de l'Art de Guérir. Il fut, une première fois, condamné à 36 francs d'amende et la seconde il fut acquitté.
    Antoine avait fait de nombreux adeptes partout : en France, en Allemagne et en Belgique. Il avait fondé, dans la région de Jemeppe, un Cercle qui comprend un nombre considérable de membres.
    Le temple de Jemeppe possède son imprimerie d'où sortent des publications hebdomadaires dont le tirage s'élève, paraît-il, à vingt mille exemplaires.
    Depuis ce matin c'est un va et vient continuel. De tous les pays, de toutes les villes arrivent à la mortuaire des télégrammes de condoléances. Devant le temple, une foule compacte se presse et il faut attendre son tour pour pouvoir aller saluer la dépouille mortelle.
    A proximité du temple quelques marchands de cartes illustrées offrent, pour 10 centimes, le portrait du défunt.
    Sur toutes les figures des adeptes du culte antoiniste se lit la plus profonde consternation.
    On peut s'attendre pour dimanche à d'imposantes funérailles.

La Meuse, 25 juin 1912 (source : Belgicapress)

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 > >>