intérieur du temple après rénovation
La robe révélée et les différences sociales

Deux choses aujourd'hui me font revenir sur l'intérêt de porter encore le costume antoiniste de nos jours. En effet, quand on voit les photos de l'époque de Louis Antoine, la raison de la robe révélée était d'effacer les différences sociales (idée que l'on retrouve dans un article de l'Unitif). cf. le billet et les commentaires sur l'Histoire de la robe
Mais de nos jours, les différences sociales sont beaucoup moins marquées par les vêtements. Mais... et oui, il y a un mais. Tout n'est pas effacé, et le plus dur reste à faire. Car maintenant la pression sociale est plus pernicieuse. Par exemple, la bourqa n'est pas acceptée, les femmes ont mis longtemps avant de pouvoir porter le pantalon, et un homme en jupe, ça vous choquerez ?
A lire, deux articles sur le sujet, qui en soulève plein d'autres :
- La jupe... pour nous aussi, les hommes ! ;
- L'histoire résumée du port du pantalon par les femmes.
Les sectes, et puis après
Les sectes? Et puis après...
Quand je constate, dans le monde, que des femmes et des enfants sont égorgés froidement par des intégristes : que des millions de réfugiés se déplacent de pays en pays pour trouver où vivre : que des enfants sont exploités par un système économique mondial afin de répondre aux besoins des pays riches... Bref, quand je constate la situation où nous sommes – dont nous sortirons peut-être grandis!, comme on dit parfois. Si nous en sortons. Alors, moi, pour tout vous dire : les sectes, je m'en contrefous.
Tout le monde a le choix de se tirer une balle, ou de mettre fin à ses jours comme il l'entend. Cela dit, je ferai tout en mon pouvoir pour dissuader les gens de le faire, estimant quant à moi que ce n'est pas la chose à faire. Mais sans m'immiscer sur le terrain de la responsabilité personnelle. Car chacun est responsable de ses choix. Quand on a le choix, bien sûr. Sans la responsabilité personnelle et le sentiment de cette responsabilité, la conscience demeure stagnante. Pour moi, il ne peut donc être question de limiter la liberté par des lois anti-sectes, comme il y a déjà la loi anti-gang, ou d'autres règlements – qui n'auraient pour effet que d'exciter la paranoïa collective.
La liberté est difficile à vivre. Ce serait même, à ce qu'on dit, une source d'angoisse. La plupart des gens souhaitent être encadrés, se sentir en sécurité : protégés des événements, des circonstances, des conditions et des autres, parfois aussi d'eux-mêmes. Ce serait cette recherche de sécurité qui, bien souvent, fait l'attrait des sectes. De se retrouver ensemble, entre gens qui partagent une même vision, les mêmes valeurs, les mêmes croyances. Pourtant, en ce qui me concerne, dans la mesure où tel regroupement ne nuit pas à ceux qui n'en sont pas ou à la société en général, je ne crois pas qu'il faille intervenir. Tout le monde a le droit de se tromper. Même vous et moi...
Et nous savons, vous et moi, à quoi nous en tenir là-dessus. Qui sommes-nous, en effet, pour parler d'individus conditionnés? Le système dans lequel nous vivons, vous et moi, est une vaste machine à conditionner : publicité, marketing, consommation... Bien que, dans la mesure où la majorité d'entre nous sommes conditionnés en fonction des mêmes convictions, nous nous retrouvons donc tous ensemble dans le même aquarium, sans même nous douter que nous sommes dans un aquarium. C'est le confort d'avoir été bien conditionnés.
Quant à la vision apocalyptique que véhiculent certaines sectes, elle n'est pas nouvelle. De tout temps, on a annoncé la fin du monde. Cette perspective est peut-être distrayante. Sans compter que si la fin du monde finissait par se produire, on se trouverait comme vengés de bien des frustrations! Mais il se trouve qu'à notre époque la vision apocalyptique n'est peut-être pas sans fondement. De nombreux scientifiques sont convaincus que nous assistons présentement sinon à la fin du monde, du moins à la fin d'un monde : il s'en trouve même pour soutenir que " La 6ème extinction est en marche ". Et dans une récente interview, à propos du défi de l'An 2000 Hubert Reeves déclarait : " Le principal défi à relever pour l'humanité c'est d'être encore là pour le troisième millénaire. "
Les membres de sectes sont, en fait, pour la plupart victimes d'eux-mêmes. La vanité est un des facteurs d'attraction des sectes. Les membres se perçoivent comme différents de la masse. Il y a aussi la hiérarchie, qui entretient la volonté de grimper les échelons. Mais les sectes ne sont pas le seul lieu où existe une hiérarchie. Non?
Bref, je me fous des sectes, de leurs pompes et de leurs œuvres comme de ma première paire de culotte!
La plupart des victimes des sectes sont en fait victimes d'elles-mêmes : bien qu'il s'en trouve aussi, c'est vrai, qui soient victimes des autres... Mais la vie n'est pas sans risque. Et les sectes ne sont pas non plus le seul lieu où on peut être victimes des autres, de la machination d'un système qui vend de l'espoir.
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Richard Leakey (Roger Lewin), La 6ème extinction – évolution et catastrophes (éd. Flammarion).
Leakey est paléo-anthropologue de renommée mondiale et Lewin, spécialiste de la biologie et de l'écologie de l'évolution. Un maître-livre qui n'est pas sans inquiéter.
Retour au début© Jacques Languirand
Chronique parue dans le Guide Ressources,
Vol. 12, N° 10, juillet-août 1997
source : http://www.radio-canada.ca/par4/gr/gr1210.htm#sectes_apres
L'Abbé Mouls, précuseur de Louis Antoine
Bruxelles - Couvent de Berlaimont, rue de la Régence (source : delcampe.net)
L'abbé Mouls agé d'una quarantaine d'années (source : gallican.org)
Peu après la guerre franco-allemande de 1870, l'Abbé Xavier Mouls, ordonné prêtre en 1846 à l'âge de 24 ans à La Teste, Cazaux près d'Arcachon, puis Montigaud près de Bordeaux pour finir à Arcachon en 1854 (dont il est considéré comme un des fondateur), à qui Rome refusait l'évêché, et l'avait même destitué chanoine à Bordeaux en 1869 par le cardinal Ferdinand Donnet, archevêque de Bordeaux, rompt avec l'église catholique, avec le soutien des abbés Pierre Des Pilliers, Jean-Hippolyte Michon, et Pierre-François Junqua (habitant Bordeaux), tous déçus de l'ultramontanisme.
Il étali alors en Belgique, avec des Pilliers, l'Eglise vieille catholique par la consécration de la Chapelle des Dames de Berlaimont le 28 avril 1872 (la chapelle a aujourd'hui disparu avec la rue du Manège, près de la rue de la Régence). Cette chapelle ia jusqu'à accueillir 1500 auditeurs.
L'abbé Mouls stoppe les relations avec des Pilliers et publie à partir du 1er juin, La Rénovation religieuse. Junqua se fait arrêté, pour un ouvrage et pour port illégale de la soutane. Il sera accueilli en héro par Mouls et sa congrégation en 1875. Mais étant marié, l'abbé Mouls l'évinça également, préférant une prêtrise sans aucune vie privée. le Père Chéry, dans son Offensive des sectes (1972), remarquera que cela sera des raisons semblables (mariages, divorces et remariages) qui amèneront certaines sectes à se faire des adeptes. François Junqua deviendra par la suite panthéiste et socialiste. On retrouve alors les idées de l'époque et le passage de l'une à l'autre.
Entre 1872 et 1874, l'abbé Mouls se sépare de l'Eglise vieille catholique et proclame l'Eglise chrétienne des vrais catholiques. Il attaqua alors plusieurs fois les prélats vieux catholiques comme "sentinelles utiles, mais un peu arriérées de la religion de l'avenir". On y retrouvera dans ses rangs Pierre des Pilliers qui fit une tournée de propagande dans la région de Verviers en 1875.
Mouls garde alors du christianisme que la morale de l'évangile. Il en était arrivé ainsi à une religion, selon lui "naturelle" car il la prétendait innée, et qui résumait dans le théisme et la croyance à l'immortalité de l'âme. S'il maintenant un culte etérieur, c'était uniquement pour répondre aux besoins qu'éprouvent les hommes à s'unir à leurs frères dans l'adoration divine et à marquer par des rites les étapes importantes de leur vie.
Il décide plutôt de se rappocher des unitariens anglais et prêcha aussi dans les milieux protestants libéraux de Hollande. Finalement il s'allia avec Charles Fauvety qui avait fondait à Paris l'"église laïque rationnelle" qui ne gardait Dieu que dans un sens panthéiste et l'immortalité de l'âme que "comme une probabilité".
Peu à peu la feuille La Rénovation religieuse devient La Rénovation Universelle et porte en manchette : Liberté de conscience, Liberté religieuse, Fusion des cultes, Fraternité universelle. Elle comprend des articles avant-gardistes, en faveur de la crémation ou de l'émancipation des femmes.
Pour l'office l'abbé Mouls revêt un manteau blanc oriental aux parements bleu de ciel se rapprochant de la toge des juges.
L'abbé voyage ensuite dans toute la Belgique pour prêcher, visitant plusieurs fois Chênée ou Seraing, mais le Hainaut reste sa terre de prédilection : il se rendit 80 fois à Jumet. A Mouscron, beaucoup de Français viennent l'écouter.
Une assemblée générale des fidèles avait désigné Mouls comme chef et avait élu un comité de 32 membres. Autour se greffe la rédaction du journal, mais aussi une société de secours mutuel, un bureau de charité, un cercle scientifique, une chorale et une bibliothèque. Des comités locaux se crée petit à petit à Anvers (un prêtre de Bruges, Léon Opsomer, et un pasteur, Bekking avait déjà depuis longtemps commençaient les prêches en flamand, avant de quitter le mouvement de Mouls), puis Jumet, Charleroi, Jemappes, Liège, Chênée, Seraing et Mouscron. Celui d'Anvers s'arrête vite, mais les autres continus au moins jusqu'en 1875. Seul Charleroi essaya de créer une église succursale avec ministère, un notable fut prêt à donner 2000 francs pour ériger un tempte. En 1875, il n'y a plus qu'une vingtaine de personnes qui assiste à l'office, dont encore beaucoup de curieux. La chapelle de Berlaimont est abandonnée pour une salle plus petite dans la rue de la Régence. Il abandonne alors les offices dominicales. A Jumet et Mouscron (où les catholiques feront un autodafé de ses écrits et où la Sûreté suivra ses faits et gestes), une vingtaine de personne assiste également à ses discours. Mouls compte alors en 1876 plus que 1245 membres pour toute la Belgique. Parfois on fait encore appel à lui, quand un prêtre catholique refuse de venir, pour un baptême, un mariage ou une cérémonie funéraire. En 1877, le journal, dont Mouls était devenu le seul rédacteur, s'arrête. Dans sa nécrologie pour Eugène Vintras (1807-1875), il écrit : "Ses nombreux sectateurs, belges, français, russes etc., etc. se nourrissent de la lecture de ses écrits, vénèrent le prophète comme un précurseur du nouveau Messie. Il est mort, mais doit bientôt se réincarner pour être le Jean-Baptiste du Christ qui doit renaître pour régénérer la face de la terre. Attendons les événements."
Pierre Dor aurait été au courant, lui qui avait aussi été en contact avec des Russes, et aurait essayé de faire passer son oncle Louis Antoine comme la réincarnation de Vintras, pour se prétendre le Messie ? D'autant plus que l'abbé Mouls avait suffisemment frappé les esprits pour faire toujours des apparitions dans les séances spirites à Jumet encore à la fin du siècle.
Mouls aurait rencontré Vintras, réincarnation du prophète Élie, à Bruxelles. Mais il noua plus de contact avec les spirites de la capitale. Leur influence se marque dans le Journal dès octobre 1874. Mouls y défend plusieurs fois le spiritisme ainsi que dans ses conférences. D'abord réticents par rapport au magnétisme et mesmérisme, il s'en fait l'apôtre dans la Rénovation, et devient le Docteur Conrad exerçant ses talents dans des bourgades du Hainaut, notamment à Roux et Jumet.
Ayant stoppé la rédaction de son journal, il se consacre entièrement au magnétisme à Chapelle-les-Herlaimont, chez son médium, la femme Cambier dite "la grande Térau". Il exerça cet art de guérir jusqu'à sa mort le 5 juillet 1878, ce qui ne lui laissa pas assez de temps pour reformer un culte à partir des fidèles de Mouls thaumaturge. Il fut le premier enterré civilement à Chapelle-les-Herlaimont. L'Eglise Gallicane de Bordeaux "pour qui le souvenir de l'abbé Mouls ne s'est pas effacé", fut fondé par le Révérend Père Hyacinthe Loyson en 1883, qui tenta vainement d'établir un culte en Belgique malgrè la propagande de des Pilliers (l'abbé Mouls attaqua vertement le père Hyacinthe dans son journal après son mariage). L'Eglise gallicane eut le soutien de l'Eglise vieille-catholique, et existe maintenant en Belgique, dirigé par l'évêque Monseigneur Pierre-Henri Dubois depuis 1982 (par ailleurs prêtre de l’Eglise Catholique Gallicane depuis 1970). Il subsiste aujourd'hui plusieurs autres églises gallicanes ne s'interférant pas les unes les autres comme : l'Église gallicane, tradition apostolique de Gazinet, proche de l'Église Catholique Gallicane de France, et la paroisse Sainte Rita à Paris XVème. Leurs principales activités sont l'exorcisme et le désenvoutement et la bénédiction en tout genre. L'antoinisme s'est peu à peu séparé de ces exercices, mais pratique la même tolérance que cette église.
source : http://www.gallican.org/mouls.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gallicanisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_gallicane,_tradition_apostolique_de_Gazinet
http://leonc.free.fr/histoire/mouls/index.htm
John Bartier, Les ''vrais'' catholiques en Belgique : 1872-1878, in Jean PRÉAUX, Problèmes d'histoire du Christianisme (digistore.bib.ulb.ac.be)
John Bartier termine son article par : "Trente ans plus tard, un autre guérisseur, sorti de ce prolétariat wallon qui avait cru au Docteur Conrad, et était passé par ces milieux spirites qu’il avait fréquentés, réussissait là où Mouls avait échoué. Aussi, bien qu’il n’y ait pas eu contact direct entre les deux hommes, on peut voir en Mouls le précurseur de Louis-Joseph Antoine, le fondateur de l’Antoinisme."
En effet, pas de contact direct entre les deux hommes, mais bien une même aspiration de la population qui, l'abbé Mouls disparu, se tourna vers Louis Antoine.
Jemeppe-sur-Meuse-intérieur du Temple d'Antoine le Guériseur - tribune

source : Europeana-Ghent University Library
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Jemeppe-sur-Meuse-intérieur du Temple d'Antoine le Guériseur - cabinet

Mr Antoine reçoit tous les jours de 7 heures du matin à midi excepté le samedi et le dimanche, à moins que des cas urgents ne se présentent ces jours-là.
source : Europeana-Ghent University Library
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Jemeppe-sur-Meuse-intérieur du Temple d'Antoine le Guériseur - détail cabinet

source: Europeana-Ghent University Library
Entrée du cabinet de consultation du Père. C'est toujours celui-là où la desservante actuelle du temple de Jemeppe vous reçoit.
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JEMEPPE-SUR-MEUSE - Maison d'Antoine le Guérisseur - Phototypie Jos.[eph] Massillon, Jemeppe
On voit bien sur cette carte-vue la configuration de la rue des Tomballes avant la construction du temple. L'entrée pour la consultation se faisait par cette rue. Là sera construit le temple où l'on voit encore les feuilles de vignes au dessus de la porte d'entré vers la gallerie.
Ho'oponopono
Ho'oponopono (ho-o-pono-pono) est une tradition de repentir et de réconciliation des anciens Hawaiiens. Des coutumes identiques se retrouvent dans toute la région du sud du Pacifique. Le ho'oponopono traditionnel était dirigé par un ou une kahuna la'au lapa'au (prêtre guérisseur) pour guérir les maladies physiques ou psychiques, il était fait avec des groupes familiaux. La plupart des versions modernes sont rédigées de telle façon, que chacun puisse le faire seul.
à lire sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ho%27oponopono
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