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vue satellite de Nowa Praga (rue Slatowa, à droite)

Publié le par antoiniste

source : Google Maps

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Stalownia Praska i Zbrojownia nr 2 (Google Maps et Wikimapia)

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Rue de l'Acier (Stalowa ulica) à Nowa Praga

Publié le par antoiniste

Illustration : n° 50, 52 et 54 de la rue de l'Acier, à Varsovie-Praga

    La rue Stalowa est signalée entre 1865 et 1867. Ce fut l'une des principales rues de Nowa Praga.
    Son nom lui vient en 1891 de l'usine sidérurgique de Varsovie créé en 1878-1879 (c'est l'époque des grandes constructions en acier, chemins de fer et ponts, en Europe de l'Est) entre les rues Stalowa (de l'Acier), Szwedzka (des Suédois) et autour de la rue de Saint-Pétersbourg.
    Initialement, la rue était construite avec revêtement en bois et des bâtiments à étage unique, où vivaient principalement des ouvriers. Avec le temps, on a commencé à construire des maisons en briques atteignant jusqu'à 4 étages.
    Au début du XXe siècle a été effectuée le pavage des rues et des trottoirs ont été construits. De cette période sont conservés des maisons en rangée de 3 étages situé dans la rue Stalowa : nr 34, 36, 50, 52, 54 et 56. Après la Deuxième Guerre mondiale, la plupart des façades ont été décorées.
    Dans la maison avec porche au n° 40/42 se trouvent les restes du mikwe (bain rituel juif), qui, depuis le dernier incendie dans les années quatre-vingt, a été préservée dans son intégralité. Les résidents de la rue se souviennent qu'avant la guerre la vapeur s'élevait au-dessus de cette riche et élégant maison juive.
    Par contre, il ne reste rien du marché des frères Pakulski au n° 41, où les Juifs offraient alors leurs marchandises.


Usine sidérurgique de Varsovie :
    L'usine sidérurgique de Varsovie a été construit entre 1878-1879. Elle a été bâti par l'entreprise Lilpop, Rau et Loewenstein (le baron belge Leon Władysław Loewenstein de Lenval, 1836-1900) de Varsovie et la Société des Equipements miniers de Starachowice. Son ouverture eut lieu le 1 Avril 1879. Louis Antoine s'y rend cependant dès le 20 Février 1879, comme chef marteleur.
    Au début de l'usine, elle comprenait quatre branches:
    * martelage;
    * roulement des rails;
    * moulin hydraulique;
    * système Bessemer.

    Les marteaux (6 à vapeur, y compris deux de plus de 13 tonnes) et une usine de 9 fourneaux, dont 8 à gaz. Les matières premières pour la production d'acier venaient en majorité de l'étranger (comme le fer importés d'Angleterre et d'Allemagne, la Haute-Silésie et le coke de charbon du bassin de Dabrowski).
    En 1879, l'usine à employée 896 salariés (dont 330 étrangers) ; en 1880, 1037 ; en 1881, 1881, et en 1882, environ 1300 salariés.
    Sa production allait principalement à des rails, les pneus et les essieux des wagons de train (notamment à destination de la Russie). Dans les années 80 du XIXe siècle, il était le plus gros fabriquant d'acier dans le Royaume de Pologne. Il a dû produire plus d'un million de kilos de rails en acier. La société a construit alors des maisons de location pour les ouvriers et des écoles pour les enfants. C'est alors certainement que Louis et Catherine Antoine ouvrent leur pension.
    Dans les années ultérieures, l'augmentation des droits sur le fer importés de l'étranger et le coke ont diminués la rentabilité. La fonte a commencé à être importés d'usines du Ostrowiec Swietokrzyski (au sud entre Varsovie et Cracovie).
    En 1885, la société a décidé de transférer à l'acier dans le Bassin du Donets. En 1886, la société a fermée l'usine et a commencée à la démonter jusqu'à ce que la nouvelle usine aient transférées les machines, ainsi que les travailleurs et les ingénieurs qualifiés.
    En 1887, la fonderie a été reconstruite en acier coulé et des restes de la précédente installation. Les Russes commencèrent à faire de l'artillerie dans les entrepôts. Puis la plupart des bâtiments ont été démolis.
    A son emplacement, on construit l'armurerie Zbrojownia nr 2 qui fonctionna jusque dans les années 1924-1939. En 1939, la zone a été bombardé. Il ne reste de cette époque qu'une usine de conserve.
    Dans la rue des Suédois (ul. Szwedzka) au n°2/4, il reste :
    * Bâtiment de production
    * Entrepot principal (en partie)
    * Bâtiment administratif
    * Magasin
    * Sous-sol (passages souterrains)
    * Enceinte

sources : http://pl.wikipedia.org/wiki/Ulica_Stalowa_w_Warszawie
http://pl.wikipedia.org/wiki/Lilpop,_Rau_i_Loewenstein
http://www.praga.warszawa.pl/lits.html
http://adonai.pl/turystyka/?id=8

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Spiritualité d'origine des antoinistes

Publié le par antoiniste

    Quelques auteurs ont souvent dit que Louis Antoine avait choisis les dates catholiques pour "récupérer" les personnes de cette obédience. Ainsi Régis Dericquebourg nous dit : "Peut-être [Louis Antoine] voulait-il aussi satisfaire un public essentiellement d'origine catholique qui aurait souffert de l'absence de célébration dans un contexte où elle se déroulaient." Et Alain Lallemand dénonce même : "Pour mémoire, citons l'autre grande fête antoiniste : le 15 août, anniversaire de la consécration du premier temple, celui de Jemeppe. Mais tous les Liégeois savent que le 15 août est traditionnellement jour de fête mariale, fête qu'un culte de souche mosane se devait de récupérer."
    On peut voir cependant que les adeptes étaient plutôt déchristianisés et que, de plus, Louis Antoine n'empêcha jamais ses adeptes de pratiquer une autre religion. Par ailleurs, on peut penser que c'est pas simple commodité, les ouvriers étant libérés de leur obligation ces jours-là pouvaient donc célébrer la fête comme ils l'entendaient.
    Voici une liste d'origine des adeptes :
- spirites : en fondant le Nouveau spiritualisme, il gagne des adeptes d'un côté mais il en perd aussi, certains désirant rester fidèles à Allan Kardec (cf. Dericquebourg, p.19 & p.119, Debouxhtay, p.124).
- chrétiens déchristianisés : en effet, Dericquebourg dit que l'antoinisme ne se propagea que difficillement en Flandre, du fait de la force du catholicisme dans la région, ainsi s'il fonctionna si bien dans le Sud du pays, c'est que la population était déjà déchristianisée (p.137).
- catholiques et protestants : évoquant les mises en garde éditées à l'époque du développement de l'antoinisme, abbés, prêtres, aumôniers, et pasteurs écrivaient des diatribes contre Louis Antoine. On peut penser donc que certaines personnes appartenaient à l'origine à ces religions (Dericquebourg, p.144 et Debouxhtay, p.281-86). Plus récemment, Anne-Cécile Bégot fit une enquête entre 1994 et 1997 et signale que "le public antoiniste est constitué d’une population âgée, pour une grande part issue du catholicisme" (Les Mutations de la représentation du divin au sein d’un groupe à vocation thérapeutique). Le même article signale que certains adeptes antoinistes, parfois costumés, continuent de fréquenter l’Église catholique.
- juifs : concernant la virgule dans l'inscription morale complétant l'Auréole de la conscience qui fut apposer par Mère, "L'Enseignement du Père, c'est l'Enseignement du Christ, révélé à cette époque par la foi". La virgule disparu dans l'Unitif de décembre 1912. Régis Dericquebourg signale que la virgule semble indiquer que le Père serait un continuateur de Jésus et que l'antoinisme est une différenciation chrétienne. "Cette dernière version aurait provoqué des protestations chez les Antoinistes de confession juive" (p.130).
- musulmans : Régis Dericquebourg évoquait, lors de la conférence sur l'antoinisme à Caudry, le cas d'un couple d'origine maghrébine, la femme portant le voile, venant consulter pour veiller à ce qu'une opération se passe bien. La desservante du temple lui dit cependant qu'aucune personne de cette origine ne s'engageait dans le mouvement.
- animiste ou autres : on peut voir, notamment à Paris, des adeptes de couleur, cependant ils peuvent également être catholique. Jacques Cécius rappelle que l'antoinisme est parfois dénommé le bouddhisme occidental. Certains adeptes sont parfois aussi bouddistes (cf. l'article d'Anne-Cécile Bégot).

    Pendant le XXe siècle, les gens sont venus nombreux, d'abord à Jemeppe et après dans les Temples qui se construisaient partout à l'époque. Très peu de ces personnes s'intéressaient à l'Enseignement, la plupart est venue chercher la guérison physique, à la fin du siècle beaucoup venaient pour connaître leur avenir.
    Ils ont été satisfaits ; ils ont trouvé, dans les temples, tout ce qu'ils croyaient pouvoir faire leur bonheur. Et les temples se sont vidés !
    Maintenant, l'Enseignement du Père est de nouveau maître à Jemeppe. Il n'y a plus ni voyance ni croyance. Les adeptes, moins nombreux, essayent de faire consciencieusement le travail moral. On y sent un sang neuf, on a l'impression d'être au début ; on sent que ces seulement maintenant que vons se récolter les fruits de ce qui a été semé par le Père.
Démonstrations n°2, signé Ch.P., p.38-39

    L’absence d’instance de contrôle des croyances et pratiques des adeptes favorise le pluralisme du croire. Ainsi, on observe que le recours à des croyances issues d’autres traditions religieuses ou spirituelles, notamment le catholicisme et le New Age, est fréquent parmi les adeptes. On peut aussi remarquer certains guérisseurs antoinistes porter la croix du Christ autour du cou ou recourir à des prières catholiques lors de leurs consultations. D’autres adeptes, notamment ceux qui ne portent pas le costume, font des stages de reiki, de yoga, de taï chi ou consultent des cartomanciennes. De la même façon, les enseignements antoinistes sont (ré)interprétés à partir d’autres référents religieux ; le « fluide » antoiniste devient « énergie » ou « chakra », des emprunts aux livres de Paco Rabane servent à comprendre des passages de l’enseignement antoiniste,...
Anne-Cécile Bégot, La construction sociale de l’efficacité thérapeutique au sein de groupes religieux (ethnographiques.org - numéro 15 - février 2008)

    Il faut indiquer que ces pratiques magiques ont parfois été favorisées par Mère, la femme de Louis Antoine. Ayant été nommée par son mari pour lui succéder et ayant un déficit de légitimité auprès des adeptes, elle s’est imposée auprès de ces derniers en « magifiant » certaines pratiques et en divinisant le Père Antoine (Anne-Cécile Bégot, Les Mutations de la représentation du divin au sein d’un groupe à vocation thérapeutique, 2000).
Anne-Cécile Bégot, La construction sociale de l’efficacité thérapeutique au sein de groupes religieux, note 20 (ethnographiques.org - numéro 15 - février 2008)

    Il y a aussi les personnes qui croient être victimes d'un ensorcellement. Il y a peut-être ceux qui craignent le médecin et ceux qui ont en tête un mobile moins avouable comme celui d'envoyer un maléfice à quelqu'un. Cette dernière demande doit être déclarée inacceptable car l'antoinisme ne pratique pas la magie.
Régis Dericquebourg, GSRL CNRS, Université Charles De Gaulle, Lille3 (halshs.archives-ouvertes.fr-00348718, version 1 - 21 Dec 2008)

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Simone Weil - comme Dieu dans la Genèse

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    Il est naturel à l'homme et il lui convient de s'arrêter quand il a fait quelque chose, fût-ce l'espace d'un éclair, pour en prendre conscience, comme Dieu dans la Genèse ; cet éclair de pensée, d'immobilité et d'équilibre, c'est ce qu'il faut apprendre à supprimer entièrement dans l'usine, quand on y travaille. Les manoeuvres sur machines n'atteignent la cadence exigée que si les gestes d'une seconde se succèdent d'une manière ininterrompue et presque comme le tic-tac d'une horloge, sans rien qui marque jamais que quelque chose est fini et qu'autre chose commence. Ce tic-tac dont on ne peut supporter d'écouter longtemps la morne monotonie, eux doivent presque le reproduire avec leur corps.

Simone Weil, La condition ouvrière, p.207
source : classiques.uqac.ca

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Maxence van der Meersch, Corps et âmes - Il n'y a pas de maladie, il n'y a que des malades

Publié le par antoiniste

    " Il faut tout voir, disait-il. Une maladie des rein, ça réagit sur le coeur, le foie, et le cerveau. La belle affaire, d'avoir un rein en main ! Il n'y a pas de maladie locale ! Et même, il n'y a pas de maladie, il n'y a que des malades. Vos manuels vous donnent des listes de symptômes pour chaque maladie : c'est de la blague. On ne trouve jamais tous les symptômes, et on trouve toujours d'autres symptômes étrangers à côté. Vous verrez ça avec l'expérience, Doutreval. Et c'est pourquoi il y a bien des médecins médiocres : ils se sont fiés aux manuels. Je prétends que tout étudiant en médecine devrait au moins avoir été externe dans un hôpital. L'externe a vu des malades, les a surveillés lui-même longtemps, soigneusement, à son aise, sans avoir derrière le dos un professeur ni des camarades. Il a pu s'intéresser. Il a "pratiqué". Avec les systèmes actuels trop d'étudiants deviennent médecins sans avoir guère vu de patients ! Rares, oui, assez rares somme toute sont ceux qui ont la possibilité de faire de longs séjours dans les hôpitaux, d'étudier les hommes, les cas... "

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.257
Le Livre de Poche, Paris, 1943

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Roger Bacon - L'expérience

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    Aucun discours ne peut donner la certitude, tout repose sur l'expérience.

Roger Bacon (1214 - 1294), surnommé Doctor mirabilis (« Docteur admirable »)

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Maxence van der Meersch, Corps et âmes - Alimentation malsaine, toxique, irritante

Publié le par antoiniste

    Il faut l'épuisement, l'affaiblissement du sujet, pour que le microbe puisse se greffer sur lui.
    Cet affaiblissement des défenses naturelles, de nos jours, est le plus souvent causé par une alimentation malsaine, toxique, irritante (viande, charcuterie, sucre, alcool), qui surexcite un moment, fait croire à un surcroît de force, mais gaspille les énergies du sujet, l'acidifie, le désarme devant le bacille de la tuberculose, comme devant tout autre microbe (typhoïde, diphtérie, septicémies).

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.276
Le Livre de Poche, Paris, 1943

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Pourquoi remettre le problème dans les mains du Père

Publié le par antoiniste

    L. — Si vous associez votre pensée aux nôtres, Père, quand nous vous demandons les forces nécessaires pour accomplir notre tâche, ne sommes-nous pas promptement rassurés ?
    Le Père. — Le monde corporel n'est que le reflet du monde spirituel. Si pour exécuter une tâche, nous sommes deux, nous l'aurons terminée plus rapidement qu'en agissant seul. Il en est de même dans l'assimilation de nos pensées. C'est le travail de solidarité qui s'accomplit ici en raison de votre bonne foi en moi. Si même le nombre des adeptes était dix fois, cent fois plus grand, je pourrais toujours les seconder s'ils ont confiance en moi. Il est inutile que j'aie une pensée personnelle pour chacun. Je sais, s'il vous survient une épreuve, qu'elle vous est donnée plutôt comme récompense de votre travail et que votre bonne foi vous donnera la force de la supporter, vous fera faire un progrès que vous ne feriez pas en doutant de moi ; vous l'épargner, ce serait agir contrairement à la vérité et vous rendre un mauvais service, puisque sans épreuves il n'est point d'avancement. N'est-ce pas le croyant, par son désir de s'améliorer et d'avancer vers Dieu, qui doit passer à travers les épines ? Après, les roses lui seront réservées. Ne venons-nous pas d'entendre que le mal n'existe pas ? Ce sont les fluides de nos actes accomplis dans les temps les plus reculés qui font nos épreuves. Si, puissant dans les ténèbres, nos pensées du mal alourdissent notre atmosphère et si nous voulons présentement faire le bien, il nous faut démolir ces remparts que nous avons élevés autour de nous. Combien de malheureux ne se sont pas ainsi murés eux-mêmes comme dans une sorte de tour et qui dans la suite frappent, appellent vainement pour en sortir ! Voilà comment nous forgeons notre châtiment.

La Révélation, Lois dites de Dieu, p.49-50

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Maxence van der Meersch, Corps et âmes - A chaque épreuve

Publié le par antoiniste

    A chaque épreuve, un pas en avant.

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.275
Le Livre de Poche, Paris, 1943

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