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Aix (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    Pour les milliers de malades riches qui recourent à ses eaux bienfaisantes, Aix s'est extraordinairement parée, il n'est guère de ville à la mode plus coquette ; mais n'eût-elle pas un somptueux casino, une villa des Fleurs, un parc où le figuier et l'olivier avoisinent les sapins du Nord et les gramens des Alpes, quelle station thermale pourrait rivaliser avec celle qui possède le lac du Bourget ? A moins d'une lieue de la ville on s'embarque à toute heure, à son gré, sur ce beau lac, et déjà, d'un faible promontoire, on aperçoit une assez grande étendue de sa nappe bleue, sombre et limpide, dormant entre des rochers escarpés, âpres et nus sur la côte occidentale, plus mollement abaissés et boisés sur la côte orientale. Il a seize kilomètres de longueur, cinq de largueur moyenne, jauge cent mètres d'une extrémité à l'autre. Parfois le vent y soulève les flots ; mais ces bonaces peu dangereuses sont rares, et quand rien ne trouble le cristal du beau lac chanté par Lamartine en des vers immortels, les promenades en bateau y ont quelque chose d'enchanteur.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Questions d'Aix-les-Bains / [signé l'Ermite] (1897)

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vue d'ensemble du temple

Publié le par antoiniste

source : : bing.com

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Jardin Exotique de Monaco

Publié le par antoiniste

Adresse du Jardin Exotique :
62, boulevard du Jardin Exotique
98002 Monaco

Le Boulevard du Jardin Exotique était dénommé Boulevard de l'Observatoire, vers 1916 le quartier de l'Observatoire était la dernière tranche de la Principauté non urbanisée. Ce nom s'explique par l'histoire des hauteurs de la ville de Monaco.

Historique :

Le Prince Albert Ier fit l'acquisition, en 1910, du "Terrain de l'Observatoire" afin de créer en Principauté un jardin qui soit entièrement consacré aux végétaux exotiques. Ce terrain était ainsi dénommé en raison de la présence d'un petit observatoire astronomique abandonné depuis le décès, en 1895, de son propriétaire, le Docteur Alfred Gueirard. Y poussaient déjà spontanément quelques Figuiers de Barbarie et Agaves introduits dans tout le bassin méditerranéen dès la seconde moitié du XVIème siècle, après la découverte du Nouveau Monde.

Le choix de cet emplacement ne fut donc pas uniquement dicté par les circonstances et, de fait, il s'avéra des plus judicieux. En effet, il y a tout lieu de penser qu'en nul autre endroit de la Principauté les végétaux "succulents" auraient pu trouver des conditions aussi favorables pour leur développement.

Les travaux d'aménagement de Jardin Exotique débutent en 1913.
Le Prince Albert Ier confie à Louis Notari, Ingénieur des Travaux Publics, la réalisation de cette œuvre qui va demander une vingtaine d'années d'efforts. Il sera secondé par Monsieur Jean Agliani, Ingénieur Horticole, et pourra compter sur la collaboration des jardiniers du Service des Cultures de la S.B.M. pour les plantations.
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le point de départ n'est pas l'actuelle partie supérieure : la Moyenne Corniche n'est construite qu'à partir de 1917 et cet accès, évident aujourd'hui, n'existe pas encore. L'aménagement commence à proximité de l'emplacement de l'actuelle terrasse de la grotte et se poursuivra vers le haut et vers l'Ouest dans un premier temps.

source : http://flore-succulente.com/espacemembres/articles/historique_je.htm

 

    Le Jardin exotique est un quartier de Monaco, dans la partie ouest de la principauté.
    Le quartier regroupe depuis 2013 les anciens quartiers de la Colle et des Révoires, il fait partie de l'ancienne commune de la Condamine. Sa superficie est de 234 865 m2. Le Jardin exotique de Monaco est situé dans ce quartier.

 

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Monaco (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    Le soleil embrase les murailles féodales flanquées de tours et d'échauguettes de l'antique port d'Hercule devenu la citadelle de Mammon. Trompeur Monaco, nid de pirates en habits noirs, burg féodal des princes de la roulette ! Risible matamore, le hautain château des Grimaldi règne sur le casino de Monte-Carlo. Et ce minime, ce microscopique État de Monaco, inscrit dans l'almanach de Gotha par tolérance de l'Europe, est en réalité gouverné, entretenu, nourri, enrichi, diverti avec une autorité et une profusion de ressources inépuisables, par le très despotique, très puissant et très effrayant souverain le Jeu, tyran d'une foule de sujets et de victimes sans cesse renouvelés et sacrifiés. Sur les enchantements de Monte-Carlo, la beauté de ses jardins, le luxe de ses salons, l'harmonie de ses concerts, silence ! l'aile noire du suicide, l'ombre de la ruine, le deuil de la misère, planent sur eux. Voyageurs de la côte d'azur, voilà l'écueil caché sous d'éblouissants prestiges ! Comme les compagnons d'Ulysse, bouchez de cire vos oreilles pour ne pas entendre les flatteuses sollicitations du hasard à la voix de sirène, et passez !

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Bd de l'Observatoire - Monaco en 1914

Publié le par antoiniste

Le nom Castelleretto apparaît sur l'Avenue de l'Observatoire (à gauche). Le Boulevard du Jardin Exotique était dénommé Boulevard de l'Observatoire, vers 1916 le quartier de l'Observatoire était la dernière tranche de la Principauté non urbanisée.

source : lib.utexas.edu

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vue d'ensemble du temple

Publié le par antoiniste

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la ville de Waremme vers 1830

Publié le par antoiniste

WAREMME, ancienne ville, commune, chef-lieu du district et du canton de ce nom ; bornée au N. par Roclenge (prov. de Limbourg), N.E. par Oleye et Lantremange, S.E. par Bleret et Bovenistier, S. par Celles, S.O. par Grandaxhe, O. par Berloz, N.O. par Bettincourt.

A 1/2 lieue d'Oleye, Bleret et Bettincourt, 3/4 de Bovenistier, Grandaxhe, Berloz et Celles, et 6 O.N.O. de Liège.

Le territoire présente une surface unie. Le terrain est argileux et en partie marécageux. Le Geer arrose la commune. Il y a une quantité de fontaines dans les marais. Le docteur Gérinx, de St.-Trond, qui vivait en 1578, cite un médecin, appelé Léonard Turnesserus, qui examina la fontaine de la ville de Waremme, et en consigna les qualités minérales dans un écrit.

La ville de Waremme est située dans une vallée et fertile plaine. C'était autrefois une place forte, munie d'un bon château, qui n'offre plus que de tristes ruines. La commune contient 275 maisons, réparties comme suit : la ville de Waremme, 177 ; Froidbise, 1, à 1/2 l. ; Hartenge, 13, à 1/4 de l. ; Longchamps, 50, idem ; Mouhin, 12, idem ; Petitaxhe, 20, à 1/2 l. ; St.-Eloi, 1, à 1/4 de l., et Wakin, 1, à 1/2 l. Elles sont construites partie en pierres et briques, partie en bois et argile ; couvertes les unes en ardoises et les autres en tuiles ou paille ; agglomérées dans la ville. On y remarque le beau château de Longchamps, appartenant à M. le baron de Selys. — 1 église primaire, dédiée à St.-Pierre, dont on y conserve les reliques ; très-ancienne et reconstruite en 1801. Il y avait autrefois un couvent de Récollets, qui formait une communauté de 30 religieux, et un autre de Sépulcrines : le premier a été aliéné par le gouvernement français, et le second sert de casernement à la gendarmerie et de salle d'école. — L'intérieur de la ville est pavé.

Les habitans se livrent principalement à l'agriculture. On cultive le froment, le seigle, l'orge, l'épeautre, l'avoine, les pois et féveroles ; fourrages, lègumes et fruits. — 250 chevaux, 300 bêtes à cornes, 400 moutons. — Il y a 4 moulins à farine, dont trois sont mus par eau et le 4e par le vent ; 1 distillerie ; 3 brasseries. — Foires : le 3 mai, le lundi de la Trinité, le 22 juillet et le 6 septembre. — La chaussée des Romains traverse le territoire de cette commune.

Population : 1451 habitans.

Superficie : 1315 h. 76 a. 19 c.

Ci-devant : pays de Liège , baillage de Hesbaye.

Histoire : La ville de Waremme, dont on ne voit plus aujourd'hui que de faibles et misérables restes, vint, en 1078, au pouvoir de l'évêque de Liège, par la donation de la comtesse Ermingarde, qui la possédait alors. L'an 1213, Henri, duc de Brabant, faisant la guerre à l'évêque de Liège, ravagea toute la Hesbaye ; Waremme fut la victime des armes du vainqueur; et malgré la belle résistance de son château, dont le duc ne pût se rendre maître, la ville fut réduite en cendres, ses biens pillés, et ses habitans dispersés. Ils ne furent pas plus heureux en 1255, sous le règne de l'évêque Henri de Gueldre, qui y avait mis garnison pendant les différends qu'il eut avec les Liègeois : cette garnison ayant fait prisonnier un bourgeois de Huy, ses compatriotes coururent aussitôt le délivrer, mirent le feu au château et commirent les plus affreuses violences. Les malheureux habitans de Waremme eurent encore beaucoup à Souffrir d'une autre guerre, qui divisa la noblesse du pays en deux parties, et immortalisa les noms d'Awans et de Waroux ; le châtelain de Waremme, chef du parti d'Awans, résista quelque temps ; mais enfin, se voyant obligé de céder au nombre, il abandonna la ville.
Waremme fut encore extrêmement maltraitée en 1578 ; l'armée espagnole, commandée par Alexandre Farnèse, ayant pris ses quartiers d'hiver dans la Hesbaye, y vécut avec tant de licence, que les habitans n'auraient pas eu à essuyer un traitement plus rude de leurs ennemis.
Les Lorrains s'emparèrent de la ville de Waremme en 1651 ; elle fut pillée et le bourgmestre emmené prisonnier. En conséquence du traité de Tirlemont, du 17 mars 1654, les Lorrains quittèrent le pays.
Ce fut aussi à Waremme, où Henri, duc de Brabant, accompagné de son fils et d'une grande partie de la noblesse de ses états, se rendit en 1225, renonça en présence de l'évêque et du comte de Looz, à toutes prétentions sur le comté de Moha, et jura une paix inviolable avec eux.

Le couvent des Récollets était anciennement un hôpital, et n'avait cessé de l'être qu'en 1630, temps auquel le P. Markantius, provincial de Flandre, obtint du prince de Liège des ordres, en vertu desquels ce couvent fut établi à Waremme. Le couvent de Sépulcrines devait sa fondation à deux religieuses de Huy, du même ordre, qui vinrent s'y établir en 1640.


Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835

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vue d'ensemble du temple

Publié le par antoiniste

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le village de Vottem vers 1830

Publié le par antoiniste

VOTTEM, commune du canton de Liège-Ouest ; bornée au N. par Liers, N.E. par Milmort, E. par Herstal, S. par Liège, O. par Rocour.

A 1/2 lieue de Liers, Milmort et Rocour, 2/3 de Voroux-lez-Liers, et ,3/4 N. de Liège.

L'aspect du terroir présente plusieurs inégalités. Le terrain est argileux, marécageux et sablonneux. La couche végétale varie de 10 à 30 centim. de profondeur.

La commune contient 319 maisons, réparties comme suit : Vottem (chef-lieu), 247 ; Bouchtay, 32, à 1/5 de l. ; Chapeauville, 4, à 1/4 de l. ; Bernalmont, 12, à 1/2 l. ; Jolivette, 6, idem ; Derrière-Coronmeuse, 18, à 2/3 de l. Elles sont construites en pierres, en briques, en bois et argile ; la plupart couvertes en paille ; disséminées. — 1 église, dédiée à St.-Etienne ; rebâtie en 1788.

Les productions agricoles sont le seigle, le froment, l'épeautre, l'orge, l'avoine, les fourrages, légumes et fruits. — 57 chevaux, 124 vaches, 210 moutons. — On y fabrique beaucoup d'instrumens et ustensiles de fer à l'usage de l'économie domestique, tels que fléaux de balances, scies, fourchettes, etc. Un grand nombre de briquetiers émigrent chaque année pour exercer leur industrie dans les pays étrangers. — Il y a 1 moulin à farine, mu par le vent.

Population : 1553 habitans.

Superficie : 478 h. 54 a. 98 c.

Ci-devant : pays de Liège.

Histoire : Vottem occupe une place distinguée dans les Annales du pays de Liège, pour avoir été, à différentes époques, le lieu où les évêques tinrent leur conseil, et les échevins ne pouvaient juger hors de Liège qu'à Vottem seulement, selon l'ordonnance du prince-évêque Henri de Gueldre. Ce fut en cet endroit, que l'évêque vint camper, et fit venir les échevins de Liège pour faire le procès à Henri de Dinant, chef du parti populaire, qui fut condamné au bannissement avec douze de ses adhérens, comme perturbateurs et séditieux. Les conférences qui suivirent de près ce jugement, auquel s'opposa le peuple, eurent pour issue la paix de Bierset, conclue le 13 octobre 1255. On donne aussi le nom de paix de Vottem, au concordat qui fut conclu le 10 juillet 1331. De nouveaux : troubles ayant éclaté au sujet du comté de Looz, en 1347, l'évêque cita les Liégeois à comparaître au tribunal des échevins réunis à Vottem : tous les échevins s'y rendirent, et le peuple les déclara tous proscrits, à l'exception de Hubin Baré, qui avait refusé de s'y rendre. Les chevaliers Raes de Waroux et Bartole d'Okier se mirent à la tête de l'armée liégeoise, qui campa à Velroux. Les habitans de Huy vinrent se jeter sur les maisons de campagne de quelques échevins et les démolirent de fond en comble. L'armée s'étant avancée sur Vottem, s'empara de ce village le 17 juillet. L'évêque, s'étant mis à la tète de son armée, se préparait à livrer l'attaque ; mais Adolphe de Fauquemont, chanoine de la cathédrale, le supplia de lui accorder du moins le temps nécessaire pour entamer une conférence avec les Liégeois, dans l'espoir qu'il pourrait les engager à demander la paix. L'évêque y consentit, et Adolphe partit dans cette noble intention. Il eut de longues conférences tant avec les généraux liègeois qu'avec les bourgmestres ; mais tous ses efforts furent infructueux. Il revint au camp, entama le combat, et se jeta au milieu des bataillons ennemis. Jean, roi de Bohême, et Charles, roi des Romains, son fils, vinrent avec un gros détachement de cavalerie fondre sur ceux de Huy, qui, quoiqu'inférieurs en nombre, soutinrent courageusement le choc, et apercevant cinq hannières des métiers de Liège, qui venaient à leur secours, ils se jetèrent sur ce détachement avec une telle impétuosité, qu'ils le rompirent. Il se rallia pourtant, et revint attaquer les Liègeois : enfin l'armée épiscopale fut mise dans une déroute complète, et les soldats en désordre s'enfuirent jusqu'à Wonck sur le Geer. Elle laissa plus de mille morts sur le champ de bataille. C'est ce combat qu'on appela la bataille de Vottem.
Ce fut entre Rocour et Vottem, où se donna la bataille que les Français commandés par le maréchal de Saxe, gagnèrent sur les alliés, le 11 octobre 1746.


Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835

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