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Les Cowboys Fringuants - Les étoiles filantes

Publié le par antoiniste

Si je m'arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar rue St-Denis

J'te raconterai les souvenirs
Bien gravé dans ma mémoire
De cette époque où vieillir
Était encore bien illusoire

Quand j’agaçais les p’tites filles
Pas loin des balançoires
Et que mon sac de billes
Devenait un vrai trésor

Et ces hivers enneigés
À construire des igloos
Et rentrer les pieds g’lés
Juste à temps pour Passe-Partout

Mais au bout du ch’min dis-moi c’qui va rester
De la p’tite école et d’la cour de récré ?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l’bon temps passe finalement…

…comme une étoile filante

Si je m’arrête un instant
Pour te parler de la vie
Je constate que bien souvent
On choisit pas, mais on subit
Et que les rêves des ti-culs
S’évanouissent ou se refoulent
Dans cette réalité crue
Qui nous embarque dans le moule

La trentaine, la bedaine
Les morveux, l’hypothèque
Les bonheurs et les peines
Les bons coups et les échecs

Travailler, faire d’son mieux
En arracher, s’En sortir
Et espèrer être heureux un peu avant de mourir

Mais au bout du ch’min dis-moi c’qu’y va rester
De notre p’tit passage dans ce monde effréné ?
Après avoir existé pour gagner du temps
On s’dira que l’on était finalement…

…que des étoiles filantes

Si je m’arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça tranquillement
Pas loin du Carré St-Louis
C’est qu’avec toi je suis bien
Et que j’ai pu’l’goût de m’en faire
Parce que tsé voir trop loin
C’pas mieux que r’garder en arrière

Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu’on perd dans’ brume
Et les idéaux qui se cassent

La vie s’accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d’air frais
Qui apaise les cœurs en peine

Ça fait que si à’ soir t’as envie de rester
Avec moi, la nuit est douce on peut marcher
Et même si on bien que tout dure rien qu’un temps
J’aimerais ça que tu sois pour un moment…

…mon étoile filante

Mais au bout du ch’min dis-moi c’qui va rester…
Mais au bout du ch’min dis-moi c’qui va rester…

…que des étoiles filantes

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.164, § 3)

Publié le par antoiniste

    A mesure que nous traversons les tissus de la matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'un jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de Dieu.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.164, § 3

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.164, § 2)

Publié le par antoiniste

 

 

 

    Ne nous défions jamais que de nous-mêmes ; ne nous laissons pas pénétrer par le doute, car il aurait bientôt fait des ravages chez nous et nous vaudrait de grandes souffrances. Tâchons de comprendre la nécessité des épreuves, que notre intelligence se garde de les détourner en nous faisant sortir de la réalité.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.164, § 2

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.163)

Publié le par antoiniste

    Son cœur palpite parce qu'il obtient l'amour pour fraterniser avec ses semblables ; bien que croyant en Dieu, nous ne l'obtenons pas facilement.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.163

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.162-63)

Publié le par antoiniste

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.162-63)

    Si l'homme se trouve parfait, cette matière raffinée qui lui donne la pensée doit le rendre toujours certain, à même de résoudre toute question sans se tromper, en un mot, infaillible. Sans la certitude, comment peut-il affirmer qu'il est composé uniquement de matière ? Si nous ne sommes pas certains, n'est-il pas de notre devoir de nous convaincre de la réalité ?

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.162-63

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.162)

Publié le par antoiniste

    Demain nous appartient-il ? Si nous quittons inopinément cette vie, ne serons-nous pas dépourvus de toute ce qui pourrait nous être utile ?

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.162

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.161)

Publié le par antoiniste

   Nous avons bien un germe de croyance mais insuffisant pour nous faire comprendre que la matière est opposée à la foi, à l'amour et par conséquent à toute la question morale.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.161

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.160)

Publié le par antoiniste

 

 

 

 

    Nous devons considérer ce monde comme une école où nous apprenons à aimer.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.160

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Ivan Illich - L'auscultation remplace l'écoute

Publié le par antoiniste

LE diagnostic, dans une perspective historique, a eu pendant des siècles une fonction éminemment thérapeutique. L'essentiel de la rencontre entre médecin et malade était verbal. Encore au commencement du XVIIIe siècle, la visite médicale était une conversation. Le patient racontait, s'attendant à une écoute privilégiée de la part du médecin; il savait encore parler de ce qu'il ressentait, un déséquilibre de ses humeurs, une altération de ses flux, une désorientation de ses sens et de terrifiantes coagulations. Quand je lis le journal de tel ou tel médecin de l'âge baroque (XVIe et XVIIe siècles), chaque annotation évoque une tragédie grecque. L'art médical était celui de l'écoute. Il assumait le comportement qu'Aristote, dans sa Poétique, exige du public au théâtre, différant sur ce point de son maître Platon. Aristote est tragique par ses inflexions de voix, sa mélodie, ses gestes, et non pas seulement par les mots. C'est ainsi que le médecin répond mimétiquement au patient. Pour le patient, ce diagnostic mimétique avait une fonction thérapeutique.
Cette résonance disparaît bientôt, l'auscultation remplace l'écoute. L'ordre donné cède la place à l'ordre construit, et cela pas seulement dans la médecine. L'éthique des valeurs déplace celle du bien et du mal, la sécurité du savoir déclasse la vérité. Pour la musique, la consonance écoutée, qui pouvait révéler l'harmonie cosmique, disparaît sous l'effet de l'acoustique, une science qui enseigne comment faire sentir les courbes sinusoïdales dans le médium.
Cette transformation du médecin qui écoute une plainte en médecin qui attribue une pathologie arrive à son point culminant après 1945. On pousse le patient à se regarder à travers la grille médicale, à se soumettre à une autopsie dans le sens littéral de ce mot: à se voir de ses propres yeux. Par cette auto-visualisation, il renonce à se sentir. Les radiographies, les tomographies et même l'échographie des années 70 l'aident à s'identifier aux planches anatomiques pendues, dans son enfance, aux murs des classes. La visite médicale sert ainsi à la désincarnation de l'ego.
Il serait impossible de procéder à l'analyse de la santé et de la maladie en tant que métaphores sociales, à l'approche de l'an 2000, sans comprendre que cette auto- abstraction imaginaire par le rituel médical appartient, elle aussi, au passé. Le diagnostic ne donne plus une image qui se veut réaliste, mais un enchevêtrement de courbes de probabilités organisées en profil.
Le diagnostic ne s'adresse plus au sens de la vue. Désormais, il exige du patient un froid calcul. Dans leur majorité, les éléments du diagnostic ne mesurent plus cet individu concret; chaque observation place son cas dans une «population» différente et indique une éventualité sans pouvoir désigner le sujet. La médecine s'est mise hors d'état de choisir le bien pour un patient concret. Pour décider des services qu'on lui rendra, elle oblige le diagnostiqué à jouer son sort au poker.

Ivan Illich, L'obsession de la santé parfaite

source : http://olivier.hammam.free.fr/imports/auteurs/illich/sante-parfaite.htm

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Marcel Moreau, Monstre - Culte du dépassement

Publié le par antoiniste

    L'espace métaphysique est oublié, et s'il est mentionné c'est pour donner à entendre qu'il dépend de la matérialité des réussites. Ce "mouvement spirituel" se règle sur le triomphe du gigantisme indifférent, au détriment de son contraire : la démesure vertigineuse, qui est la mesure même de l'individu face à son destin, quête de l'absolu, toute connaissance désintéressée portée à son paroxysme. Dans cette prose, où le dépassement érigé en culte est toujours dépassement vers la suprématie des nantis, la litanie élitaire a quelque chose d'obscène : marchands du temple plus exhibitionnisme. Elle déprave la notion même de responsabilité. La fièvre de liberté s'identifie à celle du profit. La liberté est l'affaire des affairistes, semble-t-on nous répéter, inlassablement, avec, dans la vois, des intonations de repu, au sortir de chez Maxim's. Mais cette liberté-là n'a pas sa place dans nos sombres ivresses, ces tâtonnements et titubations qui nous dépouillent sans répit des pulsions cupides. C'est la lucidité, cette objection au bonheur, qui nous fait préférer les fiers désespoirs, fussent-ils barbares et démentiels, aux optimismes de luxe. La France des fortunés et des sans-âme, aspirée par les fureurs hypercapitalistes, peut crever des pires cancers. Je ne serais pas le dernier à m'en esbaudir.

Marcel Moreau, Montre (1986), p.185-86
Luneau Ascot Editeurs, Paris

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