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vue d'ensemble du temple de Visé

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la ville de Visé vers 1830

Publié le par antoiniste

VISÉ, ancienne ville et commune du canton de Dalhem ; bornée au N. par Monland , N.E. par Berncau, E. par Bombaye, S.E. par Dalhem, S. par Richelle, S.O. par Hermalle, O. par Haccourt, N.O. par Lixhe.

A 1/2 l. de Mouland, Berneau, Hermalle, Harcourt, Lixhe, 2/3 de Richelle, 3/4 de Bombaye et Dalhem, et 3 N.N.E. de Liège.

La surface de son territoire est assez inégale, surtout à l'E. et au S., où l'on remarque quelques collines escarpées. La ville est située dans la vallée de la rive droite de la Meuse. Cette rivière arrose la partie occidentale de la commune et y roule des flots majestueux dans un lit spacieux et découvert ; elle reçoit par sa rive gauche le ruisseau de Grand-Aaz. La Berwinne longe son territoire au N. Le terrain est argilo-sablonneux, quelquefois mélé de gravier. La couche végétale a 25 à 5O centim. de profondeur. On trouve dans cette localité : la chaux carbonatée primitive, équiaxe, contrastante, laminaire; le quartz hyalin prismé, enfumé, et agathe calcédoine mamelonné ; le cuivre pyriteux cubo-tétraèdre, concrétionné, massif ; le cuivre carbonaté bleu aciculaire, vert aciculaire et radie ; le zinc sulfuré octaèdre ; l'anthracite compacte, etc.

La commune comprend 377 maisons, réparties comme suit : Visé, 260 ; Porte-de-Mouland, 1 ; Portede-Lorette, 9 ; Lorette, 2 ; le Temple, 1 ; Souvré, 48 ; Devant-le-Pont, rive gauche de la Meuse, 56. Elles sont bâties en pierres et briques, et la plupart couvertes en ardoises, plusieurs en tuiles et en paille. La ville est composée de deux rues larges et parallèles à la rivière, avec cinq traverses qui en font la communication. Son intérieur est pavé. On y remarque quelques belles maisons. La Maison-de-Ville, bâtie en 1612, se fait aisément reconnaître pour un édifice public ; son entrée, accompagnée d'une galerie en portiques, est majestueuse sans ornernens, et sa couverture se termine par un dôme qui renferme une horloge et un carillon. — 1 église primaire, dédiée À St.-Martin ; fondée par Berthe, fille de Charlemagne. Elle était ci-devant collégiale, possédant 20 prébendes, qui étaient à différentes collations et 6 bénéfices simples. Visé possède en outre l'église du couvent des sépulcrines, supprimé par le gouvernement français ; celle de l'ancien couvent des carmes déchaussés, située à la rive gauche de la Meuse, et une chapelle de la Ste.-Vierge à Lorette, bâtie en 1684, et réparée en 1830. Il y avait aussi, avant le gouvernement français, un couvent des récollets, situé au bord de la Meuse, et un collège des oratoriens où l'on a établi une savonnerie. — Il y a 1 école moyenne, établie dans le ci-devant couvent des sépulcrines, et tenue par 4 régens agrées par le gouvernement et salariés par les revenus des fondations attachées au dit local ; 1 pensionnat de demoiselles, établi dans l'ancien couvent des carmes devant le pont.

Les productions agricoles consistent en froment, seigle, avoine, orge, trèfles, vesces, féveroles, quelques lègumes et fruits. La ville fait un petit commerce de merceries et épiceries. On y fabrique des bas, des bonnets et des tricots en laine. Il y a 1 moulin à farine mu par eau, situé à la rive gauche de la Meuse; 2 brasseries, 1 distillerie, 1 filature de laine, 1 savonnerie, 2 tanneries, plusieurs fabriques de sirop de betteraves, 1 four-à-chaux, 1 chantier de construction de bateaux. — Foires à Lorette : les 25 mars et 15 août. Un marché aux grains tous les mardis qui n'est pas suivi. — L'ancienne grande route de postes de Liège à Aix-la-Chapelle, et le grand chemin de Liége à Maestricht, traverse la ville.

Population : 1835 habitans.

Superficie : 621 h. 51 a. 47 c.

Ci-devant : pays de Liége. Le bourgmestre régent était membre du corps de l'état tiers du pays.

Histoire : Des anciens manuscrit assurent que Visé, en latin Visatum, Visotium ou Visetum, en flamand Weset, est la Taxandrie des anciens, et qu'elle fut fondée par Sedroch, 4e roi de Tongres : mais comme l'existence de ces rois est elle-même un point contesté, on pourrait regarder cette autorité comme suspecte. Suivant les traditions populaires, il est peu de villes dans le pays de Liège, à qui l'on puisse attribuer une origine plus ancienne qu'à celle de Visé. Quoiqu'il en puisse être, l'histoire n'en fait pas de mention qui précède l'époque à laquelle le pape Léon III y consacra une église, bâtie à l'honneur de St.-Martin, par la princesse Berthe, fille de Charlemagne, qui procura en même temps à ce lieu l'établissement d'une foire ou d'un marché public. Les sentimens des historiens du pays sont partagés sur l'époque de la consécration de cette èglise : Fisen prétend qu'elle fut faite en 799, lorsque le pape vint trouver Charlemagne à Paderborn ; cependant Bouille parle d'une église bâtie à Visé par la princesse Berthe en 805, ce qui peut encore être cru, le pape étant venu cette même année à Reims.

On ne peut douter que le marché de Visé n'ait été un des plus considérables du pays, si l'on fait attention au rapport de l'historien Anselme, qui dit qu'Etienne, élu abbé de St.-Laurent en 1026, ayant besoin de vêtemens pour ses religieux, en envoya à Visé pour les acheter, et il semble même par les termes, frater quem ad forum Viseti mittitis, que ce fût l'ordinaire d'envoyer à ce marché.

La ville de Visé dut sans doute son accroissement à l'avantage de ce marché, qui fut tel, que l'on y construisit un pont sur la Meuse, dont le nom subsiste encore, quoiqu'on n'en trouve pas le moindre vestige. Fisen fait mention de ce pont, qui fut renversé par les glaces en 1408. Bouille dit qu'on tient que les anciennes ruines de la ville de Visé, furent réparées sur la fin du 9e siècle, et que ses vieux fondemens témoignent qu'elle a été beaucoup plus ample qu'on ne la voit, et qu'on montre encore au-dessus de la ville, une tombe où les Francs Germains avaient, dit-on, été ensevelis, et aux environs quelques vestiges des forts bâtis du temps des Romains.
Visé n'est nommé dans le partage de 870 que comme une limite de l'ancien pays de Liège. Il appartenait aux évêques de Liège depuis l'an 983, que l'empereur Otton III, par un diplôme de cette année, accorda à l'évêque Notger tous les droits que les empereurs y percevaient à leur profit ; il fut entouré de murs, de palissades et d'un fossé en 1334, par l'évêque Adolphe de La Marck.
Les chanoines de Celles avaient eu de si vives et si fréquentes altercations avec les seigneurs du lieu, qu'ils avaient ajouté à leurs litanies : De la tyrannie des barons de Celles, délivrez-nous, Seigneur! Ces chanoines pour s'y soustraire, prirent le parti d'abandonner Celles, et ils se transportèrent à Liège avec le corps de Saint-Hadelin. L'évêque Adolphe de La Marck, en ayant conféré avec son chapitre, résolut d'envoyer les 12 chanoines avec le corps de leur saint à Visé, où leur chapitre fut établi. L'époque de cette transmigration et de la translation du saint est rapportée par Chapeauville, Haraeus, Molanus et Miraeus, à l'an 1337; mais Hoesem assure qu'elle ne doit être rapportée qu'à l'an 1338, le 11 octobre. Toutes les anciennes vies de St.-Hadelin sont également conformes sur la date de cet événement. Cependant une circonstance particulière, dit M. Dewez, dans son Dictionnaire, parait démontrer qu'on doit la supposer plus ancienne, puisqu'il existe dans l'église de Celles des pierres sépulcrales des anciens vicaires portant la date de l'an 1300. Or, les vicaires n'ont existé à Celles qu'après l'émigration des chanoines, qu'ils ont remplacés. L'évêque Adolphe de la Marck augmenta le chapitre de 8 prébendes, qui, de douze montaient pour lors à 20.
La châsse de St.-Hadelin fut visitée à Liège, par l'évêque Adolphe, qui trouva le corps du saint en entier, à l'exception d'un bras qui avait été transporté à l'abbaye de Stavelot. Le 26 octobre 1413, on en fit encore l'ouverture, et on en tira la tête du saint pour l'enchâsser dans un buste séparé : celui d'urgent tel qu'on le voit aujourd'hui, est un présent que fit en 1654 , Jean Bloequerie, chanoine de Visé. C'est alors qu'on trouva dans ce coffre un mémoire très-ancien en latin, très-difficile à lire, dont copie se trouve dans les registres de la prévôté, selon la tenure suivante translatée : « Les os du très-bien heureux Hadelin, confesseur de l'église de Celles, ont été mis dans ce coffre et clos dans ce lieu l'an de l'incarnation de N. S. 704, le 15 des calendes de juin de l'indiction 4me. Les noms de ceux qui furent présens : Waton, évêque ; Veron, abbé ; Jean, prévôt ; Amand, coste; Lanfreid, doyen de Stavelot, avec le chapitre de Celles. » Cette châsse fut réfugiée le 26 novembre 1467 dans la forteresse d'Argenteau, et puis déposée dans l'église des Dominicains à Liège, où l'on en fit l'ouverture. Elle fut encore ouverte en 1696 et 1788.
La ville de Visé fut pillée et mise à feu le 31 janvier 1396 par les Gueldrois qui escaladèrent ses murailles à l'heure de minuit, et se retirèrent ensuite emmenant plusieurs bourgeois qu'ils avaient saisis sur leurs lits. Elle ne fut pas longtemps à se relever de cette perte, et l'évêque Jean de Heinsberg lui accorda de très-amples privilèges en date du 9 avril 1429, et la rendit à peu-près égale à cet égard aux autres villes du pays, savoir, de se donner des bourgmestres, un conseil, des jurés, etc. A l'égard des marchandises, dettes et contrats, les bourgeois devaient se conformer à la paix de Tongres, et à la modération qui en avait été faite : il leur fut aussi permis d'avoir des prisons, de réparer les ouvrages extérieurs de la ville, et d'en faire de nouveaux, de mettre impôt sur les denrées pour pouvoir fournir aux dépenses de la communauté, d'appliquer les deniers aux réparations de la ville, etc. Louis XIV, roi de France, y avait établi son quartier l'an 1673, lorsqu'il faisait le siège de Maestricht, et la ville fut démantelée aux frais des habitans, sur la fin du mois de janvier 1675, par 3000 Français de la garnison de Maestricht. La porte de Mouland a encore existé jusqu'en 1828, et celles de Lorette et de Souvré jusqu'en 1833. La démolition de ces trois anciennes portes avec leurs tours, qui faisaient l'embellissement de Visé, en a fait une petite ville ouverte, qui n'est pas devenue pour cela plus belle : les antiquités n'y sont pas respectées.

Visé est la patrie de René-François Walter, baron de Sluse, habile mathématicien et l'un des plus savans hommes des Pays-Bas. Il devint abbé d'Amay, chanoine, conseiller et chancelier de Liège, où il mourut le 19 mars 1685, à 63 ans. On a de lui un ouvrage encore très-estimé, intitulé : Mesolabum et problemata solida, Liège, 1668, in-4e. C'est aussi la patrie du cardinal Jean-Gualtier de Sluse, l'un des plus grands hommes de son siècle, frère du précédent, y né en 1626, et mort le 7 juillet 1687. Il avait une bibliothèque immense, dont on a imprimé le catalogue en 5 vol. in-4e.


Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835

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vue d'ensemble du temple

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le village de Villers-le-Bouillet vers 1830

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VILLERS-LE-BOUILLET, commune du canton de Bodegnée ; bornée au N. par Fize-Fontaine, E. par Bodegnée, S.E. par Ampsin, S. par Antheit, S.O. par Vinalmont, N.O. par Warnant.

A 1/2 l. de Fize-Fontaine et Vinalmont, 3/4. d'Ampsin, 1 d'Antheit, Warnant et Chapon-Seraing, et 1 1/4 N. de Huy.

Le territoire présente une surface ondulée. Le terrain est argileux, sablonneux, et renferme de la terre-houille en exploitation. L'épaisseur de la couche végétale varie de 1S à 45 centim. Le ruisseau de Bende arrose le fond des Cabentes, et se jette dans la Meuse à Ampsin. Il y a 3 petites fontaines.

La commune renferme 305 maisons, réparties comme suit : Vitters-le-Bouillet (chef-lieu), 80 ; Marexhe, 21, à 1/6 de l. ; Mabiets, 21, à 1/3 de l. ; Habosart, 93 , à 1/2 l. ; Cabentes, 33, idem ; Barbotte, 15, à 1/6 de l.; Fays, 42, idem. Elles sont construites en pierres, briques, bois et argile ; la majeure partie couverte en paille, plusieurs en ardoises et tuiles. On y remarque quelques maisons bien construites et plusieurs belles fermes. — 1 église, dédiée à St.-Martin ; ancienne. Elle a été érigée en succursale en 1833.

L'agriculture et l'exploitation de la terre-houille sont les principales branches d'industrie. On récolte froment, seigle, orge, épeautré et avoine. Fourrages, et beaucoup de fruits qu'on vend au marché. Bois taillis, essence de chênes, charmilles, bouleaux et noisetiers. — 174 chevaux, 365 bêtes à cornes, 800 bêtes à laine. On y élève des abeilles. — Il y a 1 moulin à farine mu par eau, et 1 brasserie.

Population : 1576 habitans.

Superficie : 880 h. 41 a. 13 c.

Ci-devant : pays de Liège.


Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835

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Villers-le-Bouillet - Chabonnage (par Laflotte)

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source : kikirpa.be

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vue d'ensemble du temple

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la ville de Verviers vers 1830

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VERVIERS, jolie ville, commune et chef-lieu d'arrondissement, de district communal et de canton ; bornée au N. par Andrimont, E. et S. par Stembert, S.O. par un point à Ensival, O. par Lambermont, N.O. par Hodimont.

A 1/2 l. de Dison et Ensival, 3/4 d'Andrimont et Stembert, et 5 E.S.E. de Liège.

Le vallon étroit, où est située la ville, a la figure d'une demi-lune qui embrasse un rocher, baigné par les eaux de la Vesdre, qui la partage en deux parties et longe les collines du N. au S. Le bassin, composé de terre d'alluvion de nature argileuse mêlée de rocaille, offre une couche végétale de 25 à 45 centim. de profondeur. Partout ailleurs les terres reposent sur un sol pierreux. On y trouve la chaux carbonatée inverse, binaire, dodécaèdre , bi-binaire , fistulaire ; le quartz hyalin noir ; le plomb carbonaté trihexaèdre, aciculaire, lamellaire ; le fer oxidé hydraté géodique, massif, pulvérulent ; le zinc oxidé silicifère cristallisé, aciculaire, lamelliforme, mamelonné ; le zinc carbonaté prismé, rhomboïdal, aciculaire radiè, etc. La Vesdre reçoit à Verviers, par sa rive gauche, le ruisseau de Mangombroux, et par sa rive droite, celui de Dison. La ville est en outre traversée dans toute sa longueur par un canal alimenté par la Vesdre ; ce canal est à l'usage des usines et fabriques. Verviers (porte de Xhavée), en suivant la route de la Vesdre, a une élévation de 158 mètres 459 au-dessus de l'Océan.

La ville, par sa situation topographique, est exposée à des maladies plus ou moins graves, qu'on attribue à l'influence maligne des brouillards qui s'étendent souvent sur la vallée de la Vesdre, et à la retraite d'une partie des eaux de cette rivière, qui laisse souvent son lit presqu'à découvert. On observe des ulcères atoniques chez les personnes employées à tondre et à lainer dans les manufactures de draps, et des ophtalmies d'un caractère rebelle parmi les tisserands et les fileurs.

La ville de Verviers, bâtie sur l'une et l'autre rive de la Vesdre, compte 1552 maisons ; construites en briques, en pierres de taille et en charpente, et en général couvertes en ardoises, peu en tuiles ; agglomérées. On y remarque quelques rues larges et garnies de maisons dont la façade est très-régulière. L'intérieur de la ville est pavé.

Parmi les édifices publies, on remarque l'Hôtel-de-Ville, la Salle de Spectacle et quelques églises.
L'Hôtel-de-Ville a été bâti en 1774, d'après les dessins et sons la direction de l'architecte Renoz de Liège. Sur la place du marché, en face de cet édifice, on voit une belle fontaine de pierre brute, qui sert de piédestal à un perron de bronze. L'eau en sort par quatre masques et se perd dans quatre coquilles travaillées avec beaucoup d'art. Cet ouvrage a été construit en 1732.
La Salle de Spectacle, construite en 1820, a son entrée principale sur une belle place, en face d'une des rues les plus animées de la ville. Cette entrée offre un péristyle formé par quatre colonnes d'ordre ionique.
L'église primaire, dédiée à Saint-Remacle, date de l'an 888. Une tradition universelle attribue sa fondation à Oger le Danois, qui fit bâtir deux chapelles, l'une en ce lieu, et l'autre à Spa. Quoiqu'il en soit, on ne peut contester que cette église ne soit fort ancienne ; mais les restaurations qu'elle a subies à diverses époques n'ont laissé à son architecture aucun caractère prononcé ; elle est moitié gothique, moitié moderne. La tour est surmontée d'une flèche fort haute et plus hardie qu'on ne devait l'attendre des siècles barbares, dont elle est un monument. Le chœur a été bâti vers l'an 1699. Cette église a pour chapelles auxiliaires : L'église de St.-Lambert, ci-devant du monastère des sépulcrines. L'autel est d'ordre corinthien. Le retable est enrichi d'un beau tableau, qui représente la Résurrection de J.-C. L'établissement de l'ordre des sépulcrines à Verviers commença l'an 1637 par quatre religieuses, qui quittèrent leur couvent de Malmedy.
L'église de St.-Joseph, ci-devant du couvent des carmes chaussés, achevée en 1681. C'est une des plus belles de la ville ; elle est grande, claire, riante par elle-même.
L'église de Ste.-Anne à l'hospice des malades.
L'église de St.-Sébastien à l'hospice des vieillards.
L'église de Notre-Dame, ci-devant du couvent des récollets , appelé le collège de St.-Bonaventure, fut consacrée en 1633. Elle a été élevée au rang des succursales en 1833. Son portail, qui fuit face à une place appelée Place des Recollets, fut au commencement orné d'une image de pierre, représentant la Mère de N. S. Les bourgeois ont enfermé la partie inférieure du portail dans une chapelle très-propre et singulière, en ce que l'autel est placé sur une tribune fort exhaussée où cette image lui sert de retable sans avoir changé de place. Cette église a pour chapelle auxiliaire St.-Antoine de Padoue, construite en 1832.
La première pierre d'une nouvelle èglise primaire, aussi dédièe à Saint-Remacle, a été posée le 22 septembre 1834. Dans cette pierre fut déposée une boîte en plomb contenant [une] inscription gravée sur une plaque en cuivre.

Avant le gouvernement français (1795), il y avait à Verviers 3 couvens d'hommes, savoir : les carmes chaussés, les récollets et les capucins ; 2 de filles, les conceptionistes et les sépulcrines, et un autre des récollectines au faubourg. Il y avait aussi 3 hôpitaux.

Verviers possède un tribunal de première instance, 1 tribunal de commerce, 1 chambre de commerce et de fabriques, 1 collège des règens de la maison d'arrêt, 1 commission des hospices civils, 1 bureau central de bienfaisance, 1 sous-commission urbaine de bienfaisance, 1 commission pour les fabriques de draps, 1 école industrielle et commerciale, 1 société royale de philantropie (instituée le 20 novembre 1830) ; 1 société maternelle, formée en 1800, et approuvée en 1813 par l'impératrice Marie-Louise, qui annonça alors au conseil d'administration breveté par elle, un secours annuel du gouvernement de 1500 fr. ; 1 hôpital ; 1 hospice pour les orphelins et 1 autre pour les vieillards infirmes et les indigens des deux sexes ; 1 bureau de recette des domaines, 1 bureau d'enregistrement, 1 bureau de conservation des hypothêques, 1 direction des postes aux lettres et bureau d'échange avec la Prusse ; 1 commission médicale, 1 mont-de-piété, 1 caisse d'épargnes, 1 compagnie de pompiers, etc.

Les prés forment la culture dominante aux environs de Verviers. Ceux, situés dans le bassin de la Vesdre, fournissent beaucoup de foin de bonne qualité. Les prairies, situées sur les collines qui entourent la ville, sont en général peu fertiles. Le terroir renferme peu de terres labourables, dont le produit consiste en froment, seigle, avoine.

Les légumes et les fruits n'y sont cultivés que par des particuliers qui n'en font aucun commerce : ces comestibles arrivent de Liège sur le marché. Quelques bouquets de bois, dont le chêne, le hêtre, le bouleau, forment les principales essences. — 267 chevaux, 244 bêtes à cornes. Verviers est aujourd'hui une ville d'un grand commerce et fort opulente ; elle est renommée par ses belles manufactures de draps, dont la fabrication et le commerce occupent la majeure partie des habitans. La vente du drap donne lieu à un commerce important, ce qui entretient des relations multipliées à l'intérieur et à l'étranger. Plusieurs des fabriques ont acquis une très-grande extension depuis 30 ans. On compte à Verviers 51 fabriques de draps, Casimir, flanelle, etc. 1 fabrique de coton, 8 fouleries, 3 presseries, 2 bâtimens à rames chaudes, 33 teintureries, 6 savonneries, 1 corroierie, 2 fonderies de fer, 1 fonderie de plomb en lames, 1 atelier de construction, 1 moulin à bois de teinture, 2 moulins à farine mus par eau, 3 brasseries, des briqueteries, fours à chaux et carrières. Extraction de la calamine et du minerai de zinc, près de Sommeleville, dans la montagne de Stembert. — Marchés : le mercredi et le samedi de chaque semaine. Foires : du 7 au 10 novembre ; du 2 au 5 juin ; du 19 au 22 août, et le 21 avril. — Le territoire est traversé par la route de la Vesdre et celle de Battice à Theux. Un pont sur la Vesdre, d'une grande utilité, construit en 1833.

Population : 19,522 habitons.

Superficie : 455 h. 21 a. 14 c., dont 410 h. 79 a. 59 c. en terrains imposables ; 3 h. 01 a. 72 c. en terrains non imposables ; 28 h. 61 a. 01 c. en chemins et rues ; 12 h. 78 a. 82 c. en rivières et ruisseaux.

Ci-devant : pays de Liège, marquisat de Franchimont. Il y avait une cour de justice composée d'un mayeur et de 7 échevins, avec 2 bourgmestres et 2 anciens, 7 commissaires et 4 conseillers. Le bourgmestre règent était membre du corps de l'état tiers du pays de Liège.

Histoire : On rapporte que l'évêque Jean de Bavière étant venu à Hodimont, qui n'était alors qu'un village dont tous les environs étaient inhabités , vers l'an 1395, y trouva un chêne remarquable par sa grosseur et sa beauté, et qu'il en marqua son étonnement par ces mots : verd et viz ; ce qui, dans le langage du pays , veut dire verd et vieux. On ajoute que cela donna occasion de changer le nom du lieu en celui de Verviz dont on a fait fremiers. Cette opinion semble être confirmée par le blason des armes de la ville, qui portent entr'autres pièces une branche de chêne englantée. Le nom de Verviers peut aussi avoir tiré son origine de Verivia, nom du constructeur de la route et d'un pont détruit en 1514.

Ce fut vers la fin de novembre 1650, que Verviers, qui n'était qu'un bourg, célèbre par la manufacture de draps, fut mis au rang des villes du pays, et on lui accorda le droit d'assister par ses députés, aux assemblées des états, et de jouir des priviléges des autres villes. Cet honneur néanmoins ne l'avait pas délivrée du petit tribut, auquel elle était assujétie du temps de l'évêque Erard de la Marck ; mais elle continuait de le payer avec une cérémonie, dont on ignore l'origine et la cause, et qui était connue sous le nom de Croix de Verviers. Cette procession singulière consistait à venir danser dans l'èglise de la cathédrale à Liège, à y offrir trois pièces de monnaie, une de métal, une d'argent et une d'or, en jurant de revenir, l'année suivante, faire la même cérémonie, à briser, au milieu du Pont-des-Arches, un setier de bois, et à le jeter dans la Meuse, etc.

Les bourgeois, encouragés par les prérogatives et les priviléges qui venaient de leur être accordés, s'appliquèrent à embellir leur ville, et en moins de dix ans ils l'environnèrent de murailles ; de sorte que malgré les ravages et les fureurs de la guerre et des maladies èpidémiques, qui dans l'espace d'un siècle, l'avaient attaquée tour-à-tour, on vit Verviers fleurir et s'agrandir de jour en jour.

En 1643, la Vesdre se déborda avec une telle fureur qu'on pouvait aller en bâteau sur le marché de Verviers.

A l'époque de la réunion du pays de Liège à la France, la ville de Verviers fut comprise dans le département de l'Ourte, et devint le siège d'un des six tribunaux correctionnels, et chef-lieu de canton. Elle faisait dans la suite partie de l'arrondissement de Malmedy, jusqu'en 1815, qu'une partie de cet arrondissement fut cédée à la Prusse par le traité de Vienne. Elle devint en 1830 le siège d'un tribunal de lre instance.

Verviers est la patrie de :
Cherin , général des gardes wallonnes, en Espagne, né dans le 18e siècle.
Courtois (Richard), docteur en médecine et professeur de botanique à l'université de Liège, né en février 1806, et mort à Liège le 15 avril 1835, à l'âge de 29 ans. On lui doit entr'autrès publications, les Recherches sur la statistique physique, agricole et médicale de la province de Liège, sur quel ouvrage M. Massan, de Verviers, a fait plusieurs observations , insérées dans le journal de Verviers du 10 juin 1828. M. Courtois a aussi publiè, conjointement avec M. le docteur Lejeuhe de Verviers, le Compendium florœ Belgicœ.
Detrooz (Remacle), notaire, sur la fin du 18e siècle. Il a publiè une Histoire du marquisat de Franchimont, in-8e, Liège, 1809, et une Dissertation touchant l'antiquité de Spa et de ses fontaines, in-8e, Liège, 1812.
Duval-Pyrau (l'abbé), conseiller privé du prince de Hesse-Hombourg.
Fion (Jean-Joseph), général de brigade au service de la république française.
Godar (G.H.), docteur en médecine, connu par différentes dissertations qui ont obtenu des palmes académiques.
Hauzeur (Mathias), savant théologien, commentateur de St.-Augustin, et célèbre par le fameux collaque de Limbourg, du 19 avril 1633.
Jardon (l'intrépide général), tué le 27 mars 1809, à Barcelos, sur les frontières du Portugal, après 19 années de campagnes.
Moraikem, général d'infanterie au service d'Autriche.
Ruth-Dans (Paul-Ernest), hé le 23 février 1653, d'une famille patricienne. Il assista à la mort du célèbre docteur Arnauld d'Andilli en 1694, et apporta son cœur à Port-Royal-des-Champs le 9 novembre de la même année. Il fit le discours français que l'on trouve sous le nom de M. Guelphe, dans VAbrégé de la vie de M. Arnauld, par le père Quesnel. Il fut exilé dans les Pays-Bas par une lettre de cachet en 1704, et accusé d'hérésie par M. de Précipiano, archevêque de Malines ; mais il s'en justifia par une Apologie. Il mourut à Bruxelles le 24 février 1728. Il est auteur du 10e et du 11e volume de l'Année Chrétienne de M. le Tourneux, et de quelques autres ouvrages.


Dictionnaire géographique et statistique de la province de Liège (Henri Joseph Barthélemi Del Vaux) - 1835

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vue d'ensemble du temple de Tournai

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la ville de Tournai vers 1830

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TOURNAY ou TOURNAI, en flamand Doornik, en latin Tornacum ou Turris Nerviorum, commune, ville et chef-lieu de canton et d'arrondissement, à 9 lieues N.E. de Mons, à 7 lieues 1/2 N.N.0. de Lille, à 7 lieues S.S.E. de Courtray (Flandre-occidentale), et à 15 lieues S.O. de Bruxelles.

Cette ville, siège d'un évêché suffragant de l'archevêché de Malines , de tribunaux de première instance et de commerce, du ressort de la cour supérieure de Bruxelles est la résidence d'un commissaire de district et d'un commandant de place.

Le territoire de Tournay est borné au N. par les communes de Froyennes et de Kain, à l'E. par celles de Rumillies et Warchin, au S. par Waulx et Chercq, et à l'O. par Willemeau, Froidmond et Orcq.

Deux faubourgs, ceux de Saint-Martin et de Lille, sont à l'O. de la ville, sur la rive gauche de l'Escaut. Sur la rive droite de ce fleuve, à l'E. de Tournay, s'étend le faubourg Morel. Du côté du N. est le faubourg de Maire ou des Sept-Fontaines ; enfin, au S. se trouvent les faubourgs d'Allain, de Barge, d'Ere et de Valenciennes.


Dictionnaire géographique de la province de Hainaut (Philippe Vandermaelen) - 1833

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vue d'ensemble du temple

Publié le par antoiniste

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