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Guérison à distance

Publié le par antoiniste

    Répondons, enfin, que maints magnétiseurs, certainement, ont obtenu les mêmes phénomènes et que tous les magnétiseurs, certainement encore, peuvent les obtenir en s'y appliquant, en le voulant. A preuve, deux exemples, également authentiques ; le premier recueilli pendant notre séjour à Genève en 1906, le second pris chez nous-même.
    Voici le premier : Une jeune fille de Genève, fort gravement malade, fut transportée à l'hôpital ; après quelques jours de soins, les docteurs la déclarèrent incurable et fixèrent peur sa mort un délai restreint. Instruite de cet état de choses, une personne des plus honorables de Genève eut l'idée d'écrire à M. Antoine, magnétiseur, domicilié en Belgique, réputé pour des guérisons à distance. Ce magnétiseur, qui ne connaissait pas son correspondant et pas davantage la malade, répondit à cette lettre, indiquant dans sa réponse tout ce qui allait se passer, y compris la guérison. Tout ce qu'il avait annoncé arriva, et au bout d'un temps très court, la malade sortait de l'hôpital parfaitement guérie. Or, encore une fois, magnétiseur, magnétisée à distance et correspondant ne se connaissaient pas du tout, ne s'étaient jamais vus et la malade ignorait jusqu'à l'exictence du magnétiseur.
Martin, L. (de Genève), Magnétisme humain en face de l'hypnotisme, l'action curative à distance, 1907, p.138
source : gallica

    Ils guérissait à distance. Bien des malades furent soulagés pour lui avoir expliqué leurs maux par écrit. Antoine recevait chaque jour plus de deux cents lettres et télégrammes. Il se les faisait lire par l'un ou l'autre de ses disciples et il se recueillait en songeant à ces malades qui avaient écrit, il leur envoyait sa pensée à travers l'espace. Ensuite les lettres n'étaient pas jetées. Il y en avait trop, on ne pouvait les garder, mais Antoine veillait à ce qu'elles fussent brûlées avec tout le respect dû à la souffrance et à la foi de leurs auteurs.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.272

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Distribution des brochures par les adeptes

Publié le par antoiniste

  Pour l'Enseignement en 1905 :
    Les adeptes s'étaient mis en campagne, et dans les milieux les plus divers, colportaient la parole du maître. Le petit livre à couverture jaune était transporté dans tout le bassin industriel, et jusqu'aux villages écartés de la Hesbaye et du Condroz. Plus d'une fois, faut-il le dire, les frères furent accueillis par l'ignorance, le rire grossier, la méfiance avare. Il leur fallait du courage pour fermer leur coeur à l'amertume et à l'irritation, pour rester humbles et doux, ne pas voir le mal dans le mépris et l'insulte. Lorsque deux frères se rencontraient au cours de leur mission, ils se sentaient plus forts d'être ensemble, ils savaient se réconforter d'un regard où passaient la pensée. Et de temps à autre ils revenaient vers le Maître. Comme l'a dit l'un d'entre eux : "A notre vue un éclair de surprise et un sourire de bonheur apparaissaient sur son visage ; ah ! nous n'avions pas de longues explications à donner : nous étions compris d'avance et aidés de ce rayonnement d'amour intérieur qui émanait de lui."
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.287

  Pour la Révélation d'Antoine le Généreux, en 1906
    Le colportage amena tout un cortège d'épreuves. Le maître devait réconforter et encourager les adeptes. Il leur recommandait de ne pas insister outre mesure auprès des gens afin de vendre les volumes :
    - C'est un moyen de vous améliorer, et non un gagne-pain. Vous aurez toujours le nécessaire.
    Il leur fournit des cabans, des casquettes et des mallettes, et à ceux d'entre eux qui étaient trop pauvres il laissait, sur le produit de leur vente, ce qu'il leur fallait pour leur entretien. Le surplus était consacré aux dépenses de l'imprimerie, auxquelles Antoine et les Deregnaucourt contribuaient de leurs deniers pour la part la plus grande. Antoine fut amené, pour subvenir aux frais de cette propagande qui prenait tous les jours plus d'ampleur, à devoir vendre une à une presque toutes les maisons qu'il avait fait construire avec l'argent rapporté de Russie. Si bien qu'après avoir été riche il était en passe de redevenir tout à fait pauvre. Mais que lui importait ? N'avait-il pas, depuis longtemps, fait le sacrifice de toutes choses, et avant tout de son repos ?
    Il dirigeait de loin les adeptes occupés au colportage. Ceux qui étaient près de succomber il les rappelaient auprès de lui, ayant senti à distance leur faiblesse. C'était un dur moment pour Antoine. Il était sous le coup des poursuites du tribunal. En même temps, le nombre des malades augmentait. Il supportait tout, les ennuis et les fatigues. Les retours découragés des colporteurs, leurs abandons, leur mauvaise humeur, et les difficultés du travail de rédaction, et la méditation de l'enseignement, rien de tout cela n'était de trop pour lui, il se sentait les épaules assez solides pour tous ces fardeaux, et dans l'épreuve même il puisait de nouvelles forces. Autour de lui, sa patience ranimait les courages.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.310

Distribution des brochures par les adeptes
Gazette de Charleroi,
5 et 9 septembre 1906(source : Belgicapress)

    Dans l'Enseignement, en 1910 :
    H. - Autrefois, nous allions un peu partout répandre dans des conférences ce que nous avions compris de votre enseignement. On se demande pourquoi aujourd'hui vous ne préconisez plus cette propagande que l'on croyait si grandement utile. Ne voudriez-vous pas nous dire, Père, quelques mots à ce sujet ?
    Le Père. - Il est vrai que l’on donnait des conférences sur ce que l’on avait compris de la question morale, mais cette manière faire est un peu le système des partis, elle ne s’accorde pas avec le spiritualisme que nous enseignons aujourd’hui. A celui qui croirait que je continue la propagande sous une autre forme, je dois lui dire que je me borne à révéler, pour ceux qui désirent les entendre, l’amour et la loi morale.  N’agirions-nous pas contrairement à notre enseignement si, croyant rendre de bons services à certaines personnes ou à certains peuples, nous voulions leur prêcher la morale ? Ne serait-ce pas encore voir le mal en eux, nous qui enseignons qu’il n’existe pas ? Enseignons toujours dans notre milieu tout ce que nous savons et par notre propre amélioration : l’exemple avant tout ; préparons les faibles en nous montrant faibles nous-mêmes, car la morale ne plaît pas toujours. De cette façon, nos intentions ne seront plus de nous expatrier pour aller éclairer nos semblables ; par notre amour et notre manière d'agir, ce sont eux qui viendront à nous. Nous savons que généralement le monde imagine le mal, même du bien ; n'étant pas développé moralement, il prend l'effet pour la cause.
    La Révélation, L'efficacité des lois morales, p.121-22

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Avis d'un Liégeois sur le caractère sectaire de l'Antoinisme

Publié le par antoiniste

Culte Antoiniste. Révélation, par Antoine le Guérisseur. S.l.n.d., 8/, 10 f.-196-
LXXIVp.-4 f., rel. perc. noire de l’éd.
20 i
Louis Antoine, dit le Guérisseur, est né à Mons-Crotteux (Liège) en 1846 et mort en
1912. Le premier temple antoiniste fut érigé à Jemeppe-sur-Meuse le 15 août 1910. On
en compte aujourd’hui 58 en Belgique et 36 dans le Nord de la France. Cette religion
de guérison est, depuis 1995, classée parmi les sectes alors qu’elle n’en présente
aucune caractéristique.

catalogue de vente de la librairie : La Sirène
Librairie ancienne & moderne
Rue du Pont 14
4000 LIÈGE (Belgique)
Ce catalogue est consultable sur notre site
http://www.sirene.easynet.be
source : http://www.lasirene.be/cat/catarchives/cat-2003-05.pdf


     Le Père. - Je rappelle à ce propos combien l'oeuvre que nous poursuivons est diversement jugée, digne d'éloges suivant les uns, très répréhensible aux yeux des autres, c'est ce qui démontre encore la non-existence du mal. Mais je dois ajouter que si le mal n'existe pas, la souffrance existe proportionnément à l'imagination qui nous y fait voir une réalité.
La Révélation, L'amour & la solidarité, p.61

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Thésophie et Antoinisme à Aix-les-Bains et Monte-Carlo

Publié le par antoiniste

    Il y va carrément, ce guérisseur-là, il ne ménage point comme nous les susceptibilités, les langages catholiques; l'Antoinisme, à coups de boutoir assez adroits, démolit prières, charités, croyances, morales, tout l'échafaudage des curés et des sacristains. La haute théosophie suit avec intérêt ce progrès de la lumière parmi les humbles, et la consolatrice clarté va grandissant, surtout auprès de nos villes d'eaux Royat, Aix-les-Bains, Monte-Carlo. Peut-être, au contact de la haute société et de la grande vie, les âmes frustes s'éveillent-elles mieux; je préfère cette explication à celle qui prétend constater, autour de nos villes d'eaux et de jeux, une floraison particulière de pratiques superstitieuses.

Études / publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus
Avril 1916
source : gallica

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Nombre d'adeptes à Liège-Ville en 1921

Publié le par antoiniste

    D'après M. Léon Troclet, il y avait, en 1921, 1000 adeptes à Liège-Ville, dont 200 assistant assidûment aux offices. (Bulletin Administratif de la Ville de Liège, 1921, p.157).

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288, note 85

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Nombre d'adeptes à Jupille vers 1930

Publié le par antoiniste

    A Jupille, il y a environ 60 personnes, dont 40 Jupillois, à la réunion du dimanche, vers 1930.

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288, note 85

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Nombre d'adeptes à Voroux-Liers en 1933

Publié le par antoiniste

    En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 3 à Voroux-Liers (maintenant Voroux-lez-Liers, commune de Juprelle), près de Vottem (commune d'Herstal).
Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288
 

    Un Unitif de 1920 environ indique une salle de lecture à Voroux-Goreux, mais il s'agit d'un village près de Bierset.

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Nombre d'adeptes à Poucet en 1933

Publié le par antoiniste

    En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 5 à Poucet (commune d'Hannut), près de Waremme.

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288

 

    D'après le document de Charles Grenier POUCET : Églises, Presbytères, en résumé et en chiffres (2020), la salle de lecture était rue de Villers (dernière maison du chemin de Villers). La maison a été vendue en 1931.

 

    Michel Meeus signale p.40-41 : Le doyen de Hannut se contenta d'écrire en 1932 que quelques antoinistes résidaient à Hannut, Moxhe et Poucet. Il croyait qu'ils étaient alors déjà passés de mode. [...]
    L'année précédente, son collègue de Landen avait dressé un rapport circonstancié. La propagande de l'antoinisme était assez fortement organisée à Landen même et dans les villages voisins. Il y avait ici un grand magasin, une chambre d'étude, une sorte de temple où des explications de la doctrine d'Antoine étaient fournies tous les jeudis et dimanches. À peu près 25 personnes assistaient à cette lecture, parmi lesquelles environ quatre ou cinq de Landen (soit 1,5 pour 1000 habitants), les autres venant des alentours : Walsbets, Wamont, Montenaken, etc... Le succès était fai- ble et hormis quelques-unes ce n'étaient que des personnes qui espéraient obtenir la guérison de maladies, etc. À la connaissance du doyen, à part un ménage à Landen, Walsbets et Wamont, ces personnes n'abandonnaient pas la foi, sauf la dame propagandiste, maîtresse du magasin, qui avait complètement rompu avec l'Église et dont la fille s'était mariée civilement quelques semaines auparavant avec un antoiniste de Bruxelles. Cette dame devait disposer d'assez bien d'argent, car elle distribuait pas mal aux familles dans le besoin. Par la parole aux clients du magasin, elle essayait aussi de répandre la doctrine. Au début, plusieurs propagandistes étrangers étaient venus quelques jours faire de la publicité par la parole et en distribuant un livret.
    Dans une note de 1933, le curé de Montenaken, à 5 km de Landen, exposa que l'antoinisme pénétrait et trouvait des adeptes. Plus de personnes qu'on ne croyait se rendaient chez les antoinistes et accordaient leur confiance à leurs usages et pratiques. Il y eut même un enterrement antoiniste en novembre 1933 d'un certain Dabompré, originaire de Houthalen, qui assistait depuis des années à leurs réunions à Poucet et ailleurs. Petit-Fresin comptait quelques antoinistes opiniâtres. En 1932, des disciples de ce mouvement étaient signalés à Velm, dans le doyenné de Saint-Trond.
    Ils résidaient dans cinq paroisses du doyenné de Glons en 1934, notamment à Oupeye où régnaient beaucoup de superstitions, et à Rocourt où 0,6 pour 1000 des habitants pratiquaient l'antoinisme. Notons que le châtelain de Waltwilder, entre Bilzen et Maastricht, était cité comme spirite en 1934 et 1935. Le curé estimait toutefois qu'il n'exerçait aucune influence sur la population.

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Nombre d'adeptes à Fize-Fontaine en 1933

Publié le par antoiniste

    En août 1933, le nombre d'adeptes costumés était de 5 à Fize-Fontaine (commune qui appartient maintenant à Villers-le-Bouillet).

Pierre Debouxhtay, Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme, p.288

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Maxence van der Meersch - La conscience d'une fourmi

Publié le par antoiniste

    "Je crois que le problème est résolu !" dit-il.
    Il tapota le bras nu du malade.
    "Nous te rendrons la conscience, paure diable ! Drôle de cadeau, au fond ! Si tu avais voix au chapitre, peut-être nous demanderais-tu de te laisser à ton sort...
    - Oh ! fit Regnoult
    - Ce n'est pas votre vais, Regnoult ? Votre néant, vous tenez tant que ça à en avoir conscience ?
    - Ma foi, oui...
    - Vous avez peut-être tort. J'ai souvent pensé que la conscience, la notion du moi, ça doit être simplement un accident malheureux.
    - Malheureux ? fit Groix
    - Imaginez une fourmi, Groix. Elle it, elle travaille, elle souffre. Supposez que tout à coup, par miracle, vous lui donniez la notion d'elle-même, la conscience. Elle sait qu'elle vit, qu'elle est fourmi, elle comprend tout à coup son destin épouventable, qui est de peiner deux ou trois saisons et de disparaître. Lui auriez-vous fait un cadeau précieux, Groix ? Et l'homme n'étant qu'une fourmi à mémoire très développée, capable de se suivre dans le temps, de se revoir dans les diverses circonstances de sa vie, ce qui constitue tout simplement la conscience, trouvez-vous singulier que j'hésite, quelque fois, que j'éprouve une espèce de... de remords, presque, au moment de rendre à mon semblable cette lucidité, cette conscience ?
    - Vous n'êtes pas gai, monsieur ! dit Groix
    Doutreval sourit.
    "Je ne croix pas que l'intelligence puisse aller sans une certaine mélancolie, a dit quelqu'un. Allons ! vos notes Regnoult. - Groix, je compte sur vous pour surveiller ce petit, me fournir une observation complète. Je repasserai demain matin.

Maxence van der Meersch, Corps et âmes, p.161-62
Le Livre de Poche, Paris, 1943

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