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antoinisme

Qu'est ce que la prière antoiniste

Publié le par antoiniste

COMMENT ARRIVER A L’EPANOUISSEMENT DE SA CONSCIENCE.


     Comme il est dit dans l’ENSEIGNEMENT dans différents chapitres et, notamment, dans le Premier Principe, dans chacun de nous habite l’esprit divin.

     Comme le dit le Père : « DIEU est en nous et nous en Lui, par son amour nous pouvons tout, notre Foi ira jusqu’à transporter les montagnes »

     Dans un autre chapitre, il dit : « La puissance de la foi prouve que DIEU est en nous par l’amour qui en découle… N’est-ce pas dire que nous sommes DIEU nous-mêmes puisqu’il n’y a rien, quand nous la possédons qui nous soit impossible ? »

     Et, dans un autre chapitre : « Nous avons enseigné que l’intelligence imagine un DIEU en dehors de nous isolé, tandis que la conscience nous démontre le contraire, que le vrai DIEU n’existe qu’en nous »

   Pour établir et entretenir un contact avec cet esprit divin qui nous habite, il est nécessaire de  nous accorder régulièrement un temps de calme et de recueillement pour nous consacrer entièrement à cet exercice.

   Ce moment privilégié, le lieu où nous pouvons le trouver, le mieux, c’est dans les Temples. Il nous suffira de pousser la porte, au passage et de nous y recueillir. S’il n’y a pas de Temple, isolons-nous et plongeons-nous dans la lecture d’un passage de l’ENSEIGNEMENT.

   Cependant, le moment le plus approprié, ce sera lors des Opérations Générales. Même isolés, comme je l’ai dit plus haut, essayons de nous recueillir à l’heure de l’Opération.

   Certains m’ont déjà demandé comment profiter au mieux des fluides émis lors de l’Opération Générale.

    Certains font des efforts énormes pour penser au Père. D’autres récitent, mentalement, des passages de l’ENSEIGNEMENT et, surtout, des Dix Principes. D’autres, encore, lisent et relisent le texte de l’Auréole de la Conscience figurant, en blanc sur fond noir, sur le mur du Temple, bien en face des fidèles. Ils méditent sur le sens profond de ce texte. D’autres transforment ce moment en une sorte de confession personnelle silencieuse et passent en revue leurs manquements. D’autres, hélas, en profitent pour émettre des vœux plus purement matériels pour lesquels ils demandent au Père la réalisation.

    En un sens, cela est tout à fait normal puisqu'il y a sans doute autant de façons de méditer qu'il y a de personnes qui méditent.

   Cela dépend du degré d’avancement moral des êtres sur l’échelle du progrès.

   Cependant, je pense que quelques recommandations élémentaires peuvent être formulées :
- tout d'abord, l'acte de méditer, peu importe la technique, ne doit jamais être un but en soi mais seulement un moyen à utiliser pour parvenir à la paix de l'esprit ;
- ce ne devrait pas non plus être l’occasion de forcer la conscience à faire un effort acharné de concentration. Dans ce cas, cela signifierait simplement que nous ne nous trouvons pas dans un moment ni dans un état favorable et mieux vaudrait encore se contenter de rêvasser ;
- en revanche, cela doit être l’occasion de s’abandonner au plus grand calme intérieur possible : il faut calmer son esprit, mais sans avoir besoin de le maîtriser, sans le contraindre, ni lutter contre lui.
- les Temples et le moment de l’Opération Générale présentent l’avantage de constituer un environnement où les bruits, les mouvements et toute activité qui pourraient être source de distraction sont réduits à l’extrême. C’est pourquoi les offices Antoinistes sont réduits au strict minimum indispensable pour la réalisation de cet objectif de méditation et de recueillement et que les Temples Antoinistes sont dépourvus de toute ornementation.
- Le Père attire notre attention sur cet aspect : « …nous finirons par avoir dans chaque groupe un temple et vous savez qu’on n’y parle pas ; nous devrions commencer dès maintenant à ne plus le faire, avant ni après la lecture »  Et, plus loin dans ce chapitre : « Plus de silence y aura-t-il, mieux le fluide pourra faire son œuvre et plus les adeptes en profiterons. »
- si vraiment des pensées extérieures nous importunent et nous empêchent de nous abandonner à la relaxation totale, mieux vaudra  les considérer passivement sans chercher à y réagir ni à y répondre. Sinon nous allons forcer notre conscience et nous ne nous trouverons  sûrement pas dans un état favorable. Nous trouvons là une illustration de la lutte qui se déroule, en permanence entre l’intelligence et la conscience.

Qu’est ce que la méditation?
La méditation peut être décrite comme un état d’équilibre intérieur dans lequel notre attention n’est pas altérée par des pensées. Quand nous sommes dans cet état de « conscience sans pensée »,nous pensons être dans un état proche du sommeil. En réalité, nous sommes dans un état d’éveil, mais libres de toutes pensées et de tous soucis qui, trop souvent, conduisent au stress journalier.
 Nous nous trouvons alors un état de calme profond et de joie, qui nous ouvre à une nouvelle dimension de notre conscience et nous permet de « senti » » ce qui se passe à l’intérieur de nous et de goûter les fluides autour de nous. Par la méditation, nous créons en nous un équilibre physique, mental et émotionnel.

     Lorsque tous les éléments favorables sont réunis – et cela ne sera possible que par la répétition la plus fréquente possible de cet exercice – nous arriverons plus facilement à cet état de paix intérieure, de béatitude. Mieux nous ressentirons cet état de béatitude, plus souvent ressentirons-nous le besoin de le reproduire.

     Mais le but ultime à atteindre sera le désir de servir, de contribuer à partager et à répandre autour de soi la lumière intérieure qu’il nous sera donné d’entrevoir lors de ces expériences de méditation que sont les Opérations Générales lorsqu’elles se déroulent dans les conditions les meilleures.

    Le partage de cette lumière intérieure avec autrui sera la façon dont la conscience divine qui réside en nous  s’exprimera dans le monde.

     Nous devons savoir que le bonheur moral à atteindre est le résultat de notre travail moral, travail que nous faisons sur nous-mêmes grâce au combat entre l’intelligence et la conscience.

     Parvenir le plus souvent possible dans cet état où nous trouvons cette paix intérieure nous permettant de méditer sereinement n’est rien d’autre que la manifestation qu’un combat entre l’intelligence et la conscience vient de se mener. Et que cette dernière a triomphé.

source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

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L'ANTOINISME ET LE CULTE DES MORTS

Publié le par antoiniste

L’ANTOINISME ET LE CULTE DES MORTS.
 
     Voici encore un sujet de controverses et de polémiques, y compris parmi les adeptes. Et cela, dès le début de l’ANTOINISME.

 
     Revenons d’ailleurs à la désincarnation du Père lui-même. Voici le récit et les commentaires qu’en fait Pierre DEBOUXTHAY dans son livre « ANTOINE LE GUERISSEUR ET L’ANTOINISME » :
 
     «  …
         Dans ce récit des obsèques, on aura certainement remarqué que le Père avait été enterré « dans la fosse commune, la seule qui convînt à sa grande modestie ». Or, depuis, le Culte Antoiniste a obtenu la concession de l’endroit où repose son fondateur, non sans scandaliser certains adeptes rigides, qui voyaient dans cet acte une marque d’estime pour le corps, incompatible avec la doctrine du Père.
         On n’en est pas resté là et au nom de Mère, deux adeptes ont eu recours à S.M. la Reine des Belges, afin d’avoir «  l’autorisation de transférer sa dépouille sacrée (d’ANTOINE) dans le jardin du Temple de JEMEPPE, jardin situé à plus de trente mètres de toute habitation. Elle (la Mère ANTOINE) y ferait construire une chapelle devant laquelle défilerait, le 25 juin, jour de la fête solennelle, instituée en l’honneur du Révélateur, la foule recueillie de ses disciples, venus de toutes les parties de notre pays et du monde. »
        Cette nouvelle mortification fut épargnée aux intégristes. ANTOINE continue à reposer au cimetière de JEMEPPE, près de la grille d’entrée ; fréquemment des dévôts y vont ramasser des petits cailloux qui couvrent la tombe et les emportent précieusement comme des reliques.
        Comme la Mère ANTOINE et les deux adeptes qui ont essayé de rattacher à une chapelle funéraire la célébration de la fête principale du Culte, ces fidèles confirment, sans le savoir, la loi énoncée par JACOBSEN, dans son remarquable ouvrage « LES MÂNES » : « Nous devons poser sans réserves le principe : Pas de culte sans tombeau. »
 
     Quelques petites remarques à ce texte :
 
1° Il date de 1934, c’est-à-dire avant la désincarnation de Mère ANTOINE en 1940 ;
2° Maintenant, le Père et la Mère ANTOINE sont enterrés dans cette parcelle du cimetière ;
3° Actuellement, il y a une pierre tombale horizontale. Il s’agit néanmoins d’un monument très dépouillé  ( à l’image des Temples ) ;
4° Les visiteurs n’emportent plus de cailloux mais la tombe est pourvue d’ex-votos ( « Remerciements pour une grâce obtenue » est le texte le plus fréquemment utilisé ) ;
5° en 1989, la tombe fut victime d’un acte de vandalisme et la pierre brisée. Elle fut remplacée suite à une souscription.
 
     Dans ce texte DEBOUXTHAY utilise le terme « intégristes » pour qualifier certains adeptes. Cela concerne ceux qui revendiquent les formes les plus dépouillées possibles, la stricte observance.
 
     Voici, en gros leur opinion à propos du culte des morts. Puisque les corps viennent du néant et y retourne sans espoir de retour, puisque les caractéristiques des individus ( mémoire, intelligence, dons, qualités…) disparaissent à jamais lors de la mort physique, devons-nous les regretter et venir les fleurir lors des funérailles. Devons-nous leur consacrer un monument, venir les visiter et les fleurir là où ils reposent et où ils se désagrègent lentement ?
 
     Et cela alors que l’être véritable est toujours là, peut-être près de nous, dans une nouvelle vie et un nouveau corps, avec une nouvelle identité. Pourquoi, dès lors se lamenter sur son sort ?
 
     Cependant, le Culte Antoiniste est dans ce domaine très tolérant : aucune directive n’est donnée aux adeptes. Aucune interdiction n’est faite. Aux funérailles, le Culte accepte des discours ( pour les Anciens Combattants, notamment ), accepte les fleurs. Maintenant, le Culte accepte la crémation et adapte ses rites funéraires au cas ( au lever du corps, la lecture du chapitre «  REINCARNATION » suit immédiatement la lecture des Dix Principes.

source : http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/

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Ceinture séparant le matériel du spirituel

Publié le par antoiniste

LES BENEDICTIONS DU MATIN

« ’Ozer Israël Bigvoura » « Qui ceinture Israël avec force »
Cette bénédiction vient nous rappeler une chose essentielle. Le haut du corps de l’homme est entièrement spirituel, c’est là que se trouvent l’esprit et le coeur, et le bas du corps de l’homme est entièrement matériel.
Lorsque nous disons cette bénédiction, nous rappelons qu’il y a une séparation entre les deux parties du corps humain. Ceci est une spécificité typiquement juive. En effet, chez les non juifs, soit la partie matérielle l’emporte pour assouvir toutes ses envies, et les pieds de la personne vont la mener là où ses passions l’attirent, soit le côté spirituel va l’emporter et une personne va se retirer dans un monastère, elle va s’isoler du reste du monde. La conception juive est autre. Nous avons conscience que nous sommes composés de deux éléments mais nous pensons que nous devons les faire cohabiter. Toutefois, le côté spirituel doit tirer le côté matériel vers lui. Cette cohabitation n’a de sens que si nous délimitons ces deux parties, c’est seulement en séparant la sainteté du profane que l’on peut sanctifier même le profane, que le sainteté peut rendre saint ce qui ne l’est pas. Mais si la sainteté est mélangée au profane, c’est le profane qui va influencer la sainteté. Le peuple juif, à la différence des non juifs, a compris qu’il y a la spiritualité et la matérialité, mais que ces deux notions ne prennent toute leur dimension que si on les fait coexister, mais toutefois en mettant une séparation entre elles. Lorsque nous disons qu’Hakadoch Baroukh Hou nous ceinture avec force, nous Le remercions en fait pour nous avoir permis de comprendre que l’élévation du matériel par le spirituel ne peut se faire que si l’on sépare à la base, ces deux notions.

source : http://www.hessedvedavid.com/tefilah/fichiers//2007_12_16_-%20_-_TEFILAH%2019.pdf

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Les Antoinistes

Publié le par antoiniste

    Antoine le Généreux devenait "le Père", et il n'était plus question des "Vignerons du Seigneur", dont successivement avaient  disparu les cotisations, les statuts, les cérémonies, enfin la bannière où l'on eût pu voir un symbole de parti. On commençait à parler un peu partout des "Antoinistes".

        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.311

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Robert Vivier - Délivrez-nous du mal - Un grand changement

Publié le par antoiniste

    Le frère Delcroix était dans le secret. Oui, Antoine méditait un grand changement.
    Il voulait  délaisser tout ce qui est effet, matière, pour ne plus s'attacher qu'à l'esprit, à la Cause. Mais, en père bienveillant, il sentait que plus d'un adepte était encore trop attaché aux phénomènes et que l'évocation des esprits désincarnés était pour ceux-là un appui, un réconfort. Il ne voulait pas leur enlever trop brusquement des mains ce jouet d'enfance, car nulle âme, il le savait, n'est plus démunie que celle d'un enfant à qui l'on reprend le jouet qui remplissait sa journée. C'est pourquoi, sans alarmer leur âme simple et fidèle, il avançait avec précaution dans la voie où l'évidence l'appelait.
    De plus en plus il leur apprenait à juger les communications selon la loi d'amour et d'épreuve. Il les détournait de cette trop facile idolâtrie de l'au-delà. Il ramenait leur attention à l'unique devoir, qui est de mériter. Il dépouillait les séances du groupe de tout ce qui était forme, mots, apparence. Il supprima les lectures d'Allan Kardec, il  raccourcit les prières, et enfin les remplaça par un recueillement silencieux. [...]
    Et un dimanche matin il les accueillit avec son sourire tranquille.
    - J'ai reçu une inspiration, mes enfants. Nous devons abandonner les évocations et la médiumnité. Le vrai spiritisme n'est pas là.
    Il expliqua :
    - Les phénomènes, c'est de la matière. C'est l'affaire des savants d'observer et d'étudier la matière. Laissons donc le spiritisme expérimental aux hommes à diplômes. Mais nous, qui avons fait tant d'efforts et acquis la sensibilité par l'expérience, nous avons un chemin plus direct, qui n'est pas le chemin détourné des effets, mais qui nous conduit tout droit à la cause.
    Certains n'étaient pas encore tout à fait préparés et le Maître savait bien qu'un combat se livrait dans leur coeur. Il n'en voulut pas à ceux qui le quittèrent pour rejoindre d'autres groupes où l'on continuait à faire du spiritisme expérimental.


        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.300

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Description de l'antoinisme

Publié le par antoiniste

Après une liste des grands principes de l'antoinisme, on lit :

"Les malheureux affluèrent à JEMEPPE. ANTOINE les recevait et élevait ses pensées pour eux. De nombreuses guérisons furent signalées. J'ai encore rencontré quelques vieilles personnes qui me racontèrent avoir été guéries par ANTOINE. Je dois dire qu'il s'agissait surtout de maux psycho-somatiques.

ANTOINE avait coutume de dire qu'il ne guérissait personne, que les malades venaient près de lui chercher la force pour se guérir eux-mêmes."

source : Energies angéliques - amour et spiritualité (http://yeliel.midiblogs.com/archive/2009/02/10/le-culte-antoiniste.html)

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L'Antoinisme un universalisme philosophique

Publié le par antoiniste

L'universalisme est l'idée d'une opinion à vocation universelle. Il existe plusieurs types d'universalismes : religieux, politiques, philosophique.

Sommaire
    * 1 En religion
    * 2 En politique
    * 3 En philosophie
    * 4 Citation
    * 5 Critique
          o 5.1 Voir aussi

En religion
    * L'universalisme religieux est l'idée que certaines religions ont une vocation universelle (exclusive ou non).
Beaucoup croient que c'est au nom de cette vision que les églises chrétiennes ont envoyé des missionnaires à travers le monde afin de convertir les peuples. L'universalisme religieux pour les églises chretiennes est le fait que Dieu est le Dieu de tous les hommes tout en respectant les autres religions et la liberté de chacun.
Le terme catholique signifie universel.
    * L'universalisme chrétien est la doctrine selon laquelle tous les hommes (quelle que soit leur religion) seront sauvés.
    * L'universalisme musulman
L'universalisme religieux le plus récent date de l'Islam (religion la plus jeune). Les textes du Coran - contenant l'Histoire de Adam et Eve en passant par Abraham, Salomon, Jesus... - constituent l'illustration de l'universalisme du fait qu'ils réunissent l'Histoire de la Torah, de la Bible plus la suite jusqu'au prophète de l'islam Mahomet.
L'universalisme musulman est la doctrine selon laquelle tous les êtres vivants sont soumis aux règles de l'univers donc aux règles du Tout Puissant.

En politique
    * L'universalisme institutionnel considère que tous les peuples doivent être représentés dans la conduite des affaires du monde (mondialisation démocratique).
    * L'universalisme républicain, doctrine d'origine française, qui décrit la république comme une et indivisible dont tous les citoyens sont égaux en droits, propose son modèle comme idéal universel.
    * Voir aussi L'universaliste, organe du mouvement rassemblement universaliste.

En philosophie
    * L'universalisme philosophique se rapproche de l'humanisme et considère que tous les citoyens du monde doivent être respectés.
Cet universalisme apparait donc comme différent des universalismes politiques et religieux qui veulent imposer leurs vues.

Citation
«C'est donc dans la redéfinition de la référence universaliste que réside le renouvellement de l'anthropologie. On ne peut plus en effet se contenter d'un universalisme abstrait et aveugle à ses conditions de production et d'existence. L'universalisme se soutient du particularisme. Les deux se complètent et se renforcent l'un l'autre ».
Mondher Kilani, article « ethnocentrisme », dans le Dictionnaire des sciences humaines, PUF.

Critique
D'un coté il semble que l'universalisme considère l'homme soit comme un idéal, soit comme un être abstrait, sans tenir compte des situations particulières. De l'autre il semble que le relativisme, qui lui est généralement opposé, est lui-même remis en question dans la mondialisation. Dans cette situation la citation ci-dessus n'en a que plus de force.

Voir aussi
    * Monde (univers)
    * idée de Civilisation universelle
    * Idées opposées : Relativisme, Pluralisme, Particularisme, Diversité culturelle

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Universalisme

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Louis-Georges Tin analyse l'Universalisme dans l'Observatoire du Communautarisme

Publié le par antoiniste

OC : Est-ce à dire que vous rejetez totalement l'universalisme ?
L-G T : Permettez-moi d'abord une remarque : la prétention à l'universalisme n'est pas universelle. En Angleterre, en Espagne, en Allemagne, en Chine, au Congo ou au Mexique, on ne se pique pas d'être universaliste, le mot n'ayant pas de pertinence particulière dans le débat social de ces pays. Il faut remarquer que la prétention à l'universalisme est en fait une spécificité française. Encore tous les Français ne se soucient-ils pas d'universalisme. En effet, plus on descend dans la hiérarchie sociale, plus la propension à se réclamer de l'universalisme diminue. La France d'en bas, comme dirait l'autre, se soucie de chômage, de sécurité, de logement, mais certainement pas d'universalisme. Bref, l'universalisme n'est pas une spécificité française, c'est une spécificité des élites françaises.
Ainsi, par un paradoxe qui n'est qu'apparent, l'universalisme est donc un fait de discours typiquement franco-français, et qui n'est le fait que d'une minorité, si élevée soit-elle. Est-ce à dire que la majorité serait particulariste ? Pourquoi le bas peuple n'est-il pas plus sensible à cet universalisme exaltant dont les élites se font les chantres inspirés ? Les provinces sont-elles vouées au provincialisme, les régions au régionalisme, les femmes au féminisme, le Tiers-Monde au tiers-mondisme, les communautés noires, arabes, juives et homosexuelles au communautarisme, les gens différents au différentialisme en général ? L'oubli de l'universel serait-il donc lui-même universel ? C'est que, peut-être, l'universel des universalistes n'est pas vraiment l'intérêt général.
Qu'est-ce donc que l'universalisme ? J'ignore ce qu'il devrait être en théorie, mais dans la pratique, c'est bien souvent le travail très particulier par lequel un groupe social dominant tend à constituer son ethos en éthique. Les positions les plus élevées, donc les plus minoritaires a priori, ont d'autant plus besoin de s'universaliser pour justifier les prétentions universelles qui fondent leur domination symbolique, pour reprendre la terminologie de Pierre Bourdieu. L'universalisme est dans le débat public l'illusion de perspective que produisent (et que subissent) ceux qui, étant placés au centre du dispositif social de facto, prétendent de jure demeurer au centre de ce dispositif, objectivement ajusté à leurs dispositions.
Ainsi, l'universalisme n'est en général qu'un particularisme parmi d'autres, qui prétend s'imposer aux autres au nom d'une valeur supérieure, Dieu, la Nature, la Raison, l'Etat, l'Ordre Moral, ou l'Ordre symbolique (remarquez bien « l'adoration des majuscules », qu'analyse avec humour Sabine Prokhoris) etc., n'importe quoi, à la limite, et même la langue française (bien que toute langue repose évidemment sur l'arbitraire du signe), pouvant devenir pour l'occasion une valeur universaliste, à condition de réussir le travail de légitimation de sa propre production sociale. Ce n'est pas un hasard si le premier véritable universalisme de l'Histoire est celui de l'Eglise catholique (catholicos signifie justement « universel » en grec). Et après tout, le capitalisme lui aussi est une forme d'universalisme, c'est le rêve d'un marché libre et ouvert, à l'échelle de la planète. Pour autant, est-on obligé d'être favorable à l'Eglise universelle ou au capitalisme universel ?
En réalité, un bon grammairien vous dirait que l'universalisme est d'abord une figure de style : une hyperbole. En effet, rien n'est universel, si ce n'est l'univers, mais en exagérant un peu, et même beaucoup, on peut évidemment se réclamer de l'universel. Or, en réalité, l'universalisme est une coquille vide. On peut y mettre tout et n'importe quoi. On peut y mettre la justice, la liberté, très bien ; mais on peut aussi y mettre le capitalisme ou le christianisme, choses que l'on peut soutenir, mais que l'on peut aussi critiquer.. Et à vrai dire, sans vouloir faire d'amalgame, il n'est pas de totalitarisme qui ne se réclame également de l'universel. Bref, se dire universaliste en soi, cela ne veut rien dire, si ce n'est la prétention de celui qui l'affirme. Je veux bien recevoir votre universalisme, à condition que vous me disiez précisément ce que vous y mettez.

source : http://www.communautarisme.net/Louis-Georges-Tin,-porte-parole-du-CRAN-la-rhetorique-anti-communautaire-n-est-pas-contre-les-communautes,-elle-est_a710.html

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Les Quakers

Publié le par antoiniste

Plus puritain qu'anglican en ce qui concerne les croyances religieuses, George Fox est passé au-delà de
l'enseignement puritain à la croyance que l'Église établie, sa hiérarchie, ses prêtres et ses rituels n'étaient pas
nécessaires aux relations entre Dieu et le genre humain. Il prêchait une foi fondée sur ce qu'il appelait « la lumière
intérieure », la force inspiratrice de Dieu en chaque être humain. Il considérait également la relation personnelle avec
Dieu comme la seule source d'autorité religieuse. Le thème des Quakers est « Trust in the light » (Aie foi en la
lumière), c'est-à-dire en la présence de Dieu en nous; il nous enseigne, nous guide et oriente notre conscience.

Fox prêchait non seulement la religion libérée des contraintes imposées par les Églises et les prêtres, mais il
parlait également de l'adoption du pacifisme et de la tolérance religieuse et de l'abolition des contraintes et du
contrôle des gouvernements. Ses enseignements contre l'ordre établi ont souvent entraîné son emprisonnement et
celui des membres de la Société des amis qu'on a bientôt surnommés les « quakers », parce qu'ils prêchaient qu'on
devait trembler devant Dieu.

L'opposition croissante envers l'esclavage au cours des décennies qui suivirent a amené les Quakers à s'associer
d'avantage aux mouvements évangéliques américains et à adopter leurs méthodes et leurs principes. À l'aube du
20e siècle, certaines communautés avaient délaissé une partie des enseignements originaux de George Fox. En fin de
compte, trois courants de quakerisme se sont développés; l'un d'eux a adopté des formes de culte protestantes plus
communes dans des Églises dirigées par des pasteurs, un autre a conservé les valeurs traditionnelles de la Société
des amis, et le troisième a accepté des valeurs traditionnelles tout en étant plus ouvert aux influences modernes. De
nos jours, le quakerisme est considéré comme un christianisme non conventionnel, bien que certains quakers aient
beaucoup de difficultés à accepter le concept d'une éventuelle unité de l'Église chrétienne, voyant peu de similarités
entre la foi telle qu'ils la mettent en pratique et les croyances et les pratiques des autres chrétiens.

source : http://www.cmp-cpm.forces.gc.ca - les Religions au Canada

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Parallèle entre la Trinité et le grand mystère

Publié le par antoiniste

    On trouve dès les premières ligne de la Révélation cette phrase : "Une chose que je puis encore affirmer, c'est que l'amour existe partout, et de même qu'il y a amour, il y a intelligence et conscience. Amour, intelligence et conscience réunis constituent une unité, le grand mystère, Dieu" (Loi de la conscience, p.1).

    Et que disent les chrétiens de la Trinité. Selon wikipedia, voici l'explication succincte :

  • le Père est l'Eternel (Elohim) (אלהים), l'Amour.
  • le Fils, donc Jésus,
    • est le Verbe ou la Parole de Dieu (YHVH), en lui « habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Col 2:9). Il est donc Dieu se faisant parole, l'intelligence, donc chair, la matière.
    • est aussi l'Alpha et Omega (Ap 22:13) qui signifie « le premier et le dernier », expression que l'on trouve déjà dans Es 48:12). Il est au commencement de tout et est jusqu'à la fin du monde. En d'autres termes, quand l'intelligence (le commencement) aura été surpassée par la conscience (fin du monde de la matière), il retournera à Dieu.
    • il est donc l'Intelligence.
  • le Saint-Esprit, en grec Πνευμα, Pneuma, est aussi appelé Παρακλητος, Paraclet, d'un mot qui signifie « avocat, intercesseur » (Jn 14:26). Dans la doctrine chrétienne, il est l'« Esprit de Dieu » ou le « Souffle de Dieu » de l'Ancien Testament, hébreu רוח, Rûah, celui qui a inspiré les prophètes, s'est manifesté à la Pentecôte, et continue d'inspirer l'Église chrétienne. C'est donc la conscience, car dans la Révélation, La sanction morale, p.12, on lit : "Nous pouvons ainsi comprendre que ce n'est pas Dieu qui nous punit pas plus qu'Il ne nous récompense. C'est nous qui nous punissons et qui nous récompensons par la conscience ; elle nous donne toujours ce que nous avons mérité, elle est le témoin et le juge de nos actes et même de nos pensées."

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