Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

epreuve

Depuis le début, ce ''viol'' n'avait lieu que dans son imagination

Publié le par antoiniste

    Je me souviens de ce qui aurait pu être ma "première fois" si j'avais obéi aux ordres. L'interne d'un service où j'étais étudiant m'avait confié l'examen gynécologique d'une jeune patiente hospitalisée pour un problème... digestif. Il me déclara qu'il fallait bien que j'apprenne à faire un toucher vaginal et que ça faisait partie de l'examen complet. La patiente était une adolescente handicapée mentale, ce qui m'empêchât - du moins, je le pensais - de lui expliquer simplement le but de l'examen. Elle était d'une docilité totale et j'aurais pu user de l'autorité de ma blouse blanche. Je ne fis pas cet examen gynécologique car la seule idée de l'effectuer sans explication et sans motif me mettait terriblement mal à l'aise. Mais j'inscrivis dans le dossier, en style télégraphique : "Toucher vaginal : normal." Quand l'interne lut mon commentaire, il s'écriât : "Ben mon salaud, t'es gonflé d'être allé lui fourrer les doigts dans le vagin !" Je compris qu'il avait voulu me "bizuter" et que, persuadé que je ne ferais pas l'examen, il avait anticipé de pouvoir me reprocher mon manque de cran. Au lieu de quoi il me regarda avec dégoût, sans doute pour me donner le sentiment que j'étais un monstre, une sorte de violeur. Mais il ignorait que rien ne s'était passé. Depuis le début, ce "viol" n'avait lieu que dans son imagination.
    Cette histoire est assez typique d'une perversité très répandue dans le monde médical français. Elle s'ancre dans l'idée que les patents n'ont pas de libre arbitre et sont des jouets entre les mains des médecins. Dans cette vision des choses, les "bons" médecins seraient ceux qui "traiteraient bien" leur patients (au propre et au figuré) ; les "mauvais" médecins, ceux qui "en abuseraient". On sent ce que cette vision des choses a de paternaliste et de hautain, l'idéologie des médecins rejoignant ainsi celle des aristocrates de l'Ancien Régime, négriers à l'occasion, se distinguant par leur plus ou moins grande bienveillance envers serfs et esclaves.

Martin Winckler, C'est grave docteur ?
Ce que disent les patients, ce qu'entendent les médecins
, p.193
Editions de La Martinière, Paris, 2002

Voir les commentaires

Emeutes à Jemeppe et plainte pour coups contre Louis Antoine

Publié le par antoiniste

    En lisant le récit de Roland A.E. Collingon, La Vie tourmentée de Louis Antoine, on peut être surpris par la violence du monde dans lequel vivait Louis Antoine. En effet, ce texte parut après celui de Robert Vivier n'est pas du tout dans les mêmes teintes : anachistes, émeutes, pistolets... Mais aussi épidémies, inondations, corruptions... Robert Vivier avait pour but de raconter "l'histoire d'une âme", "il cherche à offrir de son personnage une image plausible, cohérente, qui puisse rendre compte de l'oeuvre accomplie" (Lecture de Claudine Gothot-Mersch, p.364, in Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, Editions Labor - Espace Nord). Du coup, il manque nettement un rappel des faits de l'histoire générale. Rolant A E Collignon restitue ces faits.
    Avec l'aide de journaux de l'époque, voyons à quoi ressemblait le temps à la fin du XIXe-début du XXe siècle, dans la région liégeoise. Mais rappelons d'abord quelques fait :
- en 1830, la Belgique prend son indépendance deu Royaume des Pays-Bas : Roland A E Collignon commence son récit : L’Europe de 1830 assiste au réveil des nationalités. Un pays vient de naître ; il porte le nom que lui donna Jules César à l’époque des conquêtes : Belgique. Si le concept est mal défini, il n’est pourtant pas le fruit du hasard et sert plutôt d’alibi à des ambitions précises. A l’étranger, on demeure circonspect sur l’avenir de ce territoire que l’on regarde plutôt comme une entreprise rentable à l’avenir incertain. En France, les paris sont ouverts sur la réussite du projet et surtout sur sa durée éventuelle. Durera ? Durera pas ? En attendant, les groupes qui se forment au sein de l’Etat naissant distribuent déjà les rôles, on se répartit les taches en vue de se partager les futures parts du gâteau. Tout ce beau monde établit un programme d’exploitation digne d’enrichir la nation et tout est bon pour y parvenir le plus rapidement.
- en 1839, une partie du Limbourg doit être cédée aux Pays-Bas ; 
- Louis Antoine né en 1846 ;
- le spiritisme, issu du spiritualisme, voit le jour aux Etats-Unis en 1848 et en France en 1857 : En 1848, quand les soeurs Fox apprirent à faire craquer leurs orteils, le monde occidental était le théâtre de maints remous. L'Europe voyait ses anciens empires menacés. La révolution industrielle plongeait dans une misère croissante, les classes laborieuses, engendrant la montée du socialisme. L'Amérique était déchirée par la honte de l'esclavage. Même la religion était malmenée, compte tenu notamment de son incapacité à suivre l'évolution de la société. En Angleterre, les réformistes prêchaient que le christianisme, historiquement parlant, s'était au mieux montré indifférent à la souffrance humaine et, au pire, l'avait nourrie. Aux Etats-Unis, la rigide hiérarchie cléricale représentait une sorte d'affront pour la démocratie jacksonienne. Le fait d'imposer un dogme  et de placer des intermédiaires entre Dieu et l'homme froissait l'esprit individualiste des Américains, après avoir en son temps scandalisé Martin Luther ; or, l'essentiel de l'action déployée au cours de ce siècle par le renouveau religieux visait à démocratiser l'Eglise. En un sens, le spiritisme prolongeait la réforme. (Les Mystères de l'inconnu, L'invocation des esprits, p.23) ; ce mouvement sera sévèrement condamné dès 1864 par l'Eglise Catholique perdant de plus en plus de terrain parmi le population ouvrière déchristianisée ;
- en 1870, une guerre éclate entre la France qui perd une partie de l'Alsace-Lorraine et la Prusse désirant de dominer les Etats indépendants allemands et ayuant des vues sur la Belgique ;
- en 1871, l'Empire allemand est fondé devenant une des principales puissances en Europe pouvant rivaliser contre le Royaume-Uni, la France et la Russie ;
- en 1871, la Garde nationale et les ouvriers de Paris refusent d'accepter la défaite et prennent le contrôle de la capitale le 18 mars, mettant en place un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris, qui sera combattue puis écrasée, avec l'accord tacite des Prussiens, lors de la « Semaine sanglante » (21-28 mai) ;
- de 1871 à 1876, Louis Antoine travaille en Prusse dans la région industrielle de la Ruhr puis de 1879 à 1884, en Pologne russe, près de Varsovie ;
- en 1878, deux attentat, commis par des individus agissant seul, ont lieu contre l'Empereur allemand ;
- en mars 1886 éclate plusieurs émeutes dans la région de Liège et notamment à Jemeppe et Seraing.
- de 1885 à 1908, Léopold II fait du Congo sa propriété ;
- la fin du XIXe et le début du XXe siècle, voit la montée des nationalismes et des impérialismes, ainsi qu'une forte rivalité économique issue de la Révolution industrielle ;
- en 1898, le Parti ouvrier social-démocrate de Russie d’inspiration marxiste mettant en avant la classe ouvrière, est fondé ;
- en 1901, le Parti socialiste révolutionnaire, mettant en avant la classe paysanne, né à Berlin ;
- dès 1905, un conflit semble inévitable entre la France et l'Allemagne qui ne peut obtenir de zones d’influence dans les colonies ;
- un campagne internationale menée par le Royaume-Uni qui contraignit la Belgique à assumer le Congo en 1908, faisait de celui-ci sa colonie ;
- en 1905 et 1917, après la Révolution industrielle et des mouvements de grève prenant de plus en plus d'ampleur, a lieu les Révolutions russes, durant laquelle s'affrontent l'armée rouge des Socialistes et l'armée blanche des tsaristes ;

Mystification à propos d'un attentat contre Bismarck par un belge
    Nous avons donné récemment l'analyse d'un article de la Gazette de l'Allemagne du Nord, racontant qu'un nommé Duchesne-Poncelet, domicilié à Seraing (Belgique), avait proposé d'assassiner le prince de Bismarck, par lettres adressées à un archevêque français. Le journal officieux ajoutait que ces lettres avaient été communiquées par le prélat au gouvernement français et par celui-ci au prince de Bismarck.
    L'Indépendance belge d'hier dit à ce sujet :
    Nous recevons aujourd'hui de Seraing une lettre, signée Duchesne, qui nous explique longuement que complot, pris au sérieux par la presse allemande, n'a jamais été qu'une mystification imaginée après boire, et qu'il n'a pas été un seul instant question d'y donner suite.
    Voilà qui est parfait, et nous ne demandons pas mieux que de publier cette lettre ; mais un doute nous arrête : si nous étions mystifiés à notre tour ! Nous prions donc le signataire de cette lettre de justifier de son identité, de nous rpouver qu'il est bien le Duchesne dont a parlé la Gazette de l'Allemagne du Nord.
    Cependant il nous faut ajouter que peu de temps après nous recevions une autre lettre, émanant sinon de l'administration communale de Seraing, du moins de trois échevins de cette commune. Nous croyons devoir publier cette lettre officielle, d'où il semble résulter que la mystification a été plus complète encore qu'on n'eût pu le supposer :
   Province de Liége.
Administration communale de Seraing
                    Seraing, 24 décembre.
    Monsieur le rédacteur en chef,
    L'Indépendance, dans son numéro 356 du 22 décembre, reproduit un article de la Gazette de l'Allemagne du Nord au sujet d'un prétendu complot contre la vie du prince de Bismarck, et qui daterait déjà de 1873.
    Dans cet article, notre administration serait nominativement citée comme ayant donné à l'autorité supérieure des renseignements circonstanciés sur la façon de vivre et les opinions religieuses de M. Duchesne-Poncelet, appartenant, tant par lui que par son épouse, à des familles honorables de notre localité.
    Nous croyons devoir protester énergiquement contre les allégations de la feuille précitée, en ce sens que jamais l'autorité locale n'a transmis officiellement les renseignements relatés, et nous laissons toute responsabilité à quiconque a pu se servir de notre autonomie pour procurer aux divers journaux l'occasion de nous mettre en évidence dans cette circonstance.
    Persuadés que vous voudrez bien insérer la présente dans votre prochain numéro, nous vous prions, monsieur le rédacteur, d'agréer l'assurance de notre parfaite considération.
              S. Paul, échevin de l'instruction publique.
              L'échevin L. Renard.
              H. Fabry, échevin des finances.
Le Temps, Paris, 27-12-1874
source : Gallica

    Bulletin
    On écrit de Jemeppe  (Belgique) à la Meuse :
    « La commune de Jemeppe, une des plus importantes du bassin de Liège, a été cruellement éprouvée par l'inondation, qui l'a envahie avec la plus grande intensité.
    « Plus des deux tiers du village ont été submergés par les eaux, qui, dans beaucoup de rues, se sont élevées jusqu'à deux mètres de hauteur.
    « La population ouvrière, qui est très nombreuse, et le petit commerce sont dans une détresse navrante : nombre de familles sont réduites à la misère la plus profonde par suite du chômage forcé ot des pertes causées par le terrible
fléau.
    « Grâce aux mesures promptes et énergiques prises par l'administration communale et le dévouement de courageux citoyens, on n'a heureusement à déplorer que des pertes matérielles. »
L'Univers illustré, Paris, 15-01-1881
source : gallica

CURRENT FOREIGN TOPICS
BRUSSELS, March 21. - Rioting was renewed to-day at Jemeppe, Tilleur, and Seraing. At the latter place some shops and the houses of some of the municipal authorities were wounded and 10 persons arrested. A number of rioters armed with revolvers caused a slight panic in this city. The disorder was not serious.
The New York Times, March 22, 1886
source : http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?res=9807E7DB1330E533A25751C2A9659C94679FD7CF

The rioting in Belgium
BRUSSELS, March 22. - The earlier reports of the Anarchist riots at Jemeppe, Tilleur, and Seraing, in Belgium, on Saturday night, were all far short of the actual truth. A great amount of property was damaged or ruined at each place by the rioters. At Liege, on the same night, thare was an open conflict between the troops which had been massed there for the protection of the place and a large body of Anarchists who were marching against the twn for the purpose of attacking and looting it. The fight was severe and prolonged, but finally resulted in the repulse of the Anarchists. They were not driven from the field, however, until the troops charged upon them with fixed bayonets. A large number of men on both sides were injured. Some idea of the serious nature of the Anarchist demonstration may be formed from the fact that to-day no less than 6,000 regular tropps are on duty guarding the district disturbed by the rioters on Saturday. The gendarmes and strikers ar Seraing are in desorganized conflict to-day, and both sides have been firing on each other. Many persons have been wounded.
The New York Times, March 23, 1886
source : http://query.nytimes.com/gst/abstract.html?res=9A05E4DB1330E533A25750C2A9659C94679FD7CF

    Sur les évènements de Belgique en 1886, lire le long article de la Revue socialiste, sur gallica. Ainsi que les divers articles du New York Times.

    Le phénomène se répète durant l'année 1892 (cf. the New York Times, May 5, 1892 et December 9, 1892).

    Le 10 octobre 1885, Louis Antoine donne des coups à Denis Collon. Le 5 février 1886, Louis Antoine est condamné, par le juge de Hollogne-aux-Pierres, à une amende de deux francs. A cette époque, Louis Antoine était occupé, en qualité de portier et d'encaisseur, à la fabrique de Lexhy, près de la gare de Jemeppe. On peut penser que la situation au moment où Louis Antoine donne les coups et son procès, l'atmosphère devait déjà être des plus tendue entre les ouvriers et le pouvoir.
Pierre Debouxhtay, Louis Antoine et l'Antoinisme, p.50 et 299

    A quarante-deux ans, Louis Antoine se fixe définitivement à Jemeppe. Grâce à son travail et à celui de son épouse (qui a tenu une pension d'ouvriers à Varsovie), il a amassé un pécule. Il a fait bâtir plusieurs maison qu'il loue. Les loyers lui assurent une existence confortable. Cependant cette suffisance matérielle ne lui procure pas le bonheur. Sur le plan physique, il souffre de maux d'estomac. Sur le plan intellectuel, il est peu satisfait : il trouve la vie monotone, il est irritable au point qu'un jour il se bagarre et doit s'expliquer devant le juge. Il se morfond.
Régis Dericquebourg, Religions de guérison,
Antoinisme, Science chrétienne, Scientologie
, p.13
Cerf & Fides, Paris, 1988

Voir les commentaires

Il est tellement plus simple et rapide de prescrire une molécule miracle

Publié le par antoiniste

   La législation récente a eu beau limiter à un mois la prescription des benzodiazépines, le nombre de patients ainsi dépendants ne diminue pas beaucoup. Les Français sont ainsi les champions du monde de la prise de tranquillisants. Et cela grâce à l'ignorance insondable des médecins de notre pays dans le domaine des médicaments ! L'enseignement de la thérapeutique a en effet longtemps été cantonné, en faculté, à de grandes généralités. L'internat, censé sélectionner l'élite des médecins hospitaliers, a jusqu'à une période toute récente complètement ignoré la pharmacologie et les dangers des médicaments pris au long cours. Outre les anxiolytiques, les antidéprésseurs lancés à coup de campagnes publicitaires ont un cote inégalée dans le corps médical. Il est tellement plus simple et rapide de prescrire une molécule miracle que de passer une demi-heure à écouter quelqu'un vider son sac. Et pourtant, de nombreuses études scientifiques ont démontré que, à long terme, l'accompagnement psychologique est aussi efficace, moins coûteux et plus durable sur l'anxiété et les sentiments dépressifs passagers que ne le sont les médicaments.

Martin Winckler, C'est grave docteur ?,
Ce que disent les patients, ce qu'entendent
, p.210
Editions de La Martinière, Paris, 2002

Voir les commentaires

Justinus Kerner, mesmériste allemand du début du XIXe siècle

Publié le par antoiniste

Illustration : Justinus Kerner (1852, Ottavio d'Albuzzi)(wikipedia)

Justinus Andreas Christian Kerner (18 septembre 1786 - 21 février 1862) fut un médecin et un poète allemand de Weinsberg (près d'Heilbronn). Il donna la première description détaillée du botulisme  et fut aussi le précurseur des applications thérapeutiques de la toxine botulique dont il expérimenta les effets sur lui-même et sur de nombreux animaux. Il est l'auteur d'un livre sur la voyante de Prevorst.

 Magnétisme animal
    En 1815 il avait obtenu le poste de médecin officiel du district (Oberamtsarzt) à Gaildorf et en 1818 fut transféré à Weinsberg, où il passa le reste de sa vie. À côté de ces œuvres littéraires, Kerner fut l'auteur de plusieurs livres médicaux populaires traitant du magnétisme animal. Il fut le premier à faire une recherche sur la vie de Franz Anton Mesmer et à rassembler des documents biographiques s'y rapportant.
    En 1826 se présenta Friederike Hauffe, fille d'un garde-forestier de Prevorst et somnambule extra-lucide dont Kerner relata l'histoire dans son livre Die Seherin von Prevorst, Eröffnungen über das innere Leben des Menschen und über das Hineinragen einer Geisterwelt in die unsere (La voyante de Prevorst, considérations inaugurales sur la vie intérieure de l'être humain et l'intervention d'un monde des esprits dans le nôtre) (1829; 6ième édition, 1892).

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Justinus_Kerner

Voir les commentaires

Musajjakawa Malaki (1875-1929), leader d'une église thaumatrugique en Uganda

Publié le par antoiniste

Malaki, Musajjakawa
c. 1875 to 1929
Malakite Church
Uganda

    Musajjakawa Malaki was a Christian leader who formed a separatist church, the Society of the One Almighty God, popularly known as the Malakites.
    Malaki, a Baganda, was twice refused baptism by Anglican missionaries, and in 1914 he founded the Malakite movement, which soon developed into a formal denomination that claimed more than 90,000 adherents within seven years. The Malakites were also the first independent church in Uganda.
    Although the Malakites were a religious group, they also carried the seeds of anticolonial dissent. The movement was confined almost entirely to the Baganda, Uganda's dominant ethnic group, which by 1914 was substantially Christian. Malaki taught that Western medicine was to be rejected, which created conflict with both the missionaries and the government. Perhaps more serious was his advocacy of land redistribution. The Malakites proposed that ancestral lands be the property of clans rather than of individuals. This proposal was a threat to the local chiefs. The incident that brought about the suppression of the Malakites by the colonial government, however, was their refusal to cooperate in a vaccination program. Malaki himself died as the result of a hunger strike.
    The movement declined swiftly from its peak in 1921 until it disappeared around 1930. The Malakites' church was among the very few large independent churches in Africa that have collapsed. Its appearance caused the missionary churches to reconsider their attitudes toward African religious aspirations.
Norbert C. Brockman

Bibliography:
Lipschutz, Mark R., and R. Kent Rasmussen. Dictionary of African Historical Biography. 2nd edition. Berkeley: University of California Press, 1986.

This article is reproduced, with permission, from An African Biographical Dictionary, copyright © 1994, edited by Norbert C. Brockman, Santa Barbara, California. All rights reserved.
source : http://www.dacb.org/stories/uganda/malaki_musaj1.html


    The Bamalaki (followers of Malaki) who called their movement K.O.A.B.-- an abbreviation of Katonda omu ayinza byona which means "God is omnipotent"-- were dissident protestants whose faith rested on their devotion to the Bible. Malaki was a disciple of Joswa Kate Mugema, a rich and influential Buganda chief who refused to recognize any authority but the Bible and differed from the protestants on many religious principles. He regarded Saturday as the Sabbath and requested the British authorities to accept this officially. To do so would have created difficulties at work and administrative problems, and thus Mugema clashed with the British on this issue. He began comparing himself to Moses who was sent by God to Pharoah (in this case, the British Government) and gave his nation a new code of laws. Mugema violently fought any sign of idol worship. He forbade his followers to eat pork, but allowed polygamy, claiming that the patriarch Abraham married more than one wife. In this too, he deviated from accepted Christian practice. But the most important principle in the new faith, which spread rapidly through Uganda (in 1921 there were about 100,000 believers), was violent opposition to the use of medicines and immunizations for humans and animals. Doctors were regarded as Satan's representatives. If God could save man from the burning fiery furnace (Daniel 3), he could definitely help them in time of illness, no matter how severe. There was no need for human aid--faith alone would suffice. The Malaki referred to the Old Testament on this question, quoting amongst many other verses, Jeremiah 46:11: In vein shall you use many medicines; for you shall not be cured. Their objection to immunization during an outbreak of plague resulted in violence between them and the British authorities. Their leader Malaki was exiled to northern Uganda in 1926 and died that year of a protracted hunger strike.
source : http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Judaism/uganda1.html


    The main proponent of the spread of Malakitism in eastern Uganda was Semei Kakungulu, who - embittered with the colonial authorities after his retirmeent from the 'presidency' of Busoga in 1913 - heartily embraced the anti-establishmentarianism of the breakaway faith. Kakungulu withdrew from politics to focus his attention on spiritual matters, he soon started to develop his own variations on the established Malakite doctrines, leading to a dispute that would eventually split the Mbale Malakites into two opposing factions. The key issue was male circumcision, which most other Malakites regarded as sacrilege. The true reason behind the widespread Malakite objection to circumcision was rooted in Kiganda tradition, which forbade bodily mutilation of any sort. But this was rationalised away by claiming that circumcision was the way of the Abayudaya, people who don't believe in Jesus Christ.
    The present-day Abayudaya communitu was founded in 1920, when Kakungulu, fed up with the wuarrelling, announced to the Malakites that 'because of your insults... I have separated completely from you and stay with those who want to be circumcised: and wa wil be known as the Jews'. Kakungulu - at the age of 50 - was circumcised along with his first-born son. He circumcised all his subsequently born sons eight days after their birth, and gave all his children Old Tertament names. In 1922, he published an idiosyncratic Luganda religions text steeped in the Jewish religion, demanding complete faith in the Old Testament and all its commandments from himself and his followers.

Philip Briggs, Uganda, 5th: The Bradt Travel Guide, p.438-39
Bradt Travel Guides, 2007 - 512 pages
source : Google Books

Voir les commentaires

EN 1901 DEJA, ANTOINE LE GUERISSEUR (lesoir)

Publié le par antoiniste

EN 1901 DEJA, ANTOINE LE GUERISSEUR

LALLEMAND, ALAIN

Jeudi 10 février 1994

En 1901 déjà, «Antoine le guérisseur»...

On ne peut manquer de rapprocher les déboires de René Thewissen de ceux d'un certain Louis-Joseph Antoine, né à Mons-Crotteux en juin 1846 et décédé en juin 1912 à Jemeppe: surnommé «Antoine le guérisseur», il donna naissance au culte antoiniste, encore considéré de nos jours comme étant d'«utilité publique» - héritage de l'initiative du ministre de la Justice de l'époque!

René Thewissen n'a évidemment aucune dimension «religieuse», mais le «père Antoine» n'en avait pas plus lorsqu'il s'installa comme guérisseur dans les dernières années du XIXe siècle, fortune faite dans les pays de l'Est.

Et le parallèle entre Thewissen version 1994 et le père Antoine, label 1900, est surprenant: lui aussi acceptait les «dons» des patients, via une cagnotte aménagée dans ce cas dans sa salle d'attente. Lui aussi guérissait par imposition des mains. Lui aussi guérissait non plus individuellement mais en masse, «à distance», tant on se pressait à sa porte. Lui aussi croyait à la réincarnation. Lui aussi devait connaître, sur plainte déposée au Parquet de la Cité ardente, les affres du palais de Justice de Liège. Il y sera condamné en 1901 - il avait 55 ans - à 60 F d'amende assortis d'un sursis de deux années: Je me livre journellement à la guérison des malades, dira-t-il au juge. Quand le patient a foi en moi, je ne me trompe jamais. Je répète que je crois fermement que je ne me trompe jamais sur la cause du mal, affirme-t-il encore. En 1907, alors qu'il a abandonné le spiritisme pour l'«antoinisme», un second procès le verra triompher cette fois.

Signalons, si cela peut rassurer M. Thewissen, que, malgré ces péripéties, il se trouvait encore, en 1910, 160.000 Belges pour signer et déposer au Parlement une pétition réclamant la reconnaissance du culte et que, lors des funérailles du Père, les rues de Jemeppe-sur-Meuse étaient noires de monde. Les tracasseries judiciaires peuvent avoir de ces effets insoupçonnés...

La carrière d'Antoine se terminera pourtant mal: il affirmait qu'il se réincarnerait trois jours après sa mort... Rien ne se produisit, ce qui valut à la fête anniversaire de son décès le nom de «fête de la désincarnation»: visiblement, le Créateur n'était pas un adepte de l'Antoine...

A. L.

source : http://archives.lesoir.be/en-1901-deja-antoine-le-guerisseur_t-19940210-Z07U6N.html

    Le journaliste est également l'auteur de Les sectes en Belgique et au Luxembourg (1994), il est le porte-drapeau des anti-sectes dans la presse. On en reconnaît ici bien le ton... et les erreurs.
    Ainsi citons Pierre Debouxhtay à propos de la résurrection de Louis Antoine trois jours après sa mort :
    " On raconte qu'après la mort du Père ses adeptes s'attendirent à sa résurrection pour le troisième jour, et que voyant qu'il ne revenait pas à la vie, ils lui piquèrent les pieds avec des épingles, allèrent même jusqu'à les lui brûler ! Faut-il voir une allusion à cette espérance dans ce passage de LA GAZETTE DE LIEGE (1-7-1912) : « Le Père n'est plus. Il est bien mort et enterré. C'est en vain que, le veillant avec un soin jaloux, ses acolytes et son conseil d'administration attendirent qu'il se réincarnât. » Que certains adeptes aient nourri cet espoir, c'est possible ; mais il me paraît difficile d'admettre que les chefs du culte l'aient partagé. S'ils avaient espéré cette résurrection, auraient-ils annoncé l'enterrement dès le 25 ? Le bruit de la résurrection d'Antoine le 3e jour puis le jour anniversaire de sa mort a couru à Jemeppe, répandu très probablement par des farceurs. Quant au traitement énergique par le fer et le feu, il semble tout à fait légendaire. M. le Dr A. Delville, qui était bourgmestre en 1912, m'a dit qu'il n'avait pas dû intervenir pour faire enterrer Antoine, il a seulement dû refuser aux antoinistes la permission d'organiser un cortège à travers toute la commune. " (Pierre Debouxhtay, p.198, note 13).

    Régis Dericquebourg le suit en disant succinctement : "On a dit que certains adeptes du 'Père' croyaient qu'il ressusciterait dans les trois jours. Il s'agit probablement d'un rumeur propagée par des gens hostiles à l'antoinisme". (p.22). Par contre, le chercheur revient plus en longueur sur un hypothétique retour du Père (p.52-56), en précisant tout de même qu'il "a existé une attente d'un second retour de Louis Antoine certes marginale dans l'antoinisme, mais néanmoins présente ainsi qu'une identification de celui-ci au Christ comme prophète du salut ultime. [...] Une telle attente a pu germer dans l'esprit de quelques adeptes antoinistes. Nous ignorons si elle existe encore. Tous les adeptes n'ont pas attendu le retour du 'Père'. Mais elle a pu correspondre à une sensibilité de l'antoinisme."

    On le voit : d'une anecdote concernant certaines croyances (le Père n'a jamais lui-même prédit quoi que ce soit), ce "journaliste" fait une vérité. C'est ce qu'on appelle en droit de la diffamation.

Voir les commentaires

The Washington Herald, Sunday, December 25, 1910 (chroniclingamerica.loc.gov)

Publié le par antoiniste

The Washington Herald, Sunday, December 25, 1910

            CURES EFFECTED BY ABSENT HEALER
            Belgian ex-Miner Soon Gets a Large Following.
            Faith is only requirement

            No Collections Taken, but Subscriptions for Maintenance of Church Accepted-Antoine, the "Good Father", Has Not Spoken to Any One for More Than Six Months.

    London, Dec. 24. - Some mention was made recently of Antonionism, the new religion, founded in Belgium by an ex-miner named Antoine.
    Antoine, the "Good Father", or the "Parent One", as his followers call him, is a man of sixty-five, with flowing white locks and a patriarchal beard. His followers now number 160,000, of whom 300, including his wife, the "Good Mother", are adepts.
    Antoine's home is at Jemeppe-lez-Liege. Hidden in a block of similar small houses, the prophet's dwelling is only conspicuous by the spire of his church, which adjoins it. The door of the church is also the door of the house and bears a notice: "Ring bell at night for M. Antoine".

            Uses Telephone Only.
    For three years Antoine has not left his house or garden. He lives entirely on vegetables, which he prepares himself. He sleeps little, resting for only two hours during the night, the greater part of which he spends walking in his little garden, which has electric lamps fitted up all around the walls. He never reads anything; he will not see newspaper men and only holds communication with the outside world by means of the telephone.
    He confines his healing to ceremonies in the church where the services are of the simplest description. They take place at 10 o'clock a. m. on Monday, Tuesday, Wednesday and Thursday, At 9 o'clock a. m. the congregation assembles, and an adept, M. Deregnancourt, the publisher of the sect's literature, takes his place at a desk under a raised platform. There is complete silence for half an hour, then M. Deregnancourt announces that operations will take place at certain hours on certain days, and that all who wish to be cured must have perfect faith.
    He then continues sitting perfectly still, not a muscle moving, and his watery blue eyes fixed in an unblinking stare straight before him. At the stroke of 10 every one rises and the "Parent One" enters by a side door and slowly walks up the steps to the rostrum.

            Service of Two Minutes.
    Wearing a black cassock and with his gray hair falling around his shoulders, Antoine faces the congregation for a full minute without moving or uttering a sound. He then lifts his right hand toward them and holds it thus extended for another minute. That is all. Those two minutes make the service. The "Good Father" walks slowly out, the adept remarks "Every one whose faith is strong enough must be cured", and the church empties silently. No collection is made but subscriptions are taken for maintenance of the church, which Antoine himself built himself with a legacy of $4,000.
    For six months Antoine has not spoken a word to any one. People come at all hours with all sorts of ailments and appeals. Antoine effects his cures now by deputy. His wife, or some other adepts, stands in front of the applicant, and turning her eyes upward slowly waves her hand in the air, which means that she is invoking Antoine, "the healer".

            Cures Effected by Faith.
   The patient or the patient's deputy then departs. The cure is effected, or if it is not then there a lack of faith. There is nothing to pay. The badge of the sect is "The tree of the knowledge of the sight of evil", represented by a white tree on a black background.
    One of Antoine's chief disciples is an American woman, Mrs Guillaume, who came over to be treated by him for chalky rheumatism, which compelled her to walk on crutches. She says she is now practically cured, and has herself become an adept with power to heal by faith.
    Antoine's power of second sight, says Mrs. Guillaume extends to America, for he told her that her husband had hurt his back in New York, and a week later a letter came from her daughter confirming it, and adding that he had quickly got better. This, too, was in accord with what Antoine had told her, for he had said that she need not worry about her husband, as he was "in fluidic communion" with him, and that he would soon be better.

The Washington Herald, Sunday, December 25, 1910 (page 5)

source : chroniclingamerica.loc.gov

 

Traduction :

            CURES EFFECTUÉES PAR UN GUÉRISSEUR ABSENT
            L'ex-mineur belge reçoit bientôt un grand nombre d'adeptes.
            Rien que la foi n'est exigée

            Pas de collectes, mais des abonnements pour le maintien de l'Église acceptés – Antoine, le "bon père", n'a parlé à personne depuis plus de six mois.

    Londres, le 24 décembre. – Il a été fait mention récemment de l'Antoinisme, la nouvelle religion, fondée en Belgique par un ex-mineur nommé Antoine.
    Antoine, le "Bon Père", ou le "Père", comme l'appellent ses disciples, est un homme de soixante-cinq ans, aux cheveux blancs et à la barbe patriarcale. Il compte aujourd'hui 160 000 adeptes, dont 300, dont sa femme, la "Bonne Mère", sont des adeptes.
    La maison d'Antoine est à Jemeppe-lez-Liège. Cachée dans un bloc de petites maisons similaires, la demeure du prophète n'est visible que par la flèche de son église, qui jouxte celle-ci. La porte de l'église est aussi la porte de la maison et porte une mention : "La nuit, sonnez pour M. Antoine".

            Utilise uniquement le téléphone.
    Depuis trois ans, Antoine n'a pas quitté sa maison ou son jardin. Il vit entièrement de légumes qu'il prépare lui-même. Il dort peu, ne se repose que deux heures pendant la nuit, dont la plus grande partie est consacrée à la promenade dans son petit jardin, qui est équipé de lampes électriques tout autour des murs. Il ne lit jamais rien, il ne voit pas les journalistes et ne communique avec le monde extérieur que par téléphone.
    Il limite sa méthode de guérison aux cérémonies dans l'église où les services sont de la plus simple description. Elles ont lieu à 10 heures le lundi, mardi, mercredi et jeudi, à 9 heures l'assemblée se réunit et un adepte, M. Deregnancourt, éditeur de la littérature de la secte, prend place à un bureau sous une plate-forme relevée. Il y a un silence complet pendant une demi-heure, puis M. Deregnancourt annonce que les opérations auront lieu à certaines heures certains jours, et que tous ceux qui souhaitent être guéris doivent avoir une foi parfaite.
    Il continue alors à s'asseoir parfaitement immobile, sans qu'un muscle ne bouge, et ses yeux bleu marine fixent devant lui un regard fixe qui ne clignote pas. A 10 h sonnante, tout le monde se lève et le "Père" entre par une porte latérale et monte lentement les marches jusqu'à la tribune.

            Service de deux minutes.
    Vêtu d'une soutane noire et les cheveux gris tombant sur ses épaules, Antoine fait face à l'assemblée pendant une minute entière, sans bouger ni faire de bruit. Il lève ensuite la main droite vers eux et la tient ainsi tendue pendant une autre minute. C'est tout. Ces deux minutes font le service. Le "Bon Père" sort lentement, l'adepte dit : "Quiconque a une foi assez forte doit être guéri", et l'église se vide en silence. Aucune collecte n'est faite, mais des souscriptions sont prises pour l'entretien de l'église, qu'Antoine lui-même a construite avec un legs de 4 000 $.
    Depuis six mois, Antoine n'a dit un mot à personne. Les gens viennent à toute heure avec toutes sortes de maux et d'appels. Antoine effectue ses cures maintenant par un suppléant. Sa femme, ou un autre adepte, se tient devant le demandeur, et en tournant les yeux vers le haut, fait lentement un mouvement de la main, ce qui signifie qu'elle invoque Antoine, "le guérisseur".

            Les guérisons obtenues par la foi.
   Le patient ou son adjoint s'en va ensuite. La guérison est obtenue, ou si ce n'est pas le cas, c'est qu’il y a un manque de foi. Il n'y a rien à payer. L'insigne de la secte est "L'arbre de la connaissance de la vue du mal", représenté par un arbre blanc sur fond noir.
    L'un des principaux disciples d'Antoine est une Américaine, Mme Guillaume, qui est venue se faire soigner par lui pour des rhumatismes calcaire qui l'ont contrainte à marcher avec des béquilles. Elle dit qu'elle est maintenant pratiquement guérie et qu'elle est elle-même devenue une adepte avec le pouvoir de guérir par la foi.
    Le pouvoir de seconde vue d'Antoine, dit Mme Guillaume, s'étend jusqu'en Amérique, car il lui a dit que son mari s'été fait mal au dos à New York, et une semaine plus tard une lettre de sa fille est venue le confirmer, ajoutant qu'il s'était vite remis. Cela aussi était en accord avec ce qu'Antoine lui avait dit, car il avait dit qu'elle n'avait pas à se soucier de son mari, car il était "en communion fluidique" avec lui, et qu'il irait bientôt mieux.

Voir les commentaires

Scientology and Religion (specially Antoinism)

Publié le par antoiniste

    (Père) Louis-Joseph Antoine (1845-1912) was a Belgian miner who after reading the book Livre des Esprits by A. Kardec founded numerous churches, called temples, (in Belgium and also in Germany, France, Poland and countries in Africa and South America) where healing ceremonies took place. He was not a Christian. As a structural theosophist (he called himself the founder of "New Spiritualism") he was open to all forms of religious doctrines, especially from the East. His teaching: "Toute matière est illusion; le mal n'existe pas en soi mais est un produit de notre imagination. Le bonheur consiste à être dépouillé de tout désir, provoqué par la vue des formes changeantes et illusoires de la matière. De réincarnation en réincarnation, notre esprit atteindra un jour la libération." The Dictionary of Religions (University Press of France) calls this religion a sort of primitive Buddhism. His spiritual healing of the sick brought him to court in 1901 and 1907 (both the clergy and the legal medical anthorities accused him), where he, after arduous debate, was found innocent. Virtually the same happened to Mary Baker Eddy, George Fox and Emmanuel Swedenborg. Scientology has suffered similar persecution in some areas.

Christiaan Vonck, Ph. D., Rector, Faculty for Comparative Study of Religions, Antwerp, Belgium
Scientology and Religion, Freedom Publishing (Los Angeles)
source : http://www.scientologytoday.org/experts/eng/vonck01.pdf

Voir les commentaires

Paul Dubois, pionnier de la psychothérapie

Publié le par antoiniste

    Paul Charles Dubois, né le 28 novembre 1848 à La Chaux-de-Fonds en Suisse et mort le 4 novembre 1918 à Berne, est un neurologue, neuropathologiste et psychothérapeute suisse. Il est considéré comme l'un des pionniers de la psychothérapie.
    Fils et petit fils d'horlogers, il fait ses études de médecine à Berne ou il s'installe et pratique la médecine, notamment l'électrologie. Après avoir beaucoup publié sur le domaine et même avoir inventé un appareil, il se tourne vers ce qu'aujourd'hui nous appellerions la médecine psychosomatique. C'est ainsi qu'il construit sa technique psychothérapeutique sous forme d'un dialogue socratique. L'hypnose était sur le déclin, Freud allait élaborer sa théorie des névroses. Dubois était dans un sorte de middle-group de psychothérapeutes qui ne pratiquaient ni hypnose ni psychanalyse. Dans un dialogue, il cherchait à convaincre que ses patients (psychosomatiques) n'étaient pas malades. Il les examinait sur le plan somatique mais surtout et avant tout dialoguait avec eux dans un but de persuasion qui peut être vu comme une forme de suggestion. Dubois est resté éloigné de la psychanalyse qu'il connaissait et il n'est pas sûr que Freud ait eu connaissance de ses travaux. "L'homme aux loups" (Serge Pankejev) devait être initialement traité à Berne par Dubois, mais à Vienne, il a rencontré Freud, est devenu son patient et a renoncé à aller chez Dubois. Il a encore connu d'illustres patients qu'il a soignés à Berne selon un régime sévère : hospitalisation d'un mois, régime alimentaire, etc. Ce médecin pouvait faire preuve d'un acharnement thérapeutique parfois démesuré. Il s'est engagé politiquement en défendant des thèses pacifistes, et en promouvant activement la neutralité de la Suisse dans la guerre 14-18.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Dubois_%28médecin%29

Pour aller plus loin :
Müller C., Paul Dubois, pionnier de la psychothérapie, Psychothérapies 2003/1, Vol. 23, p. 49-52.
Cet article est disponible en ligne à l’adresse :
http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=PSYS&ID_NUMPUBLIE=PSYS_031&ID_ARTICLE=PSYS_031_0049

Voir les commentaires

La Nouvelle Pensée

Publié le par antoiniste

     La Nouvelle Pensée (New Thought ou Neugeist-Bewegung)

    Albert-Louis Caillet (1869-1928) crée en 1912 la Société unitive au 26, Rue Vavin à Paris. Il consacrera un chapitre à Louis Antoine dans son livre Traitement mental et culture spirituelle (1912).
    Le docteur Paul Carton, qui inspirera à Maxence van der Meersch son livre Corps et âme sera aussi intéressé par ce mouvement.
    Cependant on trouve peu de rapprochement entre le mouvement de la Nouvelle Pensée et l'Antoinisme. La Science chrétienne par contre est souvent comparée à l'Antoinisme, l'histoire de leur origine se trouvant présenter des similitudes particulières. Cependant la Science chrétienne se dit dissociée de la Nouvelle Pensée. En effet, plusieurs initiateurs de la Nouvelle Pensée sont issue de la Science chrétienne, même si cette première prend sa source dans une constellation de pensée dans l'air du temps de l'époque : la Théosophie (issue en partie du spiritisme), le Réveil du protestantisme, panthéisme, idéalisme immatérialiste de Berkeley, mesmérisme, transcendantalisme américain, et universalisme mais aussi hindouisme ou d'autres religions. La Science chrétienne comme les mouvements de la Nouvelle Pensée prennent leur source dans la philosophie de Phineas Quimby qui repanda le mesmérisme aux Etats-Unis.
    L'éveil d'Emma Curtis Hopkins à d’autres spiritualités la pousse à rompre avec le mouvement de la Science chrétienne en 1885. La Science chrétienne déposera alors son nom et menace de procès ceux qui l’emploient sans son autorisation, ce qui pousse plusieurs mouvements au sein de la Nouvelle Pensée à modifier leur nom au cours des années 1890. Ernest Holmes après avoir été en contact avec la Science chrétienne, s'intéresse au transcendantalisme et aux divers religions orientales. Myrtle Fillmore s'intéresse quand à elle à la Science chrétienne, mais aussi à l'Unitarisme, à la Rose-Croix et à la Théosophie.
    Régis Dericquebourg aborde le sujet en 1997 : "Dans ces mouvements, la légitimité religieuse de la guérison repose sur le gnosticisme Celui qui sait manipuler les lois secrètes de l’univers peut obtenir ce dont il a besoin. On trouve cette idée dans le courant de la Nouvelle Pensée et dans celui de la Pensée positive qui refait actuellement surface dans les séminaires de développement. Elle a influencé certains groupes chrétiens (Science chrétienne, Pentecôtisme). Elle est qualifiée de Théologie de la prospérité." (http://www.regis-dericquebourg.com/2010/01/20/la-guerison-par-la-religion/).
    Très féminin, de Mary Baker Eddy à Emma Curtis Hopkins, Myrtle Fillmore, Malinda Cramer, et Nona L. Brooks, on peut rapprocher cette tendance avec la reprise par Mère.
    Les principes-clefs de la Nouvelle Pensée sont :
    * une Intelligence infini ou Dieu est omnipotent et omniprésent (Dieu est dans le "connais-toi").
    * l'Esprit est la réalité ultime (on atteindra tous l'Unité de l'Ensemble).
    * la véritable identité humaine est divine (Dieu réside en nous et la matière n'est qu'apparente).
    * une pensé harmonisée divine est une force positive pour de bon (nous avons le libre-arbitre nous gérer les fluides).
    * toutes les maladies sont mentales à l'origine (le mal n'existe pas).
    * la pensée positive a un effet curatif (la foi devrait être seule suffisante pour soulager la douleur).

    La Pensée est évolutive, comme il est dit que Louis Antoine est un prophète parmi d'autres déjà venus et à venir. Mais surtout, comme déjà dit dans un des principes "Les partisans de la Nouvelle Pensée adhèrent tout d'abord à une théorie de la guérison mentale selon laquelle toute maladie est provoquée par des croyances erronées : selon eux, une « pensée correcte » a un effet guérisseur. Ce même principe s'appliquerait à d'autres aspects de l'existence : il existerait ainsi une loi d'attraction permettant qu'une pensée positive dirigée vers un but déterminé aboutisse à sa concrétisation dans la réalité." On est donc là proche de la doctrine antoiniste.
 
    La plus grande organisation de la Nouvelle Pensée est L’Église d’unité, ou plus simplement Unité regroupant environ 2 millions de membres dans le monde. Aujourd'hui, toutes les principales organisations sont chapeauté par l'INTA (International New Thought Alliance).

source : http://www.phineasquimby.com/
http://en.wikipedia.org/wiki/New_Thought
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Pensée
http://de.wikipedia.org/wiki/Neugeist-Bewegung
http://pagesperso-orange.fr/sos.derivesectaire/FICHES/penser_nouveau.htm

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>