Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

institut des forces psychosiques

Exposition Lesage, Simon, Crépin - Peintres, spirites & guérisseurs (2019)

Publié le par antoiniste

5 - L'Égype, du rêve à la réalité (Expo Lesage, Simon, Crépin)

Bandeau d'entrée

5 - L'Égype, du rêve à la réalité (Expo Lesage, Simon, Crépin)

Chapitre 1. Spiritisme et spiritualisme

Exposition Lesage, Simon, Crépin - Peintres, spirites & guérisseurs (2019)

 Accessoires du mineur

Exposition Lesage, Simon, Crépin - Peintres, spirites & guérisseurs (2019)

Guéridon d'Allan Kardec
Ce guéridon est un instrument de communication avec les esprits par le moyen de cours frappés. Sur le plateau, les mots "Moïse, Christ et Spiritisme" font référence à un texte d'Allan Kardec publiés, en 1861, dans la Revue spirite : " C'est Moïse qui a ouvert la voie ; Jésus a continué l’œuvre ; le spiritisme l'achèvera. " Kardec utilise la table en 1864 lors d'une séance du groupe spirite Amour et Charité d'Anvers. Chaque pied, qui correspond à une série de lettres gravées sur le plateau, frappe le nombre de coups nécessaire pour désigner une lettre et ainsi former des mots. Ce système permet une frappe et une transcription rapides.

Exposition Lesage, Simon, Crépin - Peintres, spirites & guérisseurs (2019)

Table ouija ayant appartenu à Augustin Lesage

5 - L'Égype, du rêve à la réalité (Expo Lesage, Simon, Crépin)

Léon Denis et Louis Antoine

Exposition Lesage, Simon, Crépin - Peintres, spirites & guérisseurs (2019)

Mémoriaux, expositions coloniales, temples (notamment antoinistes)

5 - L'Égype, du rêve à la réalité (Expo Lesage, Simon, Crépin)

Exemplaire des Annales des Sciences psychiques (avec Louis Antoine)

5 - L'Égype, du rêve à la réalité

L'Égype, du rêve à la réalité

Exposition Lesage, Simon, Crépin - Peintres, spirites & guérisseurs (2019)

Victor Simon, La toile bleue. 1943

Voir les commentaires

Fraternelle de Rouen de l'Institut général de Psychosie

Publié le par antoiniste

    Une Fraternelle de l'Institut général de Psychosie a existé à Rouen :

 Fraternelle n°45 de Rouen (Le Fraterniste, 11 avril 1913)

Fraternelle n°45 de Rouen (Le Fraterniste, 11 avril 1913)

Voir les commentaires

Fraternelle de Lille de l'Institut général de Psychosie

Publié le par antoiniste

    Une Fraternelle de l'Institut général de Psychosie a existé à Lille :

Fraternelle de Lille de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°12 de Lille (Le Fraterniste, 11 avril 1913)

Fraternelle de Lille de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°12 de Lille (Le Fraterniste, 28 mars 1913)

Voir les commentaires

Fraternelles de Paris de l'Institut général de Psychosie

Publié le par antoiniste

    Plusieurs Fraternelles de l'Institut général de Psychosie ont existé à Paris :

Fraternelles de Paris de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°11 de Paris (Le Fraterniste, 12 septembre 1912)

Fraternelles de Paris de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°11 de Paris (Le Fraterniste, 19 septembre 1912)

    Le Fraterniste évoque encore la Fraternelle n°32 de Paris.

Fraternelles de Paris de l'Institut général de Psychosie

Fraternelle n°48 de Paris (Le Fraterniste, 2 mai 1913)

Voir les commentaires

Fraternelles de Tourcoing de l'Institut général de Psychosie

Publié le par antoiniste

    Plusieurs Fraternelles de l'Institut général de Psychosie ont existé à Tourcoing :

Fraternelles de Tourcoing de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°4 de Roubaix-Tourcoing (Le Fraterniste, 21 décembre 1911)

Fraternelles de Tourcoing de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°5bis de Tourcoing (Le Fraterniste, 25 juillet 1912)

Fraternelles de Tourcoing de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°5bis de Tourcoing (Le Fraterniste, 28 mars 1912)

Voir les commentaires

Le Fraternisme à Paris (Le Fraterniste, 14 mars 1913)

Publié le par antoiniste

Le Fraternisme à Paris (Le Fraterniste, 14 mars 1913)

    Alors que Paul Pillault critique l'Antoinisme parce que le monde n'aurait pas besoin d'une nouvelle religion, on voit ici comment se déroule une séance au sein de l'Institut général psychosique et dans les Fraternelles :
    "Et comme à Douai, après la séance, M. Pillault a étendu les mains sur les malades et les a guéris.
    "Devant un succès aussi éclatant, les sympathiques conférenciers reviendront à Paris, pour satisfaire ceux qui n'ont pu encore les entendre. Et voilà le « fraternisme » en marche. Il ne s'arrêtera plus."

Voir les commentaires

Enterrement antoiniste à Caudry (Le Fraterniste, 6 juin 1912)

Publié le par antoiniste

Enterrement antoiniste à Caudry (Le Fraterniste, 6 juin 1912)L'ENTERREMENT ANTOINISTE
DE CAUDRY (Nord)

    Jeudi, 16 mai 1912, ont eu lieu à Caudry (Nord) les obsèques d'Octave Lefebvre, un adepte convaincu du culte Antoiniste. A notre grand regret, il nous a été impossible d'en parler plus tôt dans nos colonnes et nous présentons sur ce point, à la famille du décédé, toutes nos excuses...
    On connait suffisamment nos théories spiritualistes, pour savoir que nous n'admettons aucun culte. Nous pensons qu'il ne doit pas y avoir d'intermédiaire entre soi et Dieu.
    Toutefois, comme avant d'être Antoiniste, il faut tout d'abord être spiritualiste et que certains journaux du Cambrésis, ignorants de la beauté morale du spiritualisme moderne appuyé sur la science, ont cru devoir critiquer cette cérémonie, il nous parait indispensable d'en dire ici quelques mots. Nous désirons surtout faire observer que « l'Action du Cambrésis » ignore – fait assez surprenant – que le magnétisme curatif existe et n'est nié par aucune sommité médicale. Ce journal, en effet, dans son numéro du Dimanche 19 mai, s'exprime de la façon suivante, relativement à cet enterrement Antoiniste :
    « Le Mal, la Maladie n'existent pas, et les adeptes du père Antoine affectent un dédain profond pour les médicaments. Une simple évocation d'Antoine le Guérisseur, est plus souveraine que le plus actif des purgatifs.
    » La nouvelle religion a beau se réclamer de la science, de la vue du bien et du mal, elle est en contradiction formelle avec le bon sens et la saine raison... »
    Nous ne sommes pas Antoinistes, mais nous savons que la thaumaturgie est chose indéniable et, à l'Institut psychosique de Sin-le-Noble, où affluent quatre fois par semaine, une foule de malheureux, nous avons pu centraliser, en moins de 2 ans, 4.600 lettres d'attestations de guérisons, obtenues dans les cas les plus désespérés. Nous tenons ces lettres à la disposition du rédacteur de « l'Action du Cambrésis ». Certes, pour croire à ces guérisons, il faut avoir vu tous les ulcères variqueux, tous les cancers, toutes les paralysies, tous les aveugles, tous les sourds, etc., etc., que nous avons guéris, nous en convenons... Mais nous ne pouvons cependant nous empêcher de penser qu'il faut être bien peu réfléchi pour écrire dans un journal, sur une chose que l'on ne connait point. C'est comme si, rencontrant un maçon, par exemple, nous lui reprochions de ne point savoir bâtir un mur, alors que nous ne l'aurions jamais vu à l'ouvrage. Il est probable qu'il nous convierait, avant que nous ne soyons à même de porter un jugement, à le venir voir travailler. C'est ce que nous conseillons de faire, pour ce qui nous concerne, à tous ceux qui parlent ainsi en l'air, sans jamais approfondir les causes profondes, occultes, d'un phénomène, pour aussi extraordinaire qu'il puisse paraitre...
    Le discours qui fut prononcé par M. Noblecourt, aux Obsèques d'Octave Lefebvre, produisirent une grande impression sur la foule considérable qui assista à l'enterrement et ce fut là une excellente leçon philosophique et morale de laquelle beaucoup auront profité. Nous ne pouvons, faute de place, reproduire que quelques passages de cet excellent discours :
    « Octave Lefebvre fut pour nous, ses frères et ses sœurs, un exemple, car c'était un convaincu que la désincarnation n'était qu'un état transitoire, et que son âme libérée de la matière allait bientôt reprendre son essor vers la vraie liberté.
    » L'incarnation pour lui n'était qu'un passage où son esprit devait se débarrasser ici-bas de ses imperfections, pour aller rejoindre, après, dans les mondes invisibles, l'esprit de ceux qui l'y avaient précédé.
    » Il avait accepté l'épreuve de la maladie avec la tranquillité de l'âme forte, et cette conscience sereine que donne une conviction sincère appuyée sur la raison, et la preuve je vais vous la dire : il a repoussé, malgré les sollicitations pressantes des siens, tous les secours de la médecine. Cette âme modeste et pourtant si grande savait qu'aucune science humaine si étendue fût-elle ne pouvait le sauver ; car la désincarnation est une loi naturelle à laquelle personne ne peut se soustraire ; Octave nous ne te disons pas adieu mais au revoir. Ta matière seule nous a quittés et ton esprit invisible reste avec nous. »

Le Fraterniste, 6 juin 1912

Voir les commentaires

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie)(de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

Publié le par antoiniste

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie)(de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

    M. Pillault reçoit les malades les mar-
dis, mercredis, vendredis et samedis à
8 heures du matin et à 2 heures précises
du soir. Ses soins sont gratuits.              
    L'Institut est ouvert à tout le monde,
malade ou non, aux jours et heures ci-
dessus indiqués.                                
   Les visiteurs sont invités à assister à
la Conférence que fait M. Béziat le matin
à 9 heures.                                         

Encart dans Le Fraterniste (Revue générale de psychosie, de Paul PILLAULT & Jean BÉZIAT)

Voir les commentaires

Le Fraterniste et Le Petit Fraterniste

Publié le par antoiniste

Le Fraterniste (9 février 1911)

Numéro du 9 février 1911 du Fraterniste,
Organe de l'Institut général psychosique : revue générale de psychosie / dir. Jean Béziat / adm. Paul Pillault

Le Fraterniste (9 février 1911)

numéro du 1er septembre 1922

Le Petit Fraterniste. Spiritualisme moderne, scientifique et philosophique (faisant suite au Fraterniste)

 « Les morts ne sont pas des absents, mais des invisibles. » Le Petit Fraterniste se plaît à répéter dans ses pages cette affirmation de Victor Hugo qui, de son exil de Jersey puis de Guernesey, interrogeait volontiers les tables tournantes.
Le Petit Fraterniste traite en effet, comme il l'affirme au-dessus de son titre de « Psychosie… Spiritisme… Philosophie ». Les débuts du périodique sont modestes. Lors de son lancement, il se présente, sous la forme de deux feuilles ronéotypées, écrites sur deux colonnes, « en manuscrit au limographe » précisera son directeur Henri Lormier. Le premier numéro ne comporte encore aucune date, aucune adresse.
La justification du néologisme « fraterniste » par son directeur n'éclaire guère des esprits peu initiés sur le « psychotisme ». Cette déclaration relève surtout d'un idéalisme aux accents naïfs prêchant l'amour et la fraternité : « Il faut donc être fraterniste, c'est-à-dire tolérant, bon secourable, charitable, patient et doux. Et pour être bon fraterniste, il faut savoir aimer mieux son prochain que soi-même. Plus il y aura de fraternistes, plus il y aura d'amour de bonté, de charité. Cette trinité est la seule vraie, elle est divine, elle est tout. »
Le second article est beaucoup plus révélateur des intentions de ce périodique. Il s'agit d'une longue lettre de Jean Béziat, guérisseur de son état. Créateur du psychosisme, une doctrine étudiant l'influence du monde de l'occulte sur l'homme, il évoque sa vie, ses « travaux » depuis qu'il a quitté le Nord en 1914. Le numéro 2 du Petit fraterniste, daté du 15 mai 1922, lui permet d'expliquer le psychotisme. Cet exposé doctrinal est complété par une liste de périodiques recommandés aux lecteurs : essentiellement des publications de Kardec, fondateur de la Revue spirite, de Léon Denis, président d'honneur de l'Union spirite française, Gabriel Delanne. Dans les numéros suivants, le journal révèle aussi que les activités de Béziat ne font pas l'unanimité. L'homme est en effet poursuivi pour la troisième fois pour ses activités de guérisseur.

La forme de la publication ne devait être que provisoire. Lormier l'avait déjà annoncé dans le premier numéro : « Plus les lecteurs seront nombreux, plus vite le journal sera imprimé. » Celui-ci l'est à partir du 1er août 1922. Vendu 50 centimes le numéro, il comporte quatre pages de format 25 x 32 cm, et imprimées sur trois colonnes par G. Boyau, rue Méaulens à Arras. Son siège est situé chez Lormier, 12, rue des Bouchers-de-Cité et il paraîtra le 1er et le 15 de chaque mois.
Sous le titre deux citations : « Je suis homme et rien de ce qui touche à l'humanité ne doit m'être étranger » du poète latin Térence, et « La plus grande maîtrise est celle de soi-même » de Léonard de Vinci 1452-1519, mais aussi deux invitations « Lire, relire et méditer », « Conserver avec soin chaque numéro ».
Son objet est devenu le « spiritualisme moderne scientifique et philosophique » que Lormier explique avec les mêmes mots dans une nouvelle profession de foi : [Les] « croyants, au spiritualisme raisonné, logique, se font un devoir d'exposer leur foi et leur morale : Aimer et toujours faire le bien, consoler, encourager, aider les faibles, secourir la détresse, en un mot, remplir utilement sa vie de passage sur terre devant servir d'instruction à ceux qui restent après eux. […] Pas de sectarisme, pas de dogme philosophique, des pensées exposées, des idées développées, un encouragement constant dans la voie évolutive de tout progrès et surtout de toutes les croyances. »
Quelque trois mois plus tard, le 15 novembre 1922, le directeur de la publication affiche sa satisfaction : « Le succès s'affirme, l'œuvre grandit ! ». Il ajoute que le périodique fidélise 400 abonnés. Cette réussite lui permet, à lui ou aux théoriciens de la « psychosie », de voir plus grand. Le Petit Fraterniste redevient Le Fraterniste. Ce journal « d'avant-guerre », fondé par Jean Béziat, « reprend après un sommeil forcé, une léthargie dont il sort victorieux » annonce triomphalement l'Arrageois (1).
Comme pour mieux prouver qu'il s'agit d'une renaissance, la première livraison du Fraterniste d'après guerre, datée du 1er janvier 1923, porte le n° 193. Une des boucles de la première lettre de son titre écrit en cursives porte la date de sa fondation : 1910. Son directeur-gérant est toujours Henri Lormier, mais son « directeur psychotique » est Jean Béziat, guérisseur d'Avignon.
De format 45 x 62 cm, ce périodique, imprimé sur six colonnes par Crépin et Louven à Douai, se présente comme l'« organe de l'institut général psychosique ». Tous les 1er et les 15 de chaque mois, il proposera des « études scientifiques et sociales [sur le] psychisme, l'occultisme, le pacifisme, le féminisme, la psychologie ». Le prix de l'abonnement au « plus grand journal de conquête spiritualiste et d'études métapsychiques » est de 12 F, soit 0,60 F le numéro. Le siège est toujours à Arras, mais le périodique annonce deux bureaux, à Paris et à Lyon, qui correspondent à l'adresse de deux guérisseurs magnétiseurs.
La Une s'ouvre généralement par un article de Jean Beziat. Les autres chroniques sont signées : Albin Valabrègue, L. Ferrand, Saltzmann, guérisseur magnétiseur, mais aussi Marinette Benoit-Robin... Le Nord est-il une terre plus sensible aux théories du psychotisme que le Pas-de-Calais ? Lormier qui fait régulièrement le point sur les activités des cercles fraternistes, parle de réunions à Douai, à Cambrai, à Valenciennes, à Saint-Saulve, mais n’évoque aucune ville du Pas-de-Calais. Le dernier numéro consultable aux Archives départementales du Pas-de-Calais date du 1er janvier 1924, mais la publication se poursuit au moins jusqu’à ma veille de la Seconde Guerre. Sin siège est alors 178, rue du Faubourg à Sin-le-Noble.

(1) Nous n’avons trouvé aucun exemplaire de ce Fraterniste d’avant-guerre aux Archives départementales du Pas-de-Calais. Par contre, la médiathèque de Lille en possède quelques exemplaires (Jx 88 : 1911, février à juillet 1914 [manque mai])

Source : https://www.presselocaleancienne-hdf.fr/fiche/789

Le Fraterniste et Le Petit Fraterniste

Le Petit Fraterniste (in Revue scientifique et morale du spiritisme, v25, 1922)

Le Fraterniste et Le Petit Fraterniste

Le Fraterniste, un des derniers numéros (janvier 1939)

    Jules Berthelin fonde Le Biéniste en avril 1922 avec Mme Dubuc et Mlle Duval, secrétaire de Paul Pillault. Des questions matérielles, la perversité de certaines personnes qui ne savent pas résister à l'attrait de l'argent, nuisent à l'essor du mouvement, le journal sombre.
    Le Fraterniste reprend sa parution imprimée en janvier 1923. Le Petit Fraterniste a paru lui du 1er mai 1922 au 15 juillet 1922 en version manuscrite et du 1er août au 15 novembre 1922.

Voir les commentaires

Maurice Igert - Les guérisseurs mystiques (1928)

Publié le par antoiniste

Maurice Igert - Les guérisseurs mystiques (1928)Auteur : Maurice Igert
Titre : Les Guérisseurs Mystiques, Étude psycho-pathologique et médico-légale
Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue publiquement en Décembre 1928
Éditions : Imprimerie J. Fournier, Toulouse, 1928



Recension :
    Maurice Igert. — Le problème des guérisseurs, I vol. in-8°, J. Fournier, Toulouse, 1928.
    Notre civilisation est le résultat d’une série de luttes entre la mentalité primitive faite de foi dans le merveilleux et la tendance à interpréter rationnellement les phénomènes. Le plus positif restant toujours par quelque côté un peu mystique, c’est l’éternel conflit du sentiment et de la raison. Le médecin est représentatif de celle-ci, le guérisseur de celle-là ; aussi, la foule va-t-elle d’instinct au guérisseur, d’instinct au médecin est hostile.
    Le guérisseur mystique réalise donc les aspirations profondes de la foule ; bien loin de la dominer, il n’est que son écho. De là, sa sincérité, même lorsqu’il en vient à tirer profit de la crédulité publique ; de là, ses succès thérapeutiques parfois ; de là, la difficulté de la répression légale. Ces données générales s’éclairent de l’étude particulière de quelques guérisseurs mystiques, les uns débiles mentaux, les autres intelligents. Ceci et cela constituent une étude consciencieuse, originale et clairement exposée qui mérite d’être lue.
Chronique bibliographique, p.137
in La Chronique médicale : revue mensuelle de médecine historique, littéraire & anecdotique, 36e année, 1929

    Maurice Igert. — Le problème des guérisseurs, un vol. in-8°,
Vigot, Paris, 1931. (Prix : 15 francs.)
    "Isoler de la troupe des contrebandiers de la médecine un type psychologique et social : le guérisseur mystique, définir sa nature, décrire ses caractères particuliers, puis déduire de cette étude une conduite médico-légale à son égard, telle a été l'idée directrice de ce travail" (p. 202). Ce programme, que M. Igert s’était tracé, a été rempli de façon si parfaite qu’il sera désormais impossible de reprendre l’étude
des guérisseurs mystiques sans lire cette œuvre consciencieuse, impartiale et fouillée, et sans en tenir le plus grand compte. Un résumé ne peut montrer le jour qu’elle jette sur le mysticisme contemporain autant que sur les troubles psychosiques de nos thaumaturges ; et le compte rendu le mieux fait ne saurait suppléer à ces pages qui sont à lire et qui expliquent, en particulier, la sympathie des juges pour les guérisseurs.
    A cet égard, une leçon vient de la lecture de ce volume, une leçon dont les syndicats médicaux peuvent faire leur profit, en attendant que quelques-uns dans le public même, de bon sens robuste ou simplement habiles et forts du droit commun, devancent les poursuites syndicales. Ce serait, en vérité, un intéressant procès que celui qu’un père intenterait à un guérisseur parce que celui-ci aurait, par exemple, méconnu une appendicite et que les vains espoirs qu’il donna laissèrent passer l’heure utile de l’intervention salvatrice. Ici, les dons merveilleux que la foule affirme plus encore que celui même qui les reçut, l’exercice illégal de la médecine lui aussi sur quoi la partialité peut disputer toujours, sont hors de cause. Le débat est particulier et précis. Sans doute, les premiers procès de ce genre seraient perdus ; mais, même perdus, ils seraient, contre ceux que M. Igert appelle les contrebandiers de la médecine, plus efficaces sans nul doute que nos plaintes corporatives qui aboutissent à un franc de dommages et à une auréole.
Chronique bibliographique, p.137
in La Chronique médicale : revue mensuelle de médecine historique, littéraire & anecdotique, 36e année, 1932

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>