Eklablog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

salle de lecture

Un nouveau messie - Salle de lecture à Tours (L'Union libérale, 30 nov. 1913)

Publié le par antoiniste

Un nouveau messie - Salle de lecture à Tours (L'Union libérale, 30 nov. 1913)Un nouveau Messie

    A l'instar de Paris, Tours possède un nouveau sanctuaire d'un nouveau culte. Réjouissons-nous.
    Nous lisions récemment dans le Temps les lignes suivantes qui contiennent sur ce sujet les renseignements les plus précieux.
    Depuis ce matin Paris possède une nouvelle Eglise, un nouveau culte, un nouveau Messie. Une brave femme de Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, est venue, suivie de six cents fidèles tout de noir habillés, propager en France le culte d'Antoine : non point du saint personnage dont Flaubert, après Teniers et Jacques Callot immortalisa les tentations, mais d'un bon vieillard qui mourut l'an dernier, entouré du respect et de la reconnaissance d'un peuple entier.
    Qu'était le père Antoine ? Un jour, un obscur ouvrier reçoit en lui la vertu qui fait les prophètes. Il s'en alla vaticinant, et comme il était convaincu, il persuada les hommes qui l'entendaient. Il y avait parmi ceux-ci des malades, des infirmes. A la voix du nouveau Messie, les paralytiques se levèrent, les aveugles virent : ils l'assurent du moins. Car des six cents fidèles qui, un petit sac à la main, vêtus, les hommes, d'une lévite noire et coiffés d'un chapeau mat à bords plats, les femmes d'une robe noire et couvertes d'un voile, débarquaient hier à Paris, au grand émoi des badauds, il n'en est guère qui ne soient prêts à témoigner du miraculeux pouvoir du père Antoine.
    Miraculeux en effet, le culte antoiniste dédaigne les formes extérieures qui sollicitent l'admiration des foules. Il suffit de posséder la foi pour être guéri des maux du corps et de ceux de l'âme. Foin des drogues, des thérapeutiques grossières, des chirurgies sanglantes ! La mère Antoine, dépositaire après décès du pouvoir spirituel de son mari, étend la main sur la foule recueillie – et chacun s'en retourne guéri ou amélioré selon la ferveur de sa foi ; le mécréant seul s'en va comme il était venu, car les dieux ne prennent soin que de leurs fidèles...
    – En effet, nous expliquant hier un frère antoiniste, le Christ, venant après les prophètes, marquait une étape nouvelle dans l'évolution morale : à la rigoureuse loi du talion, il substituait le pardon des offenses. Le Père (c'est Antoine) a fait mieux ; comme nos ennemis sont les meilleurs auxiliaires et les seuls guides de notre progrès en nous révélant à nous-mêmes les défauts qui ternissent la netteté de notre conscience, ils sont les véritables instruments de notre épuration. Il ne suffit plus de leur pardonner, nous devons reconnaître en eux nos fidèles amis, et les aimer comme tels. Il faut retourner à l'essence même, au principe initial des religions : à la loi de la conscience ; il faut dégager cette loi de toutes les formes extérieures, de tous les rites, de toutes les liturgies qui en obscurcissent la notion. Puisque nous vivons entourés d'un fluide fait de tous les actes et de toutes les pensées commis ou conçus pendant nos existences antérieures – fluide que le Père maniait à sa volonté et d'où il tirait ses guérisons, – il faut l'exalter au cours de l'existence actuelle en pratiquant le désintéressement le plus absolu. La douleur, les épreuves nous sont envoyées pour nous permettre de nous élever successivement jusqu'à la quasi-perfection morale et à l'amour universel...
    – Mais, interrompons-nous, fort inquiet, ce dogme des réincarnations n'est-il point hérétique ? Ne sentez-vous pas quelque peu le soufre ?
    – Nullement, cher monsieur, nous respectons toutes les religions : nous remontons seulement à leur principe commun.
    – Mais vous ne les pratiquez pas ?
    – Nous sommes les fidèles du Père. Il est pour nous la réincarnation du prophète qui parut plusieurs fois pour révéler au monde la loi de la conscience...
    – Et votre foi justifie vos miracles ?
    – Assurément.
    – Et vos miracles justifient votre foi ?
    – Sans doute... comme dans toutes les religions, ajoute le frère antoiniste.

    A Tours le Culte Antoiniste est modestement installé « au fond de la cour », dans une des rues pittoresques de la vieille ville. Ne précisons pas : trop de monde y courrait !... Le Culte Antoiniste distribue à ses fidèles : images, bréviaires, etc.
    Nous avons eu la joie pieuse d'en contempler des spécimens : une lithographie représente le père Antoine, sur son lit de mort, après sa désincarnation. L'imprimeur n'a, sans doute, pas bien compris : il lui a paru plus naturel de mettre le père Antoine désencorné.
    O coquilles ! O typos !

                                           Un vieil étudiant.

L'Union libérale, 30 novembre 1913

Voir les commentaires

Salle de lecture au 183, rue Saint-Denis (2e arrdt)

Publié le par antoiniste

Salle de lecture de la rue Saint-Denis (2e arrdt)
PARIS (IIe). - Rue Saint-Denis prise de la Rue Reaumur
(au bout la Porte Saint-Denis), le N°168 est dans le dos du photographe, le N°183 sur la droite avec l'auvent

    Un article d'André Arnyvelde indique l'adresse d'une salle de lecture, dans la rue Saint-Denis (1er et 2e arrondissements) :

    Il me fut donné d'assister à la célébration de ce culte, à Paris, un dimanche dans une maison de la rue Saint-Denis. Rien à la façade de la maison n'indiquait ce qui se passait dedans. La porte cochère franchie, je me trouvai dans une vaste cour où des groupes parlaient bas, gravement. Je gagnai un petit escalier qu'on m'indiqua ; je commençai à le monter, mais bientôt je fus immobilisé derrière une foule qui se pressait sur les marches. Enfin, parvenant à me faufiler, degré à degré, avec beaucoup de peine, entre la rampe ou le mur et les gens qui faisaient la queue, serrés les uns contre les autres, j'atteignis le troisième étage.
    Là, force me fut d'abdiquer tout espoir d'avancer plus ; j'attendis bien sagement sur le palier une éclaircie dans le public compact qui encombrait la première pièce de l'appartement, et qu'on voyait par la porte laissée grande ouverte. J'entendais la voix d'un homme qui lisait des versets comme d'Evangile, dans un immense silence de l'assistance dense.
Un Dieu vient de mourir (Le Monde illustré, 13 juillet 1912)

Salle de lecture au 183, rue Saint-Denis (2e arrdt)
PARIS - La rue Saint Denis, à l'angle de la rue Saint Sauveur (n°183 indiqué au stylo) et on voit la porte cochère (cliquez pour agrandir l'image)

    On sait qu'il existait une Fraternelle de l'Institut des Forces Psychosiques en 1912 dans cette rue, au n° 168 (alors 2e arrondissement). La description faite par le journaliste et la situation actuelle du lieu peut le laisser penser.
    C'est un certain M. Fages qui s'occupait de la Fraternelle. S'agit-il du père ou d'un oncle d'Angèle et Marthe Fage (sans s), ou leur frère Émile qui fut teinturier à Paris. On sait l'attachement de la famille au culte antoiniste. Le recensement de la population n'indique plus de Fage ou de Fages en 1926 à ce numéro 168, rue Saint-Denis.

    Dans un article du Matin, on lit que Mlle Camus fit connaissance de l'Antoinisme à Paris "au siège de la Fraternelle, 183, rue Saint-Denis, où chaque dimanche de cinq à six, les Antoinistes s'assemblent pour lire et méditer en commun le Grand livre de la révélation." On y évoque donc bien une fraternelle, mais à un autre numéro de la rue (le même donné par un Unitif, n°183).

Voir les commentaires

Salle de lecture de Buxerolles (panneau et fenêtres)

Publié le par antoiniste

Salle de lecture de Buxerolles (panneau et fenêtres)

Voir les commentaires

Avant le temple de Roanne

Publié le par antoiniste

    Des fidèles se sont implantés à Roanne à partir de 1925 ; une personne guérie d'une paralysie parle de son expérience et permet l'ouverture d'une salle de lecture en 1937 à Roanne, ce qui conduit plus tard à l'édification du temple.

Justin Mourez, « Faut-il se méfier des fidèles du Culte Antoiniste ? », Le Progrès, Loire, Édition du Roannais,‎ 23 mars 2013, p. 15.
https://www.leprogres.fr/loire/2013/03/22/faut-il-se-mefier-des-fideles-du-culte-antoiniste

Voir les commentaires

Salle de lecture de Toulouse, rue de Cherbourg, 1985 (remonterletemps.ign.fr)

Publié le par antoiniste

Salle de lecture de Toulouse, rue de Cherbourg, 1985 (remonterletemps.ign.fr)

Voir les commentaires

La lecture de l'Enseignement du Père (les salles de lecture dans l'Unitif, vers 1920)

Publié le par antoiniste

    Un Unitif datant d’environ 1920 donne une liste des temples (ce qui permet de dater le numéro) et des salles de lecture à l’époque.

La lecture de l'Enseignement du Père (les salles de lecture dans l'Unitif, vers 1920)

Voir les commentaires

Salles de lecture à Tours vers 1920

Publié le par antoiniste

    Grâce à un Unitif datant de 1914, on apprend les adresses des salles de lecture de Tours :

- 33 rue de la Grosse Tour (en plein centre historique)
- 55 avenue de la Tranchée (partie Nord, outre la Loire)
- 4 rue des Orfèvres (également en plein centre historique)
- 26 rue du Cygne
- 15 rue Colbert
- 21 Bd Marchant Duplessis

    Dans celui de 1920 environ, on voit à quel point la ville de Tours, grande ville du spiritisme, était aussi un centre important pour l'Antoinisme. Avant la construction du temple, on y compte pas moins de 4 salles de lecture :

- 33 rue de la Grosse Tour (déjà en 1914)
- 55 avenue de la Tranchée (déjà en 1914)
- 4 rue des Orfèvres (déjà en 1914)
- rue de Chinon (non loin du temple actuel, rue d'Amboise)

    Le temple sera construit en 1921 dans la partie Sud de la ville, dans le quartier Grammont-Prébendes.

    Le même Unitif cite une salle de lecture à Rochecorbon.

    Il existera une salle de lecture antoiniste concurrente au temple lors de la dissidence entre les les antoinistes traditionalistes (qui suivent Jemeppe et le Frère  Nihoul) et les antoinistes réguliers (derrière le Frère Jeannin). Citons celle de la 35, rue Simon Vauquier, chez Soeur Clémence Bredif

Voir les commentaires

La lecture ''antoiniste'' (La Liberté, 29 juillet 1934)

Publié le par antoiniste

La lecture ''antoiniste'' (La Liberté, 29 juillet 1934)

« TOI QUI VAS TES GUETRES TRAINANT »

La lecture "antoiniste"

    C'est à l'angle des rues des Grands-Augustins et Christine.
    Une pancarte, modeste, apprend aux passants qu'ils peuvent assister, tous les jeudis, à 19 h. 30, gratuitement, à une lecture de l'Enseignement du Père. Tout le monde y est admis. On entre par la rue des Grands-Augustins ; pour les renseignements concernant le culte « antoiniste », c'est à la porte de la rue Christine qu'il faut frapper – porte qui est celle du laboratoire d'un fabricant de produits chimiques.
    La chapelle antoiniste est connue dans le quartier ; tous les gardiens de la paix de l'arrondissement vous l'indiqueront.

*
**

    Vous entrez, presque de plain-pied, dans une salle rectangulaire propre ce comme une salle d'opération, aux murs gris jusqu'à mi-hauteur et blancs dans leur partie supérieure, meublée de quatre bancs et d'une chaire, pareille à celle des instituteurs, recouverte d'un sombre tapis vert. Aux murs, un œil de bœuf et quelques inscriptions encadrées, dont une sur fond bleu : « Le Père, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi. » Autres inscriptions : « On ne doit pas parler dans la salle », « Pour comprendre l'enseignement du Père, il faut pratiquer les lectures », « Tout adepte qui fait payer sa prière n'est plus d'accord avec la loi divine », « L'enseignement du Père est basé sur l'amour, la foi et le désintéressement. Nous ne sommes divises que par l'intérêt » ; au-dessus de la chaire : « L'arbre de la science de la vue du mal » et, sur un tableau noir, d'autres principes de l'enseignement du Père.
     – Mais, me demandez-vous, de quel Père s'agit-il ? Je vous réponds : « Patience. »
    Cinq personnes attendent, dans la pénombre et le silence, l'heure de la lecture : quatre femmes qui, pour attendre, ne trouvent pas d'autre attitude que celle que l'on a dans les églises avant la messe ; un homme à longue barbe et longue chevelure – c'est, apprendrons-nous, un musulman de grande culture, qui fréquente régulièrement cette salle dont l'atmosphère lui est agréable.
    Les bruits du soir emplissent la rue. A l'intérieur, le silence.
    Sept heures et demie. Le « servant » gagne la chaire. Il a passé, par-dessus son costume de ville, une façon de redingote noire boutonnée jusque sous le menton, qui lui arrive au-dessus du genou et lui donne l'air d'un quaker. Sa femme garde la porte, dans son costume de « servante » : longue robe noire et sur la tête, un de ces petits chapeaux comme en portent encore les vieilles femmes du Nord et que l'on appelle, je crois, des « capelines ».

*
**

    Debout, le menton posé sur ses mains refermées, l'une recouvrant l'autre, le servant se recueille, prie.
    Il lit maintenant, dans la pénombre toujours, et nous notons, mal, au passage, quelques phrases de la lecture du jour : « Je dis que la solidarité est le principe de la création... Nous ne pouvons nous améliorer que par l'épreuve, sans laquelle il n'est pas d'avancement et, pour ce, le contact de nos semblables est indispensable : voilà la solidarité...
    La lecture terminée – elle dure un quart d'heure – tout le monde se retire.

*
**

    – Mais qui est le Père ?...
    C'est le « père Antoine », qui naquit à Mons-Crotteux dans la province de Liége, en 1846, de parents pauvres. Cadet de onze enfants, il accompagne tout jeune son père à la mine. Devenu ouvrier métallurgiste, il voyage en Allemagne et en Pologne... Il professe avec ferveur jusqu'en sa quarante-deuxième année, la religion catholique, s'applique à la pratique du spiritisme, puis, ayant enfin trouvé sa voie, crée en 1906 le Nouveau Spiritualisme. Il guérit ; aussi, ses adeptes l'appellent-ils « le guérisseur ». Il meurt en 1912, laissant une religion nouvelle que l'on enseigne, aujourd'hui, dans des temples. Le culte antoiniste compte trente-deux temples en Belgique, quatorze en France, dont deux à Paris : 34, rue Vergniaud et 49, rue du Pré-Saint-Gervais, – on en construit un à Saint-Etienne.
    L'enseignement du Père Antoine est contenu en deux volumes que l'on ne peut vendre qu'aux personnes éloignées des centres de lecture. Il se résume en dix principes, dont ces quelques phrases vous donneront une idée : « Vous ne pouvez faire la morale à personne. Ce serait prouver que vous ne faites pas bien. Parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole, mais par l'exemple », « Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère. Ce serait faire entendre que je suis un mauvais père. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes », « Tâchez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence, qui veut toujours plus posséder ».
    Ajoutons, avant de quitter la rue des Grands-Augustins, où je m'excuse de vous avoir retenu si longtemps, que le père Antoine a admis et développé la doctrine consolante, autant que chimérique, des incarnations successives.

                                                                     Marius RICHARD.

La Liberté, 29 juillet 1934

Voir les commentaires

Fraternelles de Paris de l'Institut général de Psychosie

Publié le par antoiniste

    Plusieurs Fraternelles de l'Institut général de Psychosie ont existé à Paris :

Fraternelles de Paris de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°11 de Paris (Le Fraterniste, 12 septembre 1912)

Fraternelles de Paris de l'institut général de Psychosie

Fraternelle n°11 de Paris (Le Fraterniste, 19 septembre 1912)

    Le Fraterniste évoque encore la Fraternelle n°32 de Paris.

Fraternelles de Paris de l'Institut général de Psychosie

Fraternelle n°48 de Paris (Le Fraterniste, 2 mai 1913)

Voir les commentaires

Daniel-Rops - La nuit du coeur flambant (1953), Photo de Guy - La rue Basse-du-Château

Publié le par antoiniste

Daniel-Rops - La nuit du coeur flambant (1953), Photo de Guy - La rue Basse-du-Château

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>