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Le silence - Pourquoi on ne parle pas dans les temples

Publié le par antoiniste

Le silence - Pourquoi on ne parle pas dans les temples

On ne doit pas parler dans le temple (source : abc-des-abc-michea-jacobi.blogspot.com)

    COMMENT DOIT-ON AGIR
    DANS LES RÉUNIONS SI
     L'ON VEUT RESPECTER
       L'ENSEIGNEMENT

    Père, j'ai la pensée de Vous écrire pour vous poser deux questions.
    1° Quand la lecture est faite, doit-on terminer la réunion ou demander aux frères qui y assistent s'ils ont l'une ou l'autre question à poser et laisser chacun libre d'y répondre d'après son expérience.
    2° Après la lecture il nous arrive de donner connaissance de lettres que nous recevons de part et d'autre. N'y trouvez-vous pas un obstacle ?
    Ayez la bonté, Père, de répondre à ces questions afin que nous marchions tous d'accord dans la voie que vous nous avez tracée.
                      P.

    Le Père. - J'ai déjà reçu de plusieurs groupes des lettres me demandant comment on doit faire pour être d'accord avec l'Enseignement. Nous le savons, nous n'en sommes encore qu'à l'aurore de sa proclamation. Pour le répandre nous en faisons la lecture dans des maisons ou dans des salles suivant l'importance des groupes. Plus grand est le nombre des adeptes, plus il est besoin de salles indépendantes et plus aussi le silence est nécessaire. Les groupes qui se dirigeront avec amour attireront de nouveau adhérents en proportion et des personnes dévouées et désintéressées seront heureuses de faire construire des temples ; c'est en travaillant à notre amélioration que nous trouverons tout ce dont nous avons besoin, tout se résoudra à notre satisfaction, nous finirons par avoir dans chaque groupe un temple et vous savez qu'on n'y parle pas ; nous devrions commencer dès maintenant à ne plus le faire, avant ni après la lecture. L'Enseignement est un guide, une lumière qui nous éclairera pour tout ce qui nous sera nécessaire, celui qui respectera ce qu'il en comprendra sera inspiré suivant son désir de continuer son progrès. Ce n'est pas ce que nous pourrions ajouter à la lecture qui nous fera mieux connaître le chemin que nous devons suivre, qui pourra nous donner ce que nous n'avons pas mérité. Plus de silence y aura-t-il, mieux le fluide pourra faire son oeuvre et plus les adeptes en profiteront. Cependant ils peuvent se réunir à deux ou trois tantôt chez l'un tantôt chez l'autre pour raisonner de l'Enseignement, mais ils doivent se garder de prétendre mieux connaître que d'autres car notre intelligence pourrait nous rendre de mauvais service ; dans ces petites réunions chacun pourra dire sa manière de comprendre l'Enseignement. Notez bien que celui-ci n'est interprété que suivant notre degré d'élévation, nous pourrions parfois être étonnés de l'interprétation de certains adeptes qui nous paraîtrait tout l'opposé de la nôtre. C'est pour nous autant d'instruction et nous pouvons reconnaître par là que le contact de notre semblable nous est toujours utile puisque la solidarité nous est autant indispensable pour nous instruire que pour nous améliorer. Ceux qui s'efforceront de mettre en pratique l'Enseignement démoliront insensiblement leur vue du mal qui seule fait dégénérer les réunions parce que ce n'est que par elle que surgissent toutes les contrariétés qui mettent le désaccord entre les adeptes. Nous nous étonnons parfois que des frères en soient atteints et qu'ils voient le mal dans des choses qui nous paraissent être un bien, mais nous ne l'avons pas moins à leur égard si elle nous paraît être chez eux car nous voyons également le mal en eux si nous ne sommes pas satisfaits de leur manière de voir. C'est ce qui arrive, nous croyons être dans la raison en visant par la vue du mal ceux que nous sembleraient la posséder.

Le Développement de l'Enseignement du Père, p.147-152

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La Révélation, L'existence de Dieu est la négation de la matière & l'existence de celle-ci la négation de celle de Dieu (p.168, §2)

Publié le par antoiniste

    Pourquoi est-il dit : "sans épreuve, point d'avancement ?" Parce qu'il faut sentir le mal pour en surmonter la vue. Le bien ne peut s'y assimiler, pas plus que la vérité à l'erreur.

La Révélation, L'existence de Dieu est la négation de la matière & l'existence de celle-ci la négation de celle de Dieu, p.168, §2

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Le culte du Travail selon Godin dans le Familistère

Publié le par antoiniste

Anticlérical virulent, Godin pratique cependant un déisme très personnel, évoquant un Être suprême bienveillant ; il croit de façon ardente que le Travail, toute activité ayant pour but de transformer la matière afin de vivre mieux, est la raison profonde de l'existence de l'Homme, et par conséquent d'atteindre l'essence humaine, une certaine part de divin. S'opposant aux principes mêmes du capitalisme, il estime que l'ouvrier devrait posséder le statut social le plus élevé, puisque c'est lui qui travaille, que c'est lui qui produit les richesses. Au-delà des aspects matériels de l'œuvre, le Familistère doit amener à une élévation morale et intellectuelle du travailleur, lui permettre de retrouver l'estime de soi et son indépendance vis-à-vis de la société bourgeoise.

L'éducation à l'économie sociale va dans ce sens, mais également l'architecture même des bâtiments : à l'intérieur des cours, les balcons qui donnent accès aux appartements sont créés pour être des lieux de rencontre permanents entre ouvriers, quelle que soit leur position dans l'usine, manœuvre, employé de bureau ou cadre, afin de donner naissance à une réelle fraternité entre Familistériens. Les fenêtres intérieures, la promiscuité, sont pensées comme des éléments d'émulation : la vue d'un intérieur bien tenu doit vous pousser à vous-même entretenir votre logement, d'autant plus que le regard de l'autre, et sa désapprobation, sont considérés comme la meilleure des sanctions. Cette architecture particulière, décrite par ses détracteurs comme « carcérale », est donc voulue, afin de permettre une auto-discipline et une responsabilisation des habitants qui rendent inutile toute forme de police.

Cette notion de responsabilisation n'est pas anecdotique : elle est à la base de l'œuvre de Godin, pour qui l'amélioration des conditions de vie n'est qu'une première étape. Il s'agit, à terme, de permettre aux ouvriers de se libérer de toute dépendance vis-à-vis du patronat, d'abolir le salariat et de lui substituer l'Association.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Familist%C3%A8re

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André Baillon - Nous

Publié le par antoiniste

    Bien entendu, et avant tout, il y a des "Je". Le "Je" de Bèche, le "Je" de Bornet, le "Je" de Martin, les autres. Ils diffèrent peu des "Je" qui portent chapeau ou casquette dans le monde. Peut-être sont-ils plus forts, ce qui m'a fait dire à Claire :
    - Tu ne sais pas ? Notre maboulisme, c'est l'hypertrophie du "Je".
    Et Claire n'a pas dit non.
    Quelque fois, le "Je" s'efface et le "Nous" se révèle. Un "Nous" composé de nos "Je" avec un ciment en plus qui les transforme et les agglomère en bloc : le "Nous" de Voisin*.
    Le pain arrive en retard. Chaque "Je" trouverait sans peine une croûte pour sa faim. Le "Nous" veut avoir son pain ; il proteste ; il réclame :
    - On nous oublie ! Où est notre pain ?
    Mélange de ce que nous pensons, craignons, voulons, "Nous" n'a qu'une tête. "Nous" se rebelle et trousse, quand le poêle fume. "Nous" a mal, si un de ses "Je" se détache de lui, dans la petite voiture. "Nous" est nerveux. "Nous" s'amuse. Il se forme, sans qu'on sache pourquoi, tout à coup. Il se désagrège sans qu'on le sache davantage. Il a vécu une heure, une minute, une seconde. Revoici le "Je" de Bèche, le "Je" de Bornet, les autres...

* Voisin est le nom de la section de la Salpétrière où se trouve Jean Martin.

André Baillon, Chalet 1, p.209
Cambourakis, Paris, 2009

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En réponse à l'interdiction des minarets en Suisse...

Publié le par antoiniste

...interdisez les coucous chez vous !

    Ces choses affreuses, bruyante et kitsch.

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Etty Hillesum - Prière du dimanche matin

Publié le par antoiniste

    Je vais t'aider mon dieu, à ne pas t'éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d'avance. Une chose cependant m'apparait de plus en plus claire : ce n'est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t'aider - et ce faisant nous aider nous-mêmes.

Prière du dimanche matin, 12 juillet 1942, référence : Une vie bouleversée Seuil 1985 et 1988, p. 166
source : wikipedia - article Etty Hillesum

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Ayn Rand - The Cult of Moral Grayness

Publié le par antoiniste

"The Cult of Moral Grayness"
by Ayn Rand
(published in THE OBJECTIVIST NEWSLETTER, June, 1964,
and included as chapter 9 in the book, THE VIRTUE OF SELFISHNESS):
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     One of the most eloquent symptoms of the moral bankruptcy of today's culture, is a certain fashionable attitude toward moral issues, best summarized as: "There are no blacks and whites; there are only grays."

     This is asserted in regard to persons, actions, principles of conduct, and morality in general.  "Black and white," in this context, means "good and evil."  (The reverse order used in that catch phrase is interesting psychologically.)

     In any respect one cares to examine, that notion is full of contradictions (foremost among them is the fallacy of "the stolen concept").  If there is no black and white, there can be no gray -- since gray is merely a mixture of the two.

     Before anyone can identify anything as "gray," one has to know what is black and what is white.  In the field of morality, this means that one must first identify what is good and what is evil.  And when a man has ascertained that one alternative is good and the other is evil, he has no justification for choosing a mixture.  There can be no justification for choosing any part of that which one knows to be evil.

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     If a moral code (such as altruism) is, in fact, impossible to practice, it is the code that must be condemned as "black," not its victims evaluated as "gray."  If a moral code prescribes irreconcilable contradictions -- so that by choosing the good in one respect, a man becomes evil in another -- it is the code that must be rejected as "black."  If a moral code is inapplicable to reality -- if it offers no guidance except a series of arbitrary, groundless, out-of-context injunctions and commandments, to be accepted on faith and practiced automatically, as blind dogma -- its practitioners cannot properly be classified as "white" or "black" or "gray": a moral code that forbids and paralyzes moral judgment is a contradiction in terms.

     If, in a complex moral issue, a man struggles to determine what is right and fails or makes an honest error, he cannot be regarded as "gray"; morally, he is "white."  Errors of knowledge are not breaches of morality; no proper moral code can demand infallibility or omniscience.

     But if, in order to escape the responsibility of moral judgment, a man closes his eyes and mind, if he evades the facts of the issue and struggles not to know, he cannot be regarded as "gray"; morally, he is as "black" as they come.

     Many forms of confusion, uncertainty and epistemological sloppiness help to obscure the contradictions and to disguise the actual meaning of the doctrine of moral grayness.

     Some people believe that it is merely a restatement of such bromides as "Nobody is perfect in this world" -- i.e., everybody is a mixture of good and evil, and, therefore, morally "gray."  Since the majority of those one meets are likely to fit that description, people accept it as some sort of natural fact, without further thought.  They forget that morality deals only with issues open to man's choice (i.e., to his free will) -- and, therefore, that no statistical generalizations are valid in this matter.

     If man is to be "gray" by nature, no moral concepts are applicable to him, including "grayness," and no such thing as morality is possible.  But if man has free will, then the fact that ten (or ten million) men made the wrong choice, does not necessitate that the eleventh one will make it; it necessitates nothing -- and proves nothing -- in regard to any given individual.

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     There are, of course, complex issues in which both sides are right in some respects and wrong in others -- and it is here that the "package deal" of pronouncing both sides "gray" is least permissible.  It is in such issues that the most rigorous precision of moral judgment is required to identify and evaluate the various aspects involved -- which can be done only by unscrambling the mixed elements of "black" and "white."

     The basic error in all these various confusions is the same: it consists of forgetting that morality deals only with issues open to man's choice -- which means: forgetting the difference betwen "unable" and "unwilling."  This permits people to translate the catch phrase "There are no blacks and whites" into: "Men are unable to be wholly good or wholly evil" -- which they accept in foggy resignation, without questioning the metaphysical contradictions it entails.

     But not many people would accept it, if that catch phrase were translated into the actual meaning it is intended to smuggle into their minds: "Men are unwilling to be wholly good or wholly evil."

     The first thing one would say to any advocate of such a proposition, is: "Speak for yourself, brother!"  And that, in effect, is what he is actually doing; consciously or subconsciously, intentionally or inadvertently, when a man declares: "There are no blacks and whites," he is making a psychological confession, and what he means is: "I am unwillling to be wholly good -- and please don't regard me as wholly evil!"

     Just as in epistemology, the cult of uncertainty is a revolt against reason -- so, in ethics, the cult of moral grayness is a revolt against moral values.  Both are a revolt against the absolutism of reality.

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     Observe, in politics, that the term extremism has become a synonym of "evil," regardless of the content of the issue (the evil is not what you are extreme about, but that you are "extreme" -- i.e., consistent).  Observe the phenomenon of the so-called neutralists in the United Nations: the "neutralists" are worse than merely neutral in the conflict between the United States and Soviet Russia; they are committed, on principle, to see no difference between the two sides, never to consider the merits of an issue, and always to seek a compromise, any compromise in any conflict ... .

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     Like a mixed economy, men of mixed premises may be called "gray"; but, in both cases, the mixture does not remain "gray" for long.  "Gray," in this context, is merely a prelude to "black."  There may be "gray" men, but there can be no "gray" moral principles.  Morality is a code of black and white.  When and if men attempt a compromise, it is obvious which side will necessarily lose and which will necessarily profit.

     Such are the reasons why -- when one is asked: "Surely you don't think in terms of black-and-white, do you?" -- the proper answer (in essence, if not in form) should be: "You're damn right I do!"




-- The entire article became chapter 9 in the book, THE VIRTUE OF SELFISHNESS by Ayn Rand, which is even more relevant today.

source : http://freedomkeys.com/ar-moralgrayness.htm

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.164, § 3)

Publié le par antoiniste

    A mesure que nous traversons les tissus de la matière, nous nous sentirons grandir dans la foi, jusqu'à ce qu'un jour nous nous trouvions réunis fraternellement, les uns dans les autres, au sein de Dieu.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.164, § 3

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.163)

Publié le par antoiniste

    Son cœur palpite parce qu'il obtient l'amour pour fraterniser avec ses semblables ; bien que croyant en Dieu, nous ne l'obtenons pas facilement.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.163

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La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ? (p.160)

Publié le par antoiniste

 

 

 

 

    Nous devons considérer ce monde comme une école où nous apprenons à aimer.

La Révélation, Dieu pourrait-il avoir créé la souffrance ?, p.160

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