vichy
Vichy - Rue Bargoin - côté (Google StreetVieuw)
superficie du temple de Vichy
Vichy : contenance de 3 ares 60 centiares
Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922
Recueil des circulaires, instructions et autres actes émanés du Ministère de la Justice ou Relatifs à ce Département. Troisième série. 1922
Narcisse Nihoul

Narcisse Nihoul (acte de mariage 18 avril 1888 à Seraing avec Henriette Demoulin)
M. Narcisse-Louis-Joseph Nihoul, propriétaire, né à Engis le 18 mars 1864, époux de dame Henriette Demoulin, ménagère, née à Horion-Hozémont le 1er février 1865, demeurant à Jemeppes-sur-Meuse.
M. Narcisse-Louis-Joseph Nihoul-Demoulin :
Commune de Seraing-sur-Meuse.
Une maison et temple, sis rue de Tavier, n°2, pour une conenance de 3 ares 55 cantiares, joignant les rues de Tavier et de la Colline dont il forme l'angle et la société coopérative « L'Union coopérative ».
Commune de Visé.
Maison et temple, sis rue de l'Allée Verte, pour une contenance de 5 ares 50 centiares, joignant Paquay, Jacques ; Mouton, Marie-Emilie-Henri et la rue de Visé, à Liége.
Commune de Momalle.
Une maison, temple et jardin, sis en lieu dit Momalle-Village, de 14 ares 35 centiares, joignant Renkin, le chemin de Momalle à Hodeige, Moermans-Lacombe, Mondy-Hanson et un biez.
Commune de Villers-le-Bouillet.
Un temple, sis en lieu dit Cabaintes, pour une contenance de 2 ares 20 centiares, joignant Lekeu-Botroux et Lekeu-Duchesne, Thion-La-Croix, la rue d'Ampsin à Villers-le-Bouillet.
Commune de Forest lez-Bruxelles.
Un temple, sis boulevard Guillaume Vanhaelen, pour une contenance de 3 ares 60 centiares, joignant Deppe-Beaufort, Vanham-Mouton et Mouton-Deman.
Commune de Souvret.
Un temple, sis rue de Fontaine, pour une contenance de 3 ares 20 centiares, joignant Denamur-Basin, Remy-Lapage, Dehon-Stumpart, Leclercq-Debande et le chemin.
M. Narcisse Nihoul, outre les immeubles qu'il a affectés ci-dessus, affecte les suivants :
Un temple, sis à Vichy (France), rie Bargoin, d'une superficie de 360 m2.
Et un autre temple, sis à Tours (France), rue Ambroise, d'une superficie de 396 m2.
Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922
Recueil des circulaires, instructions et autres actes émanés du Ministère de la Justice ou Relatifs à ce Département. Troisième série. 1922
cf. https://gw.geneanet.org/midero?n=nihoul&oc=&p=narcisse+louis+joseph
& https://gw.geneanet.org/midero?lang=fr&pz=philippe+henry+jean+michel&nz=de+ro&p=henriette&n=demoulin
Albert Van der Naillen - Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer (1927)

Auteur : Albert Van der Naillen
Titre : Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer:
Many of his almost maraculous [sic] cures have been personally witnessed by the author as related in this book ...
Editions : The Park Printing Co., 1927 - 82 pages
source : Google Books
Le livre est maintenant disponible en ligne sur le site babel.hathitrust.org.
Lire un extrait à la page suivante.
Table des matières
Chapter I - p.5 (arrivé sur la Côte d'Azur et connaissance des cures du Père)
Chapter II - p.27 (description des méthodes de guérison avec Mrs. Nucci)
Chapter III - p.59 - A visit to the Temple
Chapter IV - p.75 (entrevue avec le Père et la cure de Célestine)
Conclusion - p.82
Dans une de ses autres oeuvres, The strenuous life spiritual and The submissive life (p. 66), Albert van der Naillen raconte comment il s'est documenté sur l'antoinisme :
" During Archie's absence, lasting nearly a month, I worked steadily on "The Strenuous Life Spiritual," at the same time keeping up a voluminous correspondence with my European friends, especially of Nice, Monaco, Monte Carlo, Cape Martin, and the French Mediterranean shore called the Cote d'Azur, also with dear friends in Paris, and the many faithful adepts of Antoine, the Belgian remarkable healer of Jemeppe-Sur-Meuse, with whom I had passed an entire month. All of these notable and many lovingly evolved souls had received me with open arms in their beautiful homes, on my late European trip, for many belonged to the high nobility.
" This extensive writing and correspondence, although the latter is very lovely and interesting, had nevertheless overtaxed my strength. Tired and nervous, I felt the need of a good, long rest, and I decided to take it at the first opportunity.
" Meanwhile, Archie had returned from Long Beach. He came to see me at my home, on May the 20th, 1910. "
Ce mois entier est donc raconté en détail dans Revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer.
Décoré de l'Ordre de chevalier de Léopold, cet Américain, belge d'origine, se voit ici l'occasion de faire connaître les évènements qui eurent lieu ce mois, afin de faire connaître la religion belge outre-Atlantique.
En guise de dernier chapitre, l'auteur explique la raison pour laquelle la publication de cette expérience ne fut pas plus rapide : tout d'abord, son absence à la California Psychical Research Society et la School of Engineering lui demandèrent beaucoup de travail à son retour, la guerre augmenta d'autant plus ses obligations. Puis Mère et le Secrétaire du Culte, Mme Vitt. lui demanda d'attendre, d'abord que le culte soit reconnu officiellement en Belgique (ce qui fut fait en 1922), puis que l'Amérique soit prête. Le but de se livre était de faire office d'introduction, et l'auteur annonçait la future publication en englais de la Révélation, avec peut-être la création d'une salle de lecture. Cependant l'auteur meurt en 1928 et n'aura pas le temps de faire connaître plus avant l'oeuvre du Père. Il semble que personne ne pris la suite. La concurrence de la Science chrétienne et de la Nouvelle Pensée finit de permettre à l'antoinisme de se répandre aux Etats-Unis.
L'auteur raconte donc en détail les évènements dont il fut témoin durant quelques mois de l'année 1909. Par l'intermédiaire du Colonel Comte Albert de Rochas d'Aiglun, militaire et administrateur français, auteur d'études historiques et scientifiques ainsi que d'ouvrages sur les phénomènes paranormaux, Albert van der Naillen fit la connaissance de Mrs. Nucci, qui habitait dans la villa Montplaisir dans le Boulevard de l'Ouest à Monaco. Puis il fit la connaissance de la fille de Mrs. Nucci, Madeleine (née en 1901, mandoliniste), et de son mari, de Mrs. Vitt[art]. et sa soeur Mrs. K.[ünz], tous adeptes du Père. Mrs. Nucci recevait à cette époque jusqu'à 62 malades par jour, dont elle prenait le nom pour envoyer une lettre au Père qui opérait pour eux les guérisons. Mrs. Nucci envoyait jusqu'à 846 lettres à Jemeppe par mois. L'auteur relate les guérisons de Mr. et Mrs. Ph., Mr. Ber., Miss Garona, Mr. Bertolino, Célestine... Tous les cas étaient des "renoncés par la science".
Le mari de Mrs. Nucci était musicien dans l'Orchestre de Monte-Carlo durant la saison estivale et dans l'Orchestre de Vichy durant la saison hivernale. De là s'est propagé l'antoinisme dans le centre.
Mrs. Nucci est décrite comme une personne aisée, mais désireuse d'aider son prochain, il lui arrivait ainsi d'acheter de la viande à son boucher uniquement pour la donner aux pauvres, et de manger avec sa famille de la polenta. D'après l'auteur, la plupart des malades qui demandaient assistance à Mrs. Nucci était de la classe ouvrière, et beaucoup étaient Italiens et illetrés. Comme le pense Régis Dericquebourg, il semble bien que c'est par la communauté de Monaco que l'antoinisme pénétra le Nord de l'Italie.
Suivent des extraits de l'Enseignement du Père dont une traduction anglaise de l'Auréole de la Conscience :
The only remedy which can heal humanity is FAITH ; Faith is born of Love ; that kind of Love which convinces us that God dwells in our very enemies ; hence not loving our enemies is not loving God ; it is the Love we have for our enemies that renders us worthy of serving him ; for that Love is truth is its essence, for it is purity itself (p.52 et 58).
Enfin, il relate une visite du temple et une entrevue avec le Père. Là on apprend que c'est une des filles adoptives de Père et Mère qui donnait les jetons numérotés pour attendre son tour, et Mr. Monet annoncé le numéro désigné pour entrer voir "Master Antoine" comme l'appelle Alfred van der Naillen.
Culte antoiniste à Vichy

Le culte Antoiniste existe, à Vichy, depuis 1910. La salle de lectures de l'enseignement du Père Antoine se trouvait, primitivement, rue du Bief, n°22 (aujourd'hui rue du Onze-Novembre, n°22 - A). En 1917, elle fut transportée rue Antoine-Jardet, n°1 (B) où elle resta jusqu'au 5 septembre 1920, date à laquelle le Temple Antoiniste de la rue Bargoing (C) fut consacré par la Mère Antoine elle-même.
Le Temple de Vichy possède un Conseil d'Administration composé de frères ou soeurs, portant le costume et régissant l'Association cultuelle Antoiniste de Vichy dont les statuts ont été régulièrement déposés à la Sous-Prefecture de Lapalisse (J.O. du 24 novembre 1923). Cette association dépend elle-même de l'Union des Associations cultuelles Antoinistes, dont le siège est au Temple de Paris, 34, rue Vergniaud. Le temple de Vichy appartient à l'Union des Associations Antoinistes.
Le Conseil d'Administration se compose de sept membres, dont un président, un secrétaire et un trésorier. Chaque année, à la réunion générale de l'Association, on procède, selon les satuts, au renouvellement d'un membre. Ce membre est rééligible.
Antonin Mallat, Vichy à travers les âges, p.147-48
Imprimerie Centrale Bourbonnaise, Vichy, 1934 (oeuvre posthume)
On a ici une bonne description de l'organisation avant la reconnaissance légale du culte : petit rappel.
En 1923, la Mère demande que soit constitué en France un organisme central propriétaire des 7 temples français. Mais selon la loi, il fallait 25 membres pour constituer une association cultuelle nationale. Chaque temple devient donc une association. En 1929, la création d'une Caisse centrale à Paris donna aux Antoinistes français une autonomie matérielle par rapport à la direction belge. En 1931, la Mère se retire complètement des affaires françaises. En 1945, les associations locales vendirent leur temple à l'Union nationale des cultes antoinistes, et en 1958, le nombre de lieux de culte ayant atteint le chiffre fatidique de 25, les associations cultuelles locales furent dissoutes. L'union se transforma en une Association cultuelle antoiniste du collège des desservants de France.
En France, le culte de développe parallèlement aux autres religions et acquitte les mêmes impôts. Il a été régulièrement constitué comme association cultuelle, selon les modalités des lois du premier juillet 1901 et 9 décembre 1905, suivant déclaration initiale insérée au Journal Officiel du 9 février 1924. La dernière modification des statues de l'association cultuelle dite "Culte Antoiniste" a été publiée au JO du 3 Août 1988.
Les adeptes à Vichy
Pierre Debouxhtay signale qu'en 1915 environ, sauf à Vichy, où l'Antoinisme s'était introduit depuis longtemps (temple consacré en 1920), le nombre des adeptes semble fort peu élevé dans la région du Massif Central (p.266). L'Unitif relate cependant "six ou sept cas de guérison" dans une famille du Puy-de-Dôme (p.172).
Au diocèse de Moulins où on les [les Antoinistes] trouve à Vichy (temple), Cusset, Saint-Pourçain, Billy, Varennes-sur-Allier (temple).
C.Ch. Chéry o.p., Les Sectes, in Lumière et Vie, n°6, 1952, p.103
Bourbonnais-Orléanais. - Quelques adeptes à Palluau (Indre), peu actifs. - Un petit groupe à Bourges, qui réclame un temple. - Une salle de lecture à Orléans, qui voudrait également un temple. - Un temple à Vichy, où le groupe est vivant surtout à la "saison". On les signale aussi à Billy, Saint-Pourçain-sur-Sioule et dans le canton de Varennes, où une dizaine d'adeptes ont une réunion tous les dimanche à 15 heures.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.265
Bourges ne verra pas de temple, mais celui d'Orléans est consacré en 1957.
Billy est à une dizaine de kilomètres au nord de Vichy. Saint-Pourçain-sur-Sioule encore un peu plus au nord, non loin de Varennes-sur-Allier.
Dans un Unitif de 1920 environ, on apprend l'existence d'une salle de lecture à St Germain des Fossés (Quartier des Planches).
Il se trouve actuellement une salle de lecture à Clermont-Ferrand, 53 ter, boulevard Lafayette : 3° dimanche de chaque mois à 15 heures ; tous les vendredis soir à 19 heures. Elle est tenue par Sœur Faverdin.
Les adeptes à Orléans
En Juin 1913 s'ouvre une salle de lecture à Cepoy (quartier du château, chez Mme Guillemain) et Chalette-La Pontonnerie, près de Montargis, à l'est d'Orléans (chez M. Guerret- Guillet).
En 1912, on compte déjà une salle de lecture à Savonnière-Au Morier et une à Palluau-sur-Indre en 1913, cette dernière subsistant jusqu'en 1920 au moins.
Bourbonnais-Orléanais. - Quelques adeptes à Palluau (Indre), peu actifs. - Un petit groupe à Bourges, qui réclame un temple. - Une salle de lecture à Orléans, qui voudrait également un temple. - Un temple à Vichy, où le groupe est vivant surtout à la "saison". On les signale aussi à Billy, Saint-Pourçain-sur-Sioule et dans le canton de Varennes, où une dizaine d'adeptes ont une réunion tous les dimanche à 15 heures.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.265
Bourges ne verra pas de temple, mais celui d'Orléans est consacré en 1957 et celui de Vichy dès 1920, c'est le deuxième de France après Paris et Monaco. Tours, non loin sera le troisième temple français consacré en 1921, et Villeurbanne (Lyon), le sera l'année suivante, en 1922.
Billy est à une dizaine de kilomètres au nord de Vichy. Saint-Pourçain-sur-Sioule encore un peu plus au nord, non loin de Varennes-sur-Allier.
On compte encore une salle de lecture à Chartres, 14 rue des Fleurs : 1° et 3° dimanche de chaque mois à 15 heures, tenue par la Soeur Lemichel.
Vichy (Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899))
Vichy ! Une ville nette, agréable, brillante, riche infiniment des largesses intéressées de la sensualité aux abois, de l'intempérance repentie, de l'avarice enfin châtiée. Dès la gare, un calme rayonnement de boulevards spacieux, d'ombreuses avenues. Partout des hôtels, des villas meublées, réservées aux élégants malades que travaille la vengeresse peur de la mort, laissent par leurs portes ouvertes entrevoir le luxe de leurs jardins fleuris. De porte en porte luisent les cuivres où des médecins publient leurs noms providentiels avec l'heure de leurs consultations. De place en place, de vaniteuses pharmacies exposent une multitude de panacées, sirops, pastilles, pâtes et emplâtres, illustrés de réclames tentatrices. D'un bout à l'autre, le sanatorium à la mode promet la santé, rassure, en demande le prix. La plupart des rues ont des noms de médecins distingués. Que de princes de la science, bon Dieu ! Et comme les pauvres malades, maigres, jaunes, plombés, voûtés, cassés, qui ne viennent pas à Vichy pour rire, - c'est vraiment le petit nombre, - s'en doivent réjouir... ou effrayer !
Si les guérisons sont problématiques, certaines sont les distractions. Le casino, l'Eden-Théâtre, les concerts du Parc, le jeu, les excursions champêtres, amusent la douleur, s'ils ne la font pas oublier; surtout ils comblent les goûts de la foule opulente et oisive, qui n'est à Vichy que pour mener la vie frivole des villes thermales.
[Après Montluçon], grande laborieuse, comme pour la soulager, Néris-lez-Bains lui réserve le repos et les soins d'une modeste et charmante station thermale ; c'est le Vichy des gens de moyennes fortunes éprouvés par les rhumatisme, la goutte, les névralgies sciatiques.
Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica
Groupe à Vichy (Juliette Vittart)
Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. On accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vichy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès. Pendant assez longtemps je restai en correspondance avec toutes ces personnes, cherchant à les aider et à les éclairer ; c'est de notre Père que je recevais tout pour le leur transmettre, y ajoutant parfois ce qui me semblait à même de les encourager en me basant toujours sur mon expérience.
extrait la profession de foi de Juliette Vittart "Montrons-nous extérieurement ce que nous sommes naturellement"
in L'Unitif n°5, p.14-15
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