• Journal de Monaco  n°2940 du 21 juillet 1914

     

    Etude de Me Alexandre Eymin,
    docteur en droit, notaire,
    2, rue du Tribunal, Monaco.

    CESSION DE FONDS DE COMMERCE
    Publiée en conformité de l’Ordonnance Souveraine
    du 23 juin 1907.
    (Deuxième Insertion.)

        Suivant acte reçu par Me Alexandre Eymin, docteur en droit, notaire à Monaco, soussigné, le onze juillet mil neuf cent quatorze, M. Eugène-Henri-Léon Blaringhem et Mme Mathilde-Sophie Künz, son épouse, négociants en instruments de musique, demeurant à la Condamine, ont acquis :
        De Mme Marie-Louise Vittart, veuve de M. Alexandre-Ferdinand-Charles-Marius Künz, commerçante en instruments de musique, demeurant à la Condamine, rue Louis, n° 15 ;
        Tous les droits de communauté qu’elle possédait sur :
        1° Un fonds de commerce de location de pianos, instruments de musique et partitions, exploité à la Condamine, rue Louis, n° 15. villa Canis, avec succursale å Monte-Carlo, boulevard des Moulins, villa Hélène, et entrepôt à la Condamine, rue Antoinette, no 1, villa Marcel ;
        2° Un fonds d’appartements et chambres meubles exploité à la Condamine, villa Canis, rue Louis, n° 15, et villa Edouard, rue Antoinette.
        Les dits fonds comprenant la clientèle ou achalandage, le nom commercial ou enseigne, les meubles meublants, objets mobiliers, les marchandises, le droit aux baux des locaux ou les dits fonds sont exploités, et, en général, tous accessoires y attachés.
        Les créanciers, tant de Mme Künz-Vittart que de m. Alexandre-Ferdinand-Charles-Marius Künz, son défunt mari, s’il en existe, sont invités, sous peine de ne pouvoir critiquer le paiement qui serait effectué en dehors d’eux, à faire opposition sur le prix de cette cession au domicile à cet effet élu à Monaco, en l’étude de Me Eymin, notaire soussigné, avant l’expiration d’un délai de dix jours à dater de la présente insertion.
        Monaco, le 21 juillet 1914.                      Alex. Eymin.


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  • Journal de Monaco n°2939 du 14 juillet 1914

     

    Marie-Louise Vittart, soeur de Juliette vend à ses beaux-parents Künz ses biens à la Condamine et Monte-Carlo.

     

     

    Etude de Me Alexandre Eymin,
    docteur en droit, notaire,
    2, rue du Tribunal, Monaco.

    CESSION DE FONDS DE COMMERCE
    Publiée en conformité de l’Ordonnance Souveraine
    du 23 juin 1907.
    (Première Insertion.)

       Suivant acte reçu par Me Alexandre Eymin, docteur en droit, notaire à Monaco, soussigné, le onze juillet mil neuf cent quatorze, M. Eugène-Henri-Léon Blaringhem et Mme Mathilde-Sophie Künz, son épouse, négociants en instruments de musique, demeurant à la Condamine, ont acquis :
        De Mme Marie-Louise Vittart, veuve de M. Alexandre-Ferdinand-Charles-Marius Künz, commerçante en instruments de musique, demeurant à la Condamine, rue Louis, n° 15 ;
        Tous les droits de communauté qu’elle possédait sur :
        1° Un fonds de commerce de location de pianos, instruments de musique et partitions, exploité a la Condamine, rue Louis, n° 15, villa Canis, avec succursale à Monte-Carlo, boulevard des Moulins, villa Hélène, et entrepôt à la Condamine, rue Antoinette, n° 1, villa Marcel ;
        2° Un fonds d’appartements et chambres meubles exploité à la Condamine, villa Canis, rue Louis, n° 15, et villa Edouard, rue Antoinette.
        Les dits fonds comprenant la clientèle ou achalandage, le nom commercial ou enseigne, les meubles meublants, objets mobiliers, les marchandises, le droit aux baux des locaux ou les dits fonds sont exploités, et, en général, tous accessoires y attachés.
        Les créanciers, tant de Mme Künz-Vittart que de m. Alexandre-Ferdinand-Charles-Marius Künz, son défunt mari, s’il en existe, sont invités, sous peine de ne pouvoir critiquer le paiement qui serait effectué en dehors d’eux, à faire opposition sur le prix de cette cession au domicile à cet effet élu à Monaco, en l’étude de Me Eymin, notaire soussigné, avant l’expiration d’un délai de dix jours å dater de l’insertion qui fera suite à la présente.
        Monaco, le 14 juillet 1914.                      Alex. Eymin.

     


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  • Journal de Monaco n°2864 du 18 février 1913

     

    achat du terrain pour le temple de Monaco par Juliette Vittard

     

    Etude de Me Alexandre EYMIN,
    docteur en droit, notaire,
    2, rue du Tribunal, Monaco.

    PURGE D’HYPOTHÈQUES LÉGALES

        Aux termes d’un contrat reçu par Me Alexandre Eymin, docteur en droit, notaire à Monaco, soussigné, le trente janvier mil neuf cent treize, dont expédition transcrite au bureau des hypothèques de Monaco le dix février mil neuf cent treize, volume 125, numéro 5, a été déposée ce jourd’hui même au Greffe du Tribunal civil de première instance de la Principauté ;
        Mlle Juliette VITTART, célibataire, majeure, rentière, demeurant à Jemeppes-les-Lièges (Belgique), a acquis :
        De Mme Jeanne-Dévote LAURENTI, épouse de M. fortuné SALADINI, employé au Casino de Monte Carlo, demeurant à la Condamine, quartier des Révoires ;
        Une parcelle de terrain située sur la commune de la Condamine (Principauté de Monaco), quartier des Révoires, d’une contenance superficielle de trois cent cinquante mètres carrés quarante-six décimètres carrés, portée au plan cadastral sous partie du n°412 de la section B, confinant : vers le midi, sur une longueur de quinze mètres, à la propriété Olivié ; vers le couchant, sur une longueur de vingt-trois mètres cinquante centimètres, au surplus de la propriété de Mme Saladini ; vers le nord, sur une longueur de quinze mètres, au boulevard de l’Observatoire, et vers l’est, sur une longueur de vingt-deux mètres soixante-cinq centimètres, à la propriété Bresani.
        Cette acquisition a eu lieu, à raison de soixante-quinze francs le mètre carré, moyennant le prix global de vingt six mille deux cent quatre-vingt-quatre francs cinquante centimes, ci .................................... 26.284 frs. 50
        Pour l’exécution de ce contrat, domicile a été élu, par les parties, à Monaco, en l’étude de Me Eymin, notaire soussigné.
        Avertissement est donné aux personnes ayant le droit de prendre, sur l’immeuble vendu, des inscriptions pour cause d’hypothèques légales, qu’elles devront requérir ces inscriptions dans le délai d’un mois de ce jour, à peine d’être déchues de tous droits. Monaco, le dix-huit février mil neuf cent treize.
                                                         Pour extrait :
                                                     (Signé) Alex. Eymin.


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  • Journal de Moncao n°2536 du 12 février 1907

    Juliette Vittart, en 1907, avant son départ pour Jemeppe, loueuse en garni à Monte Carlo.

     

    AVIS

        Par acte sous seing privé en date, à Monaco, du 15 octobre 1906, enregistré, la demoiselle Juliette Vittart, loueuse en garni, demeurant à Monaco, a cédé à monsieur Auguste-Joseph Bernard, maître d’hôtel, demeurant ci-devant à Beausoleil, le fonds de commerce de « Maison meublée » qu’elle exploitait à Monte Carlo, maison Torelli, boulevard des Moulins.
        Les créanciers, s’il en existe, sont invités à former opposition entre les mains de l’acquéreur dans la huitaine de ce jour, à peine de forclusion.
       
    Monaco, le 12 février 1907.


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  •     Lettre du Père à soeur Vittard

    Mademoiselle Vittard,
       Je crois que vous feriez bien d'écrire un mot à votre soeur.
       Vous savez que tout mon enseignement démontre que l'épreuve est un grand mérite car ce n'est pas celui qui nous semblerait qu'il fait le mal qui en a, mais celui qui travaille à son amélioration.
       Donc que partout où nous voyons le mal, c'est un bien quand nous avons compris l'épreuve.
       C'est nous qui la faisons et elle fait notre bonheur si nous la prenons pour un bien et notre malheur de la prendre pour un mal.
        Mais je sais que Madame Kunz a un grand dévouemenet, elle sera rarement sans épreuve, qu'elle vienne de Pierre ou Paul.
       On nous la donne par le fluide que nous avons préparé par nos bonnes oeuvres, autant aimerions-nous ceux qui en sont l'instrument, autant d'autres fluides élaborons-nous pour en subir d'autres qui nous élèverons. nous disons : "Mon Dieu, que l'épreuve m'a été efficace. Combien elle m'a élevée. Suis-je encore digne d'en recevoir d'autres qui peuvent me faire autant de bien que celle que je viens de terminer." Nous en aurons mais espérons que par notre travail, nous en serons dignes. Que tantôt nous la recevrons avec autant de plaisir qu'autrefois nous en étions martyrs.
       Voilà, Mademoiselle Vittard, ce qui m'est inspiré pour votre lettre de ce matin et je vous l'informe avec autant de plaisir que j'en suis heureux moi-même qui doit le comprendre encore mieux que je ne le fais.
       Bien à vous.
                                Louis Antoine.

        Marie-Louise Vittard, mariée puis veuve d'Alexandre Künz, est sa soeur. Elle fut commerçante en instruments de musique à la Condamine (quartier commerçant de Monaco) en 1914.


        Soeur Vitard fut desservante du premier Temple parisien, rue Vergniaud.
        "Tous les jours, matin et soir, la desservante, Mme Vitard, à qui, certes, on refuserait les soixante-dix ans qu'elle avoue, récite les dix principes révélés par le Père."
    Le Petit Parisien du 26-06-1924 (Numéro 17285)


    A Jemeppe, une Juliette Vittart, habitait au temple (présentée loueuse en garni en 1907 puis comme célibataire et rentière en 1914), et Albert van der Naillen la présente, en 1922, comme secrétaire du culte :
      Nous exprimons le désir de voir la Mère. Elle nous fait dire que si nous revenons une autre fois, après avoir lu les enseignements du Père, elle nous parlera peut-être. Toutefois, la petite vieille en noir ramène avec elle une autre « soeur ».
       C'est une dame aux cheveux noirs, aux yeux très noirs, et qui nous livre tout d'un trait, l'histoire de sa vie et de sa conversion. Elle a « couru » le monde, dont elle connaît le fond et le tréfonds. (Ce disant, elle nous lance un regard qui semble dire : « Vous autres, hommes, vous m'entendez ! ») Bref, elle s'était retirée à Monte-Carlo. La maladie, plusieurs maladies l'accablaient. Jeune, elle eut longtemps des accès de somnambulisme. Un jour, « une comtesse » lui parla du Père Antoine, lui conseillant de l'aller voir :
       — Et je suis Venue ici ! Et le Père m'a inspirée tout de suite et j'ai été guérie !
    Depuis, je me suis vouée à l'Antoinisme !
       Tandis que mes compagnons entretiennent la « soeur » aux yeux noirs, au visage amaigri, qui a « couru le monde » et qui « connaît la vie », je parcours la brochure contenant l'enseignement du Père et les confessions de quelques adeptes notoires, je constate que tous ceux-ci sont venus ici pour y chercher d'abord la guérison de leurs diverses maladies.
       Et c'est la maladie qui semble avoir aidé l'apôtre lui même à découvrir sa voie :
       — La maladie, a-t-il raconté, m'avait tellement affaibli que, par moments, je ne savais plus si j'avais un corps ; mon esprit était devenu d'une sensibilité incroyable ; alors je palpais tous les fluides dans lesquels je puisais les pensées me diriger.
       — Vos convertis, dis-je à la « soeur », sont tous d'anciens malades !
       Ou des malades actuels. Une religion de malades, tel est l'effet assez juste que produit l'Antoinisme à notre confrère.
    L'Écho du merveilleux, revue bimensuelle (directeur Gaston Mery) - 15-05-1913
    source : Gallica

    Son récit complet est relaté dans l'Unitif n°5, p.6-16
       Née en 1854, dans l'Aisne (Liesse ?), 4 frères et soeurs, donc le cadet était souffreteux.
       Habita Paris, voulant être actrice, les parents la mettent dans une couvent.
       A sa sortie, accompagne une dame étrangère dans les villes d'eaux européennes, puis ne pouvant plus la garder, elle reprend sa vocation artistique à Paris, jusqu'à ce que la maladie l'en empêche.
       Elle rejoint sa soeur à Monaco en 1885, où elle ouvrit une pension. Elle s'initie au spiritisme, puis prend connaissance du Père : au lieu d'un pèlerinage à Jérusalem, elle se rend à Jemeppe avec sa soeur le 29 août 1906. Revient en 1907, pour quatre mois. Puis décide de s'y installer :
        "J'adressai ma démission de membre à la société des Sciences psychiques de Nice et envoyai à son président une révélation en disant que j'avais trouvé mon chemin de Damas, que je m'installais définitivement en Belgique. Je demandai à notre Père de me trouver un emploi au temple, car je ne voulais pas rester inactive. Le travail se présenta de lui-même. Beaucoup de monde venait du midi de la France consulter notre Père, la plupart me rendaient visite et je les initiais de mon mieux à ce que j'avais compris de la question. Le nombre augmentait chaque jour car de grandes guérisons s'étaient produites de toutes parts. Ma soeur de son côté continuait à propager l'Enseignement, aidée par d'autres personnes qui comme nous avaient été guéries. L'une d'elles se mit à opérer à Vichy au nom de notre Père et ce fut comme une traînée de poudre. on accourut de partout, lettres et dépêches affluèrent. De grandes et sensationnelles guérisons se produisirent également à Aix-les-Bains. Des adeptes y fondèrent un groupe comme à Monaco, à Vivhy, et ils attirèrent à l'Enseignement bien des personnes qui y étaient préparées par leur progrès. Pendant assez longtemps je restai en correspondance avec toutes ces personnes, cherchant à les aider et à les éclairer ; c'est de notre Père que je recevais tout pour le leur transmettre, y ajoutant parfois ce qui me semblait à même de les encourager en me basant toujours sur mon expérience. Dès le début de ce travail j'avais pris pour exemple deux coeurs généreux qui se trouvaient dans l'entourage de notre Père et que j'appelais les bienfaiteurs de l'oeuvre. C'est sur leur zèle, leur dévouement et surtout leur grand désintéressement qui ne s'est jamais démenti que je me suis basée pour effectuer mon travail.
        "Pour propager l'Enseignement, je fis bien des voyages en France où je reçus des quantités de malades et de personnes s'intéressant à la question morale. Je puis dire que c'est grâce à ma vie de luttes, de souffrances et d'épreuves de toute nature que je pus les aider et les réconforter. Ma grande foi en notre Père puisait en Lui pour eux."
    (Unitif n°5, p.14-15)


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