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Le Développement de l'Œuvre Révélée, L'arbre de la science de la vue du bien (p.357)

Publié le par antoiniste

    Comment convaincre quelqu'un de la non-existence de la matière quoique nous la palpions et voyions si clairement ? Je suppose un arbre, par exemple, un chêne. Avant de naître, il était recélé dans le gland. Mais ce gland à son tour d'où vient-ils ? Spirituellement il ne peut venir de rien et cependant, matériellement, il en est ainsi, puisque celui qui ne croit qu'à la matière, ne croit qu'au néant. Si pour notre intelligence la matière est palpable, n'est-ce pas par les sens qui ne sont que matière ? Pourrions-nous voir rouge avec des lunettes dont les verres seraient bleus ? D'où vient alors cette matière, puisque rien ne vient de rien ? Disons qu'elle est comme le chêne qui, il n'y a qu'un temps relativement court, n'était rien ; elle nous est apparue de la même façon, elle résulte à notre insu de notre imperfection, au fur et à mesure que nous nous en pénétrons.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, L'arbre de la science de la vue du bien, p.357

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Le Développement de l'Œuvre Révélée, L'arbre de la science de la vue du bien (p.351)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'OEuvre Révélée, L'arbre de la science de la vue du bien (p.351)

    Nous voyons dans cette histoire que Adam pose la première pierre à la science qui a la vue du mal, vue de la matière, qui raisonne tous les phénomènes de la pensée par le nombre, la qualité, la disposition des cellules cérébrales. Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'elle en vienne à nier l'âme, le principe spirituel, puisqu'elle ne se base que sur cette matière il lui serait impossible d'admettre sérieusement rien qui soit en dehors d'elle.
    L'intelligence est le siège de toutes nos sensations, nos sens lui servent d'intermédiaire, c'est par eux qu'elle nous dirige matériellement, qu'elle fait ses découvertes scientifiques. Disons qu'ils sont les attributs de l'intelligence, de notre âme imparfaite, âme de la matière, opposée à la réalité. Cependant le progrès démontre que nous devons surmonter la matière pour atteindre au bonheur. Lorsque nous sommes arrivés à ce point, celle-ci n'existe plus pour nous et les sens n'ont plus de raison d'être. A quoi pourrait alors servir l'intelligence, si ce n'est à nous diriger matériellement ? Par conséquent, dire que nous devons surmonter la matière, c'est dire que nous devons surmonter les sens et par suite la faculté par laquelle nous y correspondons, l'intelligence.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, L'arbre de la science de la vue du bien, p.351

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Le Développement de l'Œuvre Révélée, Nous sommes tous des Dieux (p.93)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Nous sommes tous des Dieux (p.93)

    Tout ce qui existe est éternel, rien n'a commencé ni rien ne finira, la création l'est également. On pourrait se demander où est la justice, puisque d'autres êtres ont pu jouir du véritable bonheur des milliards d'années avant nous. Mais nous ne devons pas ignorer que le temps et la distance n'existent que matériellement, tout ce qui est réel, est éternel, c'est-à-dire que le passé et l'avenir sont le présent. Rien ne tient de place dans l'univers ; l'amour n'y diminue pas, la vie qui en est la conséquence, pas davantage, rien ne s'agrandit ni ne s'amoindrit.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Nous sommes tous des Dieux, p.93

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Le Développement de l'Œuvre Révélée, Comment nous devons prier et pouvons progresser (p.61)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Comment nous devons prier et pouvons progresser (p.61)

    Prions qui nous voulons, nous ne faisons aucun mal en nous adressant à celui en qui nous avons foi. Voilà ce que je puis enseigner de la cause, je vais vous entretenir un instant des effets. Nous venons de dire que nous n'avons pas tous la même conception de la Divinité, que des enfants peuvent s'en faire une plus rapprochée de la réalité que celle de leurs parents. Eh bien ! notre manière de prier Dieu diffère selon cette conception qui elle-même varie suivant notre élévation. Les uns contemplent une figure humaine, les autres une lumière, d'autres encore un cercle, une étoile ou tout autre signe. Ces vues sont la preuve qu'ils persévèrent dans la prière. Il y en a qui ne se font aucune conception de la Divinité, il est rare qu'ils puissent s'acquitter de leur prière sans être distraits et obligés ainsi de la recommencer ; la plupart croiraient ne pas bien prier s'ils ne se plaçaient devant une image représentant Dieu ou ne s'agenouillaient devant un ou plusieurs cierges allumés. Nous avons dit que celui qui possède la foi trouve en lui tout ce qui peut lui être nécessaire, parce qu'il sait que Dieu n'existe qu'en nous, que tout ce que nous pouvons par elle, c'est Dieu qui le fait, nous agissons en toute sincérité par Lui. J'en conclus que tout croyant doit réciter les prières que sa conscience lui dicte. Nous n'ignorons pas que tout acte qui s'appuie sur celle-ci est vraiment la prière.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, Comment nous devons prier et pouvons progresser, p.61

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Claire Lejeune - Toi

Publié le par antoiniste

Toi
je te cerne
toi mon autre
concerné par moi seule

je t'accuse
toi
mon empêchement
mon obstacle à moi
que vais-je faire de toi

mon encre de silence
mon rocher noir
j'ai cent naufrages contre toi
qui me font ce soir un courage

toi
mon imminence
mon impossibilité
ce soir pleine
juste à terme

seule
à te porter
toi ma démesure
mon mutisme
seule à ne pouvoir te vaincre
à ne pouvoir être vaincue

Claire Lejeune, Mémoire de Rien, Le pourpre,
Editions Labor - Espace Nord, p.77

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Eric Emmanuel Schmitt - La Secte des Egoïstes (commentaire de l'écrivain)

Publié le par antoiniste

La secte des égoïstes est un roman philosophique, assurément, mais un paradoxal roman philosophique puisqu'il n'est pas consacré à une sagesse philosophique mais à une folie philosophique. Tous, nous avons éprouvé ce sentiment curieux : douter de la réalité du réel. Chaque nuit, nous vivons des scènes intenses, colorées, dont le réveil, au matin, nous apprend qu'elles étaient illusion. Eveillés aussi, nous basculons parfois dans une incertitude douce nous demandant si l'univers est bien réel.

Moi-même, j'ai, vers l'âge de 20 ans, confondu souvent la vie rêvée et la vie éveillée, une habitude très embarrassante, et la lecture de Descartes, Leibniz, et surtout Berkley n'arrangea rien alors. Passant de sa forme ressentie à sa forme rationalisée, le solipsisme m'apparaissait incontournable, doctrine selon laquelle le monde, dans le rêve comme dans la veille, n'est jamais qu'une somme de sensations subjectives, que rien ne m'assure jamais de sa matérialité, qu'il n'a pas d'autre étoffe que mentale, qu'il n'existe qu'en moi et que par moi.

Il avait soutenu, tout à fait sérieusement, que le monde n'existait que dans sa conscience, donc qu'il en était l'auteur. Surcroît de folie, il voulut fonder une école, convaincre, avoir des disciples alors qu'il professait sans doute la seule philosophie qui ne demande pas de disciples puisque les autres n'existent plus.
Il mourut à 33 ans d'une overdose d'opium.Je savais le peu que deux ou trois érudits savent ; je pouvais donc imaginer...J'ai profité de ce que, seul, le roman permet : la multiplication des "je" puis leur confusion.

La force occasionnelle du roman sur le théâtre est que le roman n'offre pas une action, mais un point de vue sur une action, voire des points de vue.
Le roman, écriture de la subjectivité, permettait de traiter ce thème, les vertiges de la conscience, impossible au théâtre. Les excellentes réactions à sa parution auraient dû, pensent certains, m'encourager à écrire immédiatement un autre roman.
C'est bien ce que j'ai fait. Ce fut l'Evangile selon Pilate. Mais cela me prit huit ans.

Barcelona, Espagne, 13 Août 2000

Eric-Emmanuel-Schmitt

source : www.eric-emmanuel-schmitt.com

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Antoinistes : leur nombre

Publié le par antoiniste

Pour Albert Caillet (Traitement mental et culture spirituelle - 1912) : "plusieurs milliers d'adhérents, on dit même Centaines de Milliers, en Belgique."
Pour Lucien Roure (Au Pays de l'Occultisme - 1925) : 18.000
Pour Pierre Debouxhtay (Antoine le Guérisseur et l'Antoinisme - 1934) : 40.000
Pour Robert Vivier (Délivrez-nous du mal - 1936) : 300.000
Pour Alain Woodrow (Les nouvelles sectes - Seuil - 1977) : 150.000 en 1900
Pour Claude Petit-Castelli (Les sectes : Enfer ou Paradis - Ed. de Messine - 1977) : 20.000
Pour Jean Vernette & René Girault (Des sectes à notre porte - Chalet - 1987) : 20.000 (dont 2.000 en France)
Pour le Centre Roger Ikor (Les sectes - Etat d'urgence - Albin Michel - 1995) : 2 500 à 3 000 antoinistes « costumés » ; 20.000 pratiquants (dont 2.500 en France) ; nombre indéterminé de consultants.
Pour l'UNADFI (1995) : 200.000 (dont 2.500 en France)
Pour Wikipedia : 2.500 en France (antoinistes actifs)
Pour le Quid (2001) : Adeptes : 2.500 à 3.000, revêtus du costume religieux antoiniste et chargés d'assurer le travail moral que comporte l'activité du culte. Pratiquants : 150.000 (France 100.000).
source : http://pagesperso-orange.fr/eric.chopin/report.htm
Pour Human Rights Without Frontiers International (2003) : fait partie des groupes de moins de 150 croyants
source : http://www.hrwf.net/religiousfreedom/publications/ext/belgium.pdf


En 1989, la note additionnelle pour Délivrez-nous du mal, de Robert Vivier,  précise que le "25 juin 1989, date anniversaire de la "désincarnation" du Père Antoine, alors que la cérémonie dite de l'"opération" se répétait trois fois sur la matinée, la séance à laquelle nous avons assisté au temple de Jemeppe rassemblait à peu près 400 personnes." (p.360)


Le 25 avril 2005, on lit sur le site http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be :
"Depuis 1960, il faut bien reconnaître que le CULTE ANTOINISTE stagne en Belgique. Les deux derniers Temples inaugurés l’ont été dans les années 1950 ( celui de MONS en 1956 et celui de RETINNE en 1958 ). A noter que le Temple de RETINNE n’appartient pas au CULTE ANTOINISTE mais à l’ASBL «  Les Disciples de Père et de Mère ANTOINE ».
Cette stagnation est due à la rigueur de comportement du CULTE ANTOINISTE qui s’interdit tout prosélytisme même vis-à-vis des visiteurs des Temples ! Il faut bien admettre aussi que le CULTE ANTOINISTE subit les mêmes problèmes de désaffection et de manque de bénévoles pour exercer dans les Temples que les autres religions, sauf l’Islam.
Toutefois, dans certains pays, l’ANTOINISME connaît un regain de popularité depuis les années 1990. En France, notamment, plusieurs Temples ont été ouverts ces dernières années. Au CONGO ( ex-belge), une petite église comptant+/- 10.000 membres s’est convertie à l’ANTOINISME. Il y a des implantations au BRESIL et des fidèles dans divers pays."
Et comme commentaire de Jacques Cécius : "L'Eglise dont vous parlez, comptant =- 10.000 membres, en Afrique, n'a finalement pas rejoint le Culte Antoiniste. En Belgique, celui-ci est en perte de vitesse, voire en perdition. Le dimanche dans le Temple de Jemeppe, une vingtaine de personnes assistent à la Lecture... Beaucoup de temples n'ont plus de desservants. On peut estimer le nombre de pratiquants réguliers à environ 200, toujours en Belgique."
"J'ajoute, au sujet de l'Antoinisme en France, que si quelques temples ont été créés, d'autres ont grand mal à trouver des desservants. Ce fut le cas de Marseille et de Lille. Il ne semble pas que le Culte soit en expansion en France. Cependant il n'est pas dans le même triste état qu'en Belgique."

Sur la Fédération des Maisons Médicales, on lit cependant :
Une enquête rapportée en 2001 montre que l’impact du culte antoiniste ne se dément pas. En vingt jours, un guérisseur antoiniste a vu 216 personnes, (60% de femmes, 40% d’hommes), la plupart par ailleurs suivies par un médecin ; 47% consultaient pour des problèmes de santé physique, 19% pour des problèmes psychologiques notés comme « dépression », 13% pour des problèmes sentimentaux, 13% pour des difficultés professionnelles. Plus rarement la demande portait sur des
conseils spirituels ou des questions matérielles. C’est donc bien l’image d’une religion thérapeutique que véhicule l’antoinisme. La guérison demeure au premier plan de ses préoccupations et constitue la porte d’entrée des adeptes.
source : http://www.maisonmedicale.org/Croire-et-guerir.html

Le 10 Mars 2007, "Claude le Liseur", sur le site http://www.forum-orthodoxe.com, précise, concernant le Bön (une religion tibétaine préexistant au bouddhisme) : "En ce sens, et seulement en ce sens, ils ne sont pas différents des adeptes d'une religion beaucoup plus fantaisiste, mais bien de chez nous puisqu'elle n'existe que dans des pays francophones: l'antoinisme si longtemps et si durement persécuté par l'Eglise catholique romaine en Belgique. Le desservant antoiniste se doit d'apporter son aide à tous ceux qui souffrent et qui font appel à lui, et il n'est pas freiné dans cette tâche par la considération qu'il n'y a plus que 20'000 ou 30'000 antoinistes à travers le monde."
"Les choses seraient tout de même plus simples si ce clergé assumait jusqu'au bout son tribalisme et son racisme, s'il était capable de s'affranchir en même temps de l'illusion du nombre et de l'obsession de "faire du chiffre", et de prendre au moins modèle sur les bœunpo, les antoinistes ou les Juifs, qui ne se soucient pas d'avoir de faibles effectifs, plutôt que de continuer à aligner des statistiques fantaisistes. Ce serait au moins un moyen d'assumer la situation que ces clercs ont eux-mêmes créée, par l'obstination à refuser de transmettre une tradition si précieuse et si menacée."

De même un commentaire de malag22 sur le site http://antoinisme-documentation.skynetblogs.be/post/6513811/temples-antoinistes-photo-dune-ancienne-plaqu#comments, daté du 09 décembre 2008, on lit : "Cependant, nous sommes confrontés à une certaine désaffection, c’est une évidence.
D’une part, le Père nous dit quelque part que le nombre de personnes, à une Lecture ou une Opération, n’est pas signe de qualité. Quantité n’est pas qualité, c’est une évidence, il me semble.
D’autre part, le Père nous dit aussi que c’est par notre exemple que nous aurons de nouveaux adeptes.
Je rajouterais que ce n’est pas l’Enseignement du Père qui prime, mais la « Force » qui la générée au travers de sa bouche. Il y a eu le Père Antoine « matériel » et il y a le Père Antoine « spirituel » qui a rejoint la Conscience Universelle, l’Unité du Grand Tout.,… (le Père Antoine, comme chacun de nous, n’a jamais quitté cette Conscience Universelle, mais bon, c’est pour l’image). Bref, l’Enseignement a eu et a toujours sa raison d’être (selon moi en tout cas). Cependant, s’il venait à disparaître, ilréapparaîtrait sous une autre forme, comme il était déjà apparu au travers du Père après être apparu au travers d’autres Prophètes.
Ceci dit, je m’imprègne de cet enseignement, je me bas aussi avec mon intelligence contre cet enseignement, mais toujours j’en retire quelque chose. Et souvent, il me vient la question : « Pourquoi sommes-nous si peu nombreux alors que cet Enseignement a encore tant à apporter pour nous nourrir dans une société en manque de valeurs ? ».
Individuellement, je n’ai pas l’impression d’avoir épuisé le fluide d’Amour qui découle de cet enseignement, c’est une évidence. Cependant, il en va de même collectivement, il y a tellement à découvrir pour tous dans cet Enseignement pour vivre au 21ème siècle."

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Le Développement de l'Œuvre Révélée, L'incompatibilité de l'amour du monde et de l'amour de dieu (p.79)

Publié le par antoiniste

Le Développement de l'Œuvre Révélée, L'incompatibilité de l'amour du monde et de l'amour de dieu (p.79)

    Si nous pouvons apprécier le véritable, nous apprécierons également que toutes les souffrances sans exception sont la conséquence du superflu. La raison ne le prouve-t-elle pas, dire "notre imperfection" n'est-ce pas dire "notre superflu" ? Si nous sommes imparfaits, n'est-ce pas désirer ce qui nous est pas nécessaire, croyant qu'il existe en dehors de nous un bonheur plus grand que celui de la simplicité ? Puissions-nous comprendre que nous ne souffrons qu'en voulant rester fidèles à la défaillance d'Adam, en imitant son exemple, en imaginant le bonheur qui est Dieu, en dehors de nous ! nous saurons de même ce qui est nécessaire et ce qui ne l'est pas. Car autant percevons-nous de bonheur en dehors de nous, moins éprouvons-nous le véritable qui est en nous et qui est Dieu.

Le Développement de l'Œuvre Révélée, L'incompatibilité de l'amour du monde et de l'amour de dieu, p.79

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Quand l'intelligence invente le monde

Publié le par antoiniste

C'est le 6 mai 1868 que les mots "homosexualité" et "hétérosexualité" apparaissent pour la première fois par écrit en allemand, dans une lettre que le psychiatre et sexologue hongrois établi à Vienne Károly Mária Kertbeny (1824-1882) adresse à Karl Heinrich Ulrichs. En 1869, dans une lettre ouverte au ministre prussien de la justice qui fait l'apologie d'une dépénalisation de l'homosexualité, Kertbeny utilise le terme de manière publique pour la première fois.     

Vocable formé des mots grec "Homo" (même) et latin "sexus" (sexe), ce néologisme à la consonance si clinique va changer beaucoup de choses dans l'approche du phénomène. Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que le terme s'impose et supplante ses concurrents "uranisme" , "inversion" , "ou sentiment sexuel contraire". Les termes "homosexualité" et "hétérosexualité" n'entreront dans la langue française qu'en 1891.
"L'homosexualité" traduit un nouveau regard et une nouvelle attitude mentale par rapport à la question. Certes, l'acte relève toujours de la débauche, du péché ou de la déviance dans les esprits, mais à partir de ce moment, le phénomène est considéré aussi comme une maladie. Souffrant déjà de l'opprobre social et moral et de la surveillance policière, voilà l'amour entre personnes du même sexe épinglé par la médecine. Même si le mot "homosexualité" ne fait que s'ajouter à une liste d'épithètes dérogatoires bien trop longue ("bardache", "bougre", "castor" (XVIe-XVIIe), "culiste", "infâme", "tante" (XVIIIe), "rivette", "corvette", "persilleuse", "sodomite" ou "pédéraste" (XIXe)), il a l'avantage d'être porté par les voix autoritaires des médecins. Il s'affirme aisément par son caractère scientifique, parce qu'il a un contraire, "hétérosexualité", et qu'il cerne clairement une "déviance" sexuelle. En cela, il est la source d'une modification d'envergure dans la perception de la question. Avec une double connotation libératrice et répressive: d'une part il permettra, lorsqu'il passera dans le grand public, à une certaine partie de la population de se reconnaître et de s'organiser, de l'autre, il désigne à la fois des individus isolés, les étiquetant de "malades", et un mal social à combattre à tout prix. Bien loin de faire songer à l'amour, malgré les tentatives de certains comme Magnus Hirschfeld, l'homosexualité a été perçue au tournant du siècle de façon croissante comme une menace contre l'ordre établi, contre la reproduction, contre la productivité capitaliste, et contre le modèle si étroitement défini de la famille bourgeoise. En lui-même, en n'en référant qu'à la sexualité à proprement parler, il attire bien maladroitement l'attention sur ce seul aspect.

source : http://www.lambda-education.ch/content/menus/histoire/medecine.html

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Les secrets de l'Exode (Par Messod et Roger Sabbah)

Publié le par antoiniste

Vers l'an 200 après J.C., Clément d'Alexandrie affirmait : En ce qui concerne les choses mystérieuses, les symboles des Egyptiens sont semblables à ceux des Hébreux (Clément d'Alexandrie, Stromates, V.)
Cette citation surprenante a incité Roger et Messod Sabbah à faire une étude comparative entre l'écriture hébraïque et les hiéroglyphes. Des ressemblances extraordinaires furent constatées, lettres après lettres, dans la forme, la prononciation, le nom ou la valeur symbolique. La première conclusion de cette étude permettait d'accréditer l'affirmation de Clément d'Alexandrie.
Désireux d'en savoir plus, Roger et Messod Sabbah entreprirent une étude comparée de l'Ancien Testament, en rapport avec les données archéologiques de la XVIIIe dynastie pharaonique, se référant aux savants les plus éminents de l'égyptologie. Une relecture appuyée sur les commentaires des textes bibliques de Rachi (Troyes, XIe siècle ap. J.C.), grand maître de la tradition hébraïque écrite et orale, qui avait comme livre de référence la Bible araméenne, leur apporta une lumière nouvelle. Ils constatèrent que pour la Bible araméenne, les Hébreux s'appelaient les «Yéhoudaé », mot égyptien signifiant héritier, adorateurs de Pharaon... Ils formaient avec les « Lévi » la plus puissante tribu d'Israël, celle de Yahoudah (Juda). S'appuyant sur le Midrach (commentaire de la Bible des anciens rabbins), Rachi précisait que lors de la sortie d'Egypte, les Lévi n'avaient jamais été esclaves de Pharaon, parce qu'ils appartenaient à la prêtrise et la noblesse d'Egypte... Etaient-ils les serviteurs et adorateurs de Pharaon, comme le confirmait le hiéroglyphe «Yéhoudaé » ? Contre toute attente, ce procédé aboutit à de nouvelles coïncidences, amenant progressivement à rapprocher l'Exode biblique des prêtres Yahouds avec l'Exode historique des prêtres d'Akhet-Aton, capitale du pharaon Akhénaton, désertée après sa mort sur l'ordre du Divin Père Aï, vizir de Toutankhamon.

source : http://www.editionsjcgodefroy.fr/page.php?id=13

 

Cf. également le site dédié à la spiritualité kamite http://www.kamitik.com/ :

Bienvenue sur le premier site consacré à la spiritualité Atonienne, à l'origine du judaïsme du christianisme et de l'islam
Nous sommes un groupe à la fois hétérogène et homogène !
Hétérogène, parce qu'à la base nous sommes issus de religions, de races et de milieux sociaux culturels différents.
Homogène, parce que nous sommes unis par une même foi dans la religion monothéiste du pharaon Akhenaton, le véritable Moïse tel que nous le révèle le chercheur kamite Akounaatona alias Pierre Nillon.

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