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Auguste Villers de l'Isle-Adam - Autre lieu, autre usage

Publié le par antoiniste

    Songe que, né en d'autres pays, tu penserais d'après d'autres usages, et qu'il n'est, pour l'Homme, d'autre vérité que celle qu'il accepte de croire entre toutes les autres, - aussi douteuses que celle qu'il choisit: choisis donc celle qui te rend un dieu.

Auguste Villiers de L'Isle-Adam, L'Eve Future
Flammarion, p.381, Livre VI, Chapitre VIII

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Théodore Flournoy - Le spiritisme est une religion

Publié le par antoiniste

    Ces dénégations n'empêchent point, d'ailleurs, les gens convaincus de continuer à croire à la toute-présence de ce bon génis, et d'apprendre à leurs enfants à le révérer, voire même à lui adresser leurs prières. Il ne faut pas oublier que le spiritisme est une religion. Cela explique également la considération mitigée qui entoure souvent les médiums, comme les prêtres. Il arrive que sans se priver le moins du monde d'en médire dès que l'on croit avoir des griefs contre eux, on leur prodique, d'autre part, les mêmes marques de respect qu'à ce que l'humanité a produit de plus sublime. J'ai connu tel salon où sur le meuble central et bien en vue, à la place d'honneur, deux photographies se fasaient endant dans des cadres de choix : d'un côté une tête de Christ d'un grand maître, de l'autre le portrait... de Mlle Hélène Smith. Chez d'autres croyants d'inspirations moins idéales mais plus pratiques, on ne conclut pas une affaire, on ne prend pas une décision grave, sans avoir consulté Léopold par l'intermédiaire d'Hélène, et les cas ne se comptent plus où il a fourni un renseignement important, évité une grosse perte d'argent, donné une prescription médicale efficace, etc.

Théodore Flournoy, Des Indes à la planète Mars (1900), p.77
source : gallica

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J.H.Rosny, La mort de la terre - Prophétie ?

Publié le par antoiniste

    Depuis cinq cents siècles, les hommes n'occupaient plus, sur la planète, que des îlots dérisoires. L'ombre de la déchéance avait de loin précédé les catastrophes. A des époques fort anciennes, aux premiers siècles de l'ère radio-active, on signale déjà la décroissance des eaux : maints savants prédisent que l'Humanité périra par la sécheresse. Mais quel effet ces prédictions pouvaient-elles produire sur des peuples qui voyaient des glaciers couvrir leurs montagnes, des rivières sans nombre arroser leurs sites, d'immenses mers battre leurs continents ? Pourtant, l'eau décroissait lentement, sûrement, absorbée par la terre et volatilisée dans le firmament (1). Puis, vinrent les fortes catastrophes. On vit d'extraordinaires remaniements du sol ; parfois, des tremblements de terre, en un seul jour, détruisaient dix ou vingt villes et des centaines de villages : de nouvelles chaînes de montagnes se formèrent, deux fois plus hautes que les antiques massifs des Alpes, des Andes ou de l'Himalaya ; l'eau tarissait de siècle en siècle. Ces énormes phénomènes s'aggravèrent encore. A la surface du soleil, des métamorphoses se décelaient qui, d'après des lois mal élucidées, retentirent sur notre pauvre globe. Il y eut un lamentable enchaînement de catastrophes : d'une part, elles haussèrent les hautes montagnes jusqu'à vingt-cinq et trente mille mètres ; d'autre part, elles firent disparaître d'immenses quantités d'eau.

(1) Dans les hautes régions atmosphériques, la vapeur d'eau fut de tout temps décomposée, par les rayons ultra-violets, en oxygène et en hydrogène : l'hydrogène s'échappait dans l'étendue interstellaire.

J.H.Rosny, La mort de la terre, p.19 (1912)
source : archive.org

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Le monde a t-il été créé en 7 jours ?

Publié le par antoiniste

    A voir sur Dailymotion.

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Der Bethlehem-Trip - Schwanger durch die Wüste - Funkhaus Europa

Publié le par antoiniste

Folge 10: Die Namensuche
Auf ihrem Trip durch die Wüste von Nazareth nach Bethlehem haben Mary und Joseph ausreichend Zeit, sich Namen für das noch ungeborene Kind zu überlegen. Da sie nicht wissen, ob es ein Mädchen oder ein Junge wird, schmökern sie in dem großen Buch der Vornamen nach beidem.

    * Autor/-in:Uli Höhmann
    * Länge:1:14 Minuten
    * Datum:Freitag, 11. Dezember 2009
    * Sendereihe:Café Mondial | Funkhaus Europa

source : Schwanger durch die Wüste - Funkhaus Europa - Radio Bremen

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Voltaire - La résurrection

Publié le par antoiniste

    "Je vois bien, dit-elle à l’oiseau, que vous êtes le phénix dont on m’avait tant parlé. Je suis prête à mourir d’étonnement et de joie. Je ne croyais point à la résurrection ; mais mon bonheur m’en a convaincue. — La résurrection, madame, lui dit le phénix, est la chose du monde la plus simple. Il n’est pas plus surprenant de naître deux fois qu’une. Tout est résurrection dans ce monde ; les chenilles ressuscitent en papillons ; un noyau mis en terre ressuscite en arbre ; tous les animaux ensevelis dans la terre ressuscitent en herbes, en plantes, et nourrissent d’autres animaux dont ils font bientôt une partie de la substance : toutes les particules qui composaient les corps sont changées en différents êtres. Il est vrai que je suis le seul à qui le puissant Orosmade ait fait la grâce de ressusciter dans sa propre nature. "

Voltaire, La Princesse de Babylone
Chapitre  IV
source : Wikisource

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Auguste Villers de l'Isle-Adam - Un pressentiment, un vertige, - ou dans un désir

Publié le par antoiniste

    - Oh! reprit Hadaly, c'était très raisonnable! Ainsi, tu oubliais, cependant, que la plus certaine de toutes les réalités, - celle, tu le sais bien, en qui nous sommes perdus et dont l'inévitable substance, eu nous, n'est qu'idéale - (je parle de l'Infini,) - n'est pas seulement que raisonnable. Nous en avons une lueur si faible, au contraire, que nulle raison, bien que constatant cette inconditionnelle nécessité, ne saurait en imaginer l'idée autrement que par un pressentiment, un vertige, - ou dans un désir.

Auguste Villiers de L'Isle-Adam, L'Eve Future
Flammarion, p.375, Livre VI, Chapitre VI

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Auguste Villers de l'Isle-Adam - Un pressentiment, un vertige, - ou dans un désir

Publié le par antoiniste

    - Oh! reprit Hadaly, c'était très raisonnable! Ainsi, tu oubliais, cependant, que la plus certaine de toutes les réalités, - celle, tu le sais bien, en qui nous sommes perdus et dont l'inévitable substance, eu nous, n'est qu'idéale - (je parle de l'Infini,) - n'est pas seulement que raisonnable. Nous en avons une lueur si faible, au contraire, que nulle raison, bien que constatant cette inconditionnelle nécessité, ne saurait en imaginer l'idée autrement que par un pressentiment, un vertige, - ou dans un désir.

Auguste Villiers de L'Isle-Adam, L'Eve Future
Flammarion, p.375, Livre VI, Chapitre VI

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Poitiers (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    La vallée du Clain s'approfondit, des rochers grisâtres se dressent contre ses bords ; elle forme brusquement un angle avec la petite vallée de la Boivre, et dans cet angle, sur un promontoire aux pentes abruptes, élevé de quarante mètres au-dessus du niveau des deux rivières, Poitiers s'asseoit, sombre et rude, serré et figé, il semble, depuis les temps les plus lointains, entre des falaises calcaires et ses berges escarpées de Rochereuil. De hautes tours et des clochers le dominent, au pied desquels il sommeille, à n'en pas douter. Pas de chef-lieu de département plus tranquille. Il est loin, le temps où des milliers d'étudiants y fréquentaient les cours de l'Université, fondée au XVe siècle par le pape Eugène IV et le roi Charles VII.
    A peine aujourd'hui si deux ou trois cents légistes se font inscrire à son école de droit, et cette jeunesse ne vit certes pas plus follement que l'ancêtre
Dorante, du Menteur, dont les aventures et les exploits mirifiques n'étaient que sujet de comédie. On peut donc, sans crainte d'être troublé dans ses
contemplations archéologiques, s'engager dans le chemin de ronde de l'ancienne enceinte et se faufiler dans le mystérieux labyrinthe des rues muettes, que bordent souvent de chaque côté des murs nus cachant des jardins invisibles. Promenade intéressante, s'il en est.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Mlle Marie Camus, modiste et adepte de Paris

Publié le par antoiniste

Mlle Marie Camus, modiste et adepte de Paris Illustration issu du Matin 22 février 1912

   Mais ce qui ne pouvait manquer d'assurer plus solidement encore son triomphe, c'est que l'illumination antoiniste devait surtout visiter les femmes, et parmi les femmes, tout particulièrement les modistes. Mon Dieu, oui, les modistes ! Le Père Antoine aime les modistes ! A cet instant même, à Paris, il y a une grande prêtresse, une initiée supérieure de l'Antoinisme, un sibylle par la bouche inspirée de laquelle parle l'âme même du "Père", et cette sibylle est un modiste. Elle travaille en chambre, interrompt la confection de ses chapeaux pour rendre ses oracles, sent tout à coup le dieu monter en elle en cassant un morceau de laiton, et de grands et graves journaux ont publié son portrait en première page... En un mot, c'est la Mère Antoine, et la Mère Antoine, quoique modiste, ne peut pas s'en tenir, décemment à la petit correspondance...
L'Abeille de la Nouvelle-Orléans, 30 mars 1912

    Il y a évidemment une erreur, c'est une adepte du temple de Paris, Mlle Camus qui était modiste et non la Mère. C'est un article plus tardif qui nous l'apprend :
    Sous l'inspiration du frère Noël, qui est en quelque sorte le légat antoiniste en France, et de Mlle Camus, cette petite modiste qui avait acquis la foi en allant à Jemeppe, des dons anonymes affluèrent, et au mois de mai dernier on commença la construction d'un temple où, comme à Jemeppe, les adeptes pourront venir écouter la lecture de la « Révélation ».
   On se rappelle peut-être l'article que consacra l'Echo du Merveilleux à Mlle Camus, dans le numéro du 1er avril 1912.
L'Écho du merveilleux, 1er novembre 1913
    Malheureusement, la date de 1912 de cette revue parisienne n'a pas été scanné par le site Gallica. Mais une photo (malheureusement de très mauvaise qualité) est reproduite dans ce numéro de 1913.

    Elle est donc à l'origine de la propagation de l'antoinisme dans la région parisienne. Mais on ignora si elle fut desservante. A notre connaissance, non. On peut imaginer cependant qu'elle portait la robe. Dans plusieurs articles, on apprend qu'elle tenait une salle de lecture au n°7 de la rue Esquirol, à Paris XIII°.
    Peut-être est-ce elle qui inspira à Mère le fait de porter un voile. En effet, on lit chez Pierre Debouxhtay (p.244) :
    Ne nous faisons pas d'illusion, les tailleuses et les modistes ont puisé en nous et nous on servies, nous étions sur place et nous devions copier Mère et nous en l'avons pas fait, aussi, mes soeurs, disons-nous bien franchement : tout coquetterie n'est pas abolie en nous et réparons les coins par ci, des plis par là. (L'Unitif, III, 3, p.12-13)
    Et dans la Mise au point par le Représentant du Père, février 2009, on apprend encore p.36-41 :
    A l'origine, Mère ne portait pas de voile, celui-ci a été suggéré par une soeur, connue pour son élégance et sa coquetterie, parce que cela ferait plus joli et plus religieux.
    Quand MERE a eu la Révélation de la robe, le bonnet était sans voile. Quelques mois après, l'intelligence toujours en éveil a suggéré à une adepte que le voile serait plus religieux (copie en cela des soeurs catholiques). Cette pensée faisant son chemin, c'est ainsi que Mère et toutes l'avons suivie.
    Lire page 53 du Développement : "suivre l'exemple d'Adam qui croyant se faire plus estimer dans l'apparence à voilé la Réalité..."
    Mère l'a retiré très tôt (et à une adepte qui lui demandé pourquoi ? Mère a dit : "tantôt vous le retirerez aussi").
         (Extrait d'une lettre "d'une sœur".)

On apprend par l'article du Matin qu'elle habite au numéro 14 de la rue Milton.

Marie Camus, 14 Rue Milton - 1926, 09, Rochechouart (Archives de Paris)

Dans les Archives de la ville de Paris, le recensement de l'année 1926 indique bien dans le 09e arrdt Quartier Rochechouart) une Marie Camus au 14 Rue Milton. Mais on lui donne comme métier e. banque (employée de banque). Elle est née dans la Sarthe (Pays de la Loire) en 1880. S'agit-il alors d'un homonyme ? On signale souvent Marie Camus comme originaire de la Bourgogne. Cet article est en effet assez bien renseigné pour ne pas être crédible : on dit qu'elle est né à Auxon (commune de 89630 Saint-Brancher) dans l'Avallonnais, en Bourgogne et elle a 38 ans en 1912 (elle est donc née en 1874). Elle quitte son village natale pour Paris en 1902 environ.

On retrouve bien son acte de naissance dans les archives de l'Yonne :

Mlle Marie Camus, modiste et adepte de Paris

L'An mil huit cent soixante quatorze, l'onze janvier, à cinq heures du soir par devant nous Jean-Pierre [illisible], maire, officier de l'État civil de la commune de St Brancher, comté de Quarré-les-Tombes, département de l'Yonne a comparu Jérôme Camus, âgé de vingt-cinq ans, demeurant à Auxon, hameau de cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe féminin, né en son domicile aujourd'hui à deux heures du matin, de lui déclarant et de Marie-Henriette Déjoux, âgée de vingt-trois ans, sans profession particulière, son époux a reconnu et a déclaré donner les prénoms de Marie-Jeanne-Henriette. Lesdites présentation et déclaration faites en présence de Luc Déjoux, âgé de soixante un ans, propriétaire, demeurant au dit Auxon, grand-père de l'enfant et de André Déjoux, âgé de trente un ans, cultivateur, demeurant au même lieu, son oncle. Lesquels et après lecture faire, ont signé avec nous le présent acte de naissance.

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