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Les adeptes à Vervins et dans l'Aisne

Publié le par antoiniste

    L'unitif de septembre 1912 compte des salles de lecture à Fontaine-lès-Vervins (nord de Vervins, chez Mme Duflot), Guise (une trentaine de kilomètres à l'ouest de Vervins, au Familistère n°417) et St-Gobert (village au sud-est de Vervins, chez Mme Mismacq).
    Le Familistère de Guise est une utopie réalisée, vers le milieu du XIXe siècle, par l'industriel Jean-Baptiste-André Godin, fabriquant de poêle.

    Puis de nouvelles maisons de lecture s'ouvrent à Boué (mars 1913, rue du Nouvion, Maison Mesureur), Esrées (décembre 1912, chez M. Caron Wargnez), et Sains-Richaumont (août 1913, chez Mme A Sandra).

    Un Unitif datant de 1920 environ cite une salle de lecture à La Vallée aux Bleds (La Vallée-au-Blé) dans l'Aisne, à 10 km à l'ouest de Vervins.

    Il y eut aussi une salle de lecture à Saint-Quentin. Les Antoinistes vont maintenant à Caudry ou Vervins.

    - Dans l'Aisne, une temple à Vervins avec quelques dizaines d'adeptes dans la ville et la région, les propagandistes passent dans les villages et les hameaux et convainquent quelques habitants de la campagne, à Marle-sur-Serre par exemple.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.263

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Vervins - Temple Antoiniste

Publié le par antoiniste

 8 rue du Tour- de-Ville
historique:
Le temple d'antoinistes de Vervins a été créé et élevé en 1923 par Alexandre Duchesne, président de l'Association antoiniste. Il s'élevait à l'origine aux confins de la ville dans un secteur encore non urbanisé.

description:
Le temple est construit entièrement en brique. Il présente un pignon découvert en façade portant l'inscription " 1923 / culte antoiniste ". Un escalier de distribution extérieur permet d'atteindre le rez-de-chaussée surélevé. Ce dernier est occupé par la salle de réunion, la salle d'opérations et une cuisine, l'étage de comble étant constitué de deux pièces formant le logement du pasteur.

gros-oeuvre: brique
couverture (matériau): ardoise
plan: plan rectangulaire régulier
étages: rez-de-chaussée surélevé;étage de comble
couverture (type): toit à longs pans;pignon découvert
escaliers: escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours, en maçonnerie
propriété: propriété d'une association cultuelle
date protection MH: édifice non protégé MH
type d'étude: inventaire topographique
date d'enquête: 1999
rédacteur(s): Brest Pierre-Yves;Ottaviani Judith

source: Base Merimee - © Inventaire général, 1999

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Vervins - 6, rue Tour de Ville

Publié le par antoiniste

source : www.cadastre.gouv.fr

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Thiérache (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    Auprès de Laon, le sanctuaire  de Notre-Dame-de-Liesse  n'est pas oublié des pèlerins; au delà, vers le nord-est, commence la Thiérache, contrée d'aspect singulier, sans accidents très vifs. Le sol ondule sans cesse; ce sont partout bois taillis, buissons épineux, haies serrées limitant des champs de betteraves. Déjà le Nord se fait sentir, le Nord surtout industriel, le Nord aux longs hivers; on devine, à ses dehors, l'habitation nette et froide, la chambre carrelée, propre sans grâce, les meubles luisants et carrés, le frileux poêle de fonte ou de faïence, âme du logis, installé au milieu, et que l'on allume de si bonne heure en automne pour l'éteindre si tard au printemps.
    Guise, ancienne capitale  du pays,  berceau historique de l'illustre  famille princière, issue de la maison de Lorraine qui faillit donner à la France une nouvelle race royale, Guise fournit de ses poêles la Thiérache entière, les Flandres, la Belgique, la Hollande, Paris lui-même. De son immense usine d'appareils de chauffage dépend le célèbre familistère des « Associés du Travail et du Capital » institué par J.-B.-A. Godin, mort en 1888.
    L'Oise arrose Guise;  ce grand affluent de la  Seine double ici le canal  de la Sambre. Villes et bourgs manufacturiers se suivent : Ribemont, Tergnier aux nombreuses filatures; la Fère-en-Tardenois, citadelle toute hérissée d'artillerie, tout animée par des fabriques d'engins de destruction; Chauny, où se  fait le polissage des glaces fabriquées à Saint-Gobain Folembray, autrefois maison de plaisance royale et maintenant verrerie de premier ordre. Chauny, Saint-Gobain, Folembray, composent un groupe intéressant de cités laborieuses, vouées séculairement à une industrie si périlleuse et si difficile, que, pour encourager et honorer ceux qui s'y adonnaient, on leur accordait le titre de gentilhomme et le droit de porter l'épée. Qui ne connaît d'universelle réputation la manufacture de glaces de Saint-Gobain ? Qui ne sait qu'elle expédie sur tous les points du monde, où le luxe est répandu, d'incomparables glaces, à la fois de dimensions extraordinaires et du plus beau fini ?

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
source : Gallica

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Orange (Louis Barron - Le nouveau voyage de France (1899))

Publié le par antoiniste

    Grande ville gallo-romaine, "que les ruines de ses monuments ont exhaussée d'un mètre", Orange, l'Arausio du peuple cavare, n'es plus que l'ombre de ce qu'elle parait avoir été. Mais qu'importe insignifiance de ses rues étroites ? Deux admirables monuments d'une civilisation disparue suffisent à captiver les regards : l'un fut un art de triomphe, l'autre un théâtre.
    Dressée au seuil de la cité antique, sous l'empereur Tibère, en commémoration de la défaite de Julius Florus et de l'Eduen Sacrovir soulevés contre Rome, la porte triomphale, isolée dans un libre espace, n'a rien perdu de son élégance et de sa majesté. Il faut approcher de bien près ses colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens, ses trois arcades, ses frontons, pour apercevoir ce qui lui manque. Une façade est entièrement dépouillée de sa décoration originale ; mais les trois autres offrent, en reliefs épiques, des combats de fantassins et de cavaliers d'une fureur impitoyable, d'horribles têtes de reptiles et de gorgones, des trophées de chlamyde, de tuniques, d'étendard, de pilums et de lances, des couronnes de laurier, des aigles, des proues de trirèmes. Mêlés aux sculptures, quelques mots se lisent, entre autres Mario, qui fit appeler l'art de Tibère arc de Marius, tandis que ce n'était que le nom d'un chef gaulois.
    Une imposante façade en grès vert cache les ruines intérieurs du théâtre, édifié à pareille époque, pour soixante-dix mille spectateurs. Des morceaux de sculptures, des fragments de marbres, de granits et de porphyres rouge, vert ou blanc, indices d'un luxe prodigieux, couvrent le postscenium ; mais le dessin général en est fort bien indiqué. D'un côté, les gradins de l'amphithéâtre réservé au public, et munis de ses couloirs, s'échelonnent, gazonnés ou fixés par des pierres de taille, jusqu'à la crête d'une hauteur où s'appuient les plus hauts ; de l'autre, deux colonnes de marbre superbes marquent la scène, et l'on distingue un foyer d'artistes, la loge du préteur ou du proconsul vis-à-vis de celle du grand pontife et des vestales, d'autres loges. L'écho, d'un sonorité profonde, a récemment été mis à l'épreuve par les comédiens du Théâtre-Français, qui lui firent répéter, après des siècles de silence, la grandiose tragédie de Sophocle.

Louis Barron, Le nouveau voyage de France (1899)
souce : gallica

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Temple antoiniste d'Orange, vue depuis l'Av.Rodolphe Aymard

Publié le par antoiniste

source : Google Streetview

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Orange - 91, rue de la Paix

Publié le par antoiniste

source : www.cadastre.gouv.fr

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Orange - 91 Rue de la Paix - vue satellite

Publié le par antoiniste

source : Google Maps

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Maxence van der Meersch - Vie du curé d'Ars

Publié le par antoiniste

Type      Manuscrits
Établissement     Wasquehal
Cote     VDM_VCA_D05
Fait partie de     Livret imprimé et corrigé ; 1942 ; Livret imprimé, 10x10 cm

Vie du curé d'Ars ; 1941 et 1942
Biographie du curé d'Ars, Jean Marie Vianney, qui convertit sa paroisse par ses prédications et sa sainteté à partir de 1818.

Archives de Maxence Van der Meersch
Mots-clés     Littérature ; Religion
1789-1870
Ars-sur-Formans (Ain) ; Hagiographie ; Vianney, Jean-Marie

à lire en ligne sur le cite de la Bibliothèque numérique de Roubaix, dans le fond Maxence van der Meersch.
source : http://www.bn-r.fr/fr/notice.php?id=VDM_VCA_D05&from=&searchurl=%2Ffr%2Frecherche-resultat.php%3Ffrom%3D%26q%3Dreligion%26fl%3D%26start%3D120%26sort%3Dtri_annee%2520asc%26version%3D2.2

Le livre peut aussi être emprunté à la bibliothèque du temple antoiniste de Jemeppe.

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VIVIER, LES ARMES DE LA GUERISON (lesoir)

Publié le par antoiniste

VIVIER: LES ARMES DE LA GUERISON

TORDEUR,JEAN

Jeudi 15 mars 1990

AUTOUR de 1890, une information court de bouche à oreille dans la banlieue ouvrière du pays de Liège: il y a, à Jemeppe-sur-Meuse, un homme qui s'entretient avec les esprits et qui guérit les maladies. De semaine en semaine, on se presse plus nombreux, le dimanche, devant sa modeste demeure. A tel point que, renonçant à reçevoir les gens un à un, c'est collectivement qu'il s'adresse à eux. Souvent, on repart de chez lui «guéri» et toujours, à tout le moins, «aidé». Ce peuple de très petites gens lui fait d'autant plus confiance qu'il est un des leurs.

Louis Antoine, c'est son nom, est entré à la mine à douze ans, en 1858, sans que l'on pût penser - question que ne se posait pas alors une population résignée à son sort - qu'il changeât jamais de métier. Or, à quinze ans, usant d'une liberté exceptionnelle dans son milieu, il ose se poser la question décisive: «est-là une vie?». Et il surprend son entourage en devenant ouvrier métallurgiste puis contremaître en Allemagne, d'abord, en Pologne ensuite. Retrouvant son terroir natal à quarante ans, il fait la connaissance d'un menuisier qui l'initie au spiritisme, participe à quelques séances de tables parlantes et fonde son propre cercle de spirites: «Les Vignerons du Seigneur».

L'épreuve majeure de sa vie, la mort de son jeune et unique fils, le conduit, le mince pécule constitué à l'étranger aidant, à se vouer exclusivement à son nouvel apostolat. Sobre, apaisant, visiblement doué des dons d'écoute et de clairvoyance, de magnétisme aussi, tenant que la santé est pour chacun mais plus encore pour ces malheureux le premier des biens vitaux, sa renommée devient telle que deux procès, en 1901 et en 1907, qui lui sont intentés pour exercice illégal de la médecine, demeurent sans effets ses juges étant eux-mêmes frappés par la vérité qui habite un homme que des centaines de pauvres en sabots et de femmes en châle sont venus assister de leur présence muette au Palais de Justice.

Abandonnant alors l'interrogation des esprits, Antoine se consacre totalement aux malades et à la prédication d'une morale, «le nouveau spiritualisme» - qui deviendra l'«antoinisme» - où le catholicisme et la prière gardent leur part bien qu'il ait osé se détacher progressivement de l'Eglise institutionnelle. Prêchant chaque dimanche devant des foules, publiant ses simples livres de doctrine, il est appelé par ses fidèles «le Généreux», «le Guérisseur», et bientôt, tout simplement «le Père».

On ne peut que s'étonner, déjà, qu'un écrivain prenne le risque majeur de concevoir un roman à partir d'une aventure aussi menacée que celle-ci d'inspirer une oeuvre d'hagiographie. L'étonnement s'accroît considérablement lorsqu'on apprend que cet écrivain est étranger à toute religion constituée, comme l'observe d'emblée, dans un commentaire aussi objectif que sagace, Mme Claudine Gothot-Mersch. Or, l'évidence qui suscite l'adhésion et, au-delà d'elle, l'admiration, est que Robert Vivier, l'auteur de Délivrez-nous du mal semble avoir vécu lui-même, de l'intérieur, l'expérience de Louis Antoine.

On ne se tromperait guère à le penser. Engagé volontaire à vingt ans, en 1914, Vivier a gardé de la guerre une blessure intérieure qui eût pû le réduire au désespoir. Toute son oeuvre, au contraire - de poète, de romancier, de grand philologue - témoigne d'une volonté exemplaire de reconstruction intime, de généreuse sérénité lentement acquise. Il est sûr que le partage du malheur quotidien avec le peuple misérable des tranchées, qui lui fut si proche aussi dans l'enfance, l'a seul conduit, malgré le mal que secrète le monde, à faire fond sur les ressources infinies de guérison de l'être humain. De là vient, entre tant d'autres que l'on voudrait citer, cette phrase qu'il met dans le bouche d'Antoine, et qui relève d'une confiante pénétration digne des plus grands maîtres de la vie spirituelle: La prière est une chose qui ressemble au travail... Tout travail est une affaire de bon-vouloir, de courage, de patience... Dans celui-ci, il s'agit de n'être plus autre chose que ces paroles... On avance en soi, on descend toujours plus profond... Quelque chose s'ouvre, comme une galerie qu'on suit dans l'obscurité». Déjà, recevant Vivier à l'Académie, en 1949, Marcel Thiry, son ami le plus ancien, voyait juste en discernant en lui «le blessé» et, se portant au secours de celui-ci, «l'infirmier».

Que fait d'autre Antoine, en vérité, à l'endroit des victimes de la vie qui viennent vers lui - et c'est chacun de nous - sinon les délivrer de leur infirmité originelle, qui est de se réduire à eux-mêmes? Enfin réédité aujourd'hui, un tel livre ne nous fait pas seulement découvrir un de nos très grands écrivains autant qu'une époque et une humanité révolues: seul, ou presque, parmi les tonnes de papier qui célèbrent le mal d'exister ou qui clouent sur la page blanche des mots épars comme des insectes désincarnés, il nous rappelle que l'espérance universelle d'aimer, de demander, de recevoir ne mourra jamais au coeur de l'homme.

JEAN TORDEUR.

Robert Vivier: Délivrez-nous du mal - Antoine le guérisseur, préface d'André Sempoux, lecture de Claudine Gothot-Mersch, 378 pp., Edit. Labor, coll. Espace Nord.


source : http://archives.lesoir.be/vivier-les-armes-de-la-guerison_t-19900315-Z02GFP.html

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