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Gourous de religions

Publié le par antoiniste

 De quelle manière les sectes parviennent-elles à assujettir un individu ? :
 Sonya Jougla "A la différence de nombreuses autres victimes (agressions sexuelles, attentats...), les victimes de secte sont entrées tout doucement, en apparence de leur plein gré et avec "bonheur". La séduction et le bombardement de flatteries sont essentiels. Les gourous font en sorte de justifier votre présence et de vous faire sentir que vous êtes indispensable. Quand l'adepte a mordu à l'hameçon, la secte va commencer son travail de destruction mentale. La technique, c'est l'affaiblissement physique et psychologique. Le sommeil est réduit, l'alimentation est carencée et souvent la sexualité interdite. Enfin, la secte rompt tout lien avec l'extérieur (famille, proche, TV, livres, photos...). Très rapidement, la personne perd son esprit critique et n'a plus la possibilité d'avoir d'autres repères que le gourou. L'endoctrinement peut commencer. Le désarroi de l'adepte est compensé par la promesse de révélations à venir ou d'une promotion dans le groupe. L'emprise sectaire est une forme très spécifique de manipulation mentale car tout est basé sur la croyance, donc sur ce qui n'est pas vérifiable. Tout être humain a besoin d'avoir des repères. Une secte vous donne l'immortalité, le corps va mourir d'accord mais il n'y a pas de mort, c'est un transit, c'est pour cela qu'il y a des suicides collectifs."
source : http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=20&page=12

Derrière des dénominations aussi différentes que "messie cosmo-planétaire" ou "Christ réincarné", "Bouddha ressuscité" ou "Maître de la vérité", les fondateurs d'organisations sectaires ont bien souvent des personnalités et des parcours qui se ressemblent. Qu'ils soient hommes ou femmes, Français ou étranger, leurs déviances ont toujours les mêmes origines : une volonté de notoriété, de pouvoir, de puissance financière et affective. Tout aussi craint qu'adulé, la parfait gourou répond ainsi à un profil psychologique déterminé par les spécialistes et repérable en sept points.

Une personnalité paranoïaque
Poussés par des délires mystiques ou scientifiques, tous les gourous sont persuadés qu'ils sont investis d'une mission sacrée. Par le biais de visions, de révélations ou de pseudo pouvoirs comme celui de guérison ou de prophétie par exemple, ils se sentent désignés pour mener un groupe d'élus vers une conscience améliorée ou au-delà d'une apocalypse annoncée et déterminée dans le temps.
Exemple : A la tête de l'église mooniste, Young Myung Mun prétend que Dieu lui a donné pour mission de "terminer l'oeuvre inachevée du Christ". "L'heure viendra inéluctablement où mes paroles serviront de loi car le monde entier est dans ma main", déclare-t-il. Un message qui fait 2 millions d'adeptes.

Un esprit brillant
Loin d'être des simples d'esprit, les gourous sont souvent des surdoués déviants. Leur grande force de persuasion repose sur des discours structurés où la force de raisonnement est difficilement contestable car c'est en réalité la base de la théorie qui est erronée. Si certains utilisent ou s'inventent des titres universitaires pour justifier leurs compétences, d'autres misent au contraire sur leur manque d'éducation pour laisser entendre qu'ils ne peuvent qu'être divinement inspirés.
Exemple : Faux journaliste, explorateur mythomane, médiocre auteur de romans de sciences-fiction et auteur d'une méthode pseudo-analytique ("La Dianétique"), Ron Hubbard, fondateur de l'église de scientologie, a laissé à sa mort un sillage de mystère quant à ses véritables activités. En 1982, son fils aîné affirmait que 99% de tout ce que son père avait écrit sur sa propre vie était faux...

Un sens aigu de la séduction et de la communication
Les gourous sont souvent de fins psychologues : ils parviennent toujours à repérer rapidement les fragilités de leurs disciples pour finalement s'appuyer dessus. Tribuns remarquables, ils ont souvent un charisme qui leur permet de séduire pour recruter pour enfin détruire les personnalités et les refaçonner.
Exemple : Dès l'enfance Shoko Asahana, gourou de la secte Aum Shinri-Kyo (accusé de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo - 12 morts, 5 500 intoxiqués) avait pris l'habitude de se dresser comme défenseur des plus faibles pour mieux s'imposer comme tyran. Plus tard, ses coups de bluff en matière de maîtrise respiratoire lui permirent d'ouvrir une école de yoga où l'on se disputait les cours à plus de 10 000F le séance.

Des tendances mégalomanes
Tous les gourous sont animés par une grande volonté de puissance qu'ils assouvissant de trois manières. D'abord en créant un groupe pour pouvoir dominer, ils s'assurent le pouvoir. En imposant ensuite un message ou une doctrine révolutionnaire, ils s'accaparent le savoir. Enfin, en entretenant la dépendance de leurs adeptes, les gourous s'approprient progressivement le pouvoir financier.
Exemple : En 1984, lorsqu'il fonde l'Ordre du temple solaire (OTS) avec Luc Jouret, Joseph Di Mambro sait parfaitement qu'il y a de l'argent à tirer de la crédibilité de certains. Sa cible privilégiée ? Les nantis.

Le mythe de persécution
En bons paranoïaques, les gourous sont tous sujets aux délires de persécution et entraînent systématiquement leurs disciples sur le même chemin pour renforcer la cohésion du groupe. Mais s'ils ont peur qu'on leur fasse de l'ombre ou qu'on les dénonce à l'extérieur de la secte (familles, associations, anciens adeptes), les "maîtres" craignent aussi certaines réactions à l'intérieur même de leur organisation. Des promesses de récompenses pour les adeptes les plus dociles aux menaces de punition pour les moins obéissants, ils créent autour d'eux une pression permanente qui empêche toute clairvoyance.
Exemple : En invitant ses adeptes à se dessaisir de leur ego, Yvonne Trubert, grande prêtresse de la secte Ivi, amoindrissait leur esprit critique pour compenser un besoin pulsionnel de puissance effrénée.

Une agressivité omniprésente
En se croyant persécutés, gourous et adeptes deviennent rapidement de véritables persécuteurs. De procès contre les associations qui se chargent de les dénoncer en menaces - parfois de mort - à l'égard d'anciens disciples, tous deviennent d'une agressivité inquiétante.
Exemple : La catastrophe de Waco (Texas), en 1993, était prévisible : avant de lancer l'assaut final contre le ranch des Davidiens, la police fédérale américaine avait détecté de nombreux transports d'armes vers la secte. 36 000 kg de munitions ont été retrouvées après le dénouement de l'affaire qui a fait 72 victimes.

Une imagination sans limite
Renforcé dans ses convictions par l'adulation qu'on lui porte et par le rayonnement croissant de sa puissance, le gourou développe son imagination et devient affabulateur et menteur.
Exemple : Gilbert Bourdin, gourou de la secte du Mandarom, disait avoir combattu des milliards de "lémuriens" et d' "atlantes" prêtes à attaquer la terre. Au début des années 90, plus d'un millier de personnes pensaient qu'il était le seul à pouvoir sauver la terre en instaurant "l'âge d'or".

En savoir plus...
- L'ami spirituel, Arnaud Desjardins, éd. de la Table Ronde (1996).
Pour apprendre à reconnaître un maître spirituel d'un "gourou" :
- Ron Hubbard, le gourou démasqué, Russel Miller, éd. Plon (1994)
- UNADFI (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu) 10, rue du Père Julien Dhuit 75020 Paris Tél. 01 47 97 96 08
Site:http://www.unadfi.org- CCMM (Centre de documentation, d'éducation et d'action contre les manipulations mentales) 19, rue Turgot 75009 Paris Tél. 01 42 82 04 93
source : http://www.psychonet.fr/2001/01/08/998-gourous-un-profil-psychologique-reperable-en-7-points


   Dans le Judaïsme, le Christianisme et l'islam, c'est la même chose, voici d'autres exemples de gourous, qui eux ont réussis :
Une personnalité paranoïaque
Moïse se prend pour le messager de Dieu, il est prophète. Il parle avec Dieu par l'intermédiaire d'un buisson qui lui fait savoir qu'il libérera le peuple hébreu. Il fait abatre les 10 plaies sur l'Egypte puis traverse la Mer Rouge qui s'écarte sur son peuple. Il vit jusqu'à 120 ans.
Jésus se prend pour Dieu, le Messie, un prophète. Il sait qu'il doit mourir pour sauver l'humanité. Il né d'une vierge, rescucite, il a des visions, il révèle, il guérit et prédit l'avenir : l'apocalypse puis son royaume.
Le Coran affirme que la venue de Mahomet comme prophète de l'islam pour toute l'humanité est annoncée dans la Torah et dans l'Injil (l'Évangile) sous le nom de Ahmed. Dans son enfance, deux hommes vêtus de blanc (deux anges), envoyés pour purifier le cœur de l'enfant, destiné à être prophète de l'islam, lui auraient ouvert le torse. L'archange Gabriel (Jibril) lui serait apparu dans la grotte de Hira où il avait coutume de se recueillir et lui aurait transmis, selon les croyances musulmanes, la révélation, la parole de Dieu.

Un esprit brillant
Moïse est issu de la maison de Lévi, déscendant d'Abraham. Issu du peuple hébreu, réduit en esclavage e Egypte, il sera recueilli par la famille royale d'Egypte. Dieu se révèlera à lui à 80 ans.
Jésus est rabbin, mais fils de charpentier et né dans une étable et a étudié longtemps avant de faire sa propre révélation (à 30 ans), dérivé de la Bible.
Avant sa mission prophétique, Mahomet est d'abord berger puis caravanier avant d'entrer au service de Khadija, une riche veuve à la tête d'un commerce caravanier. Il descend de Ghâlib, fils de Fihr, surnommé Quraych, guerrier puissant et redouté. C'était une famille pauvre qui devait élever Mahomet. On ne sait pas grand'chose avant 40 ans. Il semble que Mahomet ne savait ni lire, ni écrire. Il est mort pauvre et ne laissa aucun héritage.

Un sens aigu de la séduction et de la communication
Moïse promet la Terre promise (en digne descendant d'Abraham), pour cela, à l'aide des ses miracles, il rallie son peuple et lui énonce les dix commandements et interdit à son peuple ses vieilles croyances (veau d'or et amulettes), et leur enjoint de repasser 40 de plus dans le désert, privé de tous.
Jésus promet son royaume de Dieu et enjoint de le suivre dans la pauvreté. Jésus est perçu comme un étranger en Judée. Jésus rejoint Jean le Baptiste, un prédicateur populaire des milieux baptistes qui dénonce la pratique formaliste des milieux sacerdotaux dont il est issu. Il trouve 12 disciples et grâce à ses prodiges, leur enjoint de tout abandonner pour le suivre.
L'année de naissance de Mahomet, le général chrétien éthiopien et vice-roi du Yémen, Abraha, aurait attaqué en vain La Mecque avec une troupe d’éléphants pour démolir le sanctuaire vénéré par les Arabes (la Kaaba ou Ka`ba). il est dit que l'attaque fut repoussée par la riposte miraculeuse d'oiseaux jetant des pierres brûlantes. Dans son enfance, Mahomet aurait été fort, judicieux dans ses propos, énergique dans ses expressions, fidèle à ses amis et plus encore à ses promesses. Intrépide lors des guerres, il arrive à faire émigrer ses compagnons pour fuir les persécutions dont il est à l'origine. La plupart de ses unions avaient un caractère politique et accompagnait le ralliement de tel notable ou tel clan. Les mariages sont tous liés à un intérêt diplomatique comme le veut la tradition arabe de l'époque. Chaque mariage établissait un lien de sympathie avec la tribu de la mariée.

Des tendances mégalomanes
Moïse appelle son peuple pour quitte l'Egypte et leur donne les 10 commandements donné par Dieu. Avant de mourir, il nomme Josué, membre de la tribu d'Ephraïm, comme successeur pour conquérir la Terre promise, le pays de Canaan.
Jésus s'entoure des 12 apôtres, ceux-ci n'auront de cesse de proclamer le Messie. En donnant son corps (le pain) et son sang (le vin), il scelle leur destin. Il dit à Pierre : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16. 18). De là vient la lignée des Papes à Rome et des évêques.
Les 37 compagnons de Mahomet sont des personnes qui l'ont physiquement rencontré et qui l'ont aidé à répandre cette nouvelle religion. Les sahaba, comme on les appelle, sont vus, par l'ensemble des musulmans comme les premiers à avoir adhéré à la foi prônée par Mahomet et qui l'ont propagée après la mort du celui-ci. De fait, les musulmans leur attribuent une autorité morale. La bataille de Badr, premier conflit mené par une armée musulmane aurait opposé 317 soldats musulmans à un millier de soldats mecquois. Les musulmans gagnent, comme la quarantaine d'autres batailles, qui feront de toute l'Arabie une terre d'islam. Après la mort de Mahomet, de nombreux musulmans se réclament de sa descendance, considérations généalogiques pouvant revêtir une dimension politique importante lorsque certaines familles régnantes la font valoir pour asseoir leur légitimité, comme en Jordanie ou au Maroc.

Le mythe de persécution
Moïse est à la fois membre d'une minorité dans un royaume fort, et pas toujours suivi pas son peuple. Ayant tué un égyptien qui avait maltraité un hébreu, il doit s'enfuir dans le pays de Madian où venant en aide aux bergères, il sera choisi comme gendre par le prêtre de Madian, Jethro.
Jésus choisira parmi ses apôtres pour ses apparitions et l'avenir de son royaume : Pierre et Jean sont considérés, avec Jacques "frère du Seigneur" qui semble tenir dans l'Église de Jérusalem la place centrale, comme des "colonnes de l'Église" (Gal 2,9). Il aurait été vendu par son trésorier, Judas. Puis il subira un procès de polichinelle et sera condamné au supplice romain du crucifiement sur la colline de Golgotha.
Les hommes de la tribu de Mahomet, les Quraychites avaient la réputation d'enterrer leurs filles vivantes avant l'apparition de l'islam. Cette tribu a été celle la plus hostile à la nouvelle religion. Après le début de sa mission prophétique, il est perçu comme une menace pour les intérêts économiques des tribus arabes en charge de l'administration de la ville. L'archange Gabriel aurait annoncé à Mahomet des difficultés dans l'accomplissement de sa mission, notamment un bannissement de sa tribu. D'emblée, Khadija aurait cru en son époux et lui aurait apporté un soutien inconditionnel. Mahomet aurait choisi dix secrétaires pour écrire ses révélations et pour gérer l'argent et les revenus. Huit ans avant l'hégire, Mahomet récitait la sourate de l'Étoile, dans laquelle sont mentionnées trois déesses considérées par les Koraïchites païens, comme des " filles de Dieu ". D'après Maxime Rodinson, al-Lat, al-`Uzzâ, et Manât étaient, des déesses préislamiques appelées les « filles d'Allah ». Mahomet aurait, dans une première version, recommandé qu'on leur rendît un culte, ces versets prononcés puis abrogés, sont les fameux « versets sataniques » évoqués dans le roman de Rushdie.

Une agressivité omniprésente
Le Dieu de la Bible mosaïte est des plus vindicatifs : il punit, promet, enjoint, donne, reprend. Moïse est son messager direct. Voulant aider un membre de son peuple, il tue un Egyptien. Il demande à Dieu d'abattre les 10 plaies sur l'Egypte. Voyant son peuple adorer le veau d'or, il fracasse les Tables de la Loi qu'il vient de recevoir de Dieu sur le mont Sinaï. Il n'y a que Josué et Caleb qui pourront rentrer dans la Terre promise, n'ayant pas trahi Moïse.
Jésus présente les miracles comme une anticipation de l'accès au bonheur éternel auquel a droit chaque humain, y compris les plus pauvres. L'évangile selon Marc rapporte que c'est ce pouvoir d'opérer guérisons et prodiges qui aurait été transmis à ses disciples, plutôt que la capacité de communication avec la divinité. Le message de Jésus semble prolonger celui de Jean-Baptiste en s'inscrivant dans la fièvre apocalyptique du monde juif au Ier siècle. il n'en pratique pas moins un enseignement d'autorité. Son action suscite des réactions fortes et contrastées. Jésus va alors se trouver confronté aux trois pouvoirs superposés de la Palestine : le pouvoir romain, le pouvoir du tétrarque  de Galilée et Pérée et le pouvoir des grands-prêtres du temple-État de Jérusalem. Le passage des marchands du temple est symptomatique :  Matthieu 21:12 Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons. 13 Et il leur dit: Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. Et Jean 2: 14 Il trouva dans le temple les vendeurs de boeufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. 15 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables; 16 et il dit aux vendeurs de pigeons: Otez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. 17 Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit: Le zèle de ta maison me dévore.
De bataille en traité, et devant le nombre important de convertis, La Mecque dépose finalement les armes devant les troupes de Mahomet. Les Juifs de Médine ne se convertissent pas pour autant en masse. La rupture est marquée lorsque la direction de la prière devient la Ka'ba à La Mecque et non plus Jérusalem. De là le statut de dhimmi, entre protection et persécution. Chez Mahomet, il y a un tempérament nerveux, passionné, inquiet, fiévreux, plein d'aspirations impatientes ». Cela peut aller « jusqu'à des crises nerveuses d'une nature tout à fait pathologiques ». Bref, « Mohammad », qui a réussi sur le plan matériel et politique, ne semble pas heureux. C'est un « insatisfait » (Maxime Rodinson, Mahomet, Essais, Seuil, 1994).

Une imagination sans limite
Moïse meurt à 120 ans, et la longue liste de ses miracles suffisent à lui donner tout le crédit qu'un prophète peur vouloir. Les 10 plaies d'Egypte sont impressionnantes.
Jésus prétend rescucité des morts après avoir transformé la vie de 12 disciples auxquelles il demande de continuer son oeuvre.
Mahomet devient homme d’État pour unifier l’Arabie sous une seule idéologie, religieuse, après le raliement des compagnons, et quelques miracles : l’Arabie, avec une langue unique, une culture unique, des valeurs uniques, pouvait ainsi trouver son unité.

source : wikipedia

Pour l'anecdote (?), voilà ce qu'on peut lire sur le site info-sectes :
     Si l'on considère ces aspects, l'Islam peut à juste titre, être qualifié de secte. La question qui se pose dès lors à nos autorités est de savoir si elles sont disposées à protéger les ex-musulmans comme elles protègent les transfuges des autres sectes ?  Elles le devraient, que l'on considère l'Islam comme une religion ou comme une secte.
source : http://www.info-sectes.org/islam/islam.htm
    Encore une fois, hors le Christ point de salut dans le christianisme : c'est une dérive sectaire !

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Frappez, je vous ouvrirai ; Je suis dans le connais-toi

Publié le par antoiniste

NEUVIÈME PRINCIPE
Tout ce qui vous est utile, pour le présent
Comme pour l'avenir,
Si vous ne doutez en rien,
Vous sera donné par surcroît
Cultivez-vous, vous vous rappellerez le passé ;
Vous aurez le souvenir
Qu'il vous a été dit  « Frappez, je vous ouvrirai ;
Je suis dans le connais-toi. »


    Dieu est entré en moi à chaque épreuve que j'ai endurée mais je ne Le comprenais pas et je souffrais de la résistance de mon imperfection qui ne pouvait pas Le supporter.
La Révélation, L'arbre de la science de la vie du bien, p.175


    Pourquoi est-il dit que sans épreuve il n'est point d'avancement ? C'est parce que Dieu doit démolir petit à petit notre imperfection pour s'établir en nous.
La Révélation, L'arbre de la science de la vie du bien, p.176


    Au milieu des souffrances qui nous accablent et surtout dans les plus accentuées, n'oublions pas que c'est Dieu qui cherche à s'installer en nous et à démolir à cet effet tout ce que nous y avons construit en dehors de la réalité. Je l'ai encore dit, nous sommes plus malheureux que l'animal et d'autant plus que notre intelligence est développée.
La Révélation, L'arbre de la science de la vie du bien, p.189

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Brenda Lee - Emotions (1960)

Publié le par antoiniste

(Mel Tillis - Ramsey Kearney)
Recorded August 16, 1960
Produced by Owen Bradley
Originally released January 12, 1961



Emotion, what are you doin'
Oh, don't you know
Don't you know you'll be my ruin
You've got me crying, crying again
When will you let this heartache end

Emotion, you get me upset
Why make me remember
What I want to forget
I've been lonely, lonely too long
Emotions, please leave me alone

You worry my days
Yes, you torture my nights
Never a dream, no, those old dreams
Never turn out right

Emotion, ah, give me a break
Let me forget that I made a mistake
Oh, can't you see what you're doing to me
Emotions, please set me free

You worry my days
Oh, you torture my nights
Never a dream, no, those dreams
Never turn out right

Emotion, ah, give me a break
Oh, let me forget that I made a mistake
Oh, can't you see what you're doing to me
Emotions, please set me free

 

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Enki et Ninhursag, à l'origine de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal

Publié le par antoiniste

Enki et Ninhursag, à l'origine de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du MalEnki et Ninhursag est un mythe sumérien, mettant en scène deux grandes divinités, Enki maître de la sagesse, le porteur d'eau, et sa parèdre  Ninhursag  appelée aussi Damkina. Le récit se passe sur l'île de Dilmun, l'actuel Bahreïn, qui entretient durant la haute Antiquité d'intenses relations avec la Mésopotamie. Ce mythe raconte comme Enki a fait de cette contrée, au départ désertique, une région disposant d'abondantes ressources pour le bonheur de Sumer.

Le dieu y construit d'abord un puits, vraisemblablement un puits aérien, pour faire apparaître l'eau douce là où il n'y en a pas, nécessaire à la vie, et donc au développement des plantes.

Après cela, il couche avec son épouse Ninhursag, qui en neuf jours, met au monde Ninsar, la maîtresse des légumes.

Puis Enki couche ensuite avec Ninsar, qui met au monde en neuf mois Nin-Kur, divinité des plantes destinées au filage, de même une autre fille, Uttu, déesse du filage, sera donnée à Enki. Ainsi, le filage, activité importante de la civilisation, peut apparaître à Dilmun après l'apparition des plantes destinées au filage.

Le récit comporte une lacune alors que Enki poursuit cette dernière.

Puis Enki ne pouvant contrôler son désir, prit Uttu pour s'accoupler avec elle, contre son gré. Elle ne résista pas mais alla se plaindre à Ninhursag, qui sortit les graines d'Enki du ventre d'Uttu et les transforma en plantes. Là où les graines ont été plantées, au bout de 9 jours il poussa huit plantes fortes et luxuriantes, les premières plantes crées par la déesse de la terre.

A la vue de ces belles plantes, Enki, par curiosité et appétit mangea avidement les huit plantes.

Ninhursarg furieuse et outrée du comportement d'Enki, décida de le punir et de se séparer de lui. Elle le réprimanda et le laissa seul, avec huit organes malades. Les organes étaient en train de mourir, et Enki dépérissait et souffrait, mais aucun dieu ne pouvait le guérir sauf Ninhursag qui s'était retirée. La perte d'Enki était insupportable à son frère Enlil, mais un renard vint le consoler et lui promit de trouver Ninhursag pour guérir Enki.

Ninhursarg embrassa tendrement Enki, et lui retira la maladie à chacune des huit parties malades, et fit de chaque plante mangée un moyen de soigner plutôt que de faire du mal, et libéra la maladie en faisant naitre huit divinités, une pour chaque organe. Parmi les huit organes il y a notamment la côte, d'où va naitre une déesse appelée Ninti, dont le nom signifie à la fois la dame de la côte, et celle qui donne la vie.

Une fois Enki guéri, il se réconcilia avec Ninhursag, et ils redevinrent amoureux.

Ce mythe a donc montré le seigneur Enki en tant que créateur de la civilisation, il est avec Ninmah sa sœur, le créateur du genre humain, son nom En-ki signifie seigneur de la terre, il le reçut de son père Anu, roi de Nibiru, auparavant il s'appelle Ea et il a l'avantage de trouver les solutions aux problèmes que rencontrent les an-nun-ka-hi, (ceux qui vinrent du ciel) et il enseigna principalement les arts, la médecine et les sciences de l'irrigation aux hommes, son rôle traditionnel dans la mythologie mésopotamienne.

C'est aussi un mythe qui parle du cycle des saisons au travers des relations entre Enki et Ninhursag, qui sont le maître de l'eau et la déesse de la terre. Quoiqu'on soit là déjà dans le vaste domaine de l'interprétation.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Enki_et_Ninhursag

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Maxence van der Meersch - Invasion 14 - Philosophie et discipline alimentaire

Publié le par antoiniste

    Si les philosophies imposent les modes de vie, le mode de vie en retour impose la philosophie. Et c'est Maurice Maeterlinck qui a émis quelque part cette frappante pensée que toute tentative de l'homme pour s'élever commence presque toujours par l'adoption d'une discipline alimentaire riche en produits végétaux. Du Bouddhisme au Pythagorisme, du Christianisme à l'Antoinisme d'aujourd'hui, les Religions connaissant cette réaction du physique sur le mental et l'allègement de l'esprit qu'apporte l'allègement des humeurs. Il semble au reste, que l'homme éprouve une certaine fierté à malmener sa carcasse. Un Pascal bien portant n'eût probablement pas écrit les Pensées. De plus, l'atmosphère de la prison est au fond celle du cloître. Et, chose singulière, une discipline, voulue ou imposée, en arrive néanmoins sur l'âme humaine à des résultats presque identiques.

Maxence van der Meersch, Invasion 14, p.329
Editions Albin Michel, Paris, 1946

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Maxence van der Meersch - Invasion 14 - Maladie de l'âme

Publié le par antoiniste

    Et la haine est une maladie de l'âme qui l'empoisonne.

Maxence van der Meersch, Invasion 14, p.333
Editions Albin Michel, Paris, 1946

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Le théâtre de la vie

Publié le par antoiniste

En Inde, la tribu des Dongria Kondh vit le scénario du film "Avatar"

lundi 15 février 2010 par Zone-7
(Source : Le Monde)

La tribu des Dongria Kondh vit loin des studios d’Hollywood. Ses 8 000 membres logent dans de petites maisons en boue séchée, recouvertes de feuilles de palmier, sans électricité ni télévision, reclus dans une montagne de la région de l’Orissa, au fin fond de l’est de l’Inde. Leur histoire ressemble pourtant à s’y méprendre au scénario d’Avatar, le film réalisé par l’américain James Cameron, et qui bat chaque semaine des records au box-office mondial.

Comme la tribu des Na’vi qui, dans le film, tente désespérément d’empêcher les humains d’exploiter les ressources minières de leur terre sacrée, les Dongria Kondh sont menacés d’expropriation par une compagnie britannique, Vedanta Resources, qui veut exploiter la bauxite de leur montagne.

"Le drame d’Avatar - si l’on fait abstraction des lémuriens multicolores, des chevaux à longue trompe et des guerriers androïdes - se joue aujourd’hui sur les collines de Niyamgiri en Orissa", explique Stephen Corry, directeur de l’organisation non gouvernementale (ONG) Survival International, qui défend les peuples indigènes.

Lundi 8 février, l’ONG a publié dans Variety, un magazine américain consacré à l’industrie du spectacle, un appel à James Cameron pour venir en aide à la petite tribu de l’est de l’Inde. "Avatar est une fiction... bien réelle. En Inde, la tribu des Dongria Kondh lutte pour défendre sa terre. (...) Nous avons vu votre film. Maintenant, visionnez le nôtre", lui demande l’ONG.

En Orissa, les collines de Niyamgiri sont vénérées comme des temples car elles abriteraient, selon les croyances des Dongria Kondh, l’esprit du dieu Niyam Raja. Chaque jour, les habitants font des prières devant de petites statuettes en bois posées le long des sentiers de terre, avec, à leurs pieds, des fruits en guise d’offrandes, ou des animaux sacrifiés.

Pour le géant minier britannique Vedanta Resources, détenu par Anil Agarwal, un milliardaire indien, ces collines abritent surtout un gisement de bauxite d’une qualité exceptionnelle. Une usine a déjà été construite au pied des collines pour transformer la bauxite en aluminium. Mais elle attend toujours l’ouverture de la mine pour fonctionner à 100 % de ses capacités. 120 familles de la tribu des Dongria Kondh, qui ont accepté d’être embauchées, vivent désormais dans des maisons en ciment.

Vedanta Resources leur a promis des infrastructures médicales, des écoles et des terres pour se reconvertir à l’agriculture. Nombreux sont les enfants de la tribu à être victimes de sous-nutrition, et à peine 5 % de la population sait lire ou écrire.

Disparition des forêts

Mais, d’après un rapport publié mardi 9 février, par l’ONG Amnesty International, l’usine inaugurée par Vedanta Resources en 2006 aurait déjà commencé à polluer les cours d’eau, menaçant la santé des habitants. "Nous avions l’habitude de nous baigner dans la rivière. Mais, désormais, j’ai peur d’y emmener mes enfants. Mes deux fils se plaignent de démangeaisons", a témoigné l’une des habitantes auprès des auteurs du rapport.

Les ONG locales craignent aussi la disparition des forêts denses qui servent de "garde-manger" aux Dongria Kondh. Les habitants vivent de la cueillette et vont chercher dans l’épaisse végétation qui les entoure, des plantes médicinales. L’institut indien de la faune et de la flore a mis en garde contre les dommages irréversibles sur l’environnement qu’entraînerait le creusement d’une mine.

Vendredi 5 février, l’Eglise d’Angleterre a annoncé qu’elle se retirait du capital de Vedanta Resources - où sa participation était de 6 millions de dollars (4,4 millions d’euros) - au motif que l’entreprise ne répondait pas à ses attentes en matière de "respect des droits de l’homme". Deux ans plus tôt, c’est le fonds souverain norvégien qui s’était désengagé de son capital pour les mêmes motifs.

Les ONG locales dénoncent les menaces et intimidations dont sont victimes les membres de la tribu pour quitter leurs terres. En dépit de ces critiques, l’entreprise a rappelé, mardi 9 février, qu’elle investirait 10 millions de dollars dans la protection de la colline, et qu’elle "stimulerait l’économie des communautés locales" grâce à l’ouverture de la mine. Le projet, qui a obtenu le feu vert de la Cour suprême indienne en août 2008, devrait commencer dans quelques mois. La tribu des Dongria Kondh semble plus proche de l’extinction que du happy end d’Avatar.

source : http://newsoftomorrow.org/spip.php?article7402


    Au théâtre, elle s'émeut jusqu'aux larmes devant la misère ou le malheur qui l'agacerait au contraire dans la réalité, tant celle-ci lui répugne. Elle paie peut-être bien cher la satisfaction d'assister à un spectacle navrant mais mensonger et dans la vie elle passerait à côté de situations analogues sans parfois les remarquer ; nous ferions ici plutôt l'opposé et donnerions même de l'argent pour nous épargner cette vue ; je le répète, l'intelligence ne sait supporter la réalité.
La Révélation, L'arbre de la science de la vie du bien, p.174

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Jacques Michel - Antoine, l'Antoinisme, les Antoinistes (1949)

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Jacques Michel - Antoine, l'Antoinisme, les Antoinistes (1949)

Auteur :    Jacques Michel ou Jacques "Michel"
Titre :     Antoine, l'Antoinisme, les Antoinistes
Editions :     Librairie Saint-Paul, Evreux, 1949, 26 pages

Sommaire :
    Historique
        Origine et caractère
        Le spirite
        Le guérisseur sous l'oeil de deux médecins
        Au-delà du spiritisme
        Le culte antoiniste
    Doctrine
        Dieu
        La matière
        Rédemption sans rédempteur par l'épreuve, dans l'amour
        Morale antoiniste
        La foi
        L'action antoiniste
        Les charlatans
        Antoinisme et Christian Science
        Les secrets du succès
        La guérion par la grâce

    Autant la biographie de Robert Vivier est valorisante, autant celle de Jacques Michel est dépréciative : rejeton nerveux, instable de santé et d'humeur, parfois violent, ambitieux, attrait des hautes payes de guerre, il épouse le 15 avril 1873 Catherine Collon et né un fils cinq mois plus tard (donc entre les lignes : conçu hors mariage), fils qui restera unique (donc entre les lignes : fait fi de l'injonction "croissez et multipliez" de la Bible), sens des affaires, foi assez inculte, épelle avec acharnement les livres d'Allan Kardec, flaire un moyen de profit ou une voie d'idéalisme ?, raisons peu avouables surtout d'ordre commercial, prosélytisme (les Chrétiens évangélisent, c'est tout à fait différent), hantise d'une religion universelle, campe un nouveau personnage, la multitude qu'appelle le guérisseur et que les colporteurs de la brochure s'efforcent de rabattre vers le cabinet de leur patron, avidité de la puissance spirituelle et du prestige moral...
    L'auteur se réclame, comme souvent de Lourdes, en comparant les méthodes : pour Louis Antoine et les guérisseurs ce n'est que de la suggestion. Mais il ne nous dit pas vraiment ce qui se passe à Lourdes (cf. cependant le livre de Zola sur la ville), sauf qu'à Lourdes il y a des contrôles des guérisons.
    L'auteur critique tout à partir de la pratique de Louis Antoine, très bien décrite par Pierre Debouxhtay, en 1900. Ce qui lui valut deux procès et un changement de pratique. L'auteur est donc hors sujet.
    On apprendrait que l'antoinisme eut une influence théosophique, mais aussi maçonnique (p.10), rappelant également l'appui de deux chefs de la franc-maçonnerie belge, les sénateurs Magnette et Goblet d'Aviella (p.12).
    Jacques Michel explique l'avènement de l'antoinisme par le fait que Louis Antoine, pour garder la tête de son mouvement, doit se détacher du spiritisme, faire chemin seul et donc expliquer et affiner sa doctrine. L'auteur remarque lui-même, comme Moïse et Jésus (p.11). Mais Louis Antoine n'est pas un prophète, puisque aux yeux des Chrétiens, le seul est Jésus.
    Pour critiquer la doctrine antoiniste, l'auteur prend et cite la brochure de propagande Fragments de L'enseignement, or, ces fragments sont interprétés par l'auteur de la brochure de 40 pages. D'un côté l'auteur critique le fait qu'aucune interprétation de l'Enseignement puisse avoir lieu ("jamais le moindre commentaire ni la plus timide exégèse", p.14, il n'a donc pas lu les Unitifs), mais de l'autre, pour connaître une doctrine, il se tourne vers un résumé qui interprète l'Enseignement, sans s'en rendre compte, puis qu'il n'a manifestement pas lu l'Enseignement. 
    Pour critiquer la morale antoiniste, une fois, il cite l'Enseignement, en retirant le passage où le Père nous enjoint à agir naturellement, ne pouvant faire plus de mal qu'il n'est présent en nous (Dévelopement, p.168). Cette morale est "élastique, voire cynique, elle ne préconise pas la perfection, n'a aucune formule de prière, aucune méthode" (p.19).
    Cependant l'auteur admet que Louis Antoine "gagne à tous les coups" (p.18). N'est-ce pas la la preuve de l'origine divine de l'Enseignement et que le Père soit un prophète ? Non, car sa foi n'est que du "toupet ou du culot" (p.21) et la foi chez les clients ou les disciples, la confiance dans le Père Antoine, une confiance absolue, une confiance exclusive qui interdit recours au médecin, neuvaine, prière, médaille, pèlerinage, etc. (p.23) Puis il admet que "bien sûr, depuis certains procès, ils n'osent plus interdire à leurs clients, comme Antoine le fit d'abord à ses intimes, le recours au médecin et au pharmacien" (p.23). C'est ignorer que Louis Antoine appela le médecin pour son fils (comme le raconte Robert Vivier), et qu'on dit venir le même médecin pour Louis Antoine lors de sa désincarnation (Robert Vivier encore qui est pourtant une source pour Jacques Michel). Il critique, comme Françoise d'Eaubonne en 1982, qu'il y ait de antoinistes "qui ont pour la plupart tenté diverses aventures, et sans devenir édifiants, exploitent effrontément un "filon avantageux!" (p.23). Et comme Françoise d'Eaubonne, il est clair que les personnes qui enfreignent la loi soient punis par la justice, c'est d'ailleurs ce qui a été fait pour Louis Antoine ! Mais l'auteur se contredit car, il admet aussi que "les guérisseurs antoinistes ne sont pas tous ni toujours des charlatans" (p.24).
    Mais cela n'empêche pas de critiquer l'Antoinisme, sans voir qu'il se fourvoie lui-même : "Le culte qu'Antoine a désigné lui-même de son propre nom est bien son culte ; il vient d'Antoine, comme créateur, et il s'adresse à Antoine, comme objet" (p.11), bref comme le christianisme (qui vient de Christ) ; "l'antoiniste ne croit qu'en Dieu et en son prophète, comme l'Islam" (p.21), comme dans le christianisme, avec le Saint-Esprit en plus, qu'aucun chrétien n'a jamais compris l'origine et l'essence, et pour lequel tous les catholiques ne sont pas d'accord. Mais attention, il y a aussi un chapitre qui annonce : "Rédemption sans rédempteur". Nous sommes en pleine contradiction ! Ce qui chagrine Jacques Michel, c'est que Louis Antoine s'interpose : c'est lui, le Père qui opère et qui opérera toujours les guérisons" (p.18).
    En fait on comprend finalement que ce qui dérange l'auteur, c'est le fait que Louis Antoine ait pris la place du Christ et donc que le christianisme perde des ouailles. "Quand les effets vraiment extraordinaire s'accompagnent d'une fascination systématique néfaste à la foi catholique, il est vraisemblable que nous nous trouvons dans les parages de Satan" (p.24). "Et même si il n'y a pas de magie [encore une contradiction] dans l'antoinisme, il est interdit aux catholiques de participer à des cultes et de fréquenter des adversaires de leur foi. Il y a là, comme dans la théosophie et la franc-maçonnerie, sous un habillage humanitaire, une entreprise de destruction de la foi d'un caractère démoniaque. C'est une église, - une contre-église, - une ramification de la puissance des ténèbres" (p25). Voilà : la boucle est bouclé, l'auteur a cru justifié le mal : l'antoinisme vient du spiritisme, de la théosophie et de la franc-maçonnerie > le spiritisme, la théosophie et la franc-maçonnerie sont le mal > l'antoinisme est donc le mal. Hors le Christ point de Salut dans le Christianisme ! C'est un principe sectaire (lire le Syndrome du Berger de Jean-Yves Roy).
    Donc qu'est-ce qu'on apprend dans cette critique de l'antoinisme : que finalement, le Père Antoine n'est pas considéré par tous comme le seul rédempteur, que les antoinistes ne sont pas tous des charlatans, qu'ils permettent le recours à la médecine et aux pharmaciens, et qu'ils sont tolérants envers la pratique des autres cultes.
    Mais ce n'est pas tout. L'auteur croit apprendre du culte antoiniste que l'église catholique devrait revenir à l'exercice de guérison, et rappeler que l'extrême-onction est à proprement parler une onction de guérison, dans le rituel, relever les magnifiques bénédictions (c'est donc l'équivalent de l'Opération générale), avec imposition des mains, défense au démon de nuire et appel pressant à Notre-Seigneur, pour les malades adultes et les enfants (ce qui est l'équivalent de la consultation imposition des mains en moins cependant)(p.25). L'auteur conclut en vantant l'ouvrage de l'abbé Gouin, curé de Soizé, le Manuel des Pèlerinages où la table alphabétique des Saints précède celle des maladies ! (p.26). Bref on lit dans ce livre une bataille de clocher, et on préconise pour l'Eglise à en venir à des dérives sectaires.
    Donc de deux choses l'une : soit l'antoinisme et le christianisme sont tous les deux des sectes guérisseuses, soit aucun des deux ne l'est !
    Rappelons que le site Info-Sectes est animé par un responsable de l'association chrétienne évangélique Vigi-Sectes. L'autre site anti-secte, Prévensectes est tenu par Mathieu Cossu. Celui-ci a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 19 janvier 2007 au siège de l'UNADFI, à Paris. Le 5 mars 2009, le webmaster du site prévensectes a été reconnu coupable de diffamation pour un article issu de la revue Bulles de l'ADFI publié sur son site.

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Les Antoinistes à Roubaix

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    C'était une maison du vieux Roubaix, petite, basse, avec d'étroites fenêtres pareilles à des hublots, un gros pilier d'angle devant la porte, des plafonds qu'on touchait de la main, traversés d'énormes poutres, et laissant couler de perpétuels petits jets de plâtre et d'argile. Elle était pleine de rats, de souris, de puces et de fourmis. La cave immense et voûtée était noyée d'eau. Il y nageait des choses mousseuses, ouatées, d'un moisi blanc et vert. Antoinette, telle qu'elle était, adorait cette maison, précisément pour sa bizarrerie et son pittoresque.
[...]
    Volontiers, elle se fût tournée vers une religion, une espérance, un idéal. Elle avait la sourde, la confuse prescience que la vie ne pouvait se borner à ce qu'elle en savait, à cette stérile et stupide bataille pour l'unique souci de perpétuer une existence sans but. Mais ce n'est pas à dix-sept ans, et sans aide, qu'on se bâtit un dogme, qu'on peut aller au delà des rites, pour atteindre l'esprit. Elle se prit d'une ferveur soudaine, fréquenta l'église Sainte-Elisabeth, face à la boutique d'Edith. Mais cela ne dura pas. Elle connaissait trop la vie, la pauvre Antoinette. Elle avait trop vu le monde, la réalité. Elle ne pouvait plus accepter. Il y avait quelque chose de flétri, de mort en elle. L'utilité de la prière ne lui apparaissait pas. Elle ne voyait pas jusqu'à quel point elle était responsable de ses fautes. Tantôt elle se jugeait une innocente, tantôt une criminelle. Elle abandonna une église aussi compliquée. Elle fut au temple réformé deux fois, séduite par le contraste de l'austérité et de la simplicité, s'y ennuya bientôt, rendit visite aux Antoinistes et ne retourna plus les voir...
    Et pourtant, il y avait "quelque chose", elle le présentait, le soupçonnait. La vie ne pouvait se borner aux horizons qu'elle connaissait. Elle entrevoyait vaguement, confusément, tout le problème de la conscience et de la grandeur morale, comme elle entrevoyait la science et la connaissance, de très loin, et dans un brouillard...

Maxence van der Meersch, Invasion 14, Chapitre V, I, p.220, p.225-226
Editions Albin Michel, Paris, 1946

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Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi (p.XXXXVIII)

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Le Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi (p.XXXXVIII)

    Il faut avoir la foi pour comprendre la foi, comme il faut être Dieu pour comprendre Dieu.

Couronnement de l'Œuvre Révélée, La croyance & la foi, p.XXXXVIII

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