N'avons-nous pas dit aussi que la sincérité est l'image de l'amour, la photographie du cœur ? Ce principe où Dieu dit : "Vous ne pouvez faire de la morale à personne, car ce serait prouver que nous ne faites pas bien" n'est-il pas logique et de vérité ? Faire la morale à quelqu'un, n'est-ce pas démontrer que nous la méritons nous-mêmes, oubliant que "Elle ne s'enseigne pas par la parole, mais par l'exemple et à ne voir le mal en rien."
La Révélation, L'arbre de la Science de la vue du bien, p.190 §2
Vous pourriez me demander pourquoi, si nous démontrons le bien, notre devise représente la vue du mal ; je vais vous l'expliquer : Notre intelligence qui a cette vue, semblable à un manomètre marque notre infériorité ; nous apercevons le mal que pour autant que nous en possédons. S'il n'est que le reflet de notre imperfection, ne devrions-nous pas baisser les yeux d'autant plus qu'il nous apparaît davantage dans nos semblables et ne devrions-nous pas rougir de prétendre travailler pour l'humanité plutôt que pour nous-même.
La Révélation, L'arbre de la Science de la vue du bien, p.190
Au milieu des souffrances qui nous accablent et surtout dans les plus accentuées, n'oublions pas que c'est Dieu qui cherche à s'installer en nous et à démolir à cet effet tout ce que nous y avons construit en dehors de la réalité. Je l'ai encore dit, nous sommes plus malheureux que l'animal et d'autant plus que notre intelligence est développée.
La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.189
Certaines personnes disent que, s'il y a un Dieu, la science saura le découvrir ; on tient ce raisonnement, fort de l'opinion des savants qui se sont prononcés dans ce sens. Mais je viens de démontrer que si la science devait découvrir Dieu, elle ne résulterait plus de l'intelligence dont les investigations tendent à prouver le contraire, sa non-réalité ; il nous est impossible de trouver la vérité dans l'erreur. La science est inhérente à l'intelligence, elle en est inséparable ; elle n'a de raison d'être que pour pénétrer la matière, qu'il faut surmonter pour arriver à Dieu.
La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.188
Ne pouvant rien recevoir que par nos sens, ses attributs, nous éclairent seulement pour tout ce qui est indispensable matériellement. Ignorant ainsi notre propre essence, nous sommes incapables de concevoir la vie spirituelle.
La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.187
Nous avons tant manié les fluides qui nous relient à cette matière que ce n'est plus qu'un instinct pour notre esprit, un pur caprice. Il s'imagine même en être inséparable, se refuse à croire qu'il y a d'autres sens et qu'on peut se les acquérir en travaillant moralement.
La Révélation, l'arbre de la science de la vue du bien, p.186
Nous voyons dans cette histoire que Adam pose la première pierre à la science qui est la vue du mal, vue de la matière. Celle-ci s'efforce de raisonner tous les phénomènes de la pensée par le nombre, la qualité, la disposition des cellules cérébrales. Rien d'étonnant à ce qu'elle en vienne à nier l'âme, le principe spirituel puisqu'elle ne se base que sur cette matière ; il lui serait impossible d'admettre sérieusement rien qui soit en dehors d'elle.
La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.185
Pourquoi est-il dit qu'il faut aimer ses ennemis ? Parce que ce qui nous froisse en eux est leur côté réel, le côté divin, ce germe de Dieu qui est en nous. Voilà pourquoi nous disons que notre ennemi est notre Dieu. En effet, il n'est notre ennemi que par notre imperfection qui ne sait supporter Dieu puisqu'elle s'y oppose.
La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.183 §3
C'est la raison pour laquelle nous sommes incompatibles avec Dieu ; notre incarnation qui est la matière imaginée par Adam pour se couvrir, je le répète, cache à notre être tout ce qui est réel.
La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.183 §1
Sans nous être rendu compte du but de la vie, nous recherchons le bonheur dans l'imperfection, mais ce bonheur n'est qu'apparent, il ne fait qu'augmenter nos faiblesses et nous empêche d'autant plus de supporter la réalité, Dieu, puisque, dans l'incarnation, nous sommes dans l'opposé de la réalité.
La Révélation, L'arbre de la science de la vue du bien, p.182