Temple de Nice et ses adeptes (Colorized by MyHeritage)


cf. les photos originales: intérieur pendant l'Opération & les Desservants et Frère Pastorelli


cf. les photos originales: intérieur pendant l'Opération & les Desservants et Frère Pastorelli
18 janvier 1913. Déclaration à la préfecture des Alpes-Maritimes.
Modifications apportées aux statuts de l'ASSOCIATION CULTUELLE ANTOINISTE DE NICE :
Article 1er - Le collège des desservants de France qui siège à Paris, 31, rue Vergniaud, désigne le desservant de chaque temple ; celui-ci désigne les adeptes qui travaillent avec lui.
Siège social : 2, avenue de l'Assomption, Nice.
Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 5 février 1943
Thumesnil, le 9-9-26,
_ Frères et Sœurs,
Merci à tous des bonnes pensées du 15 Août reçus avec bonheur, et nous vous demandons encore de bien vouloir être tous par la pensée avec nous tous ici pour l’ouverture de notre lecture qui aura lieu le dimanche 12 courant.
Merci à tous à l’avance vous écrirais plus longuement bientôt.
Recevez tous en famille nos bonnes pensées et fraternels souvenirs.
Maurice et Antonine Finkelstein

source : Google Satellite - Vue 3D

Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, pendant l'Opération au Temple de Nice (Magazine Détective, 1952)
On connait les noms des desservants du temple de Nice par l'article du Magazine Détective de 1952.
On trouve donc Jean Benedetto pour le mari et Thérèse pour sa femme. Cependant une carte postale de 1931 représentant le Temple de Nice est signée "votre soeur toute dévouée J. Benedetto".
Par ailleurs, la fiche de recensement de la ville de Nice en 1936 indique comme habitant le "Temple Antoinette" (sic)(alors numéro 26 de l'Avenue de l'Assomption) : Jean Benedetto, né en 1881 à Bagnasco (Italie) ; Joséphine, née en 1884 à Béziers (France) comme épouse et Maria Crouzet, née en 1839 à ??? (en Espagne), comme belle-soeur.
On ne donnera pas crédit au magazine Détective, bienveillant mais peu fiable. On pense donc bien que la desservante se nomme Joséphine. Jean-Marie Defrance dans Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932) précise que "la desservante est blanchisseuse ; on entend de loin le bruit des fers à repasser tombant en cadence sur la table".
Un Jean Benedetto, marchand ambulant, demeurant à Paris, né le 22 avril 1881 à Bagnasco (Italie, province de Coni, dans le Piémont) se fait naturaliser français en date du 10 août 1927 (Journal officiel de la République française. Lois et décrets).
On sait par le Magazine Détective que les desservants du temple de Nice était amis avec un ancien boucher Pastorelli. Il s'agit de Louis Pastorelli.

Louis Pastorelli à droite (avec frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservant du temple de Nice)
Dans la rue Von Derwiès (ancienne rue Valrose), au numéro 2, on connaît la présence d'une salle de lecture par le Journal officiel de la République française. Lois et décrets (4 février 1931).
L'annuaire de l'année 1931 de la ville de Nice indique à ce numéro les noms notamment d'un Louis Pastorelli (avec le boucher Antoine Pin et le charcutier Dunghis), mais aussi un Coutin Vidal.
On peut se demander s'il ne s'agit pas là de notre Vital Coutin, desservant du temple de Saint Etienne (construit en 1935) et auteur de Le Maître de la Grande Pyamide (1937).

Dans le recensement de la ville de Nice, à la rue Derwies en 1931, on retrouve Louis Pastorelli (né en 1866, sans profession) avec son épouse Cornélie. Ils se sont mariés le 10 octobre 1894 à Nice. C'est là qu'on apprend qu'il était d'origine italienne, bien que né au Cannet. Ses parents (Anastasio/Anastase et Francisca/Françoise Sassi) sont des pasteurs de Briga Maritima (Province de Coni, mais commune rattachée à la France en septembre 1947, à la suite du traité de Paris). Un frère Gioanni/Jean né en 1857 et une soeur Marianna/Marianne née en 1860 à Nice.
Louis Pastorelli était alors en 1894 négiciant en vins à Nice. Il est légalement domicilié à Briga Maritima. Il se fait naturaliser Français le 6 mai 1911.
Dans le magazine Détective de 1952, on le voit en photo avec les époux Benedetto et le présente comme un ancien boucher.
Sur son acte de naissance on indique sa date de décès, en 1954.
Son épouse Cornélie Modeste né Calviera, veuve d'un premier mariage (1886) d'avec Pierre Ghiran, est née à Levens (Alpes Maritimes) en 1867 et habite à Nice. Celle-ci décède à Nice en 1948.
Le temple de Nice ouvre en 1931 et est tenu par le frère Jean et la soeur Joséphine Benedetto.

Il ne faut pas confondre ce Louis Pastorelli avec Baptistin Pastorelli de Paris. Cependant il est possible que Louis soit un oncle de Bastistin. Impossible de le vérifier, le nom de Pastorelli étant très répandu dans la commune de Briga et dans la région de Nice en général. Cependant Baptistin habitait, au moment de son mariage en 1920, rue Caroline à Nice, une rue parallèle à la rue Derwies.
Consécration d'un temple antoiniste
Un millier d'antoinistes sont venus à Nice pour assister à la consécration d'un temple élevé à la mémoire du père Antoine. On sait que ce dernier fonda, en 1906, à Monaco, le culte antoiniste, dont la doctrine est basée sur l'amour du prochain, la foi et le désintéressement. Il existe, à l'heure actuelle, en Belgique, où ce culte est très répandu, une trentaine de temples ; avec celui qui vient d'être inauguré à Nice, on en compte quinze en France.
La mère Antoine, malgré ses 83 ans, avait tenu à effectuer un long voyage pour assister à cette cérémonie.
Le Temps, 27 octobre 1931
Erreur du journal puisque, même s'il est vrai que le culte a été introduit très tôt à Monaco, notamment par l'intermédiaire des sœurs Vittart, le Père ne s'y est jamais rendu et que le culte a été fondé à Jemeppe, en Belgique.
Auteur : Jean Bazal (Reportage photo. M. Coën, Agence Grap, DÉTECTIVE.)
Titre : Religions étranges : IV. Les Antoinistes
Éditions : Qui ? - Détective - L'hebdomadaire des secrets du monde - n°288, 7 janvier 1952, p.18-19
À lire sur gallica
Reportage sur les adeptes de Nice, dont les desservants Jean et Thérèse Benedetto. Le récit, dont le titre complet est "Les Antoinistes ne croient qu’à l’influence du fluide pour régénérer l’humanité“, est partagé en 4 chapitres : L’apostolat du Père Antoine, Une robe symbolique, Le fluide qui guérit, La foi du tigre.
On pense que l'auteur fait une erreur dans le prénom de la desservante qui doit être Joséphine.
Les photos sont à consulter dans la section concernant le temple de Nice.