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Les Antoinistes en pèlerinage à Paris (Le Drapeau Rouge-La Voix du peuple, 27 juin 1924)(Belgicapress)

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Les Antoinistes en pèlerinage à Paris (Le Drapeau Rouge-La Voix du peuple, 27 juin 1924)(Belgicapress)

ECHOS ET NOUVELLES

Les Antoinistes en pèlerinage à Paris !

Cinq mille pèlerins, disciples d'Antoine-le-Guérisseur, sont allés, mercredi, à Paris, de toutes les provinces, rendre hommage à leur patron, et célébrer la fête au temple voué au culte dont il fut l'initiateur. La mère Antoine, veuve du Guérisseur, était venue de Belgique. Elle et trois officiants rappelèrent, dans la chapelle, les principes énoncés par le père Antoine et les fidèles répétèrent longuement le cri d'un père antoiniste guéri : « Gloire au père Antoine ! »

Le Drapeau Rouge/La Voix du peuple, 27 juin 1924 (source : Belgicapress)

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PÈRE (Carte postale - H. Dardenne, Jemeppe - date inconnue)

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PÈRE (Carte postale - H. Dardenne, Jemeppe - date inconnue)PÈRE (Carte postale - H. Dardenne, Jemeppe - date inconnue)-verso

 https://ihoesd.ideesculture.fr/index.php/Detail/objects/5959

    L'inscription en bas à gauche est intéressante : on peut encore y lire l'avertissement REPRODUCTION INTERDITE, mais l'indication du photographe (H. Dardenne de Jemeppe) semble avoir été grattée.

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L'Antoinisme (Journal de la ville de Saint-Quentin et de l’arrondissement, 9 mars 1912)

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L'Antoinisme (Journal de la ville de Saint-Quentin et de l’arrondissement, 9 mars 1912)L'Antoinisme

    Nous avons parlé longuement, dans le « Journal de Saint-Quentin », de cette religion bizarre fondée à Jemeppe, près de Liège, par le père Antoine.
    Les populations du nord de l'arrondissement de Saint-Quentin s'y précipitaient pour chercher la guérison imaginaire de maux réels et le soulagement réel de maux imaginaires.
    L'Antoinisme a gagné Paris, cela devait être et il aurait une succursale à Saint-Quentin si la police correctionnelle n'avait mis un terme aux exploits ou à l'exploitation de la famille Bar.
    A Paris, c'est une modiste qui opère. L'esprit du père Antoine est passé en elle et elle guérit comme le zouave Jacob ou Donato.
    Un rédacteur de l'« Echo du Merveilleux » est allé voir la miraculeuse modiste, et voici son récit ironique et déçu :

    Dès dix heures du matin, une queue d'une soixantaine de personnes s'allonge sous la voute et sur le trottoir. Le concierge, manifestement fier de posséder une locataire si courue, lève les bras au ciel quand on lui demande à voir Mlle Camus. Impossible, tout à fait impossible ! Il faut écrire, demander un rendez-vous, attendre une quinzaine au moins. Toutefois, au nom de l'« Echo du Merveilleux », il hésite, il faiblit et m'indique le chemin. C'est au fond de la seconde cour : l'escalier étroit est rempli de monde. Je découvre un second escalier. Une porte sur laquelle est encore fixée la plaque de modiste, s'entr'ouvre ; la figure ronde et accorte d'une sœur tourière me dévisage avec défiance. Enfin elle m'introduit : – Venez, monsieur.
    Je me faufile dans le plus sombre des corridors. En tâtonnant, la main rencontre... des corps ! des gens appuyés contre la cloison, immobiles : c'est l'avant-garde des malades. Une toute petite pièce un peu plus claire... Nous y voici.
    Vêtue de noir, la figure brune aux fortes pommettes éclairée par des yeux extrêmement vifs, la modiste thaumaturge, qui doit avoir dépassé la quarantaine, est sans vénusté.
    Debout dans sa petite chambre modestement meublée, elle me montre non sans orgueil une pile de lettres à ouvrir, une autre pile de lettres à répondre. « Il faudra que l'on vienne demain m'aider à lire tout cela, à y répondre ». Une équipe d'Antoinistes lettrés, sans doute.
    Mlle Camus nous explique (nous sommes trois à l'écouter) comment elle opère avec les malades.
    – Je pense au Père...
    – A Dieu ?
    – Non, pas tout à fait...
    (Le « pas tout à fait » n'est-il pas pas joli ?)
    – … Pas tout à fait : au père Antoine, à Antoine le Généreux. (On a surnommé ainsi Louis Antoine à cause de son désintéressement).
    – Je pense au Père et je dis au malade qu'il […] nôtre. Elle nous pénètre comme un fluide bienfaisant. Le Père puise en Dieu et moi je puise en lui : lui et moi sommes des canaux où coule vers le malade la grâce divine.
    « Autrefois je m'endormais, et les douleurs du malade venaient dans ma chair. Je les extirpais de lui pour en souffrir moi-même, et ensuite je les chassais de moi. Mais maintenant, je ne m'endors plus ; il y a trop de malades. Ce serait trop long. Je dis au malade : Regardez-moi ! Et mes yeux lui versent le fluide qui vient du Père.
    Ses yeux vifs nous dévisagent et semblent un peu irrités de ne pas discerner des marques de ferveur. Elle ajoute encore, d'un ton de défi : – Le Père est là, certainement ; il entend tout ce que nous disons...
    Je ne veux pas abuser ; je m'en vais. Dans le ténébreux corridor, par une porte à demi ouverte, on aperçoit sur le palier la cohue des malades, des bons malades patients. Pour qu'ils s'ennuient moins d'attendre, un monsieur vêtu de noir parle tout haut, fait un petit prêche. « Il faut oublier ce que l'on sait... Il faut faire taire la révolte de l'intelligence... Il faut se rendre semblable aux petits enfants pour recevoir l'esprit de Jésus ». Et, naturellement, il prononce Jésusse. La vive petite coadjutrice de Mlle Camus me reconduit. Elle est visiblement plus intelligente et plus débrouillarde que la Guérisseuse. Et, du reste, elle me confie qu'elle-même guérit aussi, par les vertus d'Antoine. C'est un autre canal par lequel coule sur Paris, la grâce miraculeuse de Jemeppe. Mais elle ne souhaite point qu'on le sache. Elle n'en tire aucun orgueil.
    Dans la rue, sous la pluie fine, l'attroupement a augmenté des curieux et des infirmes et qui viennent chercher la guérison et qu'il a portent peut-être dans leur sein, où habita l'illusion puissante.

Journal de la ville de Saint-Quentin et de l’arrondissement, 9 mars 1912

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Etrange Mascarade (La Libre Parole, dir. Edouard Drumont, 27 octobre 1913)

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Etrange Mascarade (La Libre Parole, dir. Edouard Drumont, 27 octobre 1913)Étrange Mascarade

DES BELGES ONT INAUGURE A PARIS
un Temple « Antoiniste »

    Voici quelques semaines, au coin des rues Vergniaud et Wurtz, des ouvriers mettaient la dernière main à une sorte de petite chapelle, d'aspect bizarre, au clocheton sans coq et sans croix, construite en un ciment de couleur grisaille. Au-dessus de la porte, ces simples mots : « Culte Antoiniste 1913 ».
    Les gens du quartier passaient indifférents. « Culte Antoiniste »... Depuis la séparation et les fameuses cultuelles, ils en ont bien vu d'autres !
    Mais hier matin, ils furent tout de même intrigués de voir déboucher de la rue Vergniaud une procession d'individus au costume étrange. Les hommes portaient une longue redingote noire, au col arrondi comme celui d'une vareuse, austèrement fermée au moyen de boutons multiples. Ils allaient, le chef couvert d'un chapeau haut de forme très bas, aux ailes larges, légèrement relevées. Les femmes vêtues de robes noires, étaient coiffées d'un voile de soie, de même couleur. Tous ces gens souriants et gais, avaient l'air de sortir d'un long repas de funérailles...
    Les portes du temple s'ouvrent, un desservant s'avance vers une vieille dame, à l'air vénérable qu'il gratifie d'un « Bonjour Mère » empreint d'un affectueux respect. Cette vieille dame est, en effet, l'objet d'une vénération spéciale de la part des adeptes de « l'Antoinisme », cette religion dont nous avons parlé déjà à plusieurs reprises.
    Antoine, on le sait, était un guérisseur qui prétendait faire des cures merveilleuses, en imposant les mains et en prêchant aux hommes l'amour les uns des autres.
    A sa mort, il désigna sa femme pour lui succéder, et lui transmit sa faculté de guérir. Depuis lors la secte des « Antoinistes » s'est développée, paraît-il, au point qu'on élève à Paris un temple à son culte.
    Ce qui nous a cependant frappé, c'est qu'en dehors des curieux, fort nombreux, il est vrai, mais pas encore convertis, tous les adeptes étaient des Belges, venus tout spécialement de leur pays pour cette consécration. De Français, peu ou prou. Et cependant ce nouveau temple va avoir son desservant, M. Noël, qui chaque dimanche tenant l'emblème à la main fera la lecture du dogme. L'emblème dont nous venons de parler, ressemble à un arbre japonais. Au-dessous on lit ces mots : « L'arbre de la science, de la vie, du mal ». A l'intérieur du temple, rien, ni autel, ni ornements, ni bancs, ni chaises. Au fond, une chaire très simple, du haut de laquelle « la Mère » opère ses guérisons.
    Elle monte lentement les degrés, se recueille, étend les mains et redescend. Si vous avez la foi, vous êtes exaucé. Il est probable que les malades amenés hier à la Mère n'avaient pas suffisamment la foi, car ils s'en retournèrent clopinant comme ils étaient venus.
    Mais un des Antoinistes nous confie que dans quelques jours un nouveau temple va être ouvert à Monaco où les adeptes sont fort nombreux.
    Quant aux Antoinistes de Paris, dès que les 450 Belges d'hier auront regagné leurs pénales, ils risquent fort de se dénombrer par la seule unité du desservant.
                          M. P. de P.

La Libre Parole (dir. Edouard Drumont), 27 octobre 1913

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Temple Antoiniste de Paris 13ème (FB Martine Kervagoret)

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Temple Antoiniste de Paris 13ème (FB Martine Kervagoret)

Temple Antoiniste de Paris 13ème (FB Martine Kervagoret)

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Jean-Laurent Cassely - Paris, nuits insolites (2014)

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Jean-Laurent Cassely - Paris, nuits insolites (2014)

Auteur : Jean-Laurent Cassely
Titre : Paris, nuits insolites
Éditions Jonglez, Les Guides écrits par les habitants, Paris, 2014

XIII ARRONDISSEMENT

    TEMPLE ANTOINISTE
    34, rue Vergniaud 75013 Paris
    Métro Corvisart
    Lecture de l'Enseignement du Père du lundi au vendredi à 19h, le dimanche à 10h et à 19h
    « Opération » (par la prière) au nom du Père le dimanche et les quatre premiers jours de la semaine à 10h

Une curieuse
secte belge...

    Appartenant au mouvement antoiniste (voir ci-dessous), la curieuse petite église jaune qui trône à l'angle des rues Vergniaud et Wurtz obéit à un principe fondamental de croyance en la prière et en ses pouvoirs de guérison. À l'intérieur, la sensation de paix et de tranquillité règne et l'ambiance est digne de la série TV La petite maison dans la prairie : les hommes portent une longue redingote noire de précepteur et les femmes doivent, en plus d'une robe noire, porter une coiffe traditionnelle très XIXe siècle.
    Le silence est de rigueur dans le temple, mais si vous y croyez, il est permis de parler dans le « cabinet », en compagnie d'un adepte « guérisseur » qui priera pour vous libérer de votre souffrance morale ou physique. La lutte contre la peine est l'un des piliers de l'antoinisme, comme en témoigne le titre de l'ouvrage phare du Père, Délivrez-nous du mal, en vente sur place.

    LE CULTE ANTOINISTE
    Créé en Belgique en 1910, le culte antoiniste (du nom d'Antoine, son fondateur, appelé Le Père par les adeptes) a été reconnu « Fondation d'Utilité publique » en 1922 par le gouvernement belge. Il a néanmoins été considéré comme un mouvement guérisseur par le rapport parlementaire de 1995 sur les sectes, qui l'a analysé de la façon suivante : « La notion de maladie est niée, de même que celle de la mort (croyance en la réincarnation) : c'est l'intelligence qui crée la souffrance, c'est la seule foi en elle-même qui la supprime, et non l'intervention des professionnels de santé ». Du côté du culte antoiniste, toute référence à une secte est niée : le culte est « une œuvre morale basée sur la foi et le désintéressement... Il est un culte public, ouvert à tous indistinctement et gratuitement ». II est également signalé que le Père « reçut des malades plus de 22 ans. Quand il commença ce travail, il avait des économies qui lui permettaient de vivre sans travailler : quand il mourut, il ne possédait plus rien ». On compte aujourd'hui 64 temples antoinistes et 90 salles de lecture dans le monde, principalement en France, Belgique, Australie, et Luxembourg. Le culte regroupe environ 2500 adeptes en France et 200 000 dans le monde.
    Deux autres temples antoinistes existent à Paris :
    10, impasse Roux 75017 Paris. Métro Ternes ou Pereire, RER Pereire-Levallois
    49, rue du Pré-Saint-Gervais 75019 Paris. Métro Pré-Saint-Gervais

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Commémoration de deuil hier, chez les Antoinistes (L’Avenir, 26 juin 1924)

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Commémoration de deuil hier, chez les Antoinistes (L’Avenir, 26 juin 1924)PETITE CHAPELLE

Commémoration de deuil hier, chez les Antoinistes

    Les petites chapelles ne sont pas toujours des chapelles littéraires : celle des pères Antoinistes est religieuse, du moins dans la mesure que l'étaient les temples de la Révolution.
    On y commémorait hier, entre fidèles – entre « frères » – l'anniversaire de la mort du père Antoine, cet ouvrier mineur de Jemeppe, explorateur des « collines inspirées » et qui rêvait de devenir un autre Solness constructeur de cathédrales.
    Son désir est exaucé : après le temple qui s'est élevé à Paris, rue Vergniaud, le million d'adeptes que compte aujourd'hui, en France et en Belgique, la religion ou la morale du père Antoine, ont édifié des temples à Monaco, Tours, Vichy, Lyon, Vervins, Aix-les-Bains, Caudry.
    Extérieurement, les Antoinistes se distinguent par la redingote noire et le demi haut-de-forme qu'ils portent quand ils se réunissent. Leur doctrine, très morale, proclame l'immortalité de l'âme et exige que la mort soit considérée comme une « désincarnation ». Il ne semble pas que leurs rites soient de nature à intéresser un Huysmanns : les fondateurs de religions nouvelles simplifient les pratiques du culte.

L’Avenir, 26 juin 1924

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Christophe Bourseiller - Guide de l'autre Paris (2001)

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 Christophe Bourseiller - Guide de l'autre Paris (2001)   Auteur : Christophe Bourseiller
Titre : Guide l'autre Paris
Édition : Bartillat, Paris, 2001 (241 pages)

    Pour le XIIIe arrondissement, à la p. 155, dans les Lieux de culte inattendus, on évoque le temple antoiniste du 34, rue Vergniaud :

    Voici sans conteste une adresse exotique. Le culte antoiniste tire son nom de son guide et fondateur, Louis Antoine, que ses disciples nomment en toute simplicité : le Père. Religion guérisseuse, inspirée tout à la fois du christianisme et de la théosophie, l'antoinisme possède de bien curieux temples. Ainsi cette belle bâtisse blanche, surmontée d'une large inscription : « Culte antoiniste ». De nombreux adeptes viennent prier tout le jour, dans l'espoir d'obtenir miracles et guérisons. D'étranges créatures dont la tenue tient à la fois du costume folklorique breton et de la robe de bonne sœur, accueillent le visiteur. Renseignement pris, il s'agit des « costumées du porche », auxquelles il est loisible de poser toutes les questions possibles. Mais attention. Sitôt pénétré dans l'enceinte sacrée de ce temple aux teintes vertes, plus question d'ouvrir la bouche. On se tait, devant le Père...


   Plutôt bienveillant dans son autre livre, le Guide de l'autre France, l'auteur "en fait des tonnes" pour coller à la ligne éditoriale du livre.  

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Culte Antoiniste 13 ème arrondissement, Paris (FaceBook Daisy Le Dez)

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Culte Antoiniste 13 ème arrondissement, Paris (FaceBook Daisy Le Dez)

Culte Antoiniste 13 ème arrondissement, Paris
(source : page FaceBook de Daisy Le Dez)

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Camion transportant des obus rue Vergniaud (flickriver.com, crescendixx)

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Camion transportant des obus rue Vergniaud (flickriver.com, crescendixx)

Un camion transportant des obus passe rue Vergniaud, angle de la rue Wurtz et temple antoiniste en 1917. by crescendixx

Les usines de voitures Delahaye, rue du Banquier, fabriquaient des obus, il est possible que ce chargement en vienne et se dirige vers la gare de La Glacière-Gentilly, rue de Rungis.
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Taken on: January 1, 1917

source : https://www.flickriver.com/photos/tags/vergniaud/interesting/

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