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20th Century Messiah (Birmingham Daily Gazette, Saturday 27 June 1925)(britishnewspaperarchive.co.uk)

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20th Century Messiah (Birmingham Daily Gazette, Saturday 27 June 1925)(britishnewspaperarchive.co.uk)20th CENTURY “MESSIAH.”
Strange Pilgrims In France.
PSYCHIC HEALER’S 50,000 CURES.
From a Gazette Correspondent.

                                               PARIS, Friday.
    Up to midnight last night, several thousand disciples of one of the world’s strangest and newest religions had made a pilgrimage to the “Temple Antoiniste” in La Glaciere district of Paris.
    Thus they observed the thirteenth anniversary of the “disincarnation” of their 20th century Messiah, Pere Antoine, the Belgian Healer.
    They came from all parts of France, attired in the bizarre costumes which were “revealed” to Pere Antoine.
    The men all wore stove-pipe hats and long, black, frock coats buttoned tightly up to the chin.
                     PSYCHIC HEALER.
    The women were attired in unrelieved black robes, small crepe bonnets, and long black veils, giving them the appearance of nuns, or mourners.
    The greatest pilgrimage was to is Jemeppe-sur-Meuse, Belgium, the Mecca of this new religion, where “Pere Antoine” lived, but the Paris shrine was crowded from morning to night with devout followers who listened attentively as the “revelation” which Pere Antoine had dictated to a stenographer, was read from the pulpit.
    Pere Antoine was a psychic healer, and his disciples claim that he has some 50,000 cures to his credit. Most of those (or their relatives) at the Paris Temple yesterday had been “healed” or “cured” of diverse ailments, and they wished to show their appreciation by this pilgrimage.
                     1,000 CLIENTS A DAY.
    When Antoine lived, Jemeppe was sometimes invaded by crowds aggregating 20.000 and 30.000, and it is recorded that in one day more than 1,000 called at his home to be healed.
    He later elaborated his “Spiritualistic” in gospel, which somewhat resembles Christian Science, since he denies the existence of matter disease, evil and death.
    From his church service Pere Antoine banished the sermon, all hymns, scripture readings, and – the collection, but his disciples are so generous with free-will at offerings, given anonymously, that 20 Temples have been erected in France and Belgium, the Paris Church being second in importance.
    Yesterday’s pilgrimage continued well beyond midnight, and ended with the recitation of Pere Antoine’s new ten commandments.

Birmingham Daily Gazette, Saturday 27 June 1925 (source: britishnewspaperarchive.co.uk)

 

Traduction :

MESSIE DU 20e SIÈCLE.
D'étranges pèlerins en France.
LES 50 000 GUÉRISONS D'UN GUÉRISSEUR PSYCHIQUE.
D'un correspondant de la Gazette.

                                               PARIS, vendredi.

    Jusqu'à minuit hier soir, plusieurs milliers de disciples d'une des religions les plus étranges et les plus récentes du monde se sont rendus en pèlerinage au "Temple Antoiniste", dans le quartier de la Glacière, à Paris.
    Ils ont ainsi célébré le treizième anniversaire de la "désincarnation" de leur Messie du XXe siècle, le Père Antoine, le guérisseur belge.
    Ils sont venus de toutes les régions de France, vêtus des costumes bizarres qui ont été "révélés" au Père Antoine.
    Les hommes portent tous des chapeaux en tuyau de poêle et de longues redingotes noires boutonnées jusqu'au menton.
                     GUÉRISSEUR PSYCHIQUE.
    Les femmes étaient vêtues de robes noires dépourvues de tout artifice, de petits bonnets de crêpe et de longs voiles noirs, ce qui leur donnait l'apparence de nonnes ou de veuves.
    Le plus grand pèlerinage se fait à Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, la Mecque de cette nouvelle religion, où vivait le "Père Antoine", mais le sanctuaire de Paris est bondé du matin au soir de fidèles dévots qui écoutent attentivement la lecture en chaire de la "révélation" que le Père Antoine a dictée à un sténographe.
    Le Père Antoine était un guérisseur psychique, et ses disciples affirment qu'il a quelque 50 000 guérisons à son actif. La plupart de ceux qui se trouvaient hier au Temple de Paris (ou leurs proches) avaient été "guéris" ou "soignés" de divers maux, et ils souhaitaient lui témoigner leur reconnaissance par ce pèlerinage.
                     1 000 CLIENTS PAR JOUR.
    Du vivant d'Antoine, Jemeppe était parfois envahi par des foules s'élevant à 20 000 et 30 000 personnes, et l'on rapporte qu'en un jour, plus de 1 000 personnes se sont présentées chez lui pour être guéries.
    Il élabora par la suite son évangile "spiritualiste", qui ressemble quelque peu à la Science chrétienne, puisqu'il nie l'existence de la maladie de la matière, du mal et de la mort.
    De son service religieux, le Père Antoine a banni le sermon, tous les hymnes, les lectures de l'Écriture et la collecte, mais ses disciples sont si généreux en offrandes volontaires, données anonymement, que 20 temples ont été érigés en France et en Belgique, l'église de Paris étant la deuxième en importance.
    Le pèlerinage d'hier s'est poursuivi bien au-delà de minuit et s'est terminé par la récitation des dix nouveaux commandements du Père Antoine.

Birmingham Daily Gazette, samedi 27 juin 1925

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Temple Antoiniste de Paris 13, rue Vergniaud. Consacré le 26 octobre 1913 (gramho.com @culteantoiniste)

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Temple Antoiniste de Paris 13, rue Vergniaud. Consacré le 26 octobre 1913 (gramho.com @culteantoiniste )

source : gramho.com (@culteantoiniste)

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Robert Destez - Paris Secret p.56-57 (L'Art belge, 1er janvier 1951)

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Robert Destez - Paris Secret p.56 (L'Art belge, 1er janvier 1951).jpeg  Robert Destez - Paris Secret p.57 (L'Art belge, 1er janvier 1951).jpeg

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Décentralisation antoiniste (La Sentinelle, 11 décembre 1913)

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Décentralisation antoiniste (La Sentinelle, 11 décembre 1913)

                                           Décentralisation antoiniste.
    Le 25 octobre, dernier, la Mère Antoine, la veuve du Guérisseur de Jemmeppe-sur-Meuse, venait à Paris pour y inaugurer le temple de la rue Wurtz, élevé par ses adeptes de la Ville Lumière.
    Déjà les antoinistes possédaient une « succursale » française de leur temple belge en Savoie, dans un petit village près d'Aix-les-Bains.
    Mais cela ne leur suffit plus maintenant : ils rêvent de décentralisation, et voilà qu'ils vont s'installer sur la Riviera. Dimanche prochain aura lieu à Monaco l'inauguration d'un autre temple antoiniste.
    Vendredi soir, la « Guérisseuse » traversera Paris et partira avec quelques adeptes pour Monaco, par le rapide de 19 heures.
    Naturellement, elle « opérera » dans son nouveau temple après la cérémonie d'inauguration.
    Pauvre humanité !

La Sentinelle, 11 décembre 1913

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L'Antoinisme (Échos, in L'Événement, 26 juin 1924)

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L'Antoinisme (Échos, in L'Événement, 26 juin 1924)

                                                                                L' « Antoinisme »
     C'était hier, 25 juin, l'anniversaire de la mort, – de la désincarnation, comme disent les « antoinistes » – du père Antoine, ce simple mineur de Jemmapes qui a créé une religion véritable, laquelle compte de nombreux adeptes et possède des temples, à Paris, à Monaco, à Tours, Vichy, Lyon. Vervins, Aix-les-Bains, Caudry.
    Il y avait, hier grande affluence et recueillie, au sanctuaire parisien, rue Vergniaud. L'esprit souffle où il veut.

L'Événement, 26 juin 1924

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Arrivée à Paris d'un pèlerinage antoiniste (Le Télégramme, journal quotidien de la démocratie du Midi, 29 octobre 1913)

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Arrivée à Paris d'un pèlerinage antoiniste (Le Télégramme, journal quotidien de la démocratie du Midi, 29 octobre 1913)

La Mère Antoine (1) et son grand prêtre M. Deregnaucourt (2) au milieu des adeptes

La même photo est reproduite dans le journal Excelsior du 26 octobre 1913.

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Les sectes de Paris (Construire, 17 janvier 1973)(e-newspaperarchives.ch)

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Les sectes de Paris (Construire, 17 janvier 1973)(e-newspaperarchives.ch)

Traité de petite histoire
Les sectes étranges de Paris

    La capitale française, ville cosmopolite par excellence, devait tout naturellement être un terrain propice à l'éclosion de sectes et de doctrines de tout genre, en marge ou sans rapport avec les religions officielles existantes qui sont nombreuses à Paris : catholicisme romain et oriental dépendant du Vatican, orthodoxie, christianisme oriental proprement dit, judaïsme et les différents rites aschkenaz et sepharad, islam.
    Nous ne traiterons pas ici des Eglises, sectes ou mouvements religieux plus ou moins connus, bien qu'attachants par leur doctrine et la beauté de leur liturgie, tels les Maronites de la rue d'Ulm, les Melkites de la rue Saint-Julien-le-Pauvre, les Arméniens catholiques de la rue Thouin, les Arméniens orthodoxes de la rue Jean-Goujon, les Syriens de la rue des Carmes, etc., ou des sectes issues du protestantisme comme les Adventistes, les Pentecôtistes ou les Mormons. Nous nous bornerons à décrire quelques sectes peu connues issues du christianisme, ou que l'on peut qualifier d'occultistes.

La vision cosmique
   
Proche du spiritisme et surtout de la théosophie est la philosophie cosmique qui prétend avoir maintenu à travers les siècles « la Tradition primitive de l'humanité », la source pure d'où toutes les religions sont issues. Ce mouvement ésotérique qui conférait des grades initiatiques fut fondé par un Tunisien, Aia Aziz, auteur de plusieurs écrits et directeur de la « Revue cosmique », qui initia deux Français, MM. Thémanlys, père et fils. Ce dernier – que j'ai rencontré à Jérusalem où il vit – a également publié des travaux sur la mystique juive. Un autre personnage joua également un rôle important dans ce mouvement : Max Théon. Voici quelques échantillons de sa pensée : « Le Cosmos de l'Etre est en transformation continuelle ; en étant une partie, vous avez le droit de changer et ceci sans regret, joyeusement, volontiers ; toutes les choses qui nous sont nuisibles ne sont que relatives et transitoires. Par conséquent, logiquement, il n'y a de place que pour l'espoir et le courage » ; « La philosophie de la joie sera naturellement reçue en mesure de l'évolution patho-intellectuelle de ceux à qui elle est manifestée » ; « Les Fils de la Rectitude brilleront comme les planètes dans le royaume qui est le leur par droit d'origine, mais ceux qui amènent plusieurs au juste balancement seront comme des centres solaires à tout jamais... » (allusion à Daniel ll, 12). « L'humanité est pour moi le Cosmos. »
    La philosophie cosmique a pratiquement disparu. Elle recrutait surtout des intellectuels et des pseudo-intellectuels.

Le spiritisme est-il une religion ?
    Dans le XIVe arrondissement, à la rue Copernic, à proximité de la place Victor-Hugo, donc dans les « beaux quartiers », s'élève un bâtiment élégant : la Maison des spirites, qui abrite une salle de conférence, une importante bibliothèque et la rédaction de « La revue spirite ».
    Cet édifice a été élevé à la gloire d'Allan Kardec, le père du spiritisme moderne, dont les restes reposent au cimetière du Père-Lachaise. Auteur de plusieurs ouvrages qui sont devenus des livres de chevet pour les spirites et dont le contenu, il faut l'avouer, offre une synthèse séduisante et ouvre des perspectives consolantes à beaucoup d'êtres, A. Kardec, d'un tempérament mystique, comme le sont beaucoup de Bretons, a créé, sans le vouloir peut-être, une nouvelle religion ou une supra-religion, fondée sur des expériences métaphysiques plus ou moins vérifiables scientifiquement, qu'on aurait cependant tort d'assimiler aux tables tournantes, qui sont des amusettes.
    Le spiritisme séduit notamment les réincarnationistes.

Christianisme et spiritisme
   
Il importe de présenter un curieux mouvement qui, partant de Belgique, se répandit dans les pays de langue française : l'église antoiniste. Son fondateur, un certain Antoine, naquit près de Liège en 1846. D'origine très modeste, il travailla comme ouvrier en Allemagne, en Pologne et en Russie ; il reviendra dans son pays natal, s'y mariera. La lecture d'un livre devait orienter sa vie : « Le Livre des Esprits », d'Allan Kardec. Malade, souffrant de l'estomac, Antoine guérit grâce à cette lecture ; il constata peu après qu'il possédait un certain pouvoir magnétique qui lui permit de guérir des malades. Il groupa quelques disciples et transcrivit les révélations qu'il avait reçues sous le titre : « Les révélations de l'auréole de la conscience ». La religion du Père Antoine était créée, et lorsqu'il mourut, en 1912, les « vignerons du Seigneur », appellation sous laquelle les Antoinistes se désignent, étaient plus de 150 000. Leur centre, à Paris, est au numéro 34 de la rue Vergniaud (XIIIe arrondissement) ; une autre chapelle antoiniste est située à la rue du Pré-Saint-Gervais. Le culte antoiniste consiste à rappeler l'enseignement du père Antoine, mélange de spiritisme, de théosophie, d'occultisme et de christianisme, résumé dans les Dix Principes de Dieu. Selon les principes antoinistes, Dieu n'existe qu'en l'homme. Le père Antoine est une sorte d'incarnation de Dieu sur la terre. On aperçoit dans le temple antoiniste, accroché à la très haute chaire, un portrait du fondateur, le Père, un vieillard barbu dont la main droite est en train d'imposer ou, si l'on préfère, de pratiquer l'opération. A gauche, sa femme, la Mère ; à droite, un arbre avec cette inscription : « L'arbre de la science de la vue du mal ». Après le culte, où l'on ne parle presque pas de Jésus-Christ, où il n'est pas question de péché, de la grâce et de la rédemption, on guérit les malades dans la sacristie, au moyen du fluide universel du Père. Notons que l'intérieur du temple est peint en vert ; même les cercueils sont tendus de vert.

La religion de l'humanité
    Le flâneur curieux qui apprécie l'attachante place des Vosges, découvrira, non loin de ce lieu enchanteur, la rue Payenne. C'est au numéro 10 de cette rue que mourut, le 5 avril 1846, l'an 11 de l'ère positive, « la tendre et immaculée inspiratrice d'Auguste Comte », Clotilde de Vaux. Cette maison est devenue (grâce aux dons des positivistes du Brésil, le seul pays où la doctrine compte encore un certain nombre d'adhérents) le temple de la religion de l'humanité, cette religion que fonda le philosophe Auguste Comte. Dans son « Cours de philosophie positive », A. Comte définit les trois états théoriques par lesquels l'humanité aurait passé : théologique, métaphysique et positif, ce dernier état, synthèse du rationalisme et du mysticisme, étant celui qu'il a inauguré. Or, paradoxalement, lui qui voulait en fait détrôner le christianisme et les religions en général a abouti à la création d'une nouvelle foi, avec sa liturgie étrange dans laquelle furent intercalées des citations en latin et en italien, nouvelle foi ou trône une nouvelle Vierge, Clotilde de Vaux, que le philosophe aimera comme fut aimée Béatrice Portinari par Dante.
    Le temple de la rue Payenne n'était fréquenté, au temps de mes études, avant la guerre, que par quelques personnes.
    Le buste d'Auguste Comte se dressait sur l'autel, cependant que, à la paroi, les portraits de ses « trois anges » (sa mère, Clotilde, sa femme de ménage) le surplombaient. Il y a quelques années, un drapeau vert signalait le lieu du temple, et l'on pouvait lire cette inscription qui résume toute la morale comtienne : « Vivre pour autrui. L'amour pour principe et l'ordre pour base ; le progrès pour but ». L'intérieur de la chapelle comportait, outre le buste et les portraits sus-mentionnés, de nombreux noms, ceux des grands hommes qui symbolisent les trois états ou étapes du comtisme, de Moïse à Bichat, en passant par Aristote, César, Dante.
    Des beaux principes, de la liturgie et de la doctrine d'Auguste Comte, il ne reste que quelques souvenirs, comme ces fleurs dites « immortelles » qui sont figées dans le passé.
    Il en va de même des Saint-Simoniens dont l'église se trouvait à la rue de Ménilmontant, secte qui fut fondée par le père Enfantin, religion sans culte, qui intéressa Augustin Thierry et Comte, s'inspirant de Fourrier, l'initiateur de ces « phalanstères » qui devaient préfigurer la société de l'avenir.

Des faux christs aux bardes druidiques
   
Les faux prophètes, les faux messies sont légion depuis les débuts du christianisme. Signalons, parmi les plus récents, Georges-Ernest Roux, employé des PTT d'origine catholique mais grand admirateur de Platon. Le jour de Noël 1950, Roux se découvre comme le nouveau Christ revenu sur la terre et fonde une nouvelle religion, dont les premiers disciples seront ses filles et son gendre. Ce nouveau Christ dit de lui-même : « Je suis la vie, l'Eternel Créateur, Celui qui anime tout. Je suis partout, rien n'est hors de Moi. Je reviens à nouveau sous la forme de l'homme, afin de donner à l'humanité une dernière possibilité d'accéder à la Vie ». Roux guérit les malades et vitupère les médecins. Le culte comprend de la musique et des chants et une prédication fondée sur la doctrine du Christ-Roux ; lorsque les fidèles prient, ils ferment les yeux et tendent les bras. Leur régime alimentaire est très strict : les tomates, les choux, les épinards, les pommes de terre, la viande et le jaune d'œuf en sont exclus.
    Moins connu que le Christ de Montfavet est le messie Vintras, né en 1807, en Seine-et-Oise, qui pratiqua divers métiers avant que l'Archange saint Michel lui apparaisse et lui annonce que le prophète Elie allait descendre en son âme pour préparer la venue du Saint-Esprit. Vintras se mit à prêcher et les disciples vinrent à lui ; son mouvement se répandit même hors de France : le mystique polonais Towianski y adhéra. Quelques néo-Vintrasiens se réunissent encore à Paris, en associant le souvenir de Huysmans, décédé en 1875, qui possédait l'une des hosties consacrées de Vintras.
    Il y a lieu de mentionner l'Ordre Eudiaque, celui de la sérénité, doctrine sans dogme fondée sur la croyance en Dieu qui se propose de rénover l'initiation à la science secrète. Le premier grade conféré par l'Ordre à l'initié est celui de novice, puis viennent ceux d'adepte et de dianoïste (de dianoïa, « entendement »), etc.
    La religion druidique a encore ses fidèles, et leur revue « Ogam » cherche à maintenir un lien avec les partisans d'un retour au druidisme, c'est-à-dire à la science divine et à la sagesse, telles que les transmettent les bardes ou gardiens des paroles. Mentionnons pour terminer, l'« Ordre ésotérique du lys et de l'aigle », secte d'adorateurs du nombril ; la société secrète du « Temple d'Al », qui pratique la nécromancie cérémonielle, et le groupement occultiste « Le Cosmopolite », fondé par un libraire de la rue Gay-Lussac, Claude d'Ygé, que j'avais rencontré dans son arrière-boutique où trônait un énigmatique Bouddha.

                                                                      A. Chédel

Construire, 17 janvier 1973 (source : e-newspaperarchives.ch)

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The Chicago tribune and the Daily news, New York (26 juin 1925)

Publié le par antoiniste

The Chicago tribune and the Daily news, New York (26 juin 1925)

Stove-Pipe Hatted Host Prays At
       Paris Shrine Of “Belgian Messiah”

    Several thousand disciples of one of the world’s strangest and most recent religions yesterday made a pilgrimage to the “Temple Antoiniste” in La Glaciere district of Paris, thereby observing the thirteenth anniversary of the “disincarnation” of their twentieth century Messiah, Pere Antoine, the Belgian healer.
    They came from all parts of France, attired in the bizarre costumes which were “revealed” to Pere Antoine. Consequently, the men all wore stove-pipe hats and long, black frock coats, buttoned tightly up to the chin. The women were attired in unrelieved black robes, small crepe bonnets and long black veils, giving them the appearance of nuns or mourners.
    The greatest pilgrimage was to Jemeppe-sur-Meuse, Belgium, the Mecca of this new religion, where “Mere Antoine” still lives, but the Paris shrine was crowded from morning to night with devout followers, who listened attentively as the revelation, which Pere Antoine had dictated to a stenographer, was read from the pulpit.
    Pere Antoine was a psychic healer, and his disciples claim that he has some fifty thousand cures to his credit. At least, most of those at the Paris Temple yesterday had been “healed,” or their relatives had been “cured,” of diverse ailments, and they wished to show their appreciation by this pilgrimage. When Antoine lived, Jemeppe was sometimes invaded by crowds aggregating twenty and thirty thousand, and one day, it is recorded, more than one thousand called at his home to be healed. He later elaborated his “spiritualistic gospel,” which somewhat resembles Christian Science, since he denies the existence of matter, disease, evil and death.
    From his church service, Pere Antoine banished the sermon (since there are no priests or pastors), all hymns, Scripture readings, and the collection. But, his disciples are so generous with free will offerings, given anonymously, that twenty-nine temples have been erected in France and Belgium, the Paris church being the second in importance.
    Yesterday’s pilgrimage continued well beyond midnight, and ended with the recitation of Pere Antoine’s new Ten Commandments

The Chicago tribune and the Daily news, New York, June the 26th, 1925

 

Traduction :

Invité coiffé d'un tuyau de poêle prie au
       sanctuaire parisien du "Messie belge"

    Plusieurs milliers de disciples d'une des religions les plus étranges et les plus récentes du monde se sont rendus hier en pèlerinage au "Temple Antoiniste" dans le quartier de la Glacière à Paris, célébrant ainsi le treizième anniversaire de la "désincarnation" de leur Messie du vingtième siècle, le Père Antoine, le guérisseur belge.
    Ils sont venus de toutes les régions de France, vêtus des costumes bizarres qui ont été "révélés" au Père Antoine. Ainsi, les hommes portaient tous des chapeaux en tuyau de poêle et de longues redingotes noires, boutonnées jusqu'au menton. Les femmes sont vêtues de robes noires jusqu'aux chevilles, de petits bonnets de crêpe et de longs voiles noirs, ce qui leur donne l'apparence de nonnes ou de pleureuses.The Chicago tribune and the Daily news, New York (26 juin 1925)
    Le plus grand pèlerinage se fait à Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique, la Mecque de cette nouvelle religion, où vit encore "Mère Antoine", mais le sanctuaire parisien est rempli du matin au soir de fidèles dévots, qui écoutent attentivement la lecture en chaire de la révélation que Père Antoine a dictée à une sténographe.
    Le Père Antoine était un guérisseur psychique, et ses disciples prétendent qu'il a quelque cinquante mille guérisons à son actif. En tout cas, la plupart de ceux qui se trouvaient hier au Temple de Paris avaient été "guéris", ou leurs proches avaient été "guéris", de divers maux, et ils ont voulu manifester leur reconnaissance par ce pèlerinage. Du vivant d'Antoine, Jemeppe était parfois envahi par des foules de vingt à trente mille personnes, et un jour, est-il rapporté, plus de mille personnes se présentèrent chez lui pour être guéries. Il élabora plus tard son "évangile spiritualiste", qui ressemble quelque peu à la Science chrétienne, puisqu'il nie l'existence de la matière, de la maladie, du mal et de la mort.
    De son service religieux, Père Antoine a banni le sermon (puisqu'il n'y a pas de prêtres ou de pasteurs), tous les hymnes, les lectures de l'Écriture et la collecte. Mais ses disciples sont si généreux en offrandes volontaires, données anonymement, que vingt-neuf temples ont été érigés en France et en Belgique, l'église de Paris étant la deuxième en importance.
    Le pèlerinage d'hier s'est poursuivi bien au-delà de minuit et s'est terminé par la récitation des nouveaux Dix Commandements du Père Antoine.

The Chicago tribune and the Daily news, New York, 26 juin 1925

    Repris en partie par le Belfast Telegraph le lendemain :

 

 

Belfast Telegraph, Saturday 27 June 1925
(source : britishnewspaperarchive.co.uk)

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Lettre de Paris - Les guérisseurs (Le Progrès de la Somme, 30 juin 1925)

Publié le par antoiniste

Lettre de Paris - Les guérisseurs (Le Progrès de la Somme, 30 juin 1925)

    On a célébré la semaine dernière l'anniversaire d'Antoine le Guérisseur. Antoine a presque fondé une religion. Il a un temple dans le quartier de la Glacière, un temple modeste, mais qui ne manque pas de fidèles. Murs nus que décorent simplement des inscriptions de ce gout : « Ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu. » « Nous ne sommes divisés que pat l'intérêt. » « Un seul remède peut guérir l'humanité : la foi. » Les fidèles des deux sexes, dans leurs vêtements, ressemblent, les premiers, à des clergymen, les secondes, à des moniales. Quand ils vont en procession, et la cérémonie de l'autre jour comportait une procession, l'un d'entre eux porte en tête du cortège un arbre symbolique : c'est l'arbre de la vue du mal. Ils ne prient ni ne chantent. Le culte fondé par Antoine est un culte silencieux.
    Il y avait justement, l'autre semaine, à Paris, un antre guérisseur, le guérisseur d'Avignon et qui eut, ces temps derniers, maille à partir avec la justice, sur la plainte du Syndicat des médecins de son pays. Ce guérisseur, qui, comme tous ses pareils, fait des miracles, a donné une conférence qui lui a valu, m'a-t-on dit, d'être chaleureusement applaudi. Puis, il est rentré dans son pays. Il a, m'a-t-on dit encore, une magnifique 16 HP.
    Il suivit d'abord des cours d'agriculture dans un établissement où son père était professeur. Les plantes l'intéressaient beaucoup : mais brusquement il cessa de regarder la terre pour ne plus contempler que le ciel.
    – Mon fils se forme, dit alors son père ; il commence à lire dans les astres.
    Cet honnête professeur d'agriculture n'avait certainement pas prévu la seconde vocation de son héritier. Le futur guérisseur n'étudiait pas précisément la mécanique céleste : s'il avait la tête constamment levée vers les étoiles, c'est qu'il entendait des voix. Ces voix lui ordonnaient de se dévouer au service des êtres qui souffrent. C'est ainsi qu'il devint guérisseur. En un temps où l'on était moins courtois, on aurait dit : rebouteux. Et dans un temps un peu plus ancien où l'on était moins tolérant, on aurait dit : sorcier.
    Le guérisseur d'Avignonet a une clientèle immense. On vient vers lui de toutes parts. Des gens du peuple, des gens de la bourgeoisie, des gens de l'aristocratie. Il n'y a pas beaucoup moins de monde chez lui qu'on en voit à Lourdes. Car la maladie rend crédule, et cela est fort compréhensible, car personne ici n'aime à souffrir trop longtemps. De là l'influence parfois si profonde des guérisseurs, A Paris, Antoine a maintenant une petite église et des fidèles. En Russie, Raspoutine, qui n'était lui-même qu'un guérisseur, a contribué à la chute de la plus puissante des dynasties, et c'est un peu à ce moujik ivrogne et luxurieux que nous devons l'avènement du bolchevisme.

Le Progrès de la Somme, 30 juin 1925

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Le Temple du Père Antoine (La Patrie, 27 octobre 1913)

Publié le par antoiniste

Le Temple du Père Antoine (La Patrie, 27 octobre 1913)

 LE TEMPLE DU PÈRE ANTOINE

 L'inauguration rue Vergniaud

     Une cérémonie bizarre s'est déroulée ce matin dans un des quartiers les plus populeux de Paris. Il s'agissait de la consécration du temple érigé au culte du père Antoine, le guérisseur. Ce temple aux proportions modestes s'élève rue Vergniaud.
    Plus de 100 adeptes de Belgique avaient fait le voyage de Paris à cette occasion Parmi ceux-ci l'on dénombre 300 Liégeois, 50 Bruxellois, 50 habitants de Charleroi.
    C'est la veuve du père Antoine qui procédait à l'« opération ».
    De nombreux curieux entouraient les abords et deux cordons d'agents maintenaient la foule : aucun incident ne s'est produit.

 La Patrie, 27 octobre 1913

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