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paris xiiie

Une cérémonie à l'Église antoiniste - Temple (L'Œuvre, 1er sept 1928)

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Une cérémonie à l'Église antoiniste - Temple (L'Œuvre, 1er sept 1928)

issu de l'article paru dans l'Œuvre, le 1er septembre 1928

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Temple Antoiniste de Paris 13e, 18, rue Wurtz

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Temple Antoiniste de Paris 13e, 18, rue Wurtz (photo de nora_makhloufi, sur picbabun.com)

(photo de nora_makhloufi, sur picbabun.com)

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Les cultes nouveaux (Paris-midi, 11 mars 1921)

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Les cultes nouveaux (Paris-midi, 11 mars 1921)

LES CULTES NOUVEAUX

    M. André Arnyvelde écrit dans l'Avenir :

    J'assistai à l'inauguration du temple Antoiniste de Paris, rue Vergniaud, dans le XIIIe, il y a quelques années. Une foule énorme était là. Il y avait des malades, et des gens qui marchaient avec des béquilles, comme à Lourdes. La Mère était venue. Elle monta dans une chaire, joignit les mains et pria en silence. Tandis qu'elle priait, je voyais la foule des fidèles, les yeux étaient tendus vers elle avec une expression d'amour et de ferveur indicibles. Quand elle eut fini de prier, elle s'en alla. Elle n'avait pas dit un mot. La foule s'écoula. Des malades affirmèrent qu'ils étaient guéris. Un porteur de béquilles se redressa et envoya promener ses béquilles.
    Ces jours-ci, j'écrivis à un Antoiniste pour lui demander où en était le culte. Cet Antoiniste est un fort brave homme, coiffeur de son état, et dont j'avais fait la connaissance le jour de l'inauguration du temple de la rue Vergniaud. Il me répondit une lettre de quatre pages, m'enseignant que le culte n'avait fait que croitre, qu'un temple nouveau avait été élevé et « consacré » l'automne dernier à Vichy ; qu'un autre se construisait actuellement à Tours. Il terminait sa lettre :
    « Frère – ou monsieur, comme vous préférerez, je me tiens à votre disposition pour vous répondre sur chaque point que vous désirerez, etc... »
    Frère, ou monsieur, je ne désire aucun point. Je reste éperdu, pantelant, éberlué, du nombre des Dieux qu'on adore en 1921, de Swedenborg en qui, dans le XVe, on adore le Second Avènement de Jésus, au Père Antoine du XIIIe, de Martinis de Pasqually, dont le culte se pratique avenue de Suffren, dans le VIIe, du Christ hétérodoxe de Sédir, dans le VIe, au Christ bouddhique de la Société de l'avenue Rapp !

Paris-midi, 11 mars 1921

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Paris, rues Wurtz et Vergniaud en 1954 (remonterletemps.ign.fr)

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Paris, rues Wurtz et Vergniaud en 1954 (remonterletemps.ign.fr)

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Les Antoinistes ont fêté hier le Guérisseur (L'Œuvre, 26 juin 1924) - illustration

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Les Antoinistes ont fêté hier le Guérisseur (L'Œuvre, 26 juin 1924) - illustration

Illustration pour l'article Les Antoinistes ont fêté hier le Guérisseur dans L'Œuvre, 26 juin 1924

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Culte antoiniste, rue des Grands-Augustins (Paris-adresses, 1er janvier 1931)

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Culte antoiniste, rue des Grands-Augustins (Paris-adresses, 1er janvier 1931))

Adresse de la salle de lecture, remplacée par le Temple du passage Roux construit en 1955,
dans le Paris-adresses du 1er janvier 1931.

Bizarrement le 2e Temple de la rue du Pré-Saint-Garvais, construit en 1928, n'est pas indiqué à côté du 1er Temple de la rue Vergniaud.

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Temple à l'angle de la rue Vergniaud, intérieur

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Temple à l'angle de la rue Vergniaud, intérieur (photo de Dominique Albertini, sur twitter)

source : photo de Dominique Albertini (twitter)

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Temple à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz (Paris 13e)

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Temple à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz (Paris 13e)(Mbzt-Wikipedia)

source : photo de Mbzt (Wikipedia)

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Nombre de costumés au temple de Paris 13e

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    Les adeptes, appelés des « costumés », majoritairement des femmes, sont au nombre de 49 à servir bénévolement au temple de la rue Vergniaud.

source : https://www.unadfi.org/groupes-et-mouvances/sectes-de-moon-a-la-scientologie-comment-elles-s-implantent-dans-le-13e/

 

    Le texte dans sa totalité :

L’antoinisme est-il une secte ?
Un temple du culte antoiniste, facilement repérable à sa couleur blanche, se dresse rue Vergniaud dans le 13e arrondissement.
La journaliste s’est jointe, un lundi matin, à la quinzaine de fidèles venus assister à la lecture des « dix principes de Dieu par le Père », autrement dit le « credo antoiniste ».
Le « Père » en question, Louis Antoine, est le créateur du culte. En 1884, il s’intéresse au spiritisme puis, se découvrant des dons de médium, rompt avec la religion catholique pour se consacrer à des pratiques de « guérison » sur ses disciples, tout en leur prescrivant des remèdes. Après des ennuis avec la justice, seuls des « moyens spirituels » seront employés par la suite. Aujourd’hui, ce sont des « guérisseurs » qui sont censés avoir hérité du don du Père Antoine. Ils reçoivent en « consultation ». Pour Anne-Cécile Bégot, une sociologue qui a fait une étude sur le culte antoiniste, la formation de ces « guérisseurs » est très sommaire : « ils ne sont pas là pour guérir » mais servent « d’intermédiaire » avec le Père Antoine.
Les adeptes, appelés des « costumés », majoritairement des femmes, sont au nombre de 49 à servir bénévolement au temple de la rue Vergniaud. Il existe 32 temples en France.
Le culte antoiniste figurait dans la liste des sectes du rapport parlementaire de 1995. Pour sa part, le président de la Miviludes, Serge Blisko, signale que ce culte n’a pas fait l’objet de signalements.

Source : Le 13 du mois, Rozenn Le Carboulec, n°28, 13 avril / 13 mai 2013

cf. le billet suivant

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Quand les Antoinistes fêtent leur saint patron (La Revue hebdomadaire, 26 juin 1932)

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Quand les Antoinistes fêtent leur saint patron (La Revue hebdomadaire, 26 juin 1932)Quand les antoinistes
fêtent leur saint patron...

     Jamais peut-être les messies n'ont été moins rares qu'en notre siècle de peu de foi. Comme si le besoin s'en faisait sentir, on invente chaque jour des religions nouvelles. Parmi celles qui ont percé définitivement, une des plus connues est sans doute l'antoinisme, qu'on prétend fertile en miracles...
    L'antoinisme groupe en France et en Belgique des milliers d'adeptes, parmi lesquels on peut citer un auteur dramatique fameux, M. André de Lorde [sic], et un savant chimiste, M. Jolly.
    Les antoinistes de Paris, auxquels s'étaient joints plusieurs de leurs coreligionnaires de province, célébraient hier la fête du « Père » Antoine, à l'occasion de l'anniversaire de sa « désincarnation », survenue le 25 juin 1912.
    Rue Vergniaud, dans un temple au fin clocheton, qui évoque une chapelle gallicane, se serrait un public modeste. Beaucoup de vieilles personnes, mais aussi quelques mamans, portant leur bébé dans leurs bras. Cependant, à la porte, quelques étincelantes limousines attestaient que l'antoinisme n'a pas converti que des pauvres.
    Ce sanctuaire, que d'humbles vitraux baignent d'une clarté verte, est vraiment minuscule. Au fond, devant une chaire toute nue, se dressait une sorte de bannière figurant un arbre dont la racine plonge dans un cartouche où se lit l'inscription : « Arbre de la Science de la vue du Mal ». A côté, un portrait du père Antoine et de son épouse, le Père avec de longues moustaches, une longue barbe, de longs cheveux...
    Au-dessus de la chaire, de saintes inscriptions blanches sur fond bleu :
    « L'auréole de la conscience... Un seul remède peut guérir l'humanité : la foi... Ne pas aimer ses ennemis, c'est ne pas aimer Dieu... »
    En avant, priaient des fidèles en costume : les « sœurs », tout de noir vêtues, avec, sur leur chevelure bien tirée, une coiffe agrémentée d'un ruché ; les « frères », gainés d'une hermétique redingote noire, et chapeautés d'un petit tromblon qui faisait songer au sombre Javert...
    L'assistance, mains croisées, était sage et recueillie. Des pancartes, d'ailleurs, lui adressaient cette injonction superflue : « On ne doit pas parler dans le temple. »
    Les offices antoinistes sont toujours fort simples. En ce jour anniversaire même, on ne dérogea pas aux usages. Un frère fit, d'une voix dépouillée, la lecture de l'un des textes sacrés laissés par le père, puis, après un instant de méditation, tout le monde se leva.
    Alors s'organisa une procession bizarre. « Frères » et « sœurs » en costume prirent la tête, portant l'arbre de Science et l'effigie du Père et de la Mère Antoine. Suivis des autres fidèles, ils sortirent en silence sur le parvis étroit. Après un lent défilé de quelques mètres dans la rue Vergniaud, la procession rentra dans le petit temple par une porte latérale chargée de verdure nouvelle.
    Ainsi fut célébrée la fête d'un homme de bien qui se plut à prêcher l'amour, la bonté, le désintéressement. En cette ère où le scepticisme mine non seulement la foi religieuse, mais encore la foi tout court, je n'ai pas trouvé cela si ridicule. – Romain Roussel.

La Revue hebdomadaire, 26 juin 1932

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