• Paris - rue Vergniaud / rue Wurtz (1913) - Centre moral

    Paris - rue Vergniaud / rue Wurtz (1913) - Centre moral

    Adresse : 34, rue Vergniaud (coin de la rue Wurtz) - 75013 Paris


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    Style : Néo-Roman, éclectisme

    Architecte : Julien Flegenheimer

    Panneau : Lecture de l'Enseignement du Père, le dimanche à 10 heures et tous les jours à 19 heures, excepté le samedi. Opération au nom du Père, les cinq premiers jours de la semaine à 10 heures. Le temple est ouvert du matin au soir aux personnes souffrantes. Tout le monde est reçu gratuitement

    Temple avec photos

    Date de consécration (par Mère) : 26 octobre 1913

    Anecdote : c'est le tout premier temple français. Il y aura 3 autres consécrations par Mère cette année-là : Souvret, Monaco et la salle de lecture de Spa qui deviendra un temple en 1931.
    On retrouve une galerie à l'intérieur comme à Jemeppe.
    Ce temple est le Centre Moral de France.

  • Temple Antoiniste-Paris rue Vergniaud janvier 2015 (flickr - Michael C.).jpg

     

    Temple Antoiniste-Paris rue Vergniaud janvier 2015 (source flickr : Michael C.)


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  • Inauguration de l'Église Antoiniste (Le Radical 27 octobre 1913)

    Encore un Messie

    INAUGURATION
                 de
    l’Église Antoiniste

        Il y a toujours des messies. A peine le fabuleux zouave Jacob est-il mort que s’inaugure à Paris le temple du culte antoiniste.
        L’antoinisme est moins une religion mystique qu’une suite de pratiques thérapeutiques et médicinales.
        Son fondateur mourut, l’an dernier, à Jemeppe-sur-Meuse, en Belgique.
        Mais sa femme, la « mère » Antoine, est venue hier à Paris, escortée de six cents disciples tout de noir vêtus propager le culte d’Antoine.
        Non point l’Antoine de Padoue monopolisé par la « bonne presse », mais bien Antoine le Guérisseur, messie des gueux et des « simples en esprit ».

                 La nouvelle église
        Les antoinistes ont inauguré hier, à Paris, à l’angle des rues Vergniaud et Wurtz, quartier de la Maison-Blanche, leur nouvelle église. Il n’y a ni croix, ni statues, ni tableaux, ni symboles religieux d’aucune sorte. A l’extérieur comme à l’intérieur, les murs sont nus. On y lit des inscriptions comme celles-ci. Sur la façade : « 1913. Culte antoiniste. » Dans le temple, à l’entrée, et mise là comme une enseigne, cette autre : « Le père Antoine, le grand guérisseur de l’humanité, pour celui qui a la foi. »
        Dans le fond, cette maxime : « Un seul remède peut guérir l’humanité : la foi. C’est de la foi que nait l’amour. L’amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu lui-même. Ne pas aimer ses ennemis, c’est ne pas aimer Dieu, car c’est l’amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir ; c’est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu’il est pur et de vérité. »
        Il n’y a point d’autels dans ce temple. Au fond, s’élève une chaire en bois très simple. Cloué au panneau de face, un cadre renferme sous vitrine, peint en blanc, un petit arbre. Une inscription en lettres blanches avertit que c’est « l’arbre de la science de la vue du mal », unique symbole du culte antoiniste.

                 L’inauguration
        De nombreux curieux assistèrent, hier matin, à l’inauguration.
        Elle fut très simple, décente dans l’ensemble, et moins échevelée, certes que les terribles et dolentes processions de malades qui s’en vont vers la grotte de Lourdes solliciter des miracles.
        Là aussi, de pauvres loques humaines s’en vinrent, en quête de la guérison miraculeuse.
        Il ne se passe rien que de très ordinaire. Les miracles modernes, on le sait, n’ont plus lieu dans les églises, mais bien plutôt dans les laboratoires.
        Et chacun s’en retourna content, car chez les antoinistes, comme ailleurs, il n’y a que la foi qui sauve.

    Le Radical, 27 octobre 1913


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  • Temple rue Vergniaud (Combat 17 mars 2001)


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  • Comoedia - 26 juin 1926 - Paris, rue Vaugirard

     

    L'antoinisme.

            Il ne s'agit pas ici de théâtre, mais du culte que quelques hommes consacrent au père Antoine, cet ouvrier mineur qui, sans grand savoir, prêcha la foi en soi-même pour la perfection de la conscience humaine.
        L'antoinisme a fait des adeptes et ces adeptes font la boule de neige.
        Hier matin, rue Vaugirard, ils étaient relativement nombreux qui, vêtus de costumes d'une simplicité rigoureuse et de toilettes à la mode de jadis, s'en allaient en procession au petit temple du père Antoine, moines et religieuses laïques de cette religion toute mystique et portant l'emblème de l'arbre de la science de la vue du mal.
        C'était l'anniversaire de leur fondateur et, chaque année, les Antoinistes vont honorer son temple.

    Comoedia,  26 juin 1926


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