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paris xixe

A la recherche de l'occulte (Le Petit Journal, Montréal, 3 avril 1949)(numerique.banq.qc.ca)

Publié le par antoiniste

A la recherche de l'occulte (Le Petit Journal, Montréal, 3 avril 1949)(numerique.banq.qc.ca)

A la recherche de l'occulte

(Voici la 2e série de trois articles écrits par Jean Faidide et révélant quelques-unes des innombrables sectes religieuses que l’on trouve à Paris. Les doctrines les plus diverses y abondent, donnant à Paris un visage que l’on connaît peu, ou pas).A la recherche de l'occulte (Le Petit Journal, Montréal, 3 avril 1949)(numerique.banq.qc.ca)

    PARIS. — (Spécial au Petit Journal, par A.L.A.) – A Pré-Saint-Gervais se trouve une petite chapelle. Je gravis quelques marches et une jeune femme vêtue de noir me salue : "Bonjour, frère." Et je réponds "Bonjour, sœur." Elle ajoute : "Entrez vous recueillir dans le temple, quelques instants.

    Une salle un peu sombre surplombée d'une galerie. Au centre, un vaste tableau noir sur lequel on peut lire : "Il faut aimer ses ennemis comme soi-même. Qui n'aime pas ses ennemis n'aime pas Dieu." Au-dessous, une chaire avec un portrait du père Antoine, vieillard majestueux, barbe et cheveux longs de prophète. A droite, une représentation de l'arbre de la science du bien et du mal. A gauche, un portrait de la mère.
    De nombreux fidèles attendent sur les bancs pour consulter un frère ou une sœur "antoiniste" qui priera avec eux le père pour l'obtention d'une grâce. Tous les matins, à 10 heures, on peut y entendre la lecture de la doctrine et recevoir les fluides. On ne compte plus les guérisons entièrement désintéressées.

L’auteur continue avec une messe de l’église catholique libérale, puis consulte un médecin astrologue.

Le Petit Journal, Montréal, 3 avril 1949 (source : numerique.banq.qc.ca)

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Paris, rue du Pré Saint-Gervais. Cartes postales (bibliotheques-specialisees.paris.fr)

Publié le par antoiniste

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Yves Montreuil (?) - Aperçu sur l'Antoinisme (1953 ?)

Publié le par antoiniste

    Le manuscrit Aperçu sur l'Antoinisme fait partie du Fonds Maurice Magre déposé à la Bibliothèque d'étude et du patrimoine de Toulouse. H.Ch. Chéry cite un fascicule du même nom et qu'il dit avoir été écrit par le frère Albert Jeannin, desservant du temple du Pré-Saint-Gervais et qu'il date de 1953.


Description du contenu
    
Cote     Ms. 3817 (B)
Titre     Aperçu sur l'Antoinisme .
Support     Papier.
Importance matérielle     1 cahier de 25 pages et 2 photographies.
Technique     Tapuscrit.
Dimensions     270 x 210 mm.
Conditionnement     Couverture en carton titré "Aperçu sur l'Antoinisme". Agrafé.


Permalien : https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/06871/004a1399593

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Culte antoiniste, rue des Grands-Augustins (Paris-adresses, 1er janvier 1931)

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Culte antoiniste, rue des Grands-Augustins (Paris-adresses, 1er janvier 1931))

Adresse de la salle de lecture, remplacée par le Temple du passage Roux construit en 1955,
dans le Paris-adresses du 1er janvier 1931.

Bizarrement le 2e Temple de la rue du Pré-Saint-Garvais, construit en 1928, n'est pas indiqué à côté du 1er Temple de la rue Vergniaud.

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André Bronté, Serge Saÿn - S.O.S. guérisseurs (1976)

Publié le par antoiniste

André Bronté, Serge Saÿn - S.O.S. guérisseurs (1976)

Auteurs : André Bronte & Serge Saÿn
Titre : S.O.S. guérisseurs
Éditions : Presses de la Cité, Paris, 1976, 281 pages

      Évoque la guérison obtenue par le guérisseur Michel Bontemps sur un guérisseur antoiniste :

     Avant de nous quitter, au terme de cette enquête sur son travail, Michel Bontemps nous proposa d'étudier le cas de M. Lucien Monnier, 51, rue du Pré-Saint-Gervais à Paris.
    « Ce cas, nous dit-il, est l'un des plus curieux que j'aie eus à traiter car ce malade était un confrère, si l'on peut dire.
    Il est peu courant de voir un guérisseur demander l'aide d'un autre guérisseur.
    C'est au mois de décembre dernier que je vis entrer dans mon cabinet, M. Monnier qui m'avait demandé rendez-vous sans me faire connaître ni son mal ni ses activités.
    A ma première question : « Alors, M. Monnier, qu'est-ce qui vous arrive ? », d'emblée, il me posa son problème.
    « Avant tout, je dois vous dire que je fais comme vous. Je suis guérisseur. Il ne s'agit pas d'un métier mais d'une vocation, un sacerdoce en quelque sorte.
    Je suis antoiniste, disciple du Père Antoine. Le Père Antoine était un prêtre guérisseur célèbre qui a formé des élèves qui ont perpétué sa méthode.
    Je suis un de ses élèves, guérisseur bénévole. Depuis plusieurs années, chaque week-end, je reçois des personnes souffrantes et je les guéris. »
    « Je lui demandai, dit Michel Bontemps :
    – Vous venez voir mes résultats pour découvrir mes méthodes ?
    – Non, je viens parce que ça ne va plus. Je suis malade et je ne peux plus exercer la mission qui m'a été confiée... »
    M. Monnier raconta alors à Michel Bontemps ses malheurs. Depuis plusieurs mois, certains symptômes avaient commencé à l'inquiéter : perte de poids, manque d'entrain, fatigue, irritabilité, etc.
    Malgré sa prévention contre la médecine officielle, lui dont la vocation était de soigner par des méthodes « parallèles » il se décida à consulter un médecin qui lui fit faire des analyses. Celles-ci devaient révéler une intoxication due à une mauvaise élimination générale, et en particulier, un taux de cholestérol trop élevé.
    « Ce médecin, à l'évidence très pressé, me garda quelques minutes dans son cabinet lors de ma seconde visite. Mais, nous raconte M. Monnier, juste le temps d'inscrire sur son bloc-notes une liste de médicaments d'une page et demie, puis il ajouta : « Prenez ça et revenez me voir dans un mois... »
    Cette visite, loin de me rassurer, ne fit qu'aggraver mes craintes. Rentré chez moi, j'ai lu et relu la liste de médicaments avec une impression de malaise. J'avais tellement vu, depuis dix ans, des personnes que les médicaments non seulement n'avaient pas guéries, mais au contraire avaient complètement détraquées, que je pensais, instinctivement, que ce n'était pas la bonne voie.
    Finalement, j'ai renoncé à faire réaliser l'ordonnance chez un pharmacien, tout en craignant de ne pas pouvoir tenir le coup très longtemps. C'était moins ma « petite santé » qui me préoccupait que l'idée de devoir renoncer de guérir mes amis.
    C'est un collègue de travail, à qui je parlais de ma fatigue permanente qui me donna l'adresse de Michel Bontemps.
    – Il a réussi à guérir ma femme de ses migraines, me dit-il. Cela fait quinze ans qu'elle en souffrait presque tous les jours. Va le voir... il guérit comme toi avec les mains, mais il donne aussi des plantes...
    Voilà comment je me suis retrouvé dans le cabinet de Michel Bontemps.
    Je pensais y trouver un guérisseur qui m'examinerait avec un pendule, ou qui m'imposerait les mains.
    Aussi, je fus très étonné quand il commença à examiner mon cil avec un « iriscope », cet appareil formé d'une loupe et d'une lampe.
    Le guérisseur m'expliqua que grâce à cette méthode il pouvait découvrir dans l'iris du malade presque tous les symptômes des maladies organiques.
    L'iris étant une zone particulièrement sensible, un véritable écran où s'inscrivent, pour celui qui sait le déchiffrer presque tous les dérèglements.
    Michel Bontemps me confirma le diagnostic des médecins.
    J'étais intoxiqué, mais il me précisa qu'il s'agissait également, dans mon cas, de troubles du système sympathique, de fonctionnement déficient des intestins et de problèmes circulatoires...
    Il me conseilla deux préparations à base de plantes, à prendre à raison de deux tasses par jour, et de suivre certaines directives en matière d'hydrothérapie (deux bains de pieds par semaine, au romarin ainsi que des douches spécifiques).
    En plus chaque semaine, pendant plus de quinze minutes il m’imposait des séances de magnétisme, en vue de me permettre de retrouver mon énergie et ma vitalité. »
    Quand nous avons rencontré M. Monnier, à la fin novembre, il avait repris cinq kilos, son taux de cholestérol était considérablement réduit et sa mine disait assez qu'il se sentait en pleine forme.
    « Pourtant, au bout de trois semaines de traitement, il n'y avait guère d'amélioration, nous a-t-il confié. Après les séances de magnétisme, je me sentais bien pendant quelques jours, puis, de nouveau, j'étais épuisé.
    Michel Bontemps insista alors pour que je n'aille pas à la réunion hebdomadaire du Temple Antoiniste, il m'expliqua que la force magnétique qu'il m'insufflait se trouvait dispersée dès que j'essayais de soigner des malades.
    A contrecœur, j'ai obtempéré et c'est à partir de ce moment que j'ai commencé à me sentir revivre.
    Dès lors les résultats ont même été spectaculaires.
    Début novembre j'avais repris du poids. En même temps les analyses de sang attestaient une baisse importante du taux de cholestérol.
    Bien mieux, avant la fin de l'année, avec l'accord de Michel Bontemps, j'ai pu reprendre mes activités de guérisseur, auprès de mes amis antoinistes.
    Je ne ressens plus aucune fatigue.
    Aujourd'hui, à part une préparation à base de plantes et des conseils de diététique que je continue à suivre, j'ai cessé tout traitement.
    Je suis persuadé que je reviens de loin.
    Pour ne pas inquiéter mon entourage, je cachais à quel point j'étais à bout de forces.
    Même pendant ma captivité en Allemagne je n'avais pas été aussi épuisé.
    Le plus terrible, c'est que j'étais tellement tendu que je ne parvenais plus à dormir.
    Ni médicaments ni calmants n'avaient prise sur moi.
    Aujourd'hui, je peux mesurer l'efficacité de Michel Bontemps car c'est vraiment lui qui m'a tiré d'affaire... »

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Temple de Paris - rue du Pré Saint-Gervais (FaceBook Historia Nuntius)

Publié le par antoiniste

Temple de Paris - rue du Pré Saint-Gervais (FaceBook Historia Nuntius)

Het Antoinisme

Louis Antoine (1846-1912) werd geboren in Bergen (België), in een katholiek gezin. Hij werkte in verschillende beroepen (mijnwerker, fabrieksarbeider, plantaardige koopman ...) in België, Pruisen en Polen. In 1888: vestigt hij zich definitief in Jemeppe (België); sticht hij een spiritualistische groep, Les Vignerons du Seigneur, breekt met het katholicisme, ontdekt hij zichzelf zo snel als geschenken van de middelgrote en genezing - door middel van spreuken en toverdrankjes. In zijn kleine spirituele catechismus (1896), beweert hij dat de “wijnboeren des Heers” de zieken genezen, demonen uitdrijven, de doden opwekken en spreken met de “verdwenen” van deze wereld. . Hij werd beïnvloed door de geschriften van Allan Kardec.

In 1901 werd Louis Antoine veroordeeld voor illegale uitoefening van de geneeskunde Hij werd veroordeeld tot een boete van 60 FR, hij keerde daarna richting ”magnetische genezing”, dit beperkt zich alleen tot het geloof van de genezer en die van zijn patiënt. Er worden regeneratieve golven uitgezonden door goede ”geesten”. In 1906 breekt hij met spiritisme. Hij plaatst een tempel op zijn eigendom in Jemeppe. Hij is de ”Vader” die profeteert, geneest vanaf zijn tribune en per brief zijn volgelingen ”Antoinisten ”. Hij geneest door het gebruik van gemagnetiseerd papier en thee. Hij schreef zijn ervaringen in zijn geschriften, die door zijn volgelingen worden gelezen in de tempels en de zogenaamde 'leeszalen' (gebed kamers). De supporters noemen oprichter Louis Antoine ”de vader” en zijn vrouw ”de moeder”. Na de dood van Antoine's, nam zijn vrouw, Jeanne-Catherine Collon, het landgoed over. Er waren toen twee antoinistische tempels en een paar dozijn ”leeszalen” in België en Frankrijk. Er was sterke groei onder leiding van J.-C. Collon, de ”Moeder”, ”vertegenwoordiger van de Vader”; bij haar dood (1940). Er waren 26 tempels in België. De beweging wordt voornamelijk vertegenwoordigd in Frankrijk en België, waar er 64 tempels zijn, waarvan 31 in Frankrijk. In Frankrijk zijn er 2.500 Antoinisten actief.

Gebed neemt een belangrijke plaats in de religieuze praktijk van de Antoinisten. Een zeer eenvoudige religieuze ceremonie: het lezen van de geschriften van ”Vader Anthony ”, lofzangen. Genezing getuigenissen tijdens ”samenkomsten” in tempels. Viering van dopen van kinderen, bruiloften en begrafenissen, maar niet van de maaltijd van de Heer. De leden zijn niet verplicht om de vergaderingen bij te wonen, en ze mogen bij andere bewegingen. Op de top van de algemene christelijke feesten, hebben de Antoinisten twee andere feesten van hun eigen geloof: ter ere van het oprichtingspaar. 25 juni is voor ”de vader” en 3 november is voor ”de moeder”. Ze vieren ook de inwijding van de tempel in Jemeppe en de aanbidding van de beweging op 15 augustus. Het doel van deze beweging is om hulp te geven aan lijdende mensen door middel van gebed en zonder enig doel van bekering. Het bestaan van God, het kwaad, materie, ziekte en dood (geloof in reïncarnatie) word ontkend. Het is intelligentie (en dus de wetenschap) dat lijden creëert, het geloof in zichzelf dat onderdrukt is; Niettemin, mensen die denken dat ze ”ziek ” mogen deel nemen aan collectieve of individuele healing sessies, de zogenaamde ”operaties ”, om schadelijke stromen af te snijden. Strikte naleving van de natuurwetten: noch arts, noch apotheker, maar uniek beroep op het geloof (uitzondering voor de aftreksels van planten).

ORGANISATIE Vandaag, collegiaal leiderschap zonder een”vader 's vertegenwoordiger”: 61 tempels (waaronder 34 in Frankrijk) en 190 leeszalen in België, Frankrijk (93 kamers), Engeland, Duitsland, Italië, Luxemburg, Polen, Congo, Australië, Brazilië; 2.500 tot 3.000 ”gekostumeerde ” Antoinisten (Leviet en hoge hoed voor mannen, zwarte jurk, hoed voor vrouwen); 20.000 beoefenaars (waarvan 2.500 in Frankrijk); onbepaald aantal consultants. Erkenning van Antoinisme In Frankrijk: Vereniging Culturelle antoiniste du Collège des desservants de France, (wet van 1901); gevestigd te Parijs (19e). 1910: instelling van een ”Antoinistische cult”. In België werd het een vereniging van openbaar nut. (Koninklijk Besluit van 3 oktober 1922)

Verhaal & Foto: Ronald & Antoinette van Grinsven

source : https://www.facebook.com/112752513569750/photos/a.116233006555034/116556479856020/?type=3&theater

 

Traduction :

Antoinisme

Louis Antoine (1846-1912) est né à Mons (Belgique), dans une famille catholique. Il a travaillé dans diverses professions (mineur, ouvrier d'usine, marchand d'usine...) en Belgique, en Prusse et en Pologne. En 1888 : il s'installe définitivement à Jemeppe (Belgique) ; il fonde un groupe spirite, Les Vignerons du Seigneur, en rupture avec le catholicisme, se découvre aussi vite que les dons du médium et de la guérison - par des invocations et des formules magiques. Dans son petit catéchisme spirite (1896), il affirme que les "vignerons du Seigneur" guérissent les malades, exorcisent les démons, ressuscitent les morts, et parlent aux "disparus" de ce monde.... Il a été influencé par les écrits d'Allan Kardec.

En 1901, Louis Antoine est condamné pour exercice illégal de la médecine. Il est condamné à une amende de 60 FR, il se tourne alors vers la "guérison magnétique", qui se limite à la seule foi du guérisseur et à celle de son patient. Les ondes régénératrices sont émises par les bons "esprits". En 1906, il a rompu avec le spiritisme. Il a placé un temple sur sa propriété à Jemeppe. Il était le "Père" qui a prophétisé, guéri depuis sa tribune et a répond aux lettres à ses disciples "Antoinistes". Il guérit grâce à l'utilisation de papier magnétisé et de thé. Il a consigné ses expériences dans ses écrits, qui sont lus par ses disciples dans les temples et dans les "salles de lecture" (salles de prière). Les partisans appellent le fondateur Louis Antoine "le père" et sa femme "la mère". Après la mort d'Antoine, sa femme, Jeanne-Catherine Collon, a repris le flambeau. Il y avait alors deux temples antoinistes et quelques dizaines de "salles de lecture" en Belgique et en France. La croissance a été forte, sous l'impulsion de J.-C. Collon, la "mère", "représentante du père", à sa mort (1940). Il y avait 26 temples en Belgique. Le mouvement est principalement représenté en France et en Belgique, où l'on compte 64 temples, dont 31 en France. En France, 2.500 antoinistes sont actifs.

La prière occupe une place importante dans la pratique religieuse des antoinistes. Une cérémonie religieuse très simple : lecture des écrits du "Père Antoine", textes de louange ; témoignages de guérison lors de "rencontres" dans les temples : célébration des baptêmes, des mariages et des enterrements d'enfants, mais pas du repas du Seigneur. Les membres ne sont pas obligés d'assister aux réunions, et ils sont autorisés à rejoindre d'autres mouvements. En plus des fêtes chrétiennes générales, les antoinistes ont deux autres fêtes de leur propre foi : en l'honneur du couple fondateur. Le 25 juin est pour "le père" et le 3 novembre est pour "la mère". Ils célèbrent également la consécration du temple de Jemeppe et la création du mouvement le 15 août. Le but de ce mouvement est d'apporter une aide aux personnes en souffrance par la prière et sans but de conversion. L'existence de Dieu, du mal, de la matière, de la maladie et de la mort (foi en la réincarnation) est niée. C'est l'intelligence (et donc la science) qui crée la souffrance, la croyance en soi qui est alors supprimée ; néanmoins, les personnes qui se croient "malades" sont autorisées à participer à des séances de guérison collectives ou individuelles, appelées "opérations", pour couper les fluides nocifs. Stricte observation des lois de la nature : ni médecin ni pharmacien, mais unique appel à la foi (exception pour les infusions de plantes).

ORGANISATION Aujourd'hui, direction collégiale sans "représentant du père" : 61 temples (dont 34 en France) et 190 salles de lecture en Belgique, France (93 pièces), Angleterre, Allemagne, Italie, Luxembourg, Pologne, Congo, Australie, Brésil ; 2 500 à 3 000 antoinistes "costumés" (lévite et haut-de-forme pour les hommes, robe noire, chapeau pour les femmes) ; 20 000 praticiens (dont 2 500 en France) ; nombre indéterminé de consultants. Reconnaissance de l'antoinisme en France : Association Culturelle antoiniste du Collège des desservants de France, (loi de 1901) ; basée à Paris (19ème). 1910 : Création d'un "culte antoiniste". En Belgique, elle est devenue une association d'utilité publique. (Arrêté royal du 3 octobre 1922)

Histoire et photo : Ronald & Antoinette van Grinsven

    On croit pouvoir reconnaître frère Jeannin et sa famille à droite du groupe. Il utilisa encore longtemps une béquille.

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La lecture ''antoiniste'' (La Liberté, 29 juillet 1934)

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La lecture ''antoiniste'' (La Liberté, 29 juillet 1934)

« TOI QUI VAS TES GUETRES TRAINANT »

La lecture "antoiniste"

    C'est à l'angle des rues des Grands-Augustins et Christine.
    Une pancarte, modeste, apprend aux passants qu'ils peuvent assister, tous les jeudis, à 19 h. 30, gratuitement, à une lecture de l'Enseignement du Père. Tout le monde y est admis. On entre par la rue des Grands-Augustins ; pour les renseignements concernant le culte « antoiniste », c'est à la porte de la rue Christine qu'il faut frapper – porte qui est celle du laboratoire d'un fabricant de produits chimiques.
    La chapelle antoiniste est connue dans le quartier ; tous les gardiens de la paix de l'arrondissement vous l'indiqueront.

*
**

    Vous entrez, presque de plain-pied, dans une salle rectangulaire propre ce comme une salle d'opération, aux murs gris jusqu'à mi-hauteur et blancs dans leur partie supérieure, meublée de quatre bancs et d'une chaire, pareille à celle des instituteurs, recouverte d'un sombre tapis vert. Aux murs, un œil de bœuf et quelques inscriptions encadrées, dont une sur fond bleu : « Le Père, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi. » Autres inscriptions : « On ne doit pas parler dans la salle », « Pour comprendre l'enseignement du Père, il faut pratiquer les lectures », « Tout adepte qui fait payer sa prière n'est plus d'accord avec la loi divine », « L'enseignement du Père est basé sur l'amour, la foi et le désintéressement. Nous ne sommes divises que par l'intérêt » ; au-dessus de la chaire : « L'arbre de la science de la vue du mal » et, sur un tableau noir, d'autres principes de l'enseignement du Père.
     – Mais, me demandez-vous, de quel Père s'agit-il ? Je vous réponds : « Patience. »
    Cinq personnes attendent, dans la pénombre et le silence, l'heure de la lecture : quatre femmes qui, pour attendre, ne trouvent pas d'autre attitude que celle que l'on a dans les églises avant la messe ; un homme à longue barbe et longue chevelure – c'est, apprendrons-nous, un musulman de grande culture, qui fréquente régulièrement cette salle dont l'atmosphère lui est agréable.
    Les bruits du soir emplissent la rue. A l'intérieur, le silence.
    Sept heures et demie. Le « servant » gagne la chaire. Il a passé, par-dessus son costume de ville, une façon de redingote noire boutonnée jusque sous le menton, qui lui arrive au-dessus du genou et lui donne l'air d'un quaker. Sa femme garde la porte, dans son costume de « servante » : longue robe noire et sur la tête, un de ces petits chapeaux comme en portent encore les vieilles femmes du Nord et que l'on appelle, je crois, des « capelines ».

*
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    Debout, le menton posé sur ses mains refermées, l'une recouvrant l'autre, le servant se recueille, prie.
    Il lit maintenant, dans la pénombre toujours, et nous notons, mal, au passage, quelques phrases de la lecture du jour : « Je dis que la solidarité est le principe de la création... Nous ne pouvons nous améliorer que par l'épreuve, sans laquelle il n'est pas d'avancement et, pour ce, le contact de nos semblables est indispensable : voilà la solidarité...
    La lecture terminée – elle dure un quart d'heure – tout le monde se retire.

*
**

    – Mais qui est le Père ?...
    C'est le « père Antoine », qui naquit à Mons-Crotteux dans la province de Liége, en 1846, de parents pauvres. Cadet de onze enfants, il accompagne tout jeune son père à la mine. Devenu ouvrier métallurgiste, il voyage en Allemagne et en Pologne... Il professe avec ferveur jusqu'en sa quarante-deuxième année, la religion catholique, s'applique à la pratique du spiritisme, puis, ayant enfin trouvé sa voie, crée en 1906 le Nouveau Spiritualisme. Il guérit ; aussi, ses adeptes l'appellent-ils « le guérisseur ». Il meurt en 1912, laissant une religion nouvelle que l'on enseigne, aujourd'hui, dans des temples. Le culte antoiniste compte trente-deux temples en Belgique, quatorze en France, dont deux à Paris : 34, rue Vergniaud et 49, rue du Pré-Saint-Gervais, – on en construit un à Saint-Etienne.
    L'enseignement du Père Antoine est contenu en deux volumes que l'on ne peut vendre qu'aux personnes éloignées des centres de lecture. Il se résume en dix principes, dont ces quelques phrases vous donneront une idée : « Vous ne pouvez faire la morale à personne. Ce serait prouver que vous ne faites pas bien. Parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole, mais par l'exemple », « Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère. Ce serait faire entendre que je suis un mauvais père. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes », « Tâchez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence, qui veut toujours plus posséder ».
    Ajoutons, avant de quitter la rue des Grands-Augustins, où je m'excuse de vous avoir retenu si longtemps, que le père Antoine a admis et développé la doctrine consolante, autant que chimérique, des incarnations successives.

                                                                     Marius RICHARD.

La Liberté, 29 juillet 1934

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Recensement 1936, Albert Jeannin rue du Pré-Saint-Gervais

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Recensement 1936, Albert Jeannin rue du Pré-Saint-Gervais

source : https://archives.paris.fr/s/11/denombrements-de-population/?

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Paris 19e - 49 Rue du Pré Saint-Gervais (GoogleMaps 3D)

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Paris 19e - 49 Rue du Pré Saint-Gervais (GoogleMaps 3D)

source : Google Satellite - Vue 3D

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Paris-St-Germain des Prés - Samoanische Zeitung (21 Dec 1928, Page 6)

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Paris-St-Germain des Prés - Samoanische Zeitung (21 Dec 1928, Page 6)    Antoinism, a religious cult that deals with mental and bodily ills, is to have a second church in Paris. The announcement caused Parisians to learn that this sect, only a generation old, has 100 churches throughout the world ruled from the little town of Jemeppe-sur-Meuse in Belgium where "The Mother," widow of Antoine, founder and "The Father," still presides over the services. It is a tenet of the cult that illness and matter are unreal.

Samoanische Zeitung, 21 December 1928, Page 6

Source : https://paperspast.natlib.govt.nz/newspapers/

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