paris xixe
Les Antoinistes rue Christine
Les Antoinistes rue Christine. - La rue Christine ne manque pas de titres de gloire. On sait que, tracée depuis le XVIIème siècle sur une partie de l'emplacement de l'Hôtel et des jardins du Collège de Saint-Denys, elle porte le nom d'une fille de Henri IV. C'est bien au souvenir de cette fille royale qu'allusionne bien sûr, la somptueuse enseigne de fer forgé au coin de la rue, du côté de la rue des Grands-Augustins. Encore que surgisse dans l'esprit, à l'appel de ce nom, la mémoire d'une autre Christine, cette étonnnante Christine de Stommeln, à laquelle J.-K. consacre de nombreuses lignes du chapitre XIV de "la Cathédrale". Dans ce même coin (soit la grande salle actuelle) à un temple Antoiniste, lequel à son tour avant la deuxième guerre, fut remplacé par le restaurant actuel. Depuis 1948, les fidèles de Huymans y célèbrent, chaque 1er jeudi du mois, leur auteur de dilection. Le jeudi 7 janvier dernier, notre éminent ami André Thérive a fait un petit historique fort savoureux sur ce coin de la rue Christine, un lieu où, rappelait-il, a « soufflé l'esprit ». Et où il souffle toujours, car, c'est dans cette même salle, où s'assemblaient les fidèles Antoinistes pour écouter les prêches du Père, et recevoir le fluide envoyé de Jemmeppes-sur-Meuse, que les huysmansiens tiennent leurs réunions. Ce Culte Antoiniste est une sorte de néo-gnosticisme, précisa André Thérive et a toujours de nombreuses chapelles. Paris en comptait trois : rues Vergniaud, du Château, du Pré-Saint-Gervais. Seul le temple rue Vergniaud subsiste. Il en existe en province : Nice, Chambéry, Lyon, Valenciennes, Reims, Tours, Vichy, Monaco, et la Belgique compte vingt-sept temples.
André Thérive fit lecture de nombreuses pages de son roman "Sans Ame", consacré à cette petite religion. Ce roman qui parut en 1927 à la Revue de Paris, et fut édité en 1928, chez Grasset, puis en 1933 chez Ferenczi, pourrait être placé sur un rayon déjà chargé, non loin des "Petites Religions de Paris" de Jules Bois.
Notre ami remporta le plus grand succès.
G.-U.-L.
Bulletin de la Société J.-K. Huysmans
n° 27 (27e année) - 1954, p.111
Temple antoiniste, rue du Pré-Saint-Gervais - achat du terrain en 1927
1927. 937. - Echange de parties de l'immeuble 45, rue du Pré-Saint-Gervais contre la partie restante des immeuble communaux 47-49, rue du Pré-Saint-Gervais (M. André Le Troquer, rapporteur).
Le Conseil,
vu le mémoire en date du 5 juillet 1927, par lequel M. le Préfet de la Seine propose d'acquérir, à l'amiable, de MM. Chanteau et Parage :
1° Une bande de terrain d'une surface de 276 mq 50 nécessaire à l'élargissement de la Petite-Rue-des-Lilas, plus la moitié du sol de cette voie, au devant dudit terrain représentant 64 mq 60 de superficie, soit au total, 341 mq 10.
2° Une bande de terrain d'une surface de 74 mq 30 nécessaire à l'élargissement de la rue du Pré-Saint-Gervais.
Moyennant la cession en contre-échange par la Ville de Paris du terrain hors alignement provenant des immeubles 47 et 49, rue du Pré-Saint-Gervais, ledit terrain d'une surface de 301 mètres carrés environ, y compris une surface de 57 mq 90, pour partie de la moitié du sol de la Petite-Rue-des-Lilas ; et moyennant le paiement par MM. Chanteau et Parage d'une soulte de 10.000 francs ;
Vu le plan ; ensemble le rapport estimatif et l'avis de la Commission supérieure de voirie ;
Vu les procès-verbaux de la Commission des indemnités en date des 1er et 22 juin 1927 ;
Vu l'engagement souscrit par MM. Chanteau et Parage ;
Sur le rapport présenté par M. André Le Troquer, au nom de la 3e Commission,
Délibère :
Article premier. - M. le Préfet de la Seine est autorisé à acquérir de MM. Chanteau (Pierre) et Parage (Maurice), demeurant à Paris, 15, rue Claude-Lorrain, agissant comme seuls membres de la société en nom collectif « Chanteau et Cie » , dont le siège est à Paris, 192 bis, rue Championnet, et au nom de la Cultuelle antoiniste pour laquelle ils ont déclaré se porter fort :
1° Une bande de terrain d'une surface de 276 mq 50 nécessaire à l'élargissement de la Petite-Rue-des-Lilas, plus la moitié du sol de cette voie, au-devant dudit terrain représentant 64 mq 60 de superficie, soit au total, 341 mq 10 ;
2° Une bande de terrain d'une surface de 74 mq 30 nécessaire à l'élargissement de la rue du Pré-Saint-Gervais ;
Lesdites bandes de terrain figurées au plan susvisé sous une teinte jaune.
Cette acquisition aura lieu moyennant la cession en contre-échange par la ville de Paris du terrain hors alignement provenant des immeubles 47 et 49, rue du Pré-Saint-Gervais, ledit terrain d'une surface de 301 mètres carrés environ, y compris une surface de 57 mq 90 pour partie de la moitié du sol de la Petite-Rue-des-Lilas, figurée audit plan sous la teinte bleue ; et la paiement par MM. Chanteau et Parage d'une soulte de 10.000 francs au profit de la Ville, stipulée payable le jour où aura lieu la prise de possession des parcelles échangées, lesquelles devront être réciproquement livrées libres de toute location et débarrassées de tous matériaux de construction.
Etant entendu que la Ville de Paris prend l'engagement de faire toute diligence pour obtenir l'évacuation des immeubles 47 et 49 rue du Pré-Saint-Gervais, avant le 1er janvier 1928.
Etant, en outre, convenu que les frais, droits et honoraires auxquels donnera lieu la réalisation du présent échange, lequel sera régularisé par contrat notarié, seront supportés par moitié par chacune des parties co-échangistes, sauf à ceux afférents à la soulte qui seront supportés par MM. Chanteau et Parage.
Art. 2. - La dépense nécessaire pour réaliser l'échange, évaluée provisoirement à 500 francs, et comprenant les frais, intérêts et accessoires de toute nature, sera imputée sur le chap. T. 22, art. 2556/7°, du budget de l'exercice 1927 (Prolongement de la rue Pelleport).
Art. 3 - La soulte de 10.000 francs résultant de cet échange sera inscrite en recette du chap. 22, art. 395, du budget de l'exercice 1927.
Art. 4 - Un crédit de 55.377 francs, valeur de la parcelle cédée par M. Chanteau à la Ville de Paris, est ouvert pour ordre au chap. 22, art. 395 bis/10°, du budget supplémentaire de 1927, par corrélation avec une recette égale de 55.377 francs à inscrire également pour ordre au chap. 22, art. 395 bis/10°, dudit budget (Valeur de la parcelle de terrain cédée par la Ville à M. Chanteau).
Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 21 août 1927
Le mystère du Pré-Saint Gervais (Le Bonbon - 19e & 20e arrdt-déc 2010)

Le mystère du Pré-Saint Gervais
Saviez-vous qu’au numéro 49 se trouve le siège des Associations culturelles Antoinistes qui comptent quand même en France 23 lieux de cultes ?
L’antoinisme, en quelques mots, revendique un million d’adeptes et est une des "petites religions" les plus connues parmi celles installées en France. Louis Antoine naquit vers 1846 en Belgique. Très pauvre, il gagna sa vie d’abord en Allemagne puis à Varsovie avant d’assumer les fonctions, modestes, de concierge aux tôleries de Jemeppe-sur-Meuse. C’est là qu’il s’initia au spiritisme, s’enthousiasma et se découvrit medium.
Il entreprit de soigner des malades. Sa doctrine fut très vite colporter par ses disciples de maison en maison. C’est en 1906, un premier temple fut construit. 150 000 signatures réclamèrent la reconnaissance officielle du nouveau culte ! Le 25 juin 1912, il se « désincarna » laissant à sa veuve le soin de continuer son travail : répandre sa religion. Elle lui consacra les 30 années restantes de sa vie. Sa doctrine n’est pourtant ni claire ni cohérente. Elle dit que tous les maux viennent de l’imagination, c’est donc elle qu’il faut éradiquer. La matière n’a pas de réalité. L’homme ne peut donc pas mourir. L’antoiniste se veut une religion utile.
Ses pratiquants doivent être là jour et nuit pour ceux qui souffrent moralement et physiquement et ne reçoivent jamais d’argent. Ils n’acceptent aucune offrandes non plus et refusent même les testaments.
Leurs conseils s’accompagnent d’une muette prière au Père et c’est tout. On célèbre le 25 juin, l’anniversaire de la « désincarnation du Père » puis la consécration du premier temple le 15 août, Noël, l’Ascension mais ni Pâques ni la Pentecôte.
Le temple du Pré-Saint-Gervais peut contenir 300 personnes et il est souvent plein.
Le Bonbon, 19e & 20e arrondissements, décembre 2010 — Le bon en arrière, p.18
Les Antoinistes (Sciences Occultes n°2, vers 1955)
SAVOIR PRESERVER SON FLUIDE,
C'EST CONSERVER SA SANTE
On peut estimer que le nombre des travailleurs du Culte est de 3.000 environ, tous sont d'un désintéressement absolu. La vie des desservants des temples est un modèle d'énergie, de foi, d'abnégation ; si l'on songe que tous sans exception, doivent gagner leur vie en dehors du Culte. Ils consacrent tous leurs instants de liberté à la cause de l'humanité.
Je me suis joint aux nombreux fidèles qui fréquentent le temple du Pré Saint Gervais, et qui chaque jour viennent se recueillir. Ils attendent dans la prière et la méditation d'être reçus dans un cabinet où un desservant-guérisseur priera pour obtenir leur guérison, et soulager leurs épreuves.
« Quelle grâce demandez-vous au Père », vous demande-t-on ?
Pour une guérison il vous est répondu :
« N'oublions pas que c'est Dieu le grand Docteur », a dit le Père. Il ne condamne pas, mais, il démontre ainsi qu'aucun n'a le droit de prononcer d'arrêt quelle que soit la gravité de la maladie.
Au sujet des épreuves en général :
« Ne plus douter c'est être convaincu que tout arrive par Dieu, que les difficultés sont nécessaires au bonheur, qu'elles constituent des épreuves dont on est seul la cause. » Il est deux principes dont l'homme de progrès doit se pénétrer :
Le premier est que le mal n'existe pas.
Le second qu'il ne peut souffrir à cause d'autrui. L'unique source de bonheur est l'amour.
VOICI EN TOUTE SIMPLICITE
CE QUE J'AI VU
Une desservante, Madame M. P. qui porte la robe et assume plusieurs fois par semaine un travail au temple de la rue St Gervais est une ancienne malade abandonnée par le corps médical. Cette jeune femme dont le visage a la sérénité des saints m'explique très modestement :
« Il y a 6 ans, je suis tombée subitement très gravement malade. Un matin je ne pouvais plus remuer un bras, quelques heures après je tombais brusquement par terre. Je suis entrée à l'hôpital où on diagnostiqua une sclérose en plaques. C'est un mal terrible qui ne pardonne pas.
« Après deux années d'hospitalisation, j'étais condamnée... et ramenée dans mon foyer.
« C'est alors que mon mari rencontre chez un de nos amis, une personne qui avait été guérie par les Antoinistes. C'était la première fois que nous entendions parler de ce culte. Cette personne lui donne l'adresse du Temple. Il était 4 heures, à 5 heures mon mari était au Pré St Gervais pour demander ma guérison. Tous ces petits détails sont tellement présents à ma mémoire que je les revis encore aujourd'hui intensément comme si c'était hier.
« "Votre femme n'aura plus de crises, lui a-t-il dit, qu'elle vienne me voir. "
« "Mais elle est entièrement paralysée, lui répond mon mari, elle ne peut quitter le lit..."
« "Dans trois semaines, elle viendra," lui répondit-il.
« J'ai tout de suite commencé à remuer les doigts, quelques jours après les jambes, puis je me levais, et effectivement trois semaines après j'étais au temple. »
Et voilà ce ménage où la mort allait faire son œuvre, où une jeune maman n'aurait pas la joie d'élever ses enfants, et qui, maintenant a retrouvé santé et joie de vivre, prodiguant sa force et sa foi pour sauver ses frères, les humains
« Par conviction, m'a dit le Frère P., j'ai pris la robe. »
Il est actuellement un des frères consultants. Sa femme et sa fille de 16 ans le secondent dans sa tâche.
AUTRE GUERISON PARMI TANT
D'AUTRES
Depuis 1914, cette brave femme est atteinte d'une surdité incurable. Elle habitait Belfort et, à la suite d'un bombardement, eut le tympan crevé... Elle commence à entendre le tic-tac du réveil... Elle sait qu'elle va mourir et continue à prier.
Parmi les frères guérisseurs du Temple, l'un d'eux est un miraculé. Atteint d'un mal incurable : paralysie du larynx, son médecin traitant lui donnait quelques semaines à vivre. Il a demandé sa guérison, il a été sauvé à la deuxième visite. Depuis, il est devenu un grand guérisseur.
L'EXPLICATION
« Il n'y a rien de mystérieux dans la guérison, tout être qui obtient une grâce, c'est qu'il l'a méritée », m'a-t-on dit.
Il m'a aussi été expliqué avec une grande clarté, que tout devient lumineux, on ne peut plus douter.
« Il faut apprendre aux êtres à se réformer, m'a-t-on dit, les aider à acquérir un fluide meilleur, en faisant un retour sur le passé, vers les devoirs moraux qui affluent sur le chemin que nous nous efforçons de suivre. »
Il a été reçu un jour dans un de ces temples un jeune femme très grièvement malade. Elle était phtysique [sic] et crachait le sang. Elle dit être divorcée depuis cinq ans et ne pouvait se délivrer de la pensée de haine de son premier mari. Elle avoue avoir commis de graves erreurs, reconnait ses fautes. Elle est maintenant entièrement guérie e a ouvert une salle de lecture.
Et cet homme souffrant du cœur qui, après une bonne prière, paraît apaisé. Le surlendemain, il était à nouveau perméable au mal, et il en fut ainsi pendant trois ans... Il se confie à un frère, lui dit d'être divorcé. Il sait que sa femme est dans la misère, mais ne s'attendrit pas. « Envoyez-lui anonymement de l'argent » lui conseille-t-on.
Et depuis, il a obtenu sa guérison.
Sa femme est maintenant partie sans laisser d'adresse.
Le mal n'est pas revenu. Il y a 18 ans de cela.
« Ce n'est pas le corps qui est malade, c'est toujours l'âme », m'explique la desservante du temple de la rue St-Gervais, « car le corps est seulement une petite partie de l'être. C'est le vieux vêtement que nous quittons lors de la désincarnation. L'âme seule est éternelle et c'est par elle que nous payons nos mauvaises actions, même si elles ont été commises il y a deux mille ans et plus !... »
Des docteurs, des infirmières fréquentent le temple. Ils viennent pour demander la guérison de leurs malades. Un grand praticien manque rarement la lecture du dimanche.
Je peux témoigner d'une guérison spectaculaire.
Un jeune homme, un enfant, est depuis des années paralysé à la suite d'une opération manquée au cerveau.
J'ai vu plusieurs fois cet enfant dans sa voiture d'infirme ou porté sur les épaules de son père, inerte, le faciès tordu, bavant, incapable de prononcer une parole. Les parents, animés d'une foi profonde, cherchaient inlassablement, contre toute logique apparente, le sauveur. Et le miracle a été accompli.
Je revois souvent ce ressuscité au temple de la rue St-Gervais, son visage est devenu normal, éclairé d'une lumière intérieure et... il marche...
Un malade avait l'estomac descendu. Au cours de la prière, il s'écria, transporté : « C'est curieux... c'est curieux... » et, en sortant du temple, il me dit :
« J'ai senti mon estomac reprendre sa place. »
L'extrême discrétion de l'apôtre que j'ai pu approcher au temple Antoiniste m'empêche de dire tout ce que je pense de lui. Sa seule intention est de conserver intact l'héritage moral que le fondateur du culte a transmis à leurs enfants. En suivant cette ligne de conduite impersonnelle, l'œuvre du Père fait ses preuves. Les guérisons par la foi s'étendent et le Culte Antoiniste est aimé et respecté par tous ceux qui le connaissent.
Martine Beauvais
Le Gérant de la Publication : Marcel Guttin
Sciences Occultes, Mensuel N°2, Prix 18° frs
est édité par les Editions du « Temps passé »
34, rue St-Marc, Paris - Distribué par N.M.P.P.
S O D I E P Imprimeur, Béziers (Hérault)
71, boulevard de la Liberté
Un texte bienveillant, donc, mais je ne peux m'empêcher de signaler que l'auteure aura recopier, dans son introduction, presque mot pour mot, l'introduction de Michelis di Rienzi, Les religions ignorées : "Nous vivons un siècle de fer. La haine monte à tous les horizons, le matérialisme et l'athéisme versent à l'envie le désespoir aux hommes. Comment ne pas se tourner avec sympathie, (avec admiration) [vers les derniers idéalistes], vers les nobles âmes [obstinées] qui parlent de Foi, d'Idéal, [et] d'Espoir (et de Guérisons)."
Entre parenthèses, les ajouts de Martine Beauvais, entre crochets le texte in extenso de Michelis di Rienzi.
Quelques-unes des guérisons citées se retrouvent dans un article du journal brésilien A Noite.
Antoinism Spreads (The Niagara Falls Gazette, Thursday, July 5, 1928)

ANTOINISM SPREADS
Religions Cult Teaching illness and Matter Unreal Has Over 100 Churches.
PARIS, July 5. – (AP) – Antoinism, a religious cult that deals with mental and bodily ills, is to have a second church in Paris.
The announcement caused Parisians to learn that this sect, only a generation old, has a hundred churches throughout the world ruled from the the town of Jemeppe-sur-Meuse, in Belgium, where "The Mother," widow of Antoine, founder and "The Father," still presides over the services.
It is a tenet of the cult that illness and matter are unreal.
The Niagara Falls Gazette, Thursday, July 5, 1928
source : fultonhistory.com
Frère André Levasseur, du temple de Pré Saint Gervais
Esotérisme - Mouvements religieux - Médiums
LEVASSEUR André dit Frère André (1925-2008)
4eme division (3eme ligne)
mercredi 10 mars 2010.
Le Père-Lachaise est aussi le réceptacle de toutes les formes de philosophies, de tous les courants religieux, de toutes les croyances...
Si l’on connait bien Alan Kardec et le spiritisme, Auguste Comte et le positivisme, Saint Simon et sa fameuse doctrine, on connait beaucoup moins les adeptes ou défenseurs des thèses de l’Antoinisme...
Toutes ces croyances sont respectables en elles-même et n’entrainent l’adhésion que de leurs défenseurs. Il est hors de question ici, de faire du prosélytisme ou d’apporter de l’eau au moulin de qui que ce soit, mais, force nous est de constater que chacune de ces chapelles comporte ses fidèles suivant leur berger ou mentor en esprit et en réflexion...
Homme de Foi et médium
Né dans un milieu modeste, André Hippolyte Léon Levasseur voit le jour à Paris (XIVeme), le 7 décembre 1925.
Celui qui deviendra plus tard Frère André, connait une scolarité sans histoire couronnée par l’obtention du Certificat d’Etudes Primaires et plus tard, d’un CAP de tourneur.
A priori, rien le le destinait à exercer une profession de foi bien qu’ayant été élevé dans les principes de la religion catholique.
Lorque qu’éclate la Seconde Guerre Mondiale, le jeune André n’a que 14 ans. Bien que trés jeune, il s’engage dans la défense passive et sert utilement dans les heures troublées de l’occupation.
En 1944, du 18 au 25 août, il sert dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), il appartint au groupe FFI de Drancy secteur Nord du 18 août 1944 au 25 du même mois. Il continua à servir sa formation aprés la Libération jusqu’au 10 septembre 1944. Il reçoit en récompense de ses mérites la Médaille commémorative 39-45 avec barette Libération.
Il s’engage volontairement pour trois années dans le corps du personnel du Service Général. Aprés diverses affectations, il s’embarque à Marseille le 17 janvier 1946 et débarque à Saïgon (Indochine française) le 7 février 1946. Il sera définitivement démobilisé le 24 octobre 1946.
La vie spirituelle de Frère André
André Levasseur est trés affecté par la vision de tous ces blessés, de toutes les misères rencontrées au cours de son engagement. Sa foi, déjà bien présente, est confortée et sublimée par sa rencontre avec l’abbé Gabriel Mezerette, prêtre de l’église Saint-Germain l’Auxerrois et Sainte-Louise de Marillac de Drancy.
Déjà, dans sa prime jeunesse, André fut confronté à des visions ou prémonitions hors du commun. Tentant de comprendre et d’analyser ces phénomènes, il est amené à élargir son champ d’investigation spirituel.
Volontairement, il s’exile en Afrique et parfait sa connaissance des dons de voyance et de médiumnité. Il en revient avec un enseignement des plus profond.
Dés lors, sa vie est toute tracée, sa vocation accomplie, son chemin droit et sans ornière. Il mit alors ses dons au service de ses concitoyens, ne ménageant si son temps, ni sa peine.
Adepte philosophe des thèses antoinistes, il fut longtemps le soutien des fidèles fréquentant le temple du Pré Saint-Gervais. Sa renommée en fit un des piliers de cette confrèrie.
Homme de foi et homme de coeur, il n’eut de cesse de prodiguer ses connaissances et de professer ses prémonitions.
Frère André, nous a quitté en 2008, entouré du respect et de l’affection des siens, il repose dans la 4eme division. Il repose avec Mireille Marie Françoise Krug (1940-2016), bienfaitrice de l’APPL (Amis et Passionnés du Père Lachaise) et responsable financière de notre association pendant plusieurs années.
source : http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=3057
https://www.appl-lachaise.net/levasseur-andre-dit-frere-andre-1925-2008/
Deux petites filles juives dans la tourmente nazie - aide d'un antoiniste
Les premiers mois de l'année 1943 n'ont apporté aucun changement à la vie de Thérèse et de Lili, toujours réfugiées à Saint-Pierre-des-Bois. Toutes les lettres que Thérèse nous avait adressées à cette période ont été perdues ; c'est donc de mémoire qu'elle dit aujourd'hui e pas avoir gardé un bon souvenir de son séjour chez Madame Renée où elle se fait appeler Marie. [...]
Vers la fin de l'été 1943, la maman de Thérèse (Marie, Ida), avait fait la connaissance, grâce à une voisine, d'un adepte antoiniste voué à l'amour du prochain qui, apprenant que Thérèse se plaignait, se proposa de la prendre chez lui en attendant de trouver une autre place. C'est ainsi que Thérèse passa quatre mois (jusqu'en février 1944) à Saint-Maurice (Seine) chez Oncle Georges et Tante Lucile.
Paul Sechter, Deux petites filles juives dans la tourmente nazie, p.72-73
L'Harmattan, Paris, 2009
Présentation de l'éditeur
De 1939 à 1945, les nazis allemands ont embrasé l'Europe tout entière en poursuivant partout les crimes qu'ils avaient expérimentés chez eux. Ils ont atteint le dernier degré de l'horreur et de l'ignominie. Jusqu'à maintenant, personne au monde n'était parvenu à une telle " perfection criminelle ". Onze mille enfants juifs de France ont été exterminés dans les chambres à gaz. D'autres, heureusement plus nombreux, ont échappé à la traque des hitlériens, en " jouant " à un cache-cache mortel. Mais, après avoir été privés des joies de l'enfance, ils ont appris, une fois libres, qu'ils étaient devenus orphelins et que l'amour de leur mère, ou de leur père, ou des deux à la fois, leur avait été enlevé. Thérèse et Lili, elles aussi, ont subi ces épreuves, durant les années noires de l'occupation allemande. Elles sont aujourd'hui les gardiennes de la Mémoire aux côtés des milliers d'autres petites filles et petits garçons juifs qui eurent leur vie ravagée par les nazis.
Biographie de l'auteur
Paul Sechter est né en février 1921 à Paris IXe. Il a vécu les années de guerre dans une quasi-clandestinité, sans avoir été pour autant un résistant. En tant que " Juif partiel ", il a aidé des Juifs à se cacher et il a participé avec beaucoup d'autres à la sauvegarde des enfants. Après avoir fait de nombreux métiers, il est à la retraite depuis plus de vingt ans.
source : amazon.fr
Les adeptes à Mantes-la-Jolie
Région Parisienne. - Trois temples à Paris, dans les quartiers populaires du XIXe (rue du Pré-Saint-Gervais), du XVIIe (rue des Renaudes) et du XIIIe (rue Vergniaud). - Un groupe à Mantes et dans la région, avec des réunions le dimanche, le mardi et le jeudi, des enterrements suivis par plusieurs centaines de personnes ; le nombre des adeptes avait atteint une centaine, mais il a beaucoup diminué ; ils font de fréquents pélerinages "en robe" à Paris, Tourcoing, Evreux ou Jemeppes-sur-Meuse.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.261
Le temple de Mantes-la-Jolie a cependant pu être construit en 1966. On consacrera un deuxième temple dans les Yvelines en 1984, à Conflans-Sainte-Honorine.
Il existait déjà une salle de lecture à Asnières-sur-Seine en 1912. Il en existe toujours une à Bois-Colombe, à quelques mètres : 22 bis, rue Armand Lépine (2°, 4° et 5° dimanche de chaque mois à 15 heures) tenue par la Soeur Dagnet.
En 1912, on comptait aussi une à Enghien-les-Bains, qui exista jusqu'en 1920 au moins.
Celle de Vernouillet, à quelques kilomètres plus à l'ouest n'existe plus.
Nombre de fidèles au temple du Pré-Saint-Gervais en 1954
Le Père Chéry, pour son Offensive des sectes, en 1954, demanda le nombre de fidèles réguliers fréquentant le temple de la rue du Pré-Saint-Gervais, dans le XIXe arrondissement de Paris, s'est vu répondre : environ 1.800 fidèles réguliers et "des milliers" d'autres.
C.Ch. Chéry o.p., L'Offensive des sectes, 1954, p.261



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