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protestantisme

Cambrésis, terre de protestants

Publié le par antoiniste

Cambrésis, terre de protestantsCambrésis, terre de protestants

Quiévy - Le Temple (Protestant)

    Le Cambrésis avant de connaître l'arrivée de l'Antoiniste, dans la petite ville de Caudry dès 1914, a connu la prospection de protestants qui a fait découvrir le texte de la Bible aux habitants et commençait à faire vassiler l'église de son piédestal. La communauté protestante du Cambrésis s'agrandit à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, en pleine période du Réveil et de l'expansion de la région due au métiers du textile dans lesquels les protestants étaient très actifs.
    Bien qu'éloigné des communautés du Nord, les protestants de Reumont visitaient fréquemment ceux de Nomain. "Le Réveil eut aussi lieu à Saulzoir et à Quiévy, à Saint-Vaast (nord de Quiévy) par les passages fréquents des pasteurs, des évangélistes et des colporteurs alland et venant de Reumont à Nomain. (Jean-Baptiste Pruvot, Journal d'un pasteur protestant au XIXe siècle, 1996).


Cambrai (1889) - 1 bis, rue du Marché aux Poissons 59400 Cambrai
Le Cateau-Cambrésis (1858) - 29 bis, rue de la République 59360 Le Cateau Cambrésis (incendie crimimel dans la nuit du 31 octobre 1982)
Quiévy (1859) - 11, rue de la Fontaine, 59214 Quiévy (le temple protestant le plus spacieux au nord de Paris)
Caudry (1893) - 70, rue de la Paix 59540 Caudry (arch. Félix Paumier)
Inchy (1810) - rues des Jésuites/du Docteur Paul Éloire (ancienne rue du Temple), abandonné pour le temple de la même rue (n°5) construit en 1857 (par l’entrepreneur Guyot Lacourte du Cateau Cambrésis sur les plans de l’architecte Devouge). Vendu en 2004
Bertry (1866) - Rue du Temple, 59980 Bertry
Elincourt (1837) - rue de Cambrai 59127 Élincourt (vendu en 1982, racheté en 1983 par une voisine protestante pour rénovation, puis détruit à cause du développement d'un champignon)
Walincourt (1823) - 11 Rue Gambetta, 59127 Walincourt-Selvigny
Caullery (1840) - occupaient principalement la rue d'en bas, aujourd'hui rue Charles Gide, et rue du temple, devenue en 1937 la rue Pasteur
Montigny-en-Cambrésis (ca. 1900) - 19 rue Voltaire 59225 Montigny-en-Cambrésis (vendu en 1996 à la commune, devenu une salle de spectacle)
Reumont (1870) - Rue du Temple 59980 Reumont (sur le modèle de Nomain, temple réformé puis baptiste et enfin irvingien, transformé en grange)
Rieux-en-Cambrésis (1878) - 2 Rue Maximilien Robespierre 59277 Rieux-en-Cambresis (désaffecté)
source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep59.htm

Cambrésis, terre de protestants
Temple protestant de Caudry (tourisme-cambresis.fr)

    Temple désigne le lieu de réunions des Protestants tant pour rappeler le Temple de Jérusalem que pour se démarquer de l'église catholique.
    On relève la trace de fidèles de la religion dite "réformée" dans le Cambrésis dès le milieu du XVIème siécle.
    Au temps des persécutions, l'Eglise primitive tenait ses assemblées de prière au "désert", dans les endroits les plus reculés de la campagne. La Boîte à Cailloux, sur la commune d'Hesbécourt, près de Vermand, fut un de ces lieux de rassemblement nocturne. Le musée Calvin de Noyon possède une chaire démontable naguère entreposée au Temple d'Elincourt. Quand vint le moment de la Tolérance, les fidèles se réunissaient, sous la conduite de pasteurs itinérants, chez des particuliers.
    Ce fut le cas à Caudry dans une maison rue de Saint-Quentin. Dans la première moitié du XIXème siècle, se dressent les premiers temples de nos contrées : Quiévy (1788), Inchy (1806), Walincourt (1822), Le Cateau (1858) et Cambrai (1888).

    L'extraordinaire croissance démographique de Caudry engendrée par le développement de la dentellerie depuis 1880 avait "rendu nécessaire l'usage d'un local plus convenable à l'exercice du culte". Les fidèles au nombre de quatre-vingts s'assemblent chez des particuliers sous la conduite de pasteurs itinérants.
    Le conseil presbytéral d'Inchy, l'Eglise-mère, choisit l'architecte parisien Félix Paumier et accepte ses plans sur le modèle du temple de Raon l'Etape avec la réserve de "consentir un rabais sur ses honoraires et d'apporter quelques modifications eu égard aux faibles moyens de la communauté." Le style néo-gothique s'affirme ici sobrement comme dans la plupart des réalisations de Félix Paumier.
    La façade en briques de sable s'éclaire de baies en triplet inscrites dans une arcade en tiers-ponit : symbole de la Trinité dans son Unité.
La croix surmonte un modeste clocher mural.
    Dans la nuit du 21 au 22 janvier 1992, un incendie criminel ruine la chaire et l'estrade, brise les vitraux et calcine l'orgue de Holden. Les travaux de rénovation et de dégagement des abords avec la participation de la ville, mettent en valeur l'édifice. "Dans un esprit d'ouverture, la communauté a renoncé au rempart d'une grille (...) comptant sur le concours de tous pour assurer la protection de ce patrimoine".
    L'Eglise réformée de France unie en 2012 à l'Eglise Evangélique Luthérienne de France, forment l'Eglise Protestante Unie de France. Le temple est aujourd'hui encore un lieu de culte, de rencontre et de manifestations culturelles.
source : https://www.caudry.fr/fr/visiter-caudry/la-basilique.html

Cambrésis, terre de protestantsCambrésis, terre de protestants

Temple Protestant d'Inchy (caue-nord.com)                     intérieur (facebook.com_Inchy.Histoire.Heritage)


    À quelques kilomètres à l'est de Caudry se trouve Inchy qui se signale par une importante communauté protestante qui, très liée aux métiers du textile, se développe particulièrement au XIXe siècle. Dès avant 1810, elle se réunit dans un bâtiment, qui existe toujours, de la rue Eloire, à l’angle de la rue des Jésuites. Comme celui-ci devient trop petit, il est décidé de construire un temple à quelques dizaines de mètres de l’ancien oratoire. Il est réalisé grâce au dynamisme du pasteur Brétegnies, et le nouveau temple est ouvert solennellement le 30 septembre 1857. Mais si ce temple de vastes dimensions, avec sa façade néo-classique, fait l’admiration de la communauté protestante, il lui coûte bien cher et occasionne beaucoup de tracas financiers jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’argent manque et, tour à tour, la commune, l’Etat, les protestants riches, dont Auguste Seydoux, maire du Cateau-Cambrésis, sont sollicités. En 1906, une association cultuelle est créée, à qui revient la charge de l’entretien du temple. Le dernier pasteur résidant à Inchy, M. Millac, décède en 1943. Depuis, plus réduite, la section protestante d’Inchy est rattachée au Cateau-Cambrésis.
Extrait du tome 1 "Le patrimoine des communes du Nord" aux éditions Le Flohic
Source : facebook.com_Inchy.Histoire.Heritage (https://www.facebook.com/cambraitourisme/posts/624452107599680/)

 

    Les autres temples du Nord Pas-de-Calais sont :
dans le Nord (hormis ceux proches de Tournai [http://antoinisme.blogg.org/protestants-a-tournai-et-environs-a199331934])
Quiévrechain (1925) - Place Roger Salengro 59920 Quiévrechain (ancien garage doté d'un petit clocher, agrandi sur un côté en 1932)
Denain (1870) - 57 Rue Jules-Mousseron 59220 Denain (temple évangélique, le plus vieux du bassin minier, bâti par un ingénieur des mines, M. Chabaud-Latour, suivant les plans de la communauté, à l'architecture unique en France)
Valenciennes (1879) - 66 Rue de Paris, 59300 Valenciennes et 75 Rue du Chauffour, 59300 Valenciennes (Valenciennes comme Tournai fut qualifiée de Genève du Nord, Rue de Paris avec école de filles et d’un presbytère, géant de Guy de Brès, réformateur des Pays-Bas, pendu sur la grand-place de Valenciennes le 11 mai 1567)
Saint-Amand (1955) - 45-47 Rue Barbusse, 59300 Saint-Amand-les-Eaux
Maubeuge (1877) - 7 Rue Arthur Bertreau/Quai Berteau 59600 Maubeuge (premier temple par l'architecte suédois Hansen de Paris détruit en 1987, reconstruit en 1989)
Douai (1901) - 70 Rue de l'Hippodrome 59500 Douai (ancien atelier de peinture acheté en 1933, rénové en 2001)
Lille (1871) - 1 Place du Temple 59000 Lille (inscrit aux Monuments historiques en 2010, proche de la synagogue, dans un nouveau « quartier latin » lillois)
Fives-Lille (1903) - 165 rue Pierre Legrand 59800 Lille
Croix (1867) - Rue Isaac Holden ‎59163 Croix ("Temple Anglais" financé comme celui de Reims par l'Anglais Isaac Holden qui y possédait une usine de peignage, aujourd'hui détruit)
Roubaix (1871) - 29 Rue des Arts 59100 Roubaix (par les architectes Jean-Jacques Schulthers et Auguste Dupire, inscrit aux Monuments historiques en 2011, rénové en 2020, temple pour les protestants de Roubaix, Tourcoing, Croix, Hem, Wattrelos, Villeneuve-d'Ascq et d'autres communes environnantes)
Tourcoing (1907) -  21 Rue de la Malcense 59200 Tourcoing (cédé à la ville en 2002)
Dunkerque (1867) - 16 bis Quai au Bois 59640 Dunkerque (des concerts y ont lieu en plus du culte)
Illies (1877) - Chemin Louisette, Hameau de Ligny le Grand 59480 Illies (ré-inauguré en 2010)
Sin-le-Noble (avant 1924) - 280 rue Henri Lemette 59450 Sin le Noble (ancien temple de l'Église réformée de France, devenu Église protestante évangéliste baptiste du Douaisis en 1978 et rénové)
Aniche (détruit)
Fourmies (détruit vers 1960)
Le Saulzoir (vendu entre 1960 et 1970)
source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep59.htm

dans le Pas de Calais :
Guînes (1598) - Rue du temple (mtn Rue Joffre) 62340 Guînes (Lorsque le Calaisis redevint français au départ des Anglais, de nombreuses familles huguenotes vinrent s’y installer, sachant trouver dans le Pays Reconquis un havre de paix où ils pourraient librement exercer leur religion. Temple construit de 1598 à 1602, avant un second édifice bien plus important en 1619 ; il pouvait accueillir, dit-on, jusqu’à 3000 personnes)
Verdrel (1824) - 11 Rue Roger Salengro 62450 Fresnicourt-le-Dolmen (communauté protégé à l'époque par les Seigneurs d'Olhain Pierre de Berghes et son petit fils Jean de Berghes)
Wanquetin (1822) - 4 Rue de Wetz 62123 Wanquetin (au début du siècle, la communauté de Wanquetin comptait près de trois cents membres soit la plus importante du département, pourtant l'idée des paroissiens d'ajouter en 1822 un clocher n'est pas du gout du maire du village qui cherche à contrevenir au projet, premier temple édifié dans le Pas-de-Calais, restauré au début du XXe siècle et 1983)
Barly (1840) - 10 Rue de Sombrin 62810 Barly (proche du centre, mais à l'opposé de l'église du village)
Achicourt (1829) - Achicourt (de style gothique, une école est ouverte en 1839 pour les enfants pauvres et les orphelins, transformé en bain douche)
Arras (1863) - 15 Rue Victor-Hugo 62 Arras (par l'architecte arrageois Alcide Carré, reconstruit en 1923 inscrit aux Monuments historiques en 2010)
Berck-sur-Mer (????) - 112 Rue de l'Impératrice 62600 Berck sur Mer
Calais (1934) - 11 Rue du Temple 62100 Calais (ancien temple de 1868 Rue du Pont Lottin)
Boulogne-sur-Mer (1852) - Rue Basse des Tintellerie 62200 Boulogne (premier temple Upper Town Church ouvert en 1819)
Desvres (1903) - Rue Jean Jaurès 62240 Desvres
Hénin-Beaumont (1952) - 301 Boulevard Gabriel Péri 62110 Hénin-Beaumont (premier temple construit en 1891 Rue Parmentier, détruit en 1940, terrain pour le nouveau temple acheté dès 1922)
Lens (1898) - 82 Rue Victor Hugo 62300 Lens (détruit par deux fois pendant les deux Guerres mondiales
Bruay-la-Buissière (avant 1948) - 125 Rue Henri Hermant 62700 Bruay-la-Buissière (vendu en 2000, devient salle de spectacle, avec bureaux d'accueil et un ensemble de studios permettant des résidences de création d'artistes, récompensée par « les Rubans du Patrimoine »)
Bruay-la-Buissière (1886) - ​115 Rue Louis Dussart 62700 Bruay-la-Buissière (Temple baptiste, agrandi en 1925, rénové en 1985)
Divion (1926) - cité « résidence Croix de Grés » 62460 Divion (chapelle en bois construite par l'église baptiste de Lens, repris quelques années plus tard par les Charbonnages de France)
Liévin (1925) - 189 Rue Jean-Baptiste Defermez 62800 Liévin (par l'architecte suisse Georges Laude, premier temple de 1893 Rue du Temple, détruit pendant 14-18, cédé à la ville en 1994)
Famechon (1852) - 12 Rue Principale (Place Notre Dame de Lorette) 62760 Famechon (désaffecté, vendu après 1927, transformé par la ville en en salle des fêtes vers 1990)
Le Touquet (1964) - 163 Avenue du Général de Gaulle 62520 Le Touquet (ancien temple anglican de 1910 de la "Forêt du Touquet" devenue Avenue du Touquet, situé près de l'école hôtelière, Pavillon Witney, devenu réformé, désaffecté, actuellement salle de musculation de la ville ; premier temple de 1908 construit près de l'hôtel des Anglais)
Auchel (1891) - 64 Rue Séraphin Cordier (anc. Rue du Temple, anc. Rue Cohet)/Rue du Général de Gaulle 62260 Auchel (désaffecté pendant un temps, fête ses 130 en 2019 avec une exposition photographique Le temple d'hier à aujourd'hui)
Saint-Omer
Annay (1865)
Ohlain (????)
source : http://huguenotsinfo.free.fr/temples/departements/dep62.htm

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La Louvière et ses temples protestants

Publié le par antoiniste

La Louvière et ses temples protestants
La Louvière - Rue du Temple

    Cet édifice servant au culte évangélique protestant fut le premier bâtiment religieux de La Louvière-Saint-Vaast (La Louvière était le nom d'une ferme (La Grande Louvière, dont la Chapelle est encore visible) construite sur le territoire de Saint-Vaast, qui allait donner naissance, par la suite, à la ville actuelle de La Louvière). Il est construit en 1862.
    Un autre temple fut élevé, par la suite, dans la Rue Anatole France n°3 (1928) pour l'EPE (Église Protestant Évangélique).

La Louvière et ses temples protestants
La Louvière - Rue Anatole France

La Louvière et ses temples protestants
Jolimont - Le Temple Protestant (1890-1913)

    Le Temple protestant de Haine-Saint-Paul-Jolimont (qui appartient maintenant à La Louvière), rue Henri Aubry, dessiné par l'architecte Henri van Dievoet, a été dédicacé le 1er novembre 1890 en présence de 350 personnes. Ce temple par Henri van Dievoet a dû être abattu vers 1913 à la suite de graves dégâts miniers apparus deux ans à peine après son inauguration en 1890. Le second et actuel temple protestant de Jolimont est inauguré le 1er novembre 1915. Sa construction au même emplacement débuta en 1913 par l'architecte français Charles Bamban, originaire de Versailles.

La Louvière et ses temples protestants
Jolimont - Le Temple et la rue du Temple

    Il faudra toutefois attendre 1913 pour qu’un compromis soit trouvé avec les sociétés de mines : elles acceptent d’indemniser les dégâts, à condition que l’ancien temple soit démoli, et un nouveau reconstruit.  Pour financer ce second temple, d’aspect plus solennel que son prédécesseur, des souscriptions seront lancées à travers la Belgique protestante.Un aspect fut négligé : le terrain sur lequel est bâti ce nouveau temple est le même, toujours menacé par les galeries de mines.  C’est pourquoi il dut être fermé au public de 1995 à 1997 afin d’être consolidé et remis à neuf à l’intérieur, grâce à l’intervention de la commune de La Louvière.

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Courcelles et son temple protestant

Publié le par antoiniste

    "C'est le 1er novembre 1845 qu'un pasteur, Monsieur Jaccard, fit la première tournée à Courcelles ; il venait de Fontaine-l'Evêque, où il avait été prêcher et retournait à Jumet, lieu de sa résidence. Il entra dans la commune par Forrière." (Élie Lemal, Histoire de Courcelles, 1930)
    Courcelles, dont fait maintenant partie la ville de Souvret, abrite, dans la Rue du Temple, le temple protestant. Construit vers 1877, par le même architecte que celui du temple de Jumet, il est cependant plus discret et moins imposant.

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Jumet et son temple protestant

Publié le par antoiniste

Jumet et son temple protestant
Jumet - Rue du Commerce (Temple protestant)

    Jumet possède son temple protestant depuis 1875 dans la Rue François Dewiest n° 42. Son architecte est Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne. Mais la commune possède également une Rue des Protestants, une des rares qui existe, alors qu'on ne compte plus les Rues des Juifs.
    Le temple protestant, le temple antoiniste et la rue des Protestants se trouvent à quelques encablures les uns des autres sur les quartier Coupe et Sarty, entre Jumet et Roux (commune qui accueillit le Père Dor).
   Un peu plus au sud se trouve encore l'APEB (Assemblées Protestantes Évangéliques de Belgique) dans la Rue de Bayemont n° 35, dont le plus grand nombre se trouve dans le Brabant wallon et dans le Hainaut (dont Pâturages, Rue des Frères Defuisseaux, 41). Il n'en existe qu'une en province de Liège, à Verviers (rue Donckier). L'exemple de Jumet confirme que le Borinage est une terre protestante.

Jumet et son temple protestant
Jumet - Intérieur du Temple des Protestants

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Protestants dans le Borinage

Publié le par antoiniste

Protestants dans le Borinage
L'ancienne église des filles de Sainte Marie (chapelle des Visitandines) servit de temple protestant à l'époque de la garnison sous le régime hollandais. EN 1841, il devient Musée de peinture. En 1919, après une rénovation, il devient une bibliothèque et espace muséal de l'U-Mons.

    Le Borinage abrite une importante communauté protestante depuis la Réforme, dès le XVIe siècle donc. Les protestants y représentent environ 5 % de la population à la fin du XIXe siècle.
    Un des plus célèbre acteur de cette époque est Vincent Van Gogh. C'est durant son séjour au Borinage, de décembre 1878 à octobre 1880, qu'il renonce à sa carrière d’évangéliste et décide de devenir artiste. Habitant successivement à Colfontaine, Wasmes ou encore Cuesmes, deux des maisons où il a vécu sont aujourd’hui accessibles au public et forment un incontournable lieu de pèlerinage. Dans le Temple de Petit-Wasmes, Van Gogh épaule deux pasteurs dans la conduite des cultes et l’annonce publique de l’Évangile, l’animation de lectures bibliques ou encore les visites aux malades. Van Gogh n’officiera pas dans le temple protestant. Ce dernier ne sera érigé qu’en 1897, soit vingt années après son passage dans le Borinage.
cf. Route van Gogh

    L'Edit de Tolérance (1781) de Joseph II permit aux protestants de se rassembler pour leur culte dans les maisons particulières.
    C'est en 1788 que commencèrent à Dour des pourparlers avec les autorités pour la construction d'un temple, projet qui rencontra de nombreux obstacles. La même année, cette communauté obtint les services d'un pasteur itinérant : Jean de Visme, de Quiévy en Cambraisis, qui desservit la paroisse et la région jusqu'en 1817. La petite communes de Dour possède ainsi pas moins de trois temples protestants :
Dour (1827) - Rue Roi Albert 1er 56, 7370 Dour (1er temple en 1795)
Dour (ca. 1925) - Rue de Boussu 53, 7370 Dour (ancienne maison bourgeoise)
Dour (1927) - Rue Pairois 34, 7370 Dour (temple évangélique luthérien, arch. Robert Phébade)

    Les XIXe et XXe siècles ont marqué le retour des protestants, suite aux actions d'évangélisation des églises du Réveil dans le Borinage. On assista ainsi à la naissance des communautés suivantes :
La Bouverie (1836) - Rue de la Régence 1-3, 7080 Frameries
Grand-Wasmes (1847) - Rue Saint-Pierre, 7340 Colfontaine
Cuesmes (1850) - Rue du Cerisier 4, 7033 Mons
Frameries (1862) - Rue Joseph Dufrane 13, 7080 Frameries
Baudour/Douvrain (1870) - Rue du Temple 56/Rue du Pasteur Grégoire 2/Rue des Juifs 124), Saint-Ghislain
Quaregnon (1871) - Rue Paul Pastur 100, 7390 Quaregnon (arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
Petit-Wasmes (1878) - Rue du Pasteur Lhost 9, 7340 Colfontaine
Boussu (1878) - Rue Alfred Dendal 86, 7300 Boussu-Bois
Hornu (1878) - Rue de la Chapelle 79, 7301 Hornu (arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne, sur les plans d'Henri Sauveur ?)
Jemappes (1896) - Avenue du Maréchal Foch 826, 7012 Jemappes (arch. Henri Sauveur ?)

    Bientôt d'autres voient le jour :
Courcelles (1877) - Rue du Temple 60, 6180 Courcelles (arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
Charleroi (1880) - Boulevard Audent 20, 6000 Charleroi (1851, Place Verte, act. Place Albert Ier)
La Louvière (1862) - Rue du Temple 29-31, 7100 La Louvière
La Louvière (1928) - Rue Anatole France 3, 7100 La Louvière
Herchies-Vacresse (1887) - Rue du temple 13, 7050 Jurbise
Jolimont (1891) - Rue Henri Aubry 19, 7100 La Louvière (arch. Henri van Dievoet, détruit puis nouveau par arch. Charles Bamban)
Fontaine-l'Evêque (1895) - Place Charles Brogniez 42, 6140 Fontaine-l'Evêque (transformation de deux maisons en temple, arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
Marchienne-au-Pont (1897) - Rue de Beaumont 206, 6030 Marchienne-au-Pont (arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
Marcinelle (1906) - Rue du Temple 38, 6001 Marcinelle (paroisse EPUB) (arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
Marcinelle (2007) - Rue des Cayats 190, 6001 Marcinelle (paroisse EPEB)
Ransart (1870) - Rue Charbonnel 121, 6043 Ransart
Jumet (1875) - Rue François Dewiest 42, 6040 Jumet (arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
Pâturages (1842) - Rue Jean-Baptiste Clément 2/Rue de l'Incroyable, 7340 Colfontaine
Pâturages (1925) - Rue du Grand Passage 228, 7340 Colfontaine (Temple des Darbystes)
Laneffe (1932) - Rue Tienne du Moulin/Rue du Temple
Ghlin (1933) - Rue du Temple 8, 7011 Ghlin


    Plus loin, vers Bruxelles, un petit temple se trouve à Ohain (1897) sur la Place de Ransbeck, 8 (1380 Lasne). L'Eglise Saint-Nicolas de Leers-et-Fosteau servi quelques temps de temple protestant.

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Schaltin et la Chapelle protestante

Publié le par antoiniste

    La chapelle Notre-Dame de Lourdes, ancien temple protestant, fut construite en 1848 dans un style néoclassique par la famille de Valansart qui occupait à l'époque le château de Schaltin. Racheté en 1893, le bâtiment fut transformé en chapelle catholique. Évelette se trouve à quelques 10 kilomètres.

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Namur et son temple protestant

Publié le par antoiniste

Namur et son temple protestant

    Le temple protestant de Namur de 1896 (Boulevard d'Herbatte 33) a été déruit pendant la guerre 39-45 et a été complètement reconstruit au même endroit dans un style années 50-60. À ma connaissance, il n'y a même pas eu de salle de lecture antoiniste à Namur et donc pas de temple. Il existe un temple à Huy, à Moha et à Évelette.

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Ecaussinnes et les protestants

Publié le par antoiniste

Ecaussinnes et les protestants

    Il existe encore un temple protestant à Ecaussinnes (Rue de la Haie 33) datant de 1926.

Ecaussinnes et les protestants

    Plus étonnant encore le temple de Clabecq de 1905 (Rue Saint-Jean 62), par l'architecte Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne qui est également à l'origine du temple de Gochenée. Sinon cette terre d'agriculture a été peu réceptive au protestantisme et à l'antoinisme.

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Protestants à Namur et environs

Publié le par antoiniste

Protestants à Namur et environs
Les environs d'Hastières - Les églises de Gochenée


    La région a été peu réceptive au mouvance nouvelle de la religion, et on ne retrouve des temples antoinistes qu'à Huy (1923), Evelette (1926) et Moha (1931).
    Les temples protestants dans la Province ou environ de Namur sont ceux de :
 - Schaltin - Rue Cardijn 6, 5364 Hamois (chapelle N.-D. de Lourdes, ancien temple protestant de 1848, donné à la fabrique d'église en 1893)
 - Gochenée - Route de Biesme (anc. Rue du Temple) 27, 5680 Doische (1914-1918, supprimé en 1974, transformé en annexe d'une habitation voisine, arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
 - Namur (1896) - Boulevard d'Herbatte 33, 5000 Namur (détruit lors de la 2e Guerre mondiale, reconstruit)
 - Clabecq (1905) - Rue Saint-Jean 62, 1480 Tubize (arch. Siméon Dupont de Mont-sur-Marchienne)
 - Morville (1879) - Rue de Soulme 100, 5620 Florennes  
 - Ath (ca. 1880) - Rue des Ecriniers 6a, 7800 Ath (ancien couvent des Carmélites)
 - Seilles (1903) - Rue de la Station 8, Seilles (arch. Henri Sauveur)
 - Gembloux (1903) - Rue Paul Tournay 23, 5030 Gembloux
 - Ecaussinnes (1926) - Rue de la Haie 33, 7190 Ecaussinnes
 - Jemelle (1945) - Avenue de Ninove, 152, 5580 Rochefort
 - Leuze - Rue de Cortil-Wodon 76, 5310 Leuze
 - Auvelais - Avenue du Cimetière 19, 5060 Sambreville

    Il existe encore des communautés protestantes, mais elles occupent la plupart du temps des maisons individuelles, à l'instar des salles de lecture antoinistes.

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Amay et son Temple protestant

Publié le par antoiniste

Amay et son Temple protestant

Amay et son Temple protestant

 

   

 

 

 

 

 

 

    Amay se trouve proche de la Meuse, à quelques kilomètres de Villers-le-Bouillet. Le temple protestant date de 1911, 3 ans avant la construction du temple de Villers-le-Bouillet. Le journal L'Avenirs a consacré plusieurs articles à ce temple aujourd'hui en vente, car la communauté a déménagé Rue waloppe 34 à Ampsin (commune d'Amay).
    Il s'agit d'un beau petit temple de style "chrétien" (comme le qualifie Laurence Druez dans un article sur Wallonica) construit par l'architecte Henri Sauveur, d'après les plans d'un projet de l'architecte Siméon Dupont, deux figures à l'origine de nombreux temples protestants dans la région de Liège et du Borinage. Il n'est pas sans rappeler le temple antoiniste de Huy ou même de Villers-le-Bouillet, tout deux très proches.

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