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Marthe (née Fage) et Louis Buguet

Publié le par antoiniste

Frère Robert Pierrefeu nous a fait le plaisir de compléter les quelques informations trouvées sur la fiche généalogique d'Angèle Vertet. Voici ces indications :

Marthe Buguet, née Fage

Marthe BUGUET née FAGE, une des soeurs d'Angèle, que j'ai bien connue également, dirigea avec son mari les écoles publiques de MONTCEAU LES MINES en Saône et Loire. A leur retraite, au moment de l'occupation allemande, ils vinrent habiter dans une rue voisine du Temple de VILLEURBANNE.

Peu de temps après, Frère BUGUET se désincarna et Soeur BUGUET fut successivement desservante des Temples d'ORANGE, d'EVREUX, de PARIS-VERGNIAUD, de CAUDRY et enfin de MARSEILLE où elle se désincarna en 1973.

Une fiche généalogique a également été créée par Nadine Chamayou. On y apprend que Marthe (Marie Joséphine Augusta), est née le 3 août 1885 à Chambon-le-Château, en Lozère (Languedoc-Roussillon) et qu'elle est décédée le 23 janvier 1973 à Marseille, à l'âge de 87 ans où elle fut desservante du temple antoiniste.

Marthe Buguet, née Fage

Temple antoiniste de Marseille

Institutrice publique adjointe à Verosvres (Saône-et-Loire) en 1906, institutrice à Collonge (sûrement Collonge-en-Charolais où vit la famille, en Saône-et-Loire) de 1911 à 1921. Elle se mari le 17 septembre 1904 à Castries dans l'Hérault avec Louis François Buguet.

Lui est né le 7 mai 1875 à Saint-Trivier-de-Courtes dans l'Ain (Rhône-Alpes) et est décédé à Marseille. Il a été instituteur à à Verosvres en 1906 et à Collonge en Charolais en 1916. Il est témoin du mariage d'Angèle et Louis François Vertet.

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André et Aurore di Mauro, 16, Rue Labruyère à Paris

Publié le par antoiniste

André et Aurore di Mauro, 16, Rue Labruyère à Paris

J’ai acheté plusieurs cartes postales représentant des temples antoinistes, donc plusieurs étaient signées Jeannin et toutes adressées à M. et Mme Di Mauro, habitant à Paris rue Labruyère dans le 9e arrondissement.

Les Archives numérisées de la ville de Paris permet de retrouver dans la liste du recensement de l’année 1936 à la même adresse André et Aurore di Mauro. Malheureusement les autres années ne sont pas disponibles.

André et Aurore di Mauro, 16, Rue Labruyère à Paris

On apprend là qu’André est né en Italie en 1898 et que son épouse Aurore est née dans la Marne en 1888. Lui est peintre artisan et elle est concierge.

On n'en sait pas plus sur ces Antoinistes parisiens amis des Jeannin, mais on peut imaginer qu'il fréquentaient un des temples parisiens.

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Angèle Vertet, desservante du temple de Vichy

Publié le par antoiniste

Angèle Vertet, desservante du temple de Vichy    Angèle Vertet, desservante du temple de Vichy

    Une carte postale achetée par hasard, signée d’un certain Pastorelli (qu’on identifie comme Baptistin, puisque Louis meurt en 1954), est adressée à Madame Vertet de Cusset.
    De façon étonnante, on retrouve des informations de cette madame Fage sur le site Geneanet, l’arbre de Nadine Chamayou, petite-fille d’une soeur de notre Madame Fage, épouse Vertet.
    Grâce à cet arbre, on sait que Madame Fage est née le 29 juillet 1888 (prénoms Angèle Micheline Louise Victoire) à La Chapelle-du-Mont-de-France (Canton de Matour) dans le Saône-et-Loire (près de Mâcon). Elle est secrétaire à Toulon dans le Var avant son mariage. Elle est Marraine de guerre de celui qui deviendra son mari, le 28 août 1916 à Collonge-en-Charolais (toujours en Saône-et-Loire, Louis François Vertet. En effet, il devient Caporal au 10è RI, suite blessure d'éclat d'obus ayant emporté son bras droit le 7/4/1915. Il a été Professeur de lettres à Cusset.
    Elle devient donc Angèle Vertet, Madame Vertet. On sait que leur premier enfant, Marie Louise, dite Lilou, Vertet est née à Tunis (le 17 juillet 1917). On ne connaît pas les dates et lieu de naissance ou de décès de ses deux autres enfants.
    Là où on ne peut pas se tromper, c’est quand la fiche généalogique indique qu’elle s’est occupée du culte antoinisme à Vichy. On ne sait malheureusement pas durant quelle période.

Angèle Vertet, desservante du temple de Vichy

Temple de Vichy, construit en 1920

    Lui, meurt le le 28 février 1955 à Cusset à 66 ans. Elle décède le le 15 mars 1987 à Verdolier, commune de Sault, dans le Vaucluse, près de Carpentras. La fiche généalogique indique qu’il y a une erreur concernant la note sur l'acte de naissance qui indique Cusset comme lieu de décès. Elle est décédée à Verdolier et a été enterrée au cimetière de Cusset (source Marie Laure Vertet qui était présente au moment du décès).

Frère Robert Pierrefeu complète ces informations dans un commentaire que je reproduis ici :

 

Robert PIERREFEU  
Dimanche 27 Octobre à 15:04
 

Soeur VERTET, que j'ai bien connue, fut auxiliaire au Temple de VICHY à la désincarnation de son mari alors que Frère Amable MERY en était le desservant. Desservante à son tour à la désincarnation du Frère MERY en 1960, elle se retirera pour raison de santé près de sa fille aînée en Provence et sera remplacée par Soeur Denise MARJOU venue de BERNAY en 1964. Hugues VERTET, son fils professeur de lettres classiques puis chercheur au CNRS, fut un célèbre archéologue en Auvergne (Lezoux),il se désincarna en 2015. Son autre fille épousa M. CIMETIERE et habita la maison de CUSSET avec sa famille.

Marthe BUGUET née FAGE, une de ses soeurs que j'ai bien connue également, dirigea avec son mari les écoles publiques de MONTCEAU LES MINES en Saône et Loire. A leur retraite, au moment de l'occupation allemande, ils vinrent habiter dans une rue voisine du Temple de VILLEURBANNE. Peu de temps après, Frère BUGUET se désincarna et Soeur BUGUET fut successivement desservante des Temples d'ORANGE, d'EVREUX, de PARIS-VERGNIAUD, de CAUDRY et enfin de MARSEILLE où elle se désincarna en 1973.

Les parents FAGE vivaient en Saône et Loire, le papa étant chef de gare dans une ville de ce département.

Avec mes bonnes pensées fraternelles.

Frère Robert PIERREFEU.

 

Voici un message de la petite-fille d'Angèle : 

Mes grands-parents se sont en effet mariés à Collonges où mon arrière-grand-père Fage venait d'acheter une maison après sa retraite de fonctionnaire des chemins de fer à Montpellier, non loin de sa fille Marthe et son gendre Buguet.
Puis mon grand-père a été nommé professeur de philo, grec et histoire en Tunisie à Tunis, en Tunisie alors protectorat français ; 
ils y restent jusqu'en 1922 et y ont deux enfants : Marie Louise (décédée à Nyons, Drôme, le 29/9/214 ) et Louis Hugues (né à Tunis le 2/4/1921 et décédé le 11/3/2015 à Lamothe-Montravel, Dordogne) dont je suis une des filles. 
Leur troisième enfant, Marthe Vertet, est née à Cusset (où son père est nommé au collège de Cusset). Elle est décédée à Cusset le 19 /01/2008. 
Elle a aussi été proche du culte antoiniste sans être desservante de temple ; deux de ses enfants sont restés proches de cette confession. 

Angèle Fage épouse Vertet a habité l'appartement de fonction du temple de Vichy et en était desservante quelque temps après la mort de son mari  (le 19 février 1955 ) et y est restée de nombreuses années. Elle habitait alors le premier étage alors qu'un Monsieur Méry était au rez de chaussée (je me souviens de sa longue barbe blanche) ; elle a ensuite déménagé au rez-de-chaussée puis a regagné pour un temps sa maison de Cusset où habitaient mes cousins Cimetière avec leurs parents, Marthe Vertet et son mari Gaston Cimetière, puis elle est allée habiter dans le midi, chez Marie Louise, sa fille ainée, jusqu'à son décès le 15/3/1987. 

Mon père Louis Hugues Vertet, professeur de lettres classiques puis directeur de recherches archéologiques est resté attaché à cette confession ; et bien que marié à une protestante, ma mère, nous avons lu lors de la cérémonie de crémation, un texte du livre du père Antoine sur l'après-vie, livre auquel il tenait vraiment.

Marthe Fage, sa soeur épouse Buguet, a fini ses jours Traverse Tiboulen à Marseille comme desservante du temple situé là. Nous nous arrêtions à chaque retour d'Algérie où mes parents étaient enseignants de lettres classiques et elle est hélas, décédée peu de temps après que je me sois installée dans la région.

En espérant que ces renseignements vous éclairent sur le parcours de ma grand-mère et grand-tante. 

bien à vous 
MLaure VERTET

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Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservants du Temple de Nice dans les années 30

Publié le par antoiniste

Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservants du Temple de Nice dans les années 30

Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, pendant l'Opération au Temple de Nice (Magazine Détective, 1952)

    On connait les noms des desservants du temple de Nice par l'article du Magazine Détective de 1952. 

    On trouve donc Jean Benedetto pour le mari et Thérèse pour sa femme. Cependant une carte postale de 1931 représentant le Temple de Nice est signée "votre soeur toute dévouée J. Benedetto".

Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservants du Temple de Nice dans les années 30

    Par ailleurs, la fiche de recensement de la ville de Nice en 1936 indique comme habitant le "Temple Antoinette" (sic)(alors numéro 26 de l'Avenue de l'Assomption) : Jean Benedetto, né en 1881 à Bagnasco (Italie) ; Joséphine, née en 1884 à Béziers (France) comme épouse et Maria Crouzet, née en 1839 à ??? (en Espagne), comme belle-soeur.

    On ne donnera pas crédit au magazine Détective, bienveillant mais peu fiable. On pense donc bien que la desservante se nomme Joséphine. Jean-Marie Defrance dans Réveil - L'Apôtre de Jemeppe et sa Révélation (1932) précise que "la desservante est blanchisseuse ; on entend de loin le bruit des fers à repasser tombant en cadence sur la table".

Frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservants du Temple de Nice dans les années 30

    Un Jean Benedetto, marchand ambulant, demeurant à Paris, né le 22 avril 1881 à Bagnasco (Italie, province de Coni, dans le Piémont) se fait naturaliser français en date du 10 août 1927 (Journal officiel de la République française. Lois et décrets).

    On sait par le Magazine Détective que les desservants du temple de Nice était amis avec un ancien boucher Pastorelli. Il s'agit de Louis Pastorelli.

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Louis Pastorelli à Nice, rue Von-Derwies 2 (Annuaire de Nice 1931)

Publié le par antoiniste

Louis Pastorelli à Nice, rue Von-Derwies 2 (Annuaire de Nice 1931)

Louis Pastorelli à droite (avec frère Jean et soeur Joséphine Benedetto, desservant du temple de Nice)

    Dans la rue Von Derwiès (ancienne rue Valrose), au numéro 2, on connaît la présence d'une salle de lecture par le Journal officiel de la République française. Lois et décrets (4 février 1931).
    L'annuaire de l'année 1931 de la ville de Nice indique à ce numéro les noms notamment d'un Louis Pastorelli (avec le boucher Antoine Pin et le charcutier Dunghis), mais aussi un Coutin Vidal. 
   On peut se demander s'il ne s'agit pas là de notre Vital Coutin, desservant du temple de Saint Etienne (construit en 1935) et auteur de Le Maître de la Grande Pyamide (1937).

Louis Pastorelli à Nice, rue Von-Derwies 2 (Annuaire de Nice 1931)

    Dans le recensement de la ville de Nice, à la rue Derwies en 1931, on retrouve Louis Pastorelli (né en 1866, sans profession) avec son épouse Cornélie. Ils se sont mariés le 10 octobre 1894 à Nice. C'est là qu'on apprend qu'il était d'origine italienne, bien que né au Cannet. Ses parents (Anastasio/Anastase et Francisca/Françoise Sassi) sont des pasteurs de Briga Maritima (Province de Coni, mais commune rattachée à la France en septembre 1947, à la suite du traité de Paris). Un frère Gioanni/Jean né en 1857 et une soeur Marianna/Marianne née en 1860 à Nice.
    Louis Pastorelli était alors en 1894 négiciant en vins à Nice. Il est légalement domicilié à Briga Maritima. Il se fait naturaliser Français le 6 mai 1911.
    Dans le magazine Détective de 1952, on le voit en photo avec les époux Benedetto et le présente comme un ancien boucher.
    Sur son acte de naissance on indique sa date de décès, en 1954.
    Son épouse Cornélie Modeste né Calviera, veuve d'un premier mariage (1886) d'avec Pierre Ghiran, est née à Levens (Alpes Maritimes) en 1867 et habite à Nice. Celle-ci décède à Nice en 1948.
    Le temple de Nice ouvre en 1931 et est tenu par le frère Jean et la soeur Joséphine Benedetto.

Louis Pastorelli à Nice, rue Von-Derwies 2 (Annuaire de Nice 1931)

    Il ne faut pas confondre ce Louis Pastorelli avec Baptistin Pastorelli de Paris. Cependant il est possible que Louis soit un oncle de Bastistin. Impossible de le vérifier, le nom de Pastorelli étant très répandu dans la commune de Briga et dans la région de Nice en général. Cependant Baptistin habitait, au moment de son mariage en 1920, rue Caroline à Nice, une rue parallèle à la rue Derwies.

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Emile DURET & Julie CASTERMANT

Publié le par antoiniste

Emile DURET & Julie CASTERMANT

Emile DURET
Né le 23 février 1873 - Silly, 7830, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE
Décédé
Tailleur de pierre
Marié le 9 mars 1901, Ecaussinnes-d'Enghien, 7190, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE, avec Julie Emilie CASTERMANT 1878-?, couturière
source : https://gw.geneanet.org/ecaussinnes?n=duret&oc=&p=emile

 

dans les Satuts du culte de 1922 :

M. Emile Duret, ouvrier carrier, né à Silly le vingt-trois février mil huit cent septante-trois, et son épouse qu'il assiste et autorise : dame Julie-Emilie Castermant, ménagère, née à Ecaussinnes-d'Enghien le treize janvier mil huit cent septante-huit, demeurant ensemble à Ecaussinnes-d'Enghien.

Propriétés :
M. Emile Duret et son épouse dame Julie-Emile Castermant :
Commune d'Ecaussinnes-d'Enghien.
Une maison-temple, sise lieu dit Pavé de Braine, reprise au cadastre section A, n° 562f, pour une contenance de septante mètres carrés, joignant la rue Pavé d'Ecaussinnes, le chemin de fer de l'Etat, Dumonceau-Pourtois.
Et la nue propriété d'une maison et une terre, sise même lieu, reprise au cadastre section A, nos 562g et 562e, pour une contenance de neuf ares trente centiares, joignant le Pavé d'Ecaussinnes, le temple ci-dessus, le chemin de fer de l'Etat et Dumonceau-Pourtois.
Les époux Duret se réservant l'usufruit de cet immeuble jusqu'au dernier vivant d'eux.

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Armand GOHY & Ida HALLEUX de Stembert

Publié le par antoiniste

Armand GOHY & Ida HALLEUX de Stembert

Armand GOHY & Ida HALLEUX de Stembert

Armand Joseph Dieudonné Gohy
Né le 12 novembre 1880 - Stembert
Décédé le 30 mars 1957 - Verviers, à l'âge de 76 ans

Marié avec

Armand GOHY & Ida HALLEUX de Stembert

Ida Marie Louise Halleux
Née le 30 décembre 1880 - Chaîneux
Décédée le 9 mai 1955 - Stembert, à l'âge de 74 ans

enfant(s)
Alice Marie Catherine Gohy 1911-1988
Née le 15 février 1911 - Campagne de Bronde (Stembert)
Décédée le 25 novembre 1988 - Stembert, à l'âge de 77 ans
Inhumée - Stembert

Mariée le 2 septembre 1936, Stembert, avec Georges Henri Marie Joseph Nizet 1911-1988 dont
Mariette Joséphine Josette Alice Nizet
Georgette Victorine Armandine Guislaine Nizet
Alice Marie Joseph Guislaine Nizet
Marie-Paule Josette Renée Guislaine Nizet

https://gw.geneanet.org/pierrepallage1?lang=fr&pz=loic&nz=pallage&p=alice+marie+catherine&n=gohy

 

Statut du culte (1922) :
Un temple, sis en lieu dit Campagne de Bronde, repris au cadastre section B, n° 164k, pour une contenance de nonante mètres carrés, joignant Gohy-Halleux, le chemin du Cerisier.

M. Gohy :

Ce dernier déclare renoncer à tous les droits de propriété quant à la citerne qui est construite sous le temple ci-dessus affecté par M. Bragard, droits qu'il s'était réservé dans l'acte de vente avenu devant Me Jaminet, ci-dessus rappelé.

Tant que cette citerne existera, M. Gohy aura le droit de puiser l'eau par la pompe existant actuellement pour ses besoins.

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Les époux Giusepe / Welson

Publié le par antoiniste

L'antoiniste Marie (L'Univers, 8 avril 1914)

                        LES TRIBUNAUX

                    L'ANTOINISTE MARIE

    La 4e section de la quatrième chambre civile, présidée par M. Molinié, a statué, hier, sur un procès en divorce intenté par Mme Welson, dessinatrice dans un journal américain, contre son mari, professant le culte antoiniste.
    Le tribunal a rendu le jugement suivant :
    Attendu que les époux Welson, sujets américains, se sont mariés, le 24 octobre 1906, à Rome (Italie) ; qu'ils habitent aujourd'hui Paul risque la dame Welson a formé contre son mari une demande en divorce ;
    Attendu que les documents et faits de la cause établissent que Welson à depuis longtemps déjà adopté, vis-à-vis de sa femme, une attitude incompatible avec les obligations que le mariage lui impose ; qu'il se refuse à subvenir aux besoins du ménage, en fondant son inertie sur la secte religieuse à laquelle il déclare appartenir et qui lui fait un devoir de négliger les détails matériels ; que cette manière de comprendre l'existence a eu malheureusement pour conséquence de rendre la vie très pénible pour la dame Welson ; que le travail personnel auquel elle est obligée de se livrer, au lieu d'être un réconfort, a aggravé la mésintelligence dont souffrait son ménage, car son mari y a trouvé un nouveau prétexte à la blesser et à s'éloigner d'elle.
    Que, lors d’une maladie qu’elle a faite, elle n’a trouvé chez sui que des reproches pour s’être fait soigner et de pas s’en être remis purement et simplement à la Providence ; que ce fait éclaire bien l'état d'esprit de Welson ; que celui-ci, d’ailleurs, a signifié formellement à sa lemme qu'il entendait ne reprendre la vie commune que la condition de la voir se conformer aux préceptes auxquels il obéit lui-même ; qu’on ne saurait faire grief à une femme de vouloir mener l'existence naturelle et normale pour laquelle elle est faite et que, si son mari la lui refuse, elle est fondée à se soustraire à des règles de vie qui ne dérivent ni de la loi ni même de son consentement, qu’en persistant dans son attitude, Welson marque, pour sa femme, un éloignement ou le tribunal est fondé à voir une injure grave.
    Le tribunal a prononcé le divorce aux torts et griefs du mari de secte antoiniste.

L'Univers, 8 avril 1914

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Les époux Giusepe / Welson

Chronique des Tribunaux

              De l'antoinisme au divorce
    « L’antoinisme », cette secte religieuse qui a même à Paris des églises, fait des victimes en faisant des adeptes.
    Pour donner libre cours à ses nouvelles croyances, car il les préférait de beaucoup à la vie conjugale, M. Eva Giusepe, entendant désormais vivre en toute liberté, a, par son attitude, obligé sa femme à demander le divorce.
    La quatrième chambre du tribunal sous la présidence de M. Molinié, vient de dissoudre l'union des deux époux en rendant le jugement que voici :
    Attendu que les époux Giusepe, sujets américains, se sont mariés le 24 octobre 1906 à Rome (Italie) ;
    Qu'ils habitent aujourd'hui Paris et que, suivant exploit de Chainant, en date du 26 janvier 1914, la dame Giusepe a formé contre son mari une demande en divorce ;
    Attendu que les documents et faits de la cause établissent que Giusepe a depuis déjà longtemps adopté vis-à-vis de sa femme une attitude incompatible avec les obligations du mariage.
    Qu'il se refuse à subvenir aux besoins du ménage en fondant son inertie sur les principes de la secte religieuse à laquelle il déclare appartenir et qui lui font un devoir de négliger les détails matériels ;
    Que cette manière de comprendre l'existence a eu malheureusement pour conséquence de rendre la vie très pénible pour la dame Giusepe, que le travail personnel auquel elle est obligée de se livrer (elle est dessinatrice), au lieu d'être un réconfort, a aggravé la mésintelligence dont souffrait son ménage, car son mari y puisait un nouveau prétexte à la blâmer et à s'éloigner d'elle ;
    Que lors d'une maladie qu'elle a faite, elle n’a trouvé chez lui que des reproches pour s’être fait soigner et ne pas s’en être remise purement et simplement à la providence ;
    Que ce fait éclaire bien l’état d’esprit de Giusepe, que celui-ci, d’ailleurs, a signifié formellement à sa femme qu’il entendait ne reprendre la vie commune qu’à la condition de la voir se conformer aux préceptes auxquels il obéit lui-même ;
    Qu’on ne saurait faire grief à une femme de vouloir mener l’existence naturelle et normale pour laquelle elle est faite et que si son mari la lui refuse, elle est fondée à se soustraire à des règles de vie qui ne dérivent ni de la loi ni même de son consentement ;
    Qu’en persistant dans cette attitude Giusepe marque pour sa femme un éloignement où le tribunal est fondé à voir une injure grave. Cette victime de l'antoinisme obtient donc à son profit le divorce de plano.

Le Journal, 7 avril 1914

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Mrs. Nucci, adepte de Monaco

Publié le par antoiniste

Mrs. Nucci, adepte de Monaco

    “Who is this Mrs. Nucci ?”
    “She is the wife of a musician who plays in the Orchestra of Monte Carlo. She has herself been healed by Mr. Antoine after having been declared incurable by the Doctors. She went to Belgium to thank Mr. Antoine personally for having been healed by him and since then I think she has been healing the sick herself. She simply writes the name of the patient, sends it to Mr. Antoine and asks him to heal them. There are hundreds of people here in Monaco who have been healed by her through Mr. Antoine.”
    The Colonel looked at me with an inquiring gaze of astonishment. Continuing his questioning he asked, “Where does this Mrs. Nucci live? Will we be able to see her?”
    “Certainly. She receives everybody and will be glad, I am sure, to see you. She lives in the villa Montplaisir, Boulevard de L'Ouest here in Monaco. About ten minutes walk.”
    “I know where it is,” volunteered the Customhouse Officer, “and I will be glad to pilot you thither.”
    And to the Boulevard de L'Ouest we went following our volunteer guide.
    We soon found the Villa Montplaisir, a very simple little Villa. We ascended two stories and saw a name "Nucci" on the door. We knocked, a little girl opened, and upon our demand to see Mrs. Nucci she led us to the front room. A portly lady of about 40, short in statue, with healthy rosy cheeks and black hair, came to us with a very sympathetic smile. We asked her whether she was Mrs. Nucci. She answered in the affirmative and very amiably requested us to be seated, advancing a chair toward us and pointing also to a sofa near by.
    “Mrs. Nucci, we have just learned through one of your patients very much benefitted indeed by your treatment, that you have remarkable healing powers, and have brought to pass many cures in Monaco.”
    “I must beg your pardon, Gentlemen,” she answered with much earnestness while sweetly smiling, “I have no healing powers whatsoever myself. When sick people come to me I simply take their names, tell them to have full faith in Mr. Antoine, and that he will surely heal them. I write those names to Mr. Antoine, he receives the letters, works for these sick people, and if they deserve to be healed if they have the faith their healing quickly follows according to their merits.”
    “How did you come to know Mr. Antoine?”
    “I was very ill myself for many years. The doctors had vainly tried to help me. There were interior ulcers around my heart, and once or twice a week the doctors forced instruments into my chest to allow the pus matter to run out. I suffered untold agonies. A lady from Monaco, who is actually the Secretary of Mr. Antoine [Juliette Vittard], spoke to me about him-saying if I would have faith in his powers he would surely heal me. She named several persons here from Monaco who had been healed by him of reputed incurable diseases. I believed the lady knew of those healings in Monaco, and a sudden faith in Mr. Antoine's powers took possession of my whole being. The lady now his secretary, wrote to Mr. Antoine and within a week my pains left me; in two weeks I felt much better, and in one month I was entirely well, my appetite had returned and consequently my bodily strength. I have never felt any pains since and I repeat with infinite thankfulness, my cure was entirely due to Mr. Antoine, for I had forsaken the use of any kind of medicine from the moment my name was sent to the healer.”
    “This is really extraordinary,” I replied. “But how did you come to be a healer yourself—for people believe that you have the same healing powers?”
    “This is a mistake gentlemen. As I stated before, I have no healing powers myself. I only invoke the aid of the Master. I seem to draw strength from him and transmit it to the patients. I am simply an intermediary.”
    While we were thus entertained by Mrs. Nucci we had been interrupted several times by persons coming into the room, some sick desiring her to write to Mr. Antoine in their behalf and others came expressly with joyous countenance, to thank her for the complete healing of themselves or of their children. To the sick persons, Mrs. Nucci invariably told them to have faith and that they would soon be well—she would write to the Master that very night.
    We took leave of the good lady taking with us the decided impression that she was an honest, benevolent, tender-hearted, whole souled, and very truthful person.

[…]

    I took lunch with the Nucci's, got acquainted with a little sister of Madeleine [fille de Mrs. Nucci], and soon there entered Mr. Nucci, the husband and father. He just came from his daily morning rehearsal of the Casino's Orchestra. He plays the first bass viol. He was a striking personality, tall, slim, large black restless eyes, black hair, a true bundle of ever vibrating Italian nerves. He showed real politeness. In all, a sympathetic, attractive figure, was this husband of Mr. Antoine's favorite Apostle.
    I went nearly every afternoon, as I had become very interested in her work. I wanted to see more of it before arriving at my conclusion. It was all so strange—so fabulous—almost legendary.

[…]

    The Husband of Mrs. Nucci played in the orchestra of Monte Carlo, the most aristocratic gambling place in all Europe, during the winter season, and in the orchestra of Vichy, the aristocratic summer resort, with its wonderful springs in Central France, during the summer months.
    He generally leaves Monte Carlo for Vichy in the beginning of May. The year I was in Monaco Mrs. Nucci decided to pass thru Belgium on her way to the summer season at Vichy, to go and give thanks to the Master Antoine, in the name of all the sick people he had healed upon the intercession of Mrs. Nucci.

Albert Van der Naillen, Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer
The Park Printing Co., 1927, pp.10-13 & pp.36-37 & p.75

 

Traduction :

    "Qui est cette Mme Nucci ?"
    "Elle est l'épouse d'un musicien qui joue dans l'Orchestre de Monte-Carlo. Elle a elle-même été guérie par M. Antoine après avoir été déclarée incurable par les médecins. Elle s'est rendue en Belgique pour remercier personnellement M. Antoine d'avoir été guéri par lui et depuis, je pense qu'elle guérit elle-même les malades. Elle écrit simplement le nom du patient, l'envoie à M. Antoine et lui demande de les guérir. Il y a des centaines de personnes ici à Monaco qui ont été guéries par elle grâce à M. Antoine."
    Le colonel me regarda avec un regard inquisiteur d'étonnement. Poursuivant son interrogatoire, il demanda : "Où habite cette Mme Nucci ? Pourrons-nous la voir ?"
    "Certainement. Elle reçoit tout le monde et sera heureuse, j'en suis sûr, de vous voir. Elle vit dans la villa Montplaisir, Boulevard de L'Ouest, ici à Monaco. Environ dix minutes de marche."
    "Je sais où il est," se proposa l'officier des douanes, "et je serai heureux de vous y conduire."
    Et jusqu'au boulevard de l'Ouest, nous sommes allés suivre notre guide bénévole.
    Nous avons rapidement trouvé la Villa Montplaisir, une petite villa très simple. Nous sommes montés sur deux étages et avons vu un nom "Nucci" sur la porte. Nous avons frappé, une petite fille ouvrit et, à notre demande de voir Mme Nucci, elle nous a conduits à la salle d'entrée. Une dame corpulente d'environ 40 ans, courte en statue, aux joues roses et aux cheveux noirs, est venue nous voir avec un sourire très sympathique. Nous lui avons demandé si elle était Mme Nucci. Elle répondit par l'affirmative et nous demanda très aimablement de nous asseoir, en avançant une chaise vers nous et en montrant aussi du doigt un canapé à proximité.
    "Mme Nucci, nous venons d'apprendre par l'un de vos patients que votre traitement a été très bénéfique, que vous avez des pouvoirs curatifs remarquables et que vous avez fait passer de nombreux traitements à Monaco."
    "Je dois vous demander pardon, messieurs, répondit-elle avec beaucoup de sérieux tout en souriant doucement, je n'ai moi-même aucun pouvoir de guérison. Quand des malades viennent me voir, je prends simplement leur nom, je leur dis d'avoir pleinement confiance en M. Antoine, et qu'il va sûrement les guérir. J'écris ces noms à M. Antoine, il reçoit les lettres, travaille pour ces malades, et s'ils méritent d'être guéris, s'ils ont la foi, leur guérison suit rapidement selon leurs mérites."
    "Comment avez-vous connu M. Antoine ?"
    "J'ai été moi-même très malade pendant de nombreuses années. Les médecins avaient vainement essayé de m'aider. Il y avait des ulcères intérieurs autour de mon cœur, et une ou deux fois par semaine, les médecins me forçaient la poitrine avec des instruments pour que le pus s'écoule. J'ai souffert d'innombrables souffrances. Une dame de Monaco, qui est en fait le secrétaire de M. Antoine, m'a parlé de lui – disant que si j'avais confiance en ses pouvoirs, il me guérirait sûrement. Elle a nommé ici plusieurs personnes de Monaco qui avaient été guéries par lui de maladies incurables réputées. Je croyais que la dame connaissaît ces guérisons à Monaco, et une foi soudaine dans les pouvoirs de M. Antoine a pris possession de tout mon être. La dame qui est maintenant sa secrétaire, écrivit à M. Antoine et en une semaine mes douleurs me quittèrent ; en deux semaines je me sentais beaucoup mieux, et en un mois je me sentais tout à fait bien, mon appétit était revenu et donc ma force physique. Je n'ai jamais ressenti de douleurs depuis et je répète avec une infinie reconnaissance, ma guérison était entièrement due à M. Antoine, car j'avais abandonné l'usage de tout médicament depuis le moment où mon nom a été envoyé au guérisseur."
    "C'est vraiment extraordinaire", lui ai-je répondu. "Mais comment êtes-vous devenu vous-même guérisseur, car les gens croient que vous avez les mêmes pouvoirs de guérison ?"
    "C'est une erreur, messieurs. Comme je l'ai déjà dit, je n'ai moi-même aucun pouvoir de guérison. Je n'invoque que l'aide du Maître. J'ai l'impression de puiser des forces en lui et de les transmettre aux patients. Je ne suis qu'un intermédiaire."
    Alors que nous étions ainsi divertis par Mme Nucci, nous avions été interrompus à plusieurs reprises par des personnes entrant dans la salle, certaines malades désirant qu'elle écrive à M. Antoine en leur nom et d'autres venaient expressément avec un visage joyeux, pour la remercier de la guérison complète d'eux-mêmes ou de leurs enfants. Aux malades, Mme Nucci leur disait invariablement d'avoir la foi et qu'ils seraient bientôt en bonne santé – elle écrirait au Maître le soir même.
    Nous avons pris congé de la bonne dame en emportant avec nous l'impression décidée qu'elle était une personne honnête, bienveillante, tendre de cœur, d'âme entière et très sincère.

[…]

    J'ai déjeuné avec les Nucci, j'ai fait la connaissance d'une petite sœur de Madeleine, et très vite M. Nucci, le mari et le père, est entré. Il revient tout juste de sa répétition matinale quotidienne de l'orchestre du Casino. Il joue de la première basse de viole. C'était une personnalité frappante, grand, mince, de grands yeux noirs agités, des cheveux noirs, un vrai paquet de nerfs italiens toujours vibrants. Il a fait preuve d'une grande politesse. Au total, un personnage sympathique et séduisant, c'était le mari de l'apôtre préféré de M. Antoine.
    J'y allais presque tous les après-midi, car je m'intéressais beaucoup à son travail. Je voulais en voir plus avant d'en arriver à ma conclusion. C'était si étrange, si fabuleux, presque légendaires.

[…]

    Le mari de Mme Nucci jouait dans l'orchestre de Monte-Carlo, la place de jeu la plus aristocratique d'Europe, pendant la saison d'hiver, et dans l'orchestre de Vichy, la station d'été aristocratique, avec ses magnifiques sources du centre de la France, pendant l'été.
    Il quitte généralement Monte-Carlo pour Vichy début mai. L'année où j'étais à Monaco, Mme Nucci décida de passer par la Belgique pour se rendre à la saison d'été à Vichy, pour aller remercier le Maître Antoine, au nom de tous les malades qu'il avait guéris par l'intercession de Mme Nucci.

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    Voilà ce qu'on apprend par le récit d'Albert van der Naillen dans son petit livre Most sacred revelations given to the world by Antoine the wonderful Belgian healer (1927). Dans les annuaires de la Principauté de Monaco, on trouve différentes références à des Nucci, notamment un musicien et une Joséphine, au 26, rue Grimaldi, sans pouvoir dire de qui il s'agit :

Mrs. Nucci, adepte de Monaco

Joséphine Nucci, recencée en 1906 à Beausoleil

Mrs. Nucci, adepte de Monaco

Nucci, musicien, habitant de la Condamine en 1913

Mrs. Nucci, adepte de Monaco

Nucci Mme J. habitant de la Condamine en 1923

 

    Une carte postale signée Clémentine Nucci est envoyée de Jemeppe : "Un grand bonjour à tous chez nous - le Maître a pu bien travailler, donc confiance - tout ira bien - amitiée - Clémentine Nucci".

Mrs. Nucci, adepte de Monaco

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Roger Auque, fils d'une antoiniste communiste de Roubaix

Publié le par antoiniste

Roger Auque en 2004, sur le plateau de Thierry Ardisson (INA)

Roger Auque en 2004, sur le plateau de Thierry Ardisson (INA), interview qui commence par sa foi avec Dieu après sa captivité. Il raconte ce point dans le bulletin de l'armée du Salut En Avant le 17 avril 1988 (il n'y parle jamais de Jésus, mais toujours de Dieu).

     Fils d'un assureur de Roubaix, gaulliste de gauche, ancien d'Indochine, et d'une mère communiste, Roger Auque, né le 11 janvier 1956 à Roubaix et mort le 8 septembre 2014, est un journaliste, espion et diplomate français.

    Il raconte dans Un Otage à Beyrouth (1987) :
     « Je n'ai pas reçu d'éducation religieuse bien qu'ayant été baptisé dans le culte antoiniste, un culte suivi par ma mère, qui respecte le christianisme mais qui se célèbre dans un temple. Je suis donc athée. Pourtant, au bout de deux heures, je me retrouve à genoux, sur le matelas, face au mur, à « prier » entre guillemets car je ne connais pas les phrases rituelles. Roger Auque, fils d'une antoiniste communiste de RoubaixJe prie Dieu, le Seigneur, et Jésus-Christ en même temps, mais sans vraiment faire la différence. Je demande aide et protection pour tous les miens. Je me surprends à annoncer : « Mon Dieu, Seigneur, protégez et aidez Marlène, la femme que j'aime. Aidez-moi et protégez ma vie. » Je ne suis pas devenu mystique, mais je ressens au plus profond de moi-même une émotion indéfinissable, comme si dans mon cachot je n'étais plus seul, mais pénétré par une forte présence que je nommerais Dieu. Je ne le sais pas encore. Je n'ai, en effet, pas de références pour l'analyser, mais, en moi, à côté et au-dessus de moi, quelque chose de tout puissant est présent, que je ne peux définir que par un seul mot : Dieu. Je découvre une spiritualité qui me pousse à communiquer. Je me rends compte que, dans mon désespoir, j'ai besoin d'aide. Cette première nuit, j'éprouve un sentiment inconnu jusqu'alors. Pourtant, je me suis déjà trouvé dans des situations difficiles et dangereuses où, généralement, je ne comptais que sur moi. »

 

cf. l'article de Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Auque

Roger Auque, libéré après plusieurs mois de captivité à Beyrouth,
ici avec ses parents le 29 Novembre 1987 à Paris
(par le photographe Chip Hires, source : gettyimages.fr)


   Les dernières lignes de son récit sont :
    « J'aperçois aussi Philippe Labro, le directeur de RTL, qui donne également des coups de coude pour tenter de se frayer un chemin. Il protège ma mère qui, toute petite, semble portée par la foule. Je tombe nez à nez avec Jacques Chirac qui me serre la main et me dit combien il est content que je sois enfin libre. Je reconnais Léotard. Il y a beaucoup de policiers.
J'entends mon père qui me dit : « Enfin c'est fini. Le cauchemar est terminé. » Et dans ma tête, je répète : « Oui, le cauchemar est terminé. »
                                                 Paris, février 1988. »

Roger Auque, fils d'une antoiniste communiste de Roubaix

En avant, bulletin hebdomadaire de l'Armée du Salut (p.3, 17 avril 1988)

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