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Martin Jeanfils, houilleur et guérisseur

Publié le par antoiniste

    Une photo a été retrouvée en vente sur internet sur le site Delcampe. D'après Jacques Cécius, elle représente en fait Martin Jeanfils faisait une imposition de la main, comme le Père.

    Il travailla comme houilleur à Jemeppe, au charbonnage des Corbeaux, à Grâce-Berleur. Le terril du charbonnage des corbeaux est situé au carrefour de la Cloche (jadis A toûtvôye), au bout de la rue Rennekin Sualem (où se trouve l'hospice Lambert, proche du temple antoiniste), vers Grâce-Hollogne. Il a cessé ses activités le 31 mai 1931.

    D'après Robert Vivier, il ne fait pas partie des Vignerons du Seigneur, cependant, il assistait aux séances de moralisation d'Antoine. Sa femme participait au séance du Maître Louis Antoine.

    Il comparaitra avec Louis Antoine, lors du deuxième démêlé avec la justice de ce dernier en 1907.

    Son témoignage devant la cour est reproduit par Pierre Debouxhtay, p.147 :
    Jeanfils est mon élève, dit d'abord le Père, et de batailleur et soûlard qu'il était, j'en ai fait un travailleur désintéressé et un honnête homme.
    " Après le maître, l'élève : Jeanfils nous apprend comment peut naître une vocation de guérisseur.
    "Je me suis découvert le pouvoir d'enlever la douleur aux gens qui souffrent, il y a cinq ou six ans, en me soignant moi-même, et en soignant ma femme des foulures que nous nous étions faites au genou et au pied. Il ne vient chez moi que quatre ou cinq personnes par semaine. Mon intervention auprès des personnes qui viennent me consulter n'a d'autre but que d'enlever la douleur et non pas soigner la maladie elle-même. Je fais des passes au dessus du malade, sans jamais toucher celui-ci et si la douleur ne disparaît pas, j'envoie le malade chez le médecin. Moi-même d'ailleurs, je consulte le docteur Delville, lorsque je suis malade. Je ne prescris jamais aucun médicament... Je ne réclame rien pour mes consultations, il y a cependant un tronc chez moi ; mais j'y ramasse plus de boutons et de médailles que d'argent."

    Robert Vivier écrit (p.268) :
    A côté de lui, la tête basse, les mains gauchement croisées sur le ventre, Martin Jeanfils écoutait en silence. Qu'était-il, lui, Martin Jeanfils ? Il le savait, l'issue de tout ceci dépendait de ce que les juges penseraient d'Antoine et non de lui. Il tourna la tête vers le public, et, ayant rencontré le visage de sa femme, lui sourit avec embarras.

    M. l'avocat général Meyers, dans son réquisitoire réclame l'acquittement pour Antoine, car celui-ci guérit, mais ne pratique pas l'art de guérir, ne faisant aucune passe ou autre, il ne fait que dire "guérissez", alors que Jeanfils fait des passes, lui sera condamné, pour l'exemple certainement.

    Plus tard il continuera à exercer comme guérisseur, sans pour autant appartenir aux adeptes antoinistes, sans propager l'Enseignement donc, mais pour Antoine "cela ne lui portait nul ombrage" (Vivier, p.332). Louis Antoine l'aurait même appelé à ses côtés avant de mourir, comme le raconte Robert Vivier :
    Dans l'après-midi, il fit venir auprès de lui Martin Jeanfils, qui avait partagé son épreuve, ayant été appelé en même temps que lui devant le tribunal des hommes. Dans la nuit du 24 au 25, il sortit de cette incarnation. (Vivier, p.351)

Martin Jeanfils, houilleur et guérisseur

Martin Jeanfils, houilleur et guérisseur

 

    (photo de Gaby Mazzantini)

    Les Jemeppiens prennent parfois sa tombe pour la tombe du Père Antoine. Il semble qu'une partie des ex-votos et plaques de remerciement qui étaient sur la tombe de Père et Mère Antoine a été déplacée sur la tombe de Martin Jeanfis (une plaque dit : "Remerciement au père Antoine pour une grâce obtenue"). Un grande plaque porte la mention : Frère Martin, Antoiniste, 1857 - 1948, Son corps fût retrouvé intact après 30 ans de sépulture, le 7-8-1978.

Martin Jeanfils (1857-1948)
    Sa tombe se trouve dans la partie haute plus récentes du nouveau cimetière de Jemeppe, dit des Housseux : par la porte d'en haut, continuer tout droit dépassant aussi l'allée principale qui est sur la gauche. Et un peu plus loin, toujours sur la gauche, se trouve la tombe de Martin Jeanfils.
    Fervent Antoiniste qui après 25 ans de sépulture a été déterré et retrouvé intact le 7 août 1978. Une tombe lui a donc été concédée et il a été ré-enterré où il repose désormais.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10205806022005221&set=p.10205806022005221&type=3

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Jeanne et Louise, les filles adoptives

Publié le par antoiniste

Jeanne Schouben, adoptée en 1896 à l'âge de 5 ans
Louise Buchet, adoptée en 1904 à l'âge de 2 ans

Jeanne et Louise, les filles adoptives

 

    Adoption de Sœur Louise par le Père.

Déclaration faite par elle-même.
Ci-dessous le récit que vous me demandez.
C'est exactement ce que Mère m'a dit et répété bien des fois, sauf quelques petits détails. C'est ainsi que cela s'est passé, car c'est le Père qui voulait encore une orpheline ; Mère en avait assez et je la comprends. Elle était âgée de 52 ans et c'est aussi la raison pour laquelle Elle voulait une plus grande fille et puis elle avait Jeanne qui à cette époque avait 13 ans et il y avait déjà 8 ans qu'elle était chez Mère.
Père et Mère sont venus me chercher à Tournai dans le courant de l'année 1904. Dans la maison où Père et Mère sont venus, il y avait 7 orphelins : 6 filles et un garçon. Le petit suppliait Mère : "Prenez-moi, Madame, preniez-moi".
"Mon petit garçon, je ne saurais te prendre, car j'ai perdu un fils, c'est une petite fille que nous venons chercher (Mère a gardé longtemps de cette scène une pénible impression car ce petit pleurait à chaudes larmes).
Alors Mère dit au Père en lui montrant une fillette âgée de 7 ans : "C'est celle-ci que je voudrais". Et le Père dit : "Non, il ne faut pas choisir, je vais ouvrir les bras et nous prendrons celle qui viendra vers moi". Et c'est la jeune qui n'était pas encore très sûre sur ses jambes qui alla vers le Père en disant : "Papa, papa."
C'est donc avec une enfant âgée d'un peu plus de deux ans que Père et Mère sont revenus à Jemeppe.

Notons que le Père a attendu plus de 18 mois pour obtenir cette enfant.

    Un jour le Père dit à sa fille adoptive Louise : "Il ne faudrait plus m'appeler Papa".
- Et comment alors ?
- Père
- Tout le monde va vous appeler Père ?
- Non, celui qui en aura la pensée.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

    On y apprend également que Louise pouvait encore voir Louis Antoine après mai 1909, alors que les sœurs Deregnaucourt et Desart ne le pouvaient plus, car "cela amène des fluides qui portent obstacles au grand travail de notre Père". Il était plongé dans la rédaction du Couronnement.

Ayant fini la rédaction du Couronnement :
    La plus petite des filles adoptives sortit de la maison et courut dans le jardin. Elle avait un châle bleu pâle, noué derrière le dos, et ses jambes nues jetèrent des éclairs blancs. Tout de suite elle fut caché par le feuillage. Antoine eut du plaisir à voir ces couleurs claires du châle et des jambes nues, et il se sentit heureux que cette enfant si rapide existât, qu'elle fût près de lui, en cette heure éternelle de la pensée de Dieu. Il se mit à tendre l'oreille aux menus bruits de la maison.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.323
Jeanne et Louise, les filles adoptives
    Le frère Schouben était le mari de Jeanne. Il raconte l'histoire de la fuite de gaz qui fut utiliser par le Père pour chauffer un cabinet de consultation et ça jusqu'à la désincarnation du Père.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

Un article de La Dernière Heure (29 mai 1934) rapporte ce fait



    Régis Dericquebourg cite divers soutiens des antoinistes français à plusieurs desservants belges qui ont continué à appliquer le "travail de Mère". Citons parmi ceux-ci la titulaire du temple de Retinne et la sœur Schuben [sic], fille adoptive des époux Antoine qui reçut la responsabilité du temple de Hors-Château à Liège en 1917. (p.27)

    Il y a un Adolphe-François Schouben, parti pour La Louvière, dans le Conseil d'administration de 1934, remplacé par Legrand Mathieu.

    Sœur Louise est enterrée au cimetière de Jemeppe, proche de la tombe de Père et de Mère.

Jeanne et Louise, les filles adoptivesJeanne et Louise, les filles adoptives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeanne et Louise, les filles adoptives

 

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    Pendant que le Père faisait la révélation, sa fille aînée adoptive, Jeanne, vendait son image devant le temple de Jemeppe. Lui qui enseignait la modestie et le désintéressement en souffrait mais Il disait à Frère Deregnaucourt : "Je voudrais la voir en Amérique et plus loin encore".
    Pour atteindre à des fluides plus éthérés, le Père fut inspiré en 1908 de ne plus répondre lui-même aux malades. Sa fille adoptive Jeanne, devint sa secrétaire ; puis vers 1910, ce fut le travail de sœur Deregnaucourt.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET


    Dans la cuisine, Mme Antoine se mit à disposer le couvert, aidée de sa jeune nièce Marie Dor. La petite Jeanne Buchet, l'enfant adoptive, dont les yeux arrivaient à peine à hauteur de la table, voulait, elle aussi, apporter quelque chose, se rendre utile : elle tenait à deux mains la louche émaillée.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.212

Photo de Sœur Louise Buchet              
(Archives du Temple de Retinne)        


    Dans la maison des Quatre-Ruelles, aussi, résonnait un rire d'enfant. La petite Jeanne riait de tout. Parfois on devait la gronder et parfois elle était bien sage. Il arrivait que Mme Antoine dut ramasser avec le manche du balai une petite poupée qui avait glissé derrière le buffet. Au-dessus de la cour et du jardin, des bulles de savon montaient en se balançant vers le ciel.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.214

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    Un opuscule imprimé à l'occasion de la consécration du temple parisien de la rue Vergniaud qui eu lieu le 23 octobre 1913 relate comment la compagne de Louis Antoine avait procédé. Arrivée à Paris, la veille, la Mère avait dormi dans le futur cabinet de consultation avec une de ses filles adoptives, elle s'y était recueillie avant l'opération générale de dix heures.
        Régis Dericquebourg, Les Antoinistes
        Editions Brepols, p.102.

     Il doit s'agir de Louise, puisqu'on sait que Jeanne suivra un autre chemin de vie.

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Mme Guillaume, l'Américaine

Publié le par antoiniste

The New York Times, 1911-01-01 (Vol 60 Iss 19335)

    Joséphine Dhiry (né en 1860) épouse Fridolin Guillaume (né en 1858) qui aura certainement fuit l'Alsace-Lorraine après 1871. De leur union, naît en France Cecile Melanie Guillaume en 1884.
    Ensemble ils traversent en 1903 l'Océan Atlantique par le Havre. Il arrive à New York.
    Cecile Melanie Guillaume épouse le 03 septembre 1904 à Manhattan (Etat de New York, New York) Charles J. Letienne, né en 1879 à Paris (département de la Seine, France) né de Joseph Antoine Letienne et Anais Kidey.
source : www.familysearch.org

    Ils habitent Hudson dans l'Etat du New Jersey en 1910, puis Bergen dans le même état en 1920.
source : http://search.ancestry.com

 

    Foreign correspondence THE NEW YORK TIMES
    LONDON, Dec. 14 - [...] Mrs. Guillaume, a middle-aged American lady who came specially from New York to be treated by Antoine, says she bas been practically cured of the chalky rheumatism which formerly compelled her to walk on crutches. She is herself an "adept" now with power to heal by faith, she says.
[...]
    Antoine's iron-gray hair falls to his shoulders, and he wears a long beard. His second sight extends to America, said Mrs. Guillaume, for he told her that her husband had hurt his back in New York, and a week later came a letter from her daughter confirming it and adding that he had quickly got better. Mrs. Guillaume was told by Antoine that she need not worry about her husband's accident, as Antoine was in "fluidic communion" with him.
 The New York Times - Another new religion (December 25, 1910)


    Dans la cuisine, Mme Antoine se mit à disposer le couvert, aidée de sa jeune nièce Marie Dor. La petite Jeanne Buchet, l'enfant adoptive, dont les yeux arrivaient à peine à hauteur de la table, voulait, elle aussi, apporter quelque chose, se rendre utile : elle tenait à deux mains la louche émaillée. Dans un fauteuil, Mme Guillaume était assise. Depuis quelque temps elle habitait avec eux : c'était une fidèle. Elle avait eu une jambe paralysée, et les passes d'Antoine l'avaient guérie. Elle n'était pas encore capable d'aller et venir comme tout le monde, mais elle était sûre de le faire un jour : elle avait la patience et la foi.
        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.212

   Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propre chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils. On se montrait une dame qui était venue d'Amérique, - une dame fort riche et bien habillée -, et qu'Antoine avait guérie. Derrière, jusqu'au fond, se serrait la foule, foncée de vêtements, avec les taches claires des chemises (on étouffait de chaud malgré les fenêtres ouvertes), et sur le fond sombre, de haut en bas, en longues lignes, en longs chapelets pâles, des visages et des visages.
        Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
        Ed. Labor - Espace Nord, p.266
 

Mme Guillaume, l'Américaine


    Plusieurs lettres sont reproduites dans les Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET. On voit à quelle point le Père souhaitée aider tout le monde.
    On suit l'histoire de Mme Guillaume racontée en partie par sa fille Cécile Litienne, mariée à un Mr Charles :
    Soeur Guillaume habitant à New York avec son mari et leur fille Cécile, traversa 17 fois l'océan pour venir voir le Père. En 1902 eut lieu son premier voyage. Elle était paralysée de deux jambes et le Père la guérit radicalement. Mais elle douta, reprit des médicaments et retomba malade. Le Père ne put plus la guérir complétement, ce qu'elle avait initialement obtenu. Elle ne prit la robe révélée qu'en 1935.
    Soeur Guillaume et Cécile Litienne firent la connaissance du Père par l'intermédiaire de Pierre Dor, en 1903. Le mari de Mme Guillaume, en faisant la traversé du Havre à New-York parla avec le neveu.
    "Nous avons pris une chambre chez Jean Dor qui tenait commerce au coin. Au bout de quelques semaines, Maman allait très bien ; elle marchait partout où elle voulait, aller même monter la grande côte avenue Smeets."
    Dans une lettre du 20 octobre 1908, le Père fini par "mon coeur, mon amour est plus souvent à New-York qu'on pourrait le croire."

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Julien Musin, second Représentant du Père en 1925

Publié le par antoiniste

    Un Unitif de 1914 nous indique qu'une Lecture de l'Enseignement a lieu à Awans le dimanche à 10h chez un M. Musin.

Julien Musin, second Représentant du Père en 1925

    Julien Musin, fait partie du Conseil d'administration en 1920, lors de la reconnaissance du culte. De nationalité belge, il résidait alors à Jemeppe.

       Un article du Petit Parisien du 26 juin 1924, renseigne que le frère Musin, accompagné de soeur Deregnaucourt, se rendit à Paris, pour célébrer pour la première fois l'anniversaire de la désincarnation du Père. Jusqu'à cette date cet célébration avait lieu à Jemeppe : "C'est le frère Musin qui présidait : pendant qu'il dardait sur la foule muette son regard magnétique, des mains jointes se mirent à trembler et beaucoup de regards se mouillèrent."
Le Petit Parisien du 26-06-1924 (Numéro 17285)


    En 1925, il est second Représentant du Père. A sa charge, il eût à consacrer le temple de Schaerbeek (Bruxelles), le 2 août. Et le 15 août, il répondit aux adeptes à propos du rite qui doit avoir lieu lors d'un enterrement.
Frère Jean-Marc Boffy, Historique du Culte Antoiniste.

Julien Musin, second Représentant du Père en 1925

Frère Julien Musin lors de l'Opération sur le seuil du temple de Schaerbeek pour son inauguration, le 2 août 1925,
(à moins qu'il s'agisse du frère Jeannin, mais on ne connaît pas de moustache).
La femme qu'on entraperçoit dans le coin en bas à droite est sœur Emma Deregnaucourt.
Le porte-arbre est peut-être le frère Delcroix (désincarnait l'année suivante)

 

Collaborateur direct du Père - Frère Musin (archives Temple de Retinne)

Collaborateur direct du Père - Frère Musin (Archives Temple de Retinne)

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Nihoul, Narcisse / Joseph

Publié le par antoiniste

Nihoul, Narcisse / Joseph

Illustration : avec Frère Joseph Nihoul qui joint les mains lors l'Opération de Mère devant le temple à Jemeppe.

   M. Nihoul n'avait jamais été très porté pour la religion. Cependant, lorsque sa femme, en rentrant de chez les Antoine, lui dit : "Savez-vous qu'ils prient, ces gens-là ?" cela lui fit impression. Lui qui ne priait jamais, il fut touché de penser que des gens, sans être catholiques, sans obligation d'aucun genre, se réunissaient pour prier. Lors de la séance suivante, il accompagna sa femme aux Quatre-Ruelles. Il devait devenir l'un des plus fidèles adeptes du Père. Combien de fois, trente ans plus tard, ne fit-il pas lui-même l'Opération au temple de Jemeppe...
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.226

Lors du procès :
    Dans la salle au premier rang du public, s'étaient placés les adeptes : Debroux, Foccroule, Deregnaucourt, Hollange, Nihoul, et M. Delcroix, le professeur, avec son col blanc et sa jaquette noire, - tous les fidèles Vignerons (Pierre Dor manquait, - il avait abandonné Antoine pour suivre son propre chemin). Parmi eux étaient les femmes ; Mme Antoine, toute menue, toute grise, Mme Guillaume, Mmes Nihoul, Desart, Deregnaucourt, la femme Jeanfils.
        Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.266

   En 1910, Narcisse Nihoul fut membre du premier Conseil d'administration du culte.

   Sur la proposition du frère Nihoul, la société entreprit la publication d'une revue, où parurent au fur et à mesure les textes révélés. Cette revue qui s'appelait "L'Auréole de la Conscience", fut colportée par les adeptes, comme l'avait été naguère le livre de l'Enseignement.
Robert Vivier - Délivrez-nous du mal, p.310

   En 1911. Le frère Joseph Nihoul fut à l'origine du bulletin Antoiniste, l'Unitif. A cette occasion, en tant que président du conseil, il fit une annonce reproduite dans l'Historique du culte antoiniste.
   Pierre Debouxhtay pense qu'il est l'auteur du texte rappelant les phases thérapeutiques de Louis Antoine, dans cet Unitif, en juillet 1912 (Unitif 11, p.8, L'opération du Père, signé J.N.)

   Le 8 de juin [1912], ils partirent encore une fois de ce côté-là, accompagnées de deux adeptes, Nihoul et Deregnaucourt. Bientôt ils furent sur la hauteur...
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.342 et suivantes

Nihoul, Narcisse et Joseph

signature de Narcisse sur son acte de mariage 18 avril 1888 à Seraing avec Henriette Demoulin. On précise que le mari et le père signe. Le Père est Louis-Joseph et signe L.J. Nihoul. J. Nihoul est donc la signature de Narcisse.


   Narcisse Nihoul fut président de l'administration du culte lors de sa reconnaissance légale en 1920.
   M. Nihoul, Narcisse, président, propriétaire, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge. Sur son acte de mariage, il est indiqué comme maçon et sa femme comme ouvrière. Maurice Colinon indique que les Antoinistes de Belgique en 1951 sont "présidés par un jardinier de Jemmeppe" (sic).
   Après la désincarnation du Père ANTOINE, le problème de la prééminence du Temple de JEMEPPE continua à se poser. Le Temple de JEMEPPE resta longtemps le seul Temple où pouvait se faire l'Opération Générale. C'est ce qui fut rappelé à plusieurs reprise par le bulletin « L'Unitif » (avril 1913, novembre 1913, décembre 1913). Il était rappelé que l'action cultuelle par excellence était l'apanage exclusif du Premier Représentant du Père qui, lui, était unique.
   La situation se modifia seulement en 1930 (17 juin 1930). A cette date, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur (le Frère Narcisse NIHOUL). Celui-ci la remplaça à JEMEPPE, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

   En 1934, Joseph Nihoul, 70 ans, comptable, rue Mavis, à Montegnée est président du conseil d'administration du culte. Il écrit le règlement pour les temples, avec le frère L. Bormans. Et il sera également certainement responsable du temple de Montegnée, situé dans la même rue Mavis.

    Mère avait désigné Sœur Deregnaucourt comme successeure et avait demandé au frère Nihoul de l'aider dans cette lourde tâche vu sa santé précaire. Cependant Sœur Deregnaucourt se désincarnera avant Mère Antoine. C'est ainsi que le frère Nihoul sera pressenti comme son successeur.

   En 1940, il devient donc le Premier Représentant du Père à la désincarnation de Mère. A ce titre, il provoquera une révolution dans la pratique de l'antoinisme en Belgique :
   Frères et Soeurs,
 En vertu de ma nomination définitive de Premier Représentant du Père, j'aime à vous faire connaître, en plein accord avec le Conseil, les nouvelles dispositions arrêtées en séance du 4 novembre 1940.
 Je compte sur la bonne volonté des desservants pour m'aider dans la tâche ardue de ramener le Culte au bon fluide du Père.
 Je vous relate donc le plus fidèlement possible comme le Père procédait tant au point de vue des lectures et des offices que de la réception des malades. J'espère que nous serons tous d'accord et que nous aurons à coeur de suivre l'exemple du Père ; c'est le seul terrain d'entente qui puisse maintenir le fraternité et l'harmonie au sein du Culte.
                     J. Nihoul

    Suit, dans l'Historique du culte antoiniste du frère Boffy, les nouvelles règles, notamment la suppression des portraits et tableaux, et suppression de l'inscription murale "L'Enseignement du Père c'est l'Enseignement du Christ révélé à cette époque par la foi".
    Un Unitif, Numéro spécial sera à cette occasion publiée en juillet 1941.
    Régis Dericquebourg, signale que la tendance belge "fait penser à une sorte de 'protestantisme' à l'intérieur de l'antoinisme. Et il se demande si "la révision introduite après le décès de la 'Mère' ne constitue pas l'expression d'une crise de succession 'à retardement' (p.29). Benoît Narinx quant à lui y voit des réalités sociographique différentes, avec en Belgique, une population plus élevée socialement et recherchant des règles éthiques et d'une voie spirituelle (p.30).

    On retrouve sa signature sur les plans du temple de Schaerbeek :

Nihoul, Narcisse / Joseph

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Frère Florian Deregnaucourt et Sœur Emma Deregnaucourt

Publié le par antoiniste

le Frère Florian Deregnaucourt et la Soeur Emma Deregnaucourt (née Crèvecoeur)

   Sur la proposition du frère Nihoul, la société entreprit la publication d'une revue, où parurent au fur et à mesure les textes révélés. Cette revue qui s'appelait "L'Auréole de la Conscience", fut colportée par les adeptes, comme l'avait été naguère le livre de l'Enseignement*. Au bout de deux ans, les textes publiés dans la revue devinrent la matière d'un nouveau volume, qui eut pour titre : "La Révélation d'Antoine le Généreux". Tel était le nom que désormais les disciples donnaient à leur maître. C'étaient les Deregnaucourt qui s'étaient occupés de l'impression de la revue du livre. Plus tard, ils achetèrent à Liège, rue Hors-Château, un immeuble où ils transportèrent leur imprimerie. Ils imprimèrent dans la suite les deux autres livres sacrés, le "Couronnement de l'Oeuvre révélée" et le "Développement de l'Enseignement".
    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.309-310

* L'imprimeur Massillon publia, sous le titre d'Enseignement, le recueil des entretiens de Jemeppe. Robert Vivier - Délivrez-nous du mal, Ed. Labor - Espace Nord, p.286

 

Photo issue du reportage de l'Excelsior du 2 juillet 1912 sur les funérailles du Père



    Les Deregnaucourt étaient des Français, qui habitaient, disait-on, dans un château près de la frontière. Des millionnaires, assuraient les gens. Ils étaient, en tout cas, d'une famille catholique ; et avaient même des parents dans les ordres. Attirés par la réputation du guérisseur, ils étaient venus à Jemeppe pour quelque maladie, et M.Deregnaucourt s'était senti bien soulagé. Ils en avaient été si reconnaissants, et il avaient si bien compris l'oeuvre de M.Antoine, qu'ils avaient tout abandonné là-bas pour s'installer à Jemeppe où ils consacraient leur temps et leur argent au travail moral et à la propagande des Vignerons. C'étaient eux aussi qui avaient fait construire cette imprimerie à côté du temple. Comme on les savait riches, on venait pleurer misère auprès d'eux, et ils donnaient toujours, - c'étaient des gens si charitables... Mme Deregnaucourt, une petit femme au visage ovale et aux grands yeux noirs très doux, se tenait silencieuse, et c'était inouï comme, rien qu'à la voir, on se sentait en paix.
    Robert Vivier - Délivrez-nous du mal
    Ed. Labor - Espace Nord, p.281-82

Un article du Matin précise que le Temple de Jemeppe fut construit par un don de 100.00 frcs fait par le frère Deregnaucourt, quand une autre source parle d'un don d'une personne non citée de 45.000 frcs.

Frère Florian Deregnaucourt et Soeur Emma Deregnaucourt

Régis Dericquebourg renseigne que c'est de Blandain dont ils étaient originaires, près de Tournai. Le Nord de la France est encore une des régions en France où le nom est le plus courant.

Le Courrier de l'Escaut, 9 octovre 1898 (source : Belgicapress)

 

  Me Marie-Emma-Louise-Joséphine Crèvecœur, sans profession, née à Orp-le-Grand le 4 juillet 1864, veuve de M. Jean-Florian Deregnaucourt, demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, lit-on dans le Procès verbal de la Fondation d'Etablissement d'Utilité Publique, le 3 octobre 1922. Orp-le-Grand est en Belgique (dans le Brabant wallon).

    Sœur Deregnaucourt, grâce aux libéralités de laquelle trente temples antoinistes ont déjà pu être élevés en Belgique, lit-on dans Le Petit Parisien du 26/06/1924.


    Le Père disait à Sœur Deregnaucourt (au sujet de ses bijoux qu'elle avait vendu) : "vos vertus seront vos parures" et aussi "le plus grand obstacle à notre progrès, c'est la richesse". En voyant passer un riche attelage, "voilà les vrais pauvres" (pauvre de morale).

    Pour atteindre à des fluides plus éthérés, le Père fut inspiré en 1908 de ne plus répondre lui-même aux malades. Sa fille adoptive Jeanne, devint sa secrétaire ; puis vers 1910, ce fut le travail de sœur Deregnaucourt.
    Vers la fin de sa vie, le Père pleurait et disait à frère et sœur Deregnaucourt : "Vous ne m'abandonnez jamais", car de la part de certains adeptes, Il ne sentait plus guère que de la haine.
    extrait de Textes recopiés d'un document écrit prêté par le Frère Céleste LOBET

    Louis Antoine aurait eu la révélation de l'Arbre de la Science de la vue du mal pendant une nuit. Il l'aurait dessiné et il aurait demandé à l'adepte Deregnaucourt de le fabriquer au plus vite "avec ce qu'il avait de mieux".
Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, p.87

 

Deregnaucourt (Excelsior 26 octobre 1913)F. Deregnaucourt, éditeur

 

 

 

 

 

    En 1910, Florian Deregnaucourt était le premier Président du Conseil d'Administration du Temple Antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse. Il l'était encore en 1913. Il écrira avec la Sœur Desart, la biographie du Père que l'on retrouve au début de la Révélation (elle fut écrite dans l'Unitif n°1, qui sorti en septembre 1911).
    Il fut éditeur de l'Enseignement.
    A la fin de l'année 1910, le Père charge Mère et Frère Deregnaucourt de recevoir les souffrants qui le désirés individuellement. Florian Deregnaucourt se tenait également à la petite tribune pour l'Opération.

   "Antoine is now 65, and confines his healing to ceremonies in the church he has built. They are the simpliest services ever invented. They take place at 10A.M. on Monday, Tuesday, Wednesday, and Thursday - ther are none on Sunday.
    At 9 A.M. the congregation assembles and an adept, Mr. Deregnaucourt, who is the publisher of the sect's literature, takes his place at a desk under the raised platform. There is silence
till 9:30. Then he announces that "operations" will take place at certain hours on certain days.
    He continues sitting perfectly still, not a muscle moving and his watery blue eyes fixed straight before him in an unblinking stare, until the stroke of 10, when every one rises and the Parent One enters through a side door ans slowly walks up the steps to the rostrum, wearing a black cassock.
    Antoine faces the people for a full minute without moving, and then lifts his right hand toward the people and holds it extended for another minute, and that is all. He walks slowly out again. Those two minutes are the service. The "adept" remarks: "Every one whose faith is strong enough must be cured." The church empties silently."
The New York Times - Another new religion (December 25, 1910)

    Les Frères Deregnaucourt et Nihoul furent les personnes qui accompagnèrent le Père et la Mère lors de leur sortie vers l'actuelle source et le temple de Nandrin - Quatre-Bras.
    Mère avait désigné Sœur Deregnaucourt comme successeure et avait demandé au frère Nihoul de l'aider dans cette lourde tâche vu sa santé précaire. Le 17 juin 1930, Mère délégua ses pouvoirs à un coadjuteur (le Frère NIHOUL). Celui-ci la remplaça à Jemeppe, à la grande tribune, pour l'Opération Générale.

    A la mort du prophète "un peuple venu de partout remplissait le Temple. Une double rangée d'adeptes se tenaient debout aux deux côtés du catafalque.
    A dix heures, Mère vint faire l'Opération au nom du Père.
    Le frère Deregnaucourt occupait le petite tribune. Trois adeptes virent, au moment du plus profond recueillement, "le Père se fondre avec Mère et ne faire plus qu'un". A la fin de l'Opération, les dernières paroles du Père furent lues aux fidèles assemblés.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.351-52

    Puis le cortège se mit en marche.
    Précédé de l'emblème, qu'un adepte tenait haut levé au bout de son manche d'acier, et du groupe des enfants en costume antoiniste [...], le cercueil que cachait le drap funèbre s'avançait, porté sur les épaules de dix compagnons. Ensuite, venait, seul, le frère Deregnaucourt, le deuxième Guérisseur, représentant la Mère. Puis la famille.
Robert Vivier, Délivrez-nous du mal, p.353

Collaborateurs directs du Père - Soeur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939)(Archives Temple de Retinne)Collaborateurs directs du Père - Frère Deregnaucourt (désincarné le 4 juin 1918)(Archives Temple de Retinne)

 

Collaborateurs directs du Père - Sœur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939)(Archives Temple de Retinne)

 

Collaborateurs directs du Père - Frère Deregnaucourt (désincarné le 4 juin 1918)(Archives Temple de Retinne)

 

 source : FaceBook


 

« Pour la remplacer dans le Temple, mère a désigné le frère DEREGNAUCOURT dont de dévouement ne s’est pas un instant démenti depuis le jour où il a commencé à pratiquer les Enseignements du Père » (Unitif d'août 1912).
    "Les « opérations » sont cependant moins effrayantes au temple antoiniste que dans les salles de nos hôtels-Dieu.
    "C'est la Mère qui procède. La Mère, c'est la veuve d'Antoine, lequel n'est désigné par les antoinistes que sous le vocable de Père.
    "Les fidèles se tassèrent dans le temple. Dans le silence qui précède les grands événements, ils attendirent, regardant devant eux une tribune étroite et longue, sur le bord de laquelle était peint — blanc sur fond noir — l'arbre de la vie, symbole de l'antoinisme. Devant la tribune principale, quelques mètres plus bas, une autre tribune, plus petite.
    "Au bout d'une demi-heure d'attente, un grand diable barbu et chevelu, avec les yeux perdus qu'on prête aux nihilistes russes, apparut sur la tribune la moins élevée et reste là, sans mot dire, le regard dans le vide.
    "— C'est notre frère Deregnaucourt, me dit-on."
Chez les Antoinistes, in L'Écho du merveilleux, 15-07-1913 (Gallica)

    Le Frère Florian accompagna Mère en 1913 pour les consécrations des Temples de la rue Vergniaud, à Paris et de Monaco. Le Frère Florian mourra peu de temps après (dans les Statuts du Culte de 1922, sa femme est déclarée Veuve Deregnaucourt). Dans Antoine de Jemeppe et l'Antoinisme, Hubert Bourguet indique cependant que "M. De Regnaucourt (sic) est  mort en juin 1918 (p.42).
"La "Mère", veuve du "Père" Antoine, a hérité des vertus curatives de son mari et continue son commerce, secondée par un homme chevelu et barbu qui s'est fait une tête de prophète. C'est le père. Il est chargé d'évangéliser les masses, car la "Mère" se contente de faire des gestes."
Après l'Opération, la Mère sort, "suivie du père qui, pendant cette consultation mystique, s'était immobilisé auprès de la chaire dans une attitude inspirée."
La Liberté, 27 octobre 1913 - Le Culte Antoiniste

    Le Temple de Liège, rue Hors-Château (consacré le 14 octobre 1917), a été construit par Florian Deregnaucourt, pour servir d'imprimerie, et ce fut Sœur Deregnaucourt, puis Sœur Louise (une des filles adoptives des Antoine) qui en furent les premières desservantes. (Historique du Culte Antoiniste).
    Il ne servit cependant jamais d'imprimerie, le Père ayant eut l'intuition d'installer l'imprimerie à Jemeppe (où elle se trouve toujours), la machine à imprimer de l'époque est partie dans un musée, après la modernisation des procédés d'impression.

    Lors de la reconnaissance du culte en 1920, la Sœur Deregnaucourt fait partie du conseil d'administration en tant que trésorière. En 1933, elle n'en fait plus partie.

    En 1924, elle accompagne le frère Musin pour la fête du Père à Paris, rue Vergniaud.

    Le 9 juin 1935, Sœur Deregnaucourt consacre le Temple d'Angleur. Pour la cérémonie, Sœur Deregnaucourt était coiffée du bonnet blanc de Mère. A cette époque, Mère décida de revêtir un bonnet blanc pour les événements marquants, "pour symboliser qu'elle avait atteint le fluide du Couronnement (Historique du Culte antoiniste). D'après les archives du Temple de Rétinne, cela lui causa une telle épreuve, qu'elle a dit : "Plus jamais !". Après 8 jours on a reconsacré le Temple avec Mère. Avec Mère, il y avait foule.

 

    En 1925, elle consacre le Temple de Schaerbeek, et en 1932, elle consacre le Temple de Valenciennes.

On connaît la date de décès du frère Florian (4 juin 1918) et de la sœur Deregnaucourt (désincarnée le 29 octobre 1939, alors qu'en 1938, puisqu'une carte postale indique qu'elle aurait consacré le temple reconstruit d'Écaussinnes).

Frère Florian Deregnaucourt et Soeur Emma Deregnaucourt

Signature Florian Deregnaucourt et Emma Crevecoeur (acte de mariage à Orp-le-Grand)

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François Tinlot, architecte des temples antoinistes de Belgique

Publié le par antoiniste

Temple Antoiniste à ériger à Liège 
in Revue Moderne des Arts et de la vie (gallica)

 

L'image du Père, dessinée par le frère Tinlot portait la mention suivante : Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi, puis à partir de 1929 : Le Père fait l'Opération :

 

François Tinlot, architectes des temples antoinistes de Belgique

François Tinlot, architectes des temples antoinistes de Belgique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source : Historique du culte antoiniste

 

François Tinlot, architectes des temples antoinistes de Belgique
on retrouve rarement l'image de "Père fait l'Opération" dans les temples, mais à Orange, elle est conservée.


Il faisait partie du REGLEMENT D'ORDRE INTERIEUR DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU TEMPLE ANTOINISTE DE JEMEPPE-SUR-MEUSE institué par le Père ANTOINE lui-même et mis en vigueur le 01 janvier 1910.

Art I. - Le Conseil d'Administration du Temple Antoiniste de Jemeppe-sur-Meuse se compose:
1° de Mr Louis ANTOINE, Guérisseur à Jemeppe-sur-Meuse, membre de droit;
2° de neuf membres élus qui sont pour l'année 1910:
    - DEREGNAUCOURT Florian, Président.
    - DELCROIX Ferdinand, Secrétaire.
    - DELAUNAY Paul, Trésorier.
    - TINLOT François.
    - HOVEN Mathieu.
    - HOVEN Rénier.
    - OLIVIER François.
    - NIHOUL Narcisse.


Dans la Revue moderne des arts et de la vie, on apprend qu'il fut à l'origine de beaucoup de temples en Belgique, en tant qu'architecte.

ARCHITECTURE & DÉCORATION


Les Envois de M.F. Tinlot au Palais
des Beaux-Arts, à Liège

Les plans et reproductions de travaux exposés par M. François Tinlot à la dernière manifestation en faveur de l'Architecture et des Meubles Liégeois, au Palais des Beaux-Arts de Liège, ont donné, une fois de plus, la mesure du beau talent et de la haute compétence de cet architecte, un des maîtres de l'école belge contemporaine. M. François Tinlot est le parfait type du selfman, de l'homme qui s'est créé lui-même une situation enviable et qui ne doit qu'à ses efforts personnels la consécration de son mérite.

Né le 2 février 1881 à Mons-Crotteux-lez-Liège, M. F. Tinlot, dont les parents étaient peu fortunés, fit cependant ses études industrielles et académiques, consacrant tous ses loisirs au développement de son art, toujours dans sa petite bibliothèque technique et artistique. Ce qu'il sait, ce qu'il connaît, il l'apprit soit par l'expérience, soit par des études patientes et minutieuses au cours des années de sa jeunesse. Il s'établit assez tôt à Lize-Seraing et gagnait bientôt une réputation bien établie — et justement établie — d'architecte audacieux, très au courant de ce qui touche à sa profession. Car il ne s'occupe pas exclusivement d'architecture proprement dite; mais encore de constructions métalliques, de mécanique, d'électricité, de travaux en béton armé, de chaudronnerie, de calculs justificatifs ou plans détaillés, etc.

Cette diversité, cette étendue de compétence, nous la trouvons révélée dans ses envois à l'Exposition à Liège.
A côté d'un magnifique Temple Antoiniste, genre cathédrale, qui va être érigé cette année même place de l'Exposition à Liège ; nous avons vu figurer de très remarquables plans d'usine ; Ce sont les Ateliers de constructions mécaniques Jean Marck à Herstal, la plus ancienne et la plus importante maison de Belgique pour la construction de purgeurs automatiques brevetée.

C'étaient encore les plans généraux de la maison Sarotés de Herstal (province de Liège), une fabrique de motocyclettes de tout premier ordre et dont on ne compte plus les victoires en courses sur route.

Il y avait en outre, les plans généraux des Boulonneries de Liège, du Haut-Pré et de Herstal, les trois principales usines du bassin de Liège pour la fabrication des rivets, boulons, tirefonds, etc.
Plus quelques œuvres encadrées de l'architecte F. Tinlot qui vont être également exposées au Salon d'Art du journal La Meuse, à Liège. Ce sont :
La vue générale des Chaudronneries A. F. Smulders à Grâce-Berleur, Liège, à l'échelle 1/200. — Superficie trois hectares. — Ponts, charpentes, chaudières.
La Manufacture de caoutchouc Octave Houart, à Sclessin. — Isolants, amiante, caoutchouc industriel.
Les Etablissements Gardier, à Sclessin, ateliers mécaniques de haute précision.
Ateliers de construction et de chaudronnerie Arthur Devrin, à Jemeppe-sur-Meuse.
Les Usines Demarteau à Herstal, — Ponts, charpentes, chaudières, chantiers navals.
Les Ateliers de Canons Lochet à Jupille.
Les Fonderies Bartsch à Liège-Longdoz.
Les plans des Forges et Estampage Auguste Lambrecht, à Liège.
Les plans des Forges et Estampage Gillet (Quai Abattoir), Herstal.
Les plans des Forges et Estampage de Nessonvaux (S. A.)
Les plans de Forges et Estampage Olivier, de Herstal.
Ateliers J. et H. Gerkinet. — Vélo et armes, à Herstal.
Fabrique de tuyaux, en grès Collinet-Vercheval (Société an), à Wandre-Liège.
Fonderies Schoonbroodt, à Herstal.
Grande Brasserie à ériger à Anvers.
Villa coquette, propriétaire M. Paul Delaunoy, à Cointe Liège.
Enfin les imposants temples antoinistes de Sclessin, Liège, Fragnée, Visé, Momalle, Herstal, Jumet, Souvret, Ecaussinnes-Carrières.
Toutes ces œuvres fort richement encadrées.

Dans les plans de cet architecte, on demeure confondu devant la précision du travail. Les machines — véritable labeur de miniaturiste — y sont dessinées à l'échelle de 1/100, ainsi que toutes les tuyauteries et appareils. Chacun est un chef-d'œuvre de miniature et de précision qui permet d'apprécier mieux que toute autre chose les exceptionnelles qualités de dessinateur industriel de M. François Tinlot.

                C. De Cordis.


Revue moderne des arts et de la vie, 28-02-1922
source : gallica

 

Voici son acte de naissance :

François Tinlot, architectes des temples antoinistes de Belgique

    On apprend qu'il est né d'une mère célibataire (ce qui ne devait pas être rare à l'époque dans un milieu pauvre) nommée Tinlot. Pourtant on ajoute qu'il est "enfant naturel", mais on ne sait pas de quel père. Est-il décédé avant sa naissance ?

    On apprend par un article de La Wallonie, du 9 août 1928, que Mère l'expulsera lui et sa famille du temple de Seraing dont il était le concierge. L'article ne donne pas plus d'explication quant au motif de Mère. Il semblerait qu'il continuait a pratiquer le spiritisme expérimental, ce que le Père avait abandonné. Mère aurait alors dit "si je ne le fais pas de mon vivant, personne ne l'expulsera."

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Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

Publié le par antoiniste

 

---------->  Photos fournies par Thierry Renard, arrière-petit-fils de la sténographe : en haut, avec son mari François ; en bas, dans le temple de Jemeppe, en train de sténographier.  Merci à Thierry Renard.

 

 

Commentaire sur mon site le 23-05-2009
Marie Desart  De  Thierry Renard  Sujet:  Marie Desart
Bonjour, Je suis l'arrière petit-fils de Marie Desart, sténographe de l'Enseignement du Père Antoine. Je serais désireux d'obtenir de plus amples informations à son sujet...

---------->

Elle est née en 1864 et meurt le  10 novembre 1934. Elle est élève institutrice dès 1880. Elle habite Vinâve d'Île à Liège (face à l'entrée du Passage Lemonnier, proche de la Cathédrale Saint-Paul).

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

Marie Schouleur, élève-institutrice
(La Meuse, 26 juillet 1880)(belgicapress.be)


Je fais suivre ci-dessous les extraits de livre concernant Marie Desart, en souhaitant que cela puisse vous être utiles (retrouvez les livres dans la section bibliographie de mon site) :

Robert Vivier, p.282 :
   "L'un après l'autre, les Vignerons [du Seigneur] entraient. Mme Elskens d'abord, puis Gony, accompagné de son ami Célestin Macot. Ensuite Martin Jeanfils, Nihoul, Hérion, Stalmans, Hollange, d'autres encore. Mme Desart arriva la dernière. Elle n'était pas grande, mais elle avait un port de tête impérieux, et ses gestes étaient empreints d'une sorte d'emphase. Mme Desart était un très bon médium. Avec elle, on ne risquait jamais de rester sans communications. Le problème de l'au-delà l'avait de tout temps intéressée, et les séances de M. Antoine lui donnaient de grandes satisfactions, bien que ce fût une rude tâche, à ce qu'elle disait, que celle du "Connais-toi"."

Robert Vivier, p.295
[le début du chapitre XII évoque une séance durant laquelle Marie Desart, pris par un esprit mis en garde Louis Antoine]


Elle participa déjà certainement à l'écriture de l'Enseignement de 1905 (dont les exemplaires ont été brûlés par Louis Antoine), car le frère Delcroix y participa également et précisa que cette première mouture était l’œuvre des Louis Antoine et plusieurs adeptes.

Historique du Culte antoiniste, p.23
    "De 1906 à 1909, chaque dimanche de 10 h à 12 h, le Maître expose sa Révélation et répond aux questions des assistants. Ses paroles sont retranscrites simultanément par Madame Desart, sténographe de l'Enseignement".

Robert Vivier, p.304
    "Le Maître commença par dire que grâce au dévouement des adeptes il avait pu atteindre un fluide plus pur, et que, si le groupe acceptait cette nouvelle inspiration, il en résulterait un grand bien pour toute l'humanité.
    "A une table en dessous de la tribune, Mme Desart était assise et prenait des notes en se servant de la sténographie."

Pierre Debouxhtay, p.253
    "Lorsqu'en 1906 Antoine se mit à révéler le nouveau spiritualisme, des adeptes jugèrent indispensables de recueillir ses paroles afin de les annoncer "aux malheureux qui ont faim et soif de lumière divine" [l'Unitif, I, I, p.12]. Une adepte, Madame Desart, institutrice, fut chargée de sténographier cet enseignement qui, publiée dans l'Auréole de la Conscience, fut accueilli avec enthousiasme."

[une photo, reproduite dans Robert Vivier, Editions Labor, représente cette scène]
[Peut-être est-elle aussi sur la photo précédente, parmi les membres de la société spirites des "Vignerons du Seigneur"]
Marie Desart, sténographe de l'Enseignement
cf. l'article Écriture de l'Enseignement de mon site.

Régis Dericquebourg, p.145 :
    Elle fit partie du Conseil général du culte de 1911 formé par Louis Antoine, chargé de gérer les affaires matérielles du mouvement.

Pierre Debouxhtay, p.196 :
    Lors de la désincarnation du Père, une adepte raconte ses derniers moments et précise : "Tous nous comprîmes que le moment suprême de la séparation matérielle était arrivé, nous retenions notre souffle, nous écoutions avec une piété profonde les dernières paroles du Père qu'une sœur recueillait, si émue que ses mains tremblaient. Comment a-t-elle pu écrire ? Sur un chiffon de papier avec un crayon prêté, pliée, sa tête près de celle du sublime vieillard, elle écrivait sur le genou..."
Est-ce que c'est là Marie Desart, je n'en sais rien.

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

Marie Schouleur, décès
(La Meuse, 12 novembre 1934)(belgicapress.be)



Pierre Debouxhtay, pp.310-315 :
    En 1922, dans le Moniteur belge, dans les statuts du culte antoiniste comme établissement d'utilité publique, on apprend que Mme Marie Schouleur, sans profession, épouse de M. Dessart [sic, il faut lire Desart], demeurant à Jemeppe-sur-Meuse, de nationalité belge, fait toujours partie du Conseil.
En 1934, ce qui doit être son mari (erreur de la graphie dans les noms de famille, bien que la domiciliation soit différente : était-elle près de Mère pendant que son mari était adepte du temple de Seraing, c'est là des suppositions) est secrétaire du Conseil d'administration :
Desart, François, 69 ans, sans profession, rue des Sables, 120, à Seraing-sur-Meuse

    François Desart est né en 1865 et meurt en début octobre 1939.

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement et François Desart

François Desart, décès
(La Meuse, 3 octobre 1939)(belgicapress.be)



Et bien sûr, pour avoir un aperçu de sa personnalité, vous pouvez vous reporter à la biographie du Père Antoine au début de la Révélation (qu'elle a écrit avec le frère Deregnaucourt, que vous trouvez également dans le fascicule gratuit dans les Temples Que savez-vous du culte antoiniste ?, et sur le site www.antoinisme.com) et surtout son récit de sa contribution en tant que sténographe de l'Enseignement à la fin de la Révélation.

Peut-être d'autres lignes de sa main sont présentes dans les Unitifs, mais je n'en suis pas sûr.

Marie Desart, sténographe de l'Enseignement

Collaboratrice directe du Père - Soeur Desart, sténographe de l'Enseignement, désincarnée le 9 novembre 1934 (archives Temple de Retinne)

Collaboratrice directe du Père - Soeur Desart, sténographe de l'Enseignement, désincarnée le 9 novembre 1934 (Archives Temple de Retinne)

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