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Léon Tolstoï, bienveillant à l'égard des écrits de Louis Antoine

Publié le par antoiniste

Léon Tolstoï et Valentin Boulgakov en 1910

Léon Tolstoï et Valentin Boulgakov en 1910

    On sait que Léon Tolstoï avait pris connaissance de la Révélation du Père Antoine par le biais de son journal intime ainsi que des écrits de son secrétaire Valentin Boulgakov. Voici ce qu’il déclara à propos de la philosophie de l’antoinisme, vers 1910 :

 

    Extraits du journal de Tolstoï :

[28 сентября 1910]. Жив. Но нездоров, слаб. Приезжала Саша. Я ровно ничего не делал и не брался за дело, кроме писем, и тех мало. Ездил к М[арье] А[лександровне]. Там Николаев. Возвращаясь, на выезде из деревни, встретил Ч[ерткова] с Ростовце[вы]м. Поговорили и разъехались. Он явно б[ылъ] оч[ень] рад. И я также. Веч[ером] читал. Одна книга писателя из народа, соревнователя Горького, а интересная книга: Antoine Guerisseur. Верное религиоз[ное] мировоззрение, только нехорошо выраженное.

[28 septembre 1910]. Vivant. Mais santé mauvaise, faible. Sasha est arrivée. Je n'ai absolument rien fait et je n'ai rien entrepris de mon travail, sauf des lettres, et seulement très peu. Je suis allé chez Maria Alexandrovna [impératrice consort de Russie]. Là, il y avait Nikolaïev. En revenant du village, a rencontré Chertkov [éditeur de Tolstoï] avec Rostovtsev. Nous avons parlé et nous nous sommes séparés. Il était visiblement très content. Et moi aussi. Dans la soirée, j'ai lu. Un livre d'un écrivain du peuple, concurrent de Gorki, mais un livre intéressant : "Antoine le Guérisseur". Véritable vision religieuse du monde, mais mal exprimée.

 

[…]

1 Окт. […] Черткова статья о душе и Боге, боюсь, что слишком ум за разум. Радостно, что одно и тоже у всех истинно самобытных религиозных людей. У Antoinle Guerisseur тоже.

1er oct. […] L'article de Chertkov à propos de l'âme et de Dieu, j'ai peur qu’il a tout à fait raison. Il est bien que la même chose soit pour tous les religieux véritablement originaux. Pour Antoine le Guérisseur aussi.

 

Source : http://az.lib.ru/t/tolstoj_lew_nikolaewich/text_1050.shtml

 

    Une édition annotée (Дневник 1910 г. Примечания) indique, plus précisément :

Antoine le Guérisseur. Верное религиозноe, мировоззрение, только нехорошо выраженное. — Толстой получил 12 сентября 1910 г. книгу: «Culte Antoiniste. Révélation d’Antoine le Guérisseur (dédicacé L. T. 12 sept.)» [«Культ Антуанистов. Откровение Антуана целителя - с посвящением Л. Т-му (франц.). »].

Д. П. Маковицкий приводит слова Толстого об этой книге. «Прекрасная книга. У него религиозно-нравственное учение совершенно сходное с моими взглядами, и, читая книгу, я встречаю свои мысли, что мир — иллюзия, что в душе бог. Он учит, что только любя врагов, узнаешь бога».

Далее Маковицкий пишет в записи от 29 сентября: «А вечером за столом Лев Николаевич прочел из этой книги, составленной двумя последователями Antoine’а (один из них — женщина, стенографировавшая его речи) биографию необразованного Antoinea, родившегося в 1846 г. близ Льежа [Бельгия], в семье углекопа; сам он рабочий на металлургической фабрике. Он вегетарианец, жена согласна с ним; они воспитывают двух сирот. Он был католиком, потом увлекался спиритуализмом — не экспериментальной стороной его, а нравственной. Он объясняет по-своему непонятные места Библии. Многие обращаются к нему, и он исцеляет их от болезней. Лев Николаевич советовал Булгакову прочесть эту книгу». См. также дневник Булгакова, стр. 324 и 327.

Antoine le guérisseur. Vrai vision religieuse du monde, seulement mal exprimée. Tolstoï a reçu un livre le 12 septembre 1910 : « Culte antoiniste. Révélation d'Antoine le guérisseur (dédicacé L. T. 12 sept.) : ».

 

 

 

D.[ushan] P.[etrovitch] Makovitsky rapporte les paroles de Tolstoï à propos de ce livre. « Beau livre. Il a un enseignement religieux et moral qui est tout à fait semblable à mon point de vue, et quand j'ai lu le livre, je retrouve mes pensées comme quoi le monde est une illusion, que Dieu est dans l'âme. Il enseigne que ce n’est qu’en aimant ses ennemis que l’on connaît Dieu. »

Plus loin, Makovitsky écrit dans ses écrits du 29 septembre : « Dans la soirée, à table, Lev Nikolaïevitch lu dans ce livre, composé par deux disciples d’Antoine (l'un d'eux est une femme qui sténographie son discours), la biographie d’Antoine, sans éducation, né en 1846, près de Liège [Belgique], dans une famille de mineur ; il travaillait lui-même à l'usine métallurgique. C'est un végétarien, sa femme le suit en tout ; ils recueillent deux orphelins. Il était catholique, puis il s’initia au spiritisme – non pas le côté expérimental de celui-ci, mais la morale. Il explique à sa manière les endroits inintelligibles de la Bible. Beaucoup de gens se tournent vers lui, et il les guérit de diverses maladies. Lev Nikolaïevitch conseilla à Boulgakov de lire ce livre. »

 

 

Voir aussi le journal de Boulgakov, p. 324 et 327, à une remarque de Sofia Andreevna :

В. Ф. Булгаков в своем Дневнике (стр. 327) рассказывает, что 29 сентября во время чтения книги Culte Antoiniste, Лев Николаевич, между прочим, прочел одно место о любви к врагам. — «Это притворство! — заметила присутствовавшая тут же Софья Андреевна. — Я этого не понимаю!» — «Непонимание предмета еще не опровергает его, — сказал в ответ на это замечание Лев Николаевич».

V.F. Boulgakov dans son journal (p. 327) dit que, le 29 septembre, en lisant le livre du Culte Antoiniste, Lev Nikolaïevich, entre autres, a lu un passage sur l'amour de ses ennemis. « C'est de la comédie ! – a remarqué immédiatement Sofia Andreïevna. Je ne peux pas comprendre cela ! » – « Ne pas comprendre un sujet ne le réfute pas encore », a déclaré Léon Nikolaïevitch [Tolstoï] en réponse à cette remarque. » 

Source : http://tolstoy-lit.ru/tolstoy/dnevniki/1910/dnevnik-1910-prim-8.htm

 

Boulgakov raconte que Léon Tolstoï évoquera encore ce livre le 1er octobre, le 5 octobre, et le 6 octobre où il précise le propos de l’écrivain et penseur russe :

Очень хороша; как может рабочий писать таким немного напыщенным тоном? Но сущность очень глубока, одна, вечна. Разумеется, это такая книжка — никто на нее внимания не обратил.

Très bien ; comment un travailleur peut-il écrire d’un ton si légèrement pompeux ? Mais l'essence est très profonde, unique, éternelle. Bien sûr, c'est un tel petit livre – personne n'y a prêté attention.

Source : http://feb-web.ru/feb/tolstoy/critics/ma4/ma4-147-.htm?cmd=p

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Dissidence de M. Jousselin

Publié le par antoiniste

    Dans la revue Leodium (Société d'art et d'histoire du Diocèse de Liège) de 1928, Pierre Debouxhtay s'adresse aux lecteurs en indiquant que "les renseignements sur deux antoinistes schismatiques : Dor (à Roux, puis à Uccle) et Jousselin (à Verviers, puis à Paris) seraient les bienvenus".

    Il publie son livre de référence (Antoine le guérisseur et l'antoinisme) quelques temps après, en 1934. Il ne signale qu'en note le fait que "dans le tome II, un chapitre sera consacré à Dor et à ses doctrines". Le tome II ne verra jamais le jour. On ne saura pas s'il avait l'intention d'en dire plus également sur M. Jousselin.

    En fin de son ouvrage, Délivrez-nous du mal (Grasset 1936), Robert Vivier indique ce schisme dans une note de bas de page : "Signalons que l'antoinisme a connu des schismes, ceux de Pierre Dor dans le Hainaut et de Jousselin à Verviers".

    C'est donc à Pierre Debouxhtay que l'on doit cette indication de l'existence de ce M. Jousselin. Malheureusement, il ne l'évoque pas dans son livre de 1945, alors qu'il s'attarde longuement sur la dissidence du temple d'Angleur par le frère Hanoul.

    Dans un numéro de Touche à tout de novembre 1913, consacré aux guérisseurs parisiens, on trouve mention d'un M. Jousselin. "Ce jeune apôtre et thaumaturge ne s'adresse qu'à l'âme, et emploie, pour guérir les maladies, non plus un remède secret, mais une force secrète sur laquelle nous ne pouvons obtenir le moindre éclaircissement. C'est en vain que nous insistons. M. Jousselin secoue sa longue chevelure et roule ses yeux de visionnaire mais ne répond pas ; enfin il dit, lassé : « C'est de la philosophie transcendante » ; du coup nous ne le retenons plus et le guérisseur peut aller devant un auditoire effaré, mais sympathique, exposer ses nobles projets. Là, il avoue son ignorance avec une modestie touchante, mais il a des convictions et il faut qu'on les partage. Il veut, donc fonder une belle ligue d'éthique et du bien moral qui, naturellement, régénérera le monde entier."

Dissidence de M. Jousselin

    On y trouve également une photo de ce M. Jousselin. Le texte fait également référence au Père Antoine en ces termes : "Cette clairvoyance, le guérisseur Antoine de Belgique la possède au plus haut degré et c'est là, paraît-il, une des principales causes de son succès. Parmi les milliers de malades qui viennent chercher auprès de lui la guérison, il n'y en a pas un dont il puisse indiquer la nature du mal. « Il lit en nous aussi bien que dans un livre, mieux encore puisqu'il ne sait pas lire », disait un de ses naïfs admirateurs."

    Enfin dans la Revue spirite, du 1er novembre 1910, on lit un encart concernant un professeur Jousselin venant de Belgique, s'agit-il là de notre Jousselin ? Le nom de son École de philosophie pratique et d'Ethique semble rappeler ce que disait Touche à tout en fin d'article.

    

Dissidence de M. Jousselin

    Sous le titre d'École de philosophie pratique et d'Ethique, le professeur Jousselin, spiritualiste initié aux phénomènes psychiques, espère enseigner et appliquer la méthode d'observation et d'éducation des types humains qu'il a expérimentée pendant plus de deux ans en Belgique sur plusieurs milliers de personnes.
    M. Jousselin observe d'abord la physionomie et l'attitude générale de son sujet et découvre, par des procédés scientifiques, par l'intuition ou par des dons personnels, le caractère, les tendances, les aspirations et l'état de santé de l'individu qu'il observe.
    Les conseils pratiques que peut donner M. Jousselin ont donc une base positive qui n'est autre que le tempérament psycho-physiologique du sujet ; ils sont très utiles pour la conduite générale de la vie et modifiables suivant la voie et les aptitudes qui correspondent à un tempérament particulier.
    Enfin, quand besoin est, dans la mesure de son pouvoir et aussi de la confiance qu'on lui accorde, M. Jousselin agit fluidiquement sur les âmes affligées ou malades. Pour ces derniers cas, l'inspiration de se rendre auprès du guérisseur, exécutée avec promptitude, facilite l'opération.
    Les cours seront annoncés ultérieurement. Adresse provisoire pour les consultations et les renseignements.

                                                              R. JOUSSELIN
                                              
12, rue de la Picardie, Paris (3e arrond.).

    Tous les jours de 4 à 7 ; le lundi, le jeudi et le samedi, de 8 à 9 heures du soir.

Revue spirite, 1er novembre 1910

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Antoinistes - Couple avec enfants

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Antoinistes - Couple avec enfants

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Antoinistes - Couple avec enfants - détail sur la Révélation

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Antoinistes - Couple avec enfants - détail

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Calisto Peretti, peintre sauvé par les Antoinistes

Publié le par antoiniste

Calisto Peretti, peintre sauvé par les Antoinistes

Calisto Peretti (Trentini nel Mondo - Marzo 2016) 
https://issuu.com/rivista_trentininelmondo/docs/marzo_2016

    Degli immigrati cechi di culto Antonista indicano le cure naturali che guariscono il bimbo gravemente ammalato, quindi i Masson, una famiglia del posto, lo nutrono ed allevano come un figlio. (Les immigrants tchèques de culte Antoiniste indiquent les remèdes naturels qui guérissent l'enfant gravement malade, alors que les Masson, une famille locale, le nourrit et l'élève comme un fils.)

 

    In seguito, vivendo in una baracca umida e fredda, io inevitabilmente contrassi una broncopolmonite.
    A volte, come in un flash-back, ho un ricordo febbricitante e doloroso di una canzone che mamma mi cantava, con un singhiozzo in gola:"Nanna, dodo, nanna dodo, questa sera vien papà". Per i medici io ero condannato. Una coppia di immigrati cechi compassionevoli aiutava mia madre come poteva. Quella brava gente erano seguaci del Culto Antonista considerato  ingiustamente come una setta. Ma non aveva nulla di settario poichè rispettava tutte le filosofie e le religioni. Mamma, malgrado la sua educazione cristiana, era disperata e accettò il loro aiuto.
    Molto tempo fa mi ricordo che un giorno mi raccontò di avermi guarito, seguendo i consigli di questa coppia, spalmandomi completamente con una mistura di erbe e di oli (probabilmente essenziali). Checché se ne voglia dire, io devo la vita a queste persone che ho sempre rispettato.  Mamma gli è rimasta fedele fino alla fine.
    Noi continuavamo a vivere nelle difficoltà, mia mamma doveva allevare tre figli senza mezzi. Allora sempre questa coppia ceca ci mise in contatto con una famiglia belga senza figli loro conoscenti, i signori Masson, che molto caritatevolmente mi accolsero, curarono, nutrirono, circondandomi di affetto per quasi tre anni. Sono diventati i miei padrini Emile e Georgina.  Oggi non ci sono più ma penso a loro con una profonda gratitudine, emozione e tenerezza. 

source : http://calistoperetti.be/textes/italien/page2.html

    Par la suite, vivant dans le baraquement humide et froid, j'ai contracté inévitablement une bronchopneumonie.
    Parfois, un flash-back ravive en moi le souvenir fiévreux et douloureux d'une chanson que me chantait maman, un sanglot dans la voix: "Nanna dodo, nanna dodo, questa sera vien papa". Pour les médecins j'étais condamné! Un couple d'immigrés tchèques compatissants aidait ma mère comme il le pouvait. Ces braves gens étaient adeptes du Culte Antoiniste considéré à tort comme une secte qui n'avait rien de sectaire puisque respectueux de toutes philosophies et religions. Maman, malgré son éducation chrétienne, en désespoir de cause, accepta leur aide.
    Il y a très longtemps je me souviens qu'un jour elle m'avait raconté m'avoir guéri, suivant leurs conseils, en m'enduisant complètement d'une mixtion d'herbes et d'huiles (probablement essentielles). Quoique l'on puisse penser, je leur doit la vie et le respect! Maman leur est restée fidèle jusqu'au bout.
    Continuant à vivre dans les difficultés avec nous trois, toujours ce même couple tchèque connaissait M. et Mme Masson, un ménage sans enfants qui, charitable, m'ont accueilli, nourri, soigné et entouré d'amour durant près de 3 années. Ils sont devenus parrain Emile et marraine Georgina. Aujourd'hui, ils ne sont plus, mais je pense à eux avec une profonde gratitude, de l'émotion et de la tendresse.

Source : http://www.calistoperetti.be/textes/page2.html

Calisto Peretti (Né à Saint-Ghislain le 29 mars 1937), Peintre - Sculpteur - Graphiste, est fils d'un mineur venu s'installer en Belgique dans les années '30. Il n'a pas connu son père, terrassé six mois après sa naissance. L'absence paternelle marquera toute sa jeunesse. Il trouvera refuge à ses angoisses dans le dessin.

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Apparition de la Vierge à des Antoinistes

Publié le par antoiniste

Également à Chaineux (actuellement dans la Commune de Herve)
À Chaineux, la Vierge serait également apparue en 1933. Cette année là, elle devait avoir des fourmis dans les jambes... Là, l’événement se situe le 5 octobre.
Trois témoins de Houlteau-Chaineux, Jeanne Emonds âgée de cinq ans, issue d’une famille très pauvre et de culte Antoiniste, Marie (10 ans), sa sœur qui l’accompagnait lors de cette première apparition, ainsi qu’une voisine, Bertine Weusten, auraient été témoin de ce prodige.

La Vierge nous rend visite...
Le saviez-vous ?
Présence, le mensuel d'éducation permanente du
Centre culturel de Dison
n° 350 - octobre 2013, p.14
source : http://www.ccdison.be/presence/Presence_350-10-2013_web.pdf


Le 5 octobre, c'est une fillette qui vit la première la Vierge apparaissant dans un nuage à Chaineux. D'autres personnes virent ensuite, ce jour-là et d'autres jours qui suivirent. Certaines personnes entamèrent même un dialogue avec l'apparition. Le 15 octobre, le petit Charles Gillet la vit arriver vers lui, de loin, dans le ciel, en grandissant. Elle saignait légèrement du côté gauche. Elle lui demanda un oratoire et déclara qu'elle ne reviendrait plus "à cause de ceux qui raillent." Mais par ses supplications, l'enfant obtint que la Vierge changeât d'avis. Le 17 octobre, il y avait là plus de 5000 personnes assemblées. L'enfant était tenu par deux prêtres. La Vierge lui dit qu'elle ne reviendrait plus parce que tout cela faisait trop de peine aux parents du petit. Malgré la création rapide d'un comité d'organisation du pèlerinage et des prières, ce site d'apparitions tomba rapidement dans l'oubli.
Marc Hallet, Les apparitions de la Vierge et la critique historique, liège, 2011
LA GRANDE VAGUE BELGE D'APPARITIONS MARIALES, p.185
source : https://fr.scribd.com/doc/62639179/Les-apparitions-de-la-Vierge-et-la-critique-historique


Le 5 octobre 1933, puis à 17 reprises dans les semaines suivantes, la Vierge Marie est observée, belle, vivante, pleine de douceur et de tendresse, par trois témoins d'Houlteau-Chaineux, bourg paisible de la Wallonie (diocèse de Liège), sorti de la torpeur économique au cours du XIXe siècle grâce à l'essor de l'industrie textile. Jeanne Edmonds, Charles Gillet (5 ans) et Georges Dunaime (37 ans) furent les bénéficiaires de cette grâce exceptionnelle.
Amis et prêtres les accompagnèrent rapidement dans la prière et les sacrements. Les faits furent transmis aux autorités ecclésiastiques. Mais Mgr Kerkhofs, évêque diocésain, déjà sollicité par d'autres manifestations (Beauraing, Banneux, etc.) préféra ne pas prendre de décision canonique ni mener une enquête longue et complexe.
L'église de Chaineux prend son origine en 1671 lorsque le roi Charles II d'Espagne décida de la construction d'une chapelle catholique en ces lieux. En 1703, naquit ainsi une nouvelle paroisse communale. L'édifice originel, détruit en 1834, fut remplacé trois ans plus tard par une église de style néoclassique, plus vaste et plus attrayante. Elle abrite une belle statue de la Vierge à l'Enfant de Ponday de Rendeux (1736).

La Carte mariale du monde
source : http://www.cartemarialedumonde.org/fr/sanctuaire-info/houlteau-chaineux


   Dans le journal du chanoine Jean Schmitz, secrétaire particulier de l’évêque de Namur Mgr Heylen, tenu de août 1914 à février 1919, on lit :
"Jeudi, 4 novembre [1915]
    Au Grand Duché, un ministère clérical arrive au pouvoir. Deo Gratio et bravo à la Petite Grand Duchesse.
    Nous continuons les apprêts de la Réponse au Livre Blanc : les dominicains de S. Servais copient la Note, les Chanoines de S. Augustin la réponse de Liège, je prépare les lettres d’accompagnement au Nonce, au Cardinal, aux Ambassadeurs, au Gouverneur Général, à Sa Sainteté le Pape Benoît XV.
    Mgr s’est rendu le 28 octobre à Dinant, pour la bénédiction de l’Ouvroir, dirigé par Melle del Marmol. On a fait des difficultés à l’œuvre, parce qu’on a éliminé une Antoiniste, la fille d’Antoine Eliet, le chef des Antoinistes de Dinant. A noter que cette fille était entrée avec la recommandation de M. le Curé de Leffe, qui l’a d’abord protégée contre les moqueries de ses compagnes. Mais quand il eut constaté qu’elle faisait, de la façon la plus sotte et fanatique, de la réclame pour l’Antoinisme, il l’a priée ou plutôt engagée à sortir : Inde irae."

La Vierge apparaît à Chaineux (Paris-soir, 18 oct 1933) 

La Vierge apparaîtra-t-elle de nouveau, ce soir au petit mécano de Chaineux ?

Article de Paris-soir, du 18 octobre 1933

cliquez sur l'image pour agrandir

 

Apparu peu de temps après celle de Banneux (du 15 au 20 janvier 1933), l'affaire n'a pas été prise au sérieux. Les parents antoinistes des petites Jeanne et Marie ne laissaient peu de crédit aux dires des enfants.

Apparition de la Vierge à des Antoinistes

 

 

photo issue du Livret Les Apparition de la Vierge à Houlteau-Chaineux  (1933)

les trois visionnaires, Marie Emonds (10 ans), Jeanne Emonds (5 ans) et Charles Gillet (12 ans), le petit mécano de l'article

(source : www.arvia.be)

 

 

Apparition de la Vierge à des Antoinistes

Apparition au hameau de Houlteau-Chaineux (La Meuse, 19 octobre 1933)(Belgicapress)

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Georges Marlow, médecin et écrivain défenseur de l'antoiniste

Publié le par antoiniste

Albert et Marie Mockel avaient perdu leur fils unique Robert à la fin de la guerre de 1914-1918. Adonnés au spiritisme, ils sont entrés en communication avec le mort ; la mère, du moins, en était tout à fait convaincue. Voici comment Marlow, vers la fin de 1924, accueillit cette nouvelle :

                      Mon cher Albert,

    Ce n'est pas la première fois que je vois le spiritisme opérer ce miracle, et la sérénité qu'il apporte aux âmes les plus angoissées est vraiment admirable. Quelle joie pour votre femme que de réentendre la voix de son fils et quel apaisement pour vous, mon pauvre ami, qui cherchez en vain la paix de l'esprit et du coeur. Il faut encourager toutes les superstitions si elles parviennent à sauver les âmes. Je ne suis pas de ceux qui rejettent les dogmes et les croyances. Si, pour ma part, je suis libre penseur, j'approuve toujours l'idée religieuse, le spiritisme et même le fétichisme le plus absurde du moment où j'y sens attaché le bonheur de l'un ou de l'autre être. J'ai défendu l'Antoinisme devant mes confrères inquiets d'une concurrence plutôt qu'épris de vérité. J'ai engagé plusieurs de mes malades, qui me parlaient de Lourdes, à faire le pèlerinage, et quand j'ai vu des malheureux se jeter à coeur perdu dans le spiritisme et y trouver l'apaisement et la joie, je les ai approuvés d'enthousiasme. Car il y a quelque chose de si absurde et de si orgueilleux à vouloir au nom d'une science en perpétuelle évolution condamner telle ou telle croyance ! Croyez-moi, mon cher Albert, encouragez votre femme. Et qui sait ? Maeterlinck a peut-être raison.

 

    Peu après, début janvier 1925 vraisemblablement, il précisa sa réaction personnelle à l'égard du spiritisme, qui n'est pas sans heurter son esprit critique,dit-il avec une fermeté dont on peut déduire que ses positions de libre penseur étaient inexpugnables.

    Ainsi vous avez découvert dans le spiritisme une source nouvelle de joie. Je n'en suis nullement étonné : vous aviez vu votre femme puiser dans cette doctrine un tel réconfort et sans doute aviez-vous assisté à des troublants phénomènes que forcément vous aussi vous êtes devenu spirite. Vous connaissez mes idées à ce propos : je vous les ai exprimées dans une précédente lettre. Vous me permettrez maintenant de vous parler à cœur ouvert et de vous demander un service d'ami. J'ai eu de fréquentes occasions de rencontrer des spirites convaincus et souvent j'ai été sollicité d'assister à leurs séances. J'ai toujours décliné leurs invitations et toujours j'ai refusé de discuter leurs doctrines. Attitude que vous qualifierez comme vous le voudrez, mais que j'entends conserver pour plusieurs raisons. La première est que le spiritisme ne requiert pas ma curiosité et que je ne tiens pas à m'encombrer de théories, poétiques certes, mais qui ne sont pas sans heurter mon esprit critique. De plus, je n'ai pas de loisirs : ma vie est terriblement occupée et il ne me plaît pas d'explorer de nouveaux domaines. J'exerce ma profession et j'ai la passion de la littérature ; je me trouve satisfait ainsi ; de plus, j'ai l'esprit plus scientifique que philosophique. [...] J'ai le respect de toutes les croyances. Mais je ne discute jamais avec les convaincus : ils vivent dans un monde admirable ; ils sont heureux, et cela seul importe. Quand les convaincus sont mes amis, je me refuse avec plus d'énergie encore à les encombrer de mes réflexions et de mes remarques. Mes remarques et mes réflexions risquent de troubler notre amitié. C'est pourquoi, cher Albert, nous ne parlerons pas de spiritisme quand vous viendrez : il me suffit de vous savoir, votre pauvre femme et vous, heureux d'avoir retrouvé le chemin de l'espérance. Si ce chemin se trouve être en même temps celui de la certitude, j'en serai plus reconnaissant encore aux amis qui savent vous arracher à votre chagrin.

Paul DELSEMME, Les écrivains francs-maçons de Belgique, p.221 Bruxelles : Bibliothèques de l’Université libre de Bruxelles, 2004 source : http://digistore.bib.ulb.ac.be/2012/i9782930149028_000_f.pdf

 

    Georges Marlow (1872-1947), né à Malines d'un père d'origine bruxelloise et d'une mère malinoise d'origine wallonne, avait publié sa première plaquette, Evohé !, en 1891, dont personne, semble-t-il, ne rendit compte. Il l'avait dédiée à Pierre Iserentant, son professeur de rhétorique latine à l'Athénée de Pitzemburg. Entré à l'Université libre de Bruxelles en octobre 1890, Georges Marlow obtint le diplôme de docteur en médecine en juillet 1898. Il collaborait aussi à La Nervie, qui, dans son numéro du 1er juin 1894, inséra "Paroles de folie". La musicalité de ce sonnet charma Albert Mockel, qui, de Paris, le fit savoir sur-le-champ à "Monsieur Paul Alériel" (pseudonyme de G.Marlow). C'était le début d'un échange épistolaire qui se poursuivit durant un demi-siècle. Pendant quarante ans, il fut le médecin ucclois tout dévoué à ses patients et adoré par eux. Un Square au sud de l'avenue Brugmann porte son nom (anciennement Place ou Square Brugmann). En 1926, il se décida à faire paraître en plaquette son œuvre maîtresse, Hélène, dédiée à Albert Mockel, une méditation sur la fuite du temps. Le 9 avril 1932, Georges Marlow fut élu membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises, où il occupa le siège de Max Elskamp.

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recherches de Diane Moore sur son grand-père

Publié le par antoiniste

Voici une partie de son email :

"Autrement, je vais vous poser une question: comme je vous l'ai dit dans mon dernier email, je suis en train de rédiger les écrits autobiographiques de mon grand-père, Mathurin Monier, historien breton; sa belle-sœur (ma grand-tante) était membre de votre culte, et avait très bien connu le frère Jeannin. Puisqu'il parle du frère Jeannin d'une façon très positive dans le livre, j'ai voulu ajouter quelques références utiles pour le lecteur.

Je savais que ma grand-tante était membre du culte antoiniste, mais à vous dire la vérité ce n'est qu'en lisant votre blog que j'ai commencé à apprendre la philosophie un peu mieux. Parmi les photos de famille j'avais trouvé une grande photo originale il y a un quelques années, que ma mère me disait était de mon arrière grand-oncle Joseph Plessix, artiste-peintre et photographe (Yvignac, 8.07.1825 / Dinan, 1907), qui lui aussi avait eu des idées philosophiques / religieuses de tendance antoiniste. Mais en regardant la photo maintenant et la comparant aux images du Père Antoine, je me demande si cette photo ne serait pas une photo du Père Antoine et non de l'arrière grand-oncle? A moins que l'oncle avait voulu se portraiturer de cette façon? Je suis confondue!

Je vous adresse deux photos - celle qui me confond, et un autoportrait de l'arrière grand-oncle afin que vous voyiez les ressemblances. A toutes fins utiles je vous signale que mon arrière grand-père fut professeur de philosophie à la Sorbonne et avait l'esprit très ouvert à toute pensée. je vous remercie d'avance de vos avis.

Au plaisir de vous lire,

Diane"

 

voici l'adresse du site : http://www.chateautourelles.co.uk/the-late-19th-century.php

 

    Pour ma part, je vois également une grande ressemblance entre le portrait en question et le Père Dor plus âgé.

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Léon Meunier - Osons témoigner

Publié le par antoiniste

         TEMOIGNAGE
    Osons témoigner.
    Parfois nous avons la vérité sur les lèvres et nous hésitons, nous craignons, nous n'osons la proférer.
   Une excuse est toute prête pour notre faiblesse : « La vérité est inutile à dire. »
    Il faudrait rectifier : la vérité que nous avons tenue captive eût peut-être été inutile à ceux à qui nous nous adressions, mais infailliblement elle nous eût été utile à nous-mêmes.

                 *    *

    En cherchant la vérité, j'ai rencontré Antoine et découvert la foi, source de force de lumière et d'amour.
    Ma conviction est que le moindre d'entre nous est capable de puiser à cette source, puisqu'elle est en lui et qu'il lui suffit de la connaître.


Léon Meunier, ...et la lumière luit dans les ténèbres, Imprimerie typographique du ''Bourguignon'', Auxerre, 1923, p.91

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Vital Coutin, desservant du temple de Saint-Etienne en 1937 - La Grande Pyramide

Publié le par antoiniste

    On apprend qu'en 1916, à 42 ans (il est donc né vers 1874), Vital Coutin se met au service de l'oeuvre du Père (p.53 du Maître de la Grande Pyramide).

    Un certain Vital Coutin demande un permis de construire une maison individuelle en 1925, dans le Chemin du Biolley, à Aix-les-Bains. Il semble bien que cela soit le même que nous connaissons, puisqu'il évoque dans son livre son acquittement par le tribunal de Chambéry.
    Le temple antoiniste sera construit dans cette ville l'année précédente. Le Chemin du Biollay à Aix est devenu la Rue Isaline. Le temple se trouvait alors dans la rue Isaline, puis chaque portion de la rue fut nommé différemment. Le temple se trouva alors dans la rue des Antoinistes. La rue se nomme maintenant le Chemin Saint-Exupéry.
source : http://www.patrimoine-aixlesbains.fr/?page=fiches&p=IA73001509
    Dans son livre Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui, il donne l'année de son acquittement par le tribunal de Chambéry. Il était donc bien dans la région à l'époque.

    En 1937, il est le desservant du temple de Saint-Etienne et écrit un écrit mystique à partir du Secret de la Grande Pyramide de Georges Barbarin écrit 1936 : Le maître de grande pyramide annoncé par le langage des pierres. Cent-cinquante trois clés de l'énigme, démonstration scientifique et morale des deux passages du sauveur de la race humaine (Éditeur : Paul Leymarie).
    Une version plus complète de 1940, intitulée Le Sauveur de la race humaine, Annoncé par la grande pyramide, les textes égyptiens et les Évangiles avec preuves à l'appui a été distribuée à certains desservants.
    Ce livre annonce le retour du Père, étant le deuxième messie pour l'année 1945, mêlant dans ces calculs divers livres saints, ainsi que des dates de la vie de Louis Antoine et de la propre vie de l'auteur (l'année de sa conversion à l'antoinisme, celle de son acquittement par le tribunal de Chambéry, celle de la publication de son livre, le chiffre 44, puisque le temple de Saint-Etienne était le 44e temple antoiniste).

    Ces deux écrits sont succinctement décrits par Régis Dericquebourg, dans Les Antoinistes, au chapitre Vers un retour du Père ? (p.52-56) montrant l'importance que cette idée a pu avoir sur une partie des adeptes.

    Signalons encore qu'un certain Vital est l'auteur de Connaître ce n'est pas savoir, dans l'Unitif n°7, p.11-14. Il s'y décrit comme aimant les lettres et ayant étudié les différents philosophies et morales avant de rencontrer le Père.

Dans les archives de Tours, un document reprend la liste des desservants des temples en 1945. On y retrouve un Frère Coutin.

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