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La naissance des dieux

Publié le par antoiniste

    La destinée de l'Homme lui-même était un problème. Avant la naissance, l'homme n'existe pas encore ; après la mort, il n'existe plus. La question que se posait les Anciens concernait la possibilité d'une autre vie ailleurs, après la mort. Mais si le corps ne bouge plus et demeure à l'endroit où il a été enterré, où vivra le défunt ?
    Au cours de cette sorte de mort quotidienne qu'est le sommeil, il nous arrive de rêver. Même si son corps ne quitte pas le lit où il repose, l'homme endormi connaît parfois, en rêve, d'étranges aventures et semble alors vivre une existence différente.
    Peut-être y a-t-il dans chaque homme un "double", un esprit, une âme unie au corps mais qui peut vive indépendamment de lui ? Est-ce cette âme qui subsiste après la mort ? Si la réparation de l'âme et du corps se produit quotidiennement à l'occasion du sommeil, pourquoi ne se produirait-elle pas au moment de la mort ?
    C'est sans doute un raisonnement proche de celui-ci qui est à l'origine de l'une des plus anciennes manifestations de la spiritualité humaine : le culte des morts. C'est parce que l'on croyait à la survie de l'âme que l'on déposait dans les tombes les objets familiers et les armes du défunt, ainsi que des provisions : en fait, tout ce dont il pouvait avoir besoin dans une autre vie. Ainsi prirent corps peu à peu deux idées fondamentales de la pensée religieuse : la présence, dans chaque homme, d'une âme immortelle, et l'existence d'un au-delà.

Tout l'univers
, volume 2
La naissance des dieux, p.297
Hachette, Paris, 1982

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expression ''Glück im Unglück haben''

Publié le par antoiniste

Glück im Unglück haben.

Avoir de la chance dans sa malchance.

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Textes sacrés, sacrés textes

Publié le par antoiniste

Dans son livre, Amin Maalouf manie volontiers le paradoxe et l’humour pour expliquer que les sociétés façonnent les religions plus que l’inverse

«L’homme ne doit pas se couvrir la tête parce qu’il est l’image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme; et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. C’est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.»

L’exemple est malicieusement choisi mais la citation authentique: saint Paul, Epître aux Corinthiens. Des lignes qui auraient amplement suffi à condamner les chrétiennes d’Europe au voile si l’Europe l’avait voulu. Dans son livre, Amin Maalouf les cite pour démontrer que ce sont d’abord les sociétés qui façonnent les religions, et non l’inverse.

Un autre thème qui lui tient à cœur est la distinction, en matière de religion, entre l’identité culturelle partagée et la foi proprement dite. Pour l’illustrer, il raconte une vieille blague juive. Un père athée, pour assurer à son fils la meilleure instruction possible, le met chez les jésuites. Un jour, ce dernier, fort de ce qu’il a appris sur la Sainte Trinité, demande à son père s’il est vrai qu’il y a «trois dieux». «L’autre fronce les sourcils: «Ecoute-moi bien, mon fils! Il n’y a qu’un seul Dieu, et nous n’y croyons pas!»

dans «Le dérèglement du monde» vendredi15 mai 2009
Textes sacrés, sacrés textes
source : LeTemps.ch

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Pax Romana

Publié le par antoiniste

Nom donné par les Romains aux deux premiers siècles de l’Empire. Selon eux, le règne des dynasties flavienne et antonine (entre 69 et 192 apr. J.-C.) correspond à une période de paix et de prospérité.

Faisant suite à une période de troubles et de guerres civiles (ier siècle apr. J.-C.), la pax romana — ou paix romaine — est glorifiée pour la première fois par Pline l’Ancien dans son Histoire naturelle, lorsqu’il parle de « l’immense majesté de la paix romaine ». Au début du Haut-Empire déjà, la cité de Rome — devenue capitale impériale depuis l’avènement d’Auguste — s’épanouit et s’embellit d’édifices monumentaux tel l’autel de la paix d’Auguste érigé à la toute fin du ier siècle av. J.-C.

Au gré des conquêtes romaines, qui se poursuivent jusqu’au IIe siècle apr. J.-C., les territoires intégrés se dotent à leur tour d’institutions et de monuments affirmant une homogénéité de l’Empire grâce à la politique de romanisation. À son apogée, Rome domine une bonne partie de l'Europe actuelle, la totalité du bassin méditerranéen, y compris toute l'Afrique du Nord, la Palestine et la Syrie, prolongées au nord-est par la Mésopotamie et l'Assyrie jusqu'à l'Euphrate, l'Asie Mineure et l'Arménie. Dans ces vastes territoires, la sécurité des routes (voies romaines) permet un commerce florissant.

Néanmoins, la pax romana reste une paix armée car les empereurs conservent les frontières de l'Empire grâce au limes. Au IIIe siècle, les invasions (germaines au nord et perses à l'est) mettent fin à cette paix romaine.

source : http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761588717/pax_romana.html

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Jean Didier - Berkeley (1911)

Publié le par antoiniste

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American way - un rêve lointain

Publié le par antoiniste

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Agathon de Potter - La Logique (1866)

Publié le par antoiniste

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étymologie du mot ''imagination''

Publié le par antoiniste

Étymol. et Hist. 1. Ca 1175 « image venant dans un rêve » (B. de Ste-Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 21913); 2. a) 1269-78 « faculté d'inventer des images » (J. de Meung, Rose, éd. F. Lecoy, 8896); b) xive s. « faculté d'inventer des combinaisons » (Petit traicté pour faire horoleiges, p. 8a ds T.-L.); 3. ca 1370 « ce qui est conçu par l'esprit » (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, fol. 141a, note 5, p. 380 : Et la malice de la complexion est cause de corrupcion de l'appetit et de perverses ymaginacions); 4. av. 1593 « faculté d'évoquer des images de ce qui a été antérieurement perçu » (Montaigne d'apr. FEW 4, 564a). Empr. au lat. de l'époque impériale imaginatio « image, vision », formé sur le part. passé imaginatus de imaginari, v. imaginer.

source : http://www.cnrtl.fr/definition/imagination

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l'ennemi (un être ou une chose)

Publié le par antoiniste

A.− Personne qui éprouve, manifeste une antipathie prononcée pour quelqu'un ou quelque chose représentant une valeur ou (plus rarement) personne, chose représentant une valeur et qui suscite une aversion marquée (de la part de quelqu'un).
1. [En parlant d'un certain type de personne, notamment d'un écrivain, d'un artiste et, p. ext., de sa pensée, de son œuvre] Je sentais que ce compagnon méprisait d'une belle ardeur toutes les idées qu'il ne partageait pas, et c'est un plaisir de séduire des ennemis de cette sorte jusqu'à jeter ainsi le désarroi dans leur esprit catégorique (Barrès, Jard. Bérén., 1891, p. 77). Une tolérance générale atténue [aujourd'hui] les rivalités de ces anciens ennemis [les artistes des différentes écoles]; (...) la complexité de la société répond à celle des styles; il y a des admirateurs pour tout (Hourticq, Hist. art, Fr., 1914, p. 439). S'ils [les régimes de dictature] mènent contre la liberté de la presse une lutte sans merci, c'est parce qu'ils voient dans la pensée indépendante leur ennemie peut-être la plus grande et la plus menaçante (Civilis. écr., 1939, p. 4407). Cf. aussi adversaire ex. 12.
2. [En parlant d'une chose] Ennemi de
a) [concr.] Adj. Cet autre, partisan du clair-obscur d'école, est ennemi de la teinte plate (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p. 130).
b) [abstr.] Ennemi de la foi, de la liberté, de la philosophie. L'Ennemi des Lois (ouvrage de Barrès, 1893). Ce Rousseau malheureux par son propre génie (...) Triste ennemi des arts, et célèbre par eux (Michaud, Printemps proscrit, 1803, p. 73). Il est positiviste et ennemi acharné du catholicisme (Amiel, Journal, 1866, p. 530). Cf. aussi ami ex. 111 et 115.
Emploi adj. Je vois que vous personnellement, vous êtes ennemie du mariage, et que vous pensez qu'il ne faut jamais se marier (Duranty, Malh. H. Gérard, 1860, p. 32). Ennemi de la débauche, portant un cœur sentimental qui emplissait ses yeux songeurs et magnifiques, il détestait et méprisait les filles (Pesquidoux, Livre raison, 1925, p. 211).

B.− P. anal. Chose qui, par sa nature, est en opposition avec une autre chose et peut nuire à celle-ci.

1. [À propos de choses concr.] Les rides, ces redoutables ennemies de la beauté (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 146). On ne peut se figurer avec quelle rage l'eau attaque son ennemi [le brasier] (Hugo, Rhin, 1842, p. 150). À côté de la force centripète, se dresse une force antagoniste, une ennemie née : la force centrifuge (Maeterl., Gde loi, 1933, p. 77).
Emploi adj. Les couleurs opposées sont souvent moins ennemies que les nuances d'une même couleur (Michelet, Journal, 1821, p. 169). Les savants conflits de sons ennemis qui se combattent d'abord pour s'embrasser ensuite (Berlioz, À travers chants, 1862, p. 42). Une sombre toison ennemie du peigne (Bloy, Femme pauvre, 1897, p. 247).

2. [À propos de choses abstr.] Les catholiques, et j'en ai connu de très-sincères, m'ont crié que, dans ces trois termes, il y en avait un qui tuerait les deux autres. La soif de connaître est suivant eux, l'ennemi et le destructeur impitoyable du besoin de croire et du plaisir d'aimer (Sand, Hist. vie, t. 4, 1855, p. 304). L'ennemi mortel de l'âme, c'est l'usure des jours (Rolland, J.-Chr., Adolesc., 1905, p. 343). L'Église a (...) fort bien pressenti le redoutable ennemi que devait être pour elle (et devenir de plus en plus) la science (Gide, Feuillets, 1937, p. 1287).Loc. proverbiale. Le mieux est l'ennemi du bien. On gâche une chose assez réussie en voulant l'améliorer.

source : http://www.cnrtl.fr/definition/ennemi

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Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons

Publié le par antoiniste

Le terme épigénétique définit les modifications transmissibles et réversibles de l'expression des gènes ne s'accompagnant pas de changements des séquences nucléotidiques. Ce terme qualifie en fait ce qui résulte de modifications de l’ADN (par exemple méthylation des cytosines) ou des protéines liées à l’ADN (par exemple histones). Les changements peuvent se produire spontanément, en réponse à l'environnement, à la présence d'un allèle particulier, même si celui-ci n'est plus présent dans les descendants.

Ce type de régulation peut cibler l'ADN, l'ARN ou les protéines et agir au niveau du noyau ou du cytoplasme. Les modifications épigénétiques constituent l'un des fondements de la diversité biologique.

L'épigénétique se propose d'étudier les effets qui sont hérités d'une cellule à sa descendante lors de l'embryogenèse, de la régénération ou du remplacement des cellules, des tumeurs, des cultures de cellules ou de la réplication d'organismes unicellulaires.

Depuis quelque temps, on observe un intérêt croissant pour le fait que certains caractères épigénétiques hérités pouvaient être transmis lors de la réplication de cellules (méiose) voire subsister d'une génération à l'autre pour des organismes multicellulaires.

Les phénomènes épigénétiques constituent un programme qui déciderait quels gènes activer ou, a contrario, inhiber. L’environnement influence ces signaux épigénétiques qui peuvent ainsi subir de petits changements. Ces épimutations sont plus fréquentes que les mutations classiques de l’ADN.

Pourquoi deux vrais jumeaux ne sont-ils pas sujets aux mêmes maladies ? Parce que, pensent aujourd'hui les chercheurs, de nombreux facteurs influent sur notre organisme. Et, en premier lieu, l'alimentation. Celle-ci aurait une influence directe sur nos gènes et ceux de nos descendants. On appelle cela l'épigénétique.

Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons : n°2

Épigénétique, nous sommes ce que nous mangeons : n°3

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