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Die Fortschritte des Antoinismus (Psychische Studien-Heft 8-August 1914)

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Die Fortschritte des Antoinismus (Psychische Studien-Heft 8-August 1914)

    Die Fortschritte des Antoinismus. Diejenigen, welche geglaubt haben, daß mit dem Tode von Antoine, dem Heiler, die antoinistische Bewegung rasch absterben würde, haben sich geirrt. Dieselbe breitet sich im Gegenteil in Belgien und Nordfrankreich noch weiter aus. Beweis dafür ist die bevorstehende Eröffnung von zwei neuen antoinistischen Tempeln. Solche sind soeben in Verviers und in Momalle fertig gestellt und sollen dieser Tage von der Frau des verstorbenen Heilers, der „Mutter Antoine“, eingeweiht werden. Freudenberg - Brüssel.

Psychische Studien (Heft 8, August 1914)

 

Traduction :

    Les progrès de l'antoinisme. Ceux qui croyaient qu'avec la mort d'Antoine, le guérisseur, le mouvement antoiniste allait rapidement s'éteindre, se trompaient. Au contraire, celui-ci se répand encore plus loin en Belgique et dans le nord de la France. La preuve en est l'ouverture imminente de deux nouveaux temples antoinistes. De tels temples viennent d'être achevées à Verviers et à Momalle et doivent être inaugurées ces jours-ci par l'épouse de feu le guérisseur, "Mère Antoine". Freudenberg - Bruxelles.

Études psychiques (Numéro 8, Août 1914)

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Amour prime Foi (Le Fraterniste, 25 janvier 1912)

Publié le par antoiniste

Amour prime Foi (Le Fraterniste, 25 janvier 1912)

AMOUR PRIME FOI

    On dit que Dieu est tout amour.
    Avoir la foi en Dieu, c'est croire d'abord à son existence, ensuite à sa puissance.
    Avoir l'amour, c'est être Lui, puisqu'il est amour.
    L'essentiel est donc d'avoir l'amour profond, parfait, absolu, d'aimer tout le monde, même ses ennemis, même ceux qui nous font du tort. Nous jouirons alors des attributs de la Divinité et nous serons Dieu. Le difficile est d'atteindre à ce degré.
    On dit qu'avec la foi on soulèverait des montagnes, il est temps de modifier cette expression en remplaçant le mot Foi, par le mot Amour.
    Avoir Foi : c'est croire à
    Avoir l'amour : c'est être
    Amour, prime Foi.
    Aimons, Aimons de plus en plus !...
    Le guérisseur ne guérit pas simplement parce qu'il a la foi, il agit par l'Amour fraternel qui sature son âme.
                                                                   Jean BEZIAT.

Le Fraterniste, 25 janvier 1912

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Antoinistischer Dienst (introduction à l'Enseignement en allemand)

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Antoinistischer Dienst

Antoinistischer Dienst

Antoinistischer Dienst

ANTОINISTISCHER
DIENST

VATER ANTOINE
DER GROSSE HEILER DER MENSCHHEIT
FUR DEN, DIE ZUVERSICHT HAT

        Die Lehre des VATERS beruht auf Liebe, sie offenbart das Sittengesetz, das Gewissen der Menschheit, sie ermahnt den Menschen der Pflichten, die er seinem Mitmenschen gegenüber zu erfüllen hat, wäre er selbst soweit zurück, sie nicht verstehen zu können, so wird er doch, in Berührung derer, die sie verbreiten, sich die ihr entströmende Liebe einprägen können; dieselbe wird ihm bessere Absichten einflößen und in ihm edlere Gefühle zum Keimen bringen.
        Die wahre Glaubenslehre, sagt der VATER, ist der Ausdruck der reinen, aus Gottes Busen geschöpften Liebe, die uns zum Lieben Aller ohne Unterschied bewegt. Laßt uns nie das Sittengesetz aus dem Auge verlieren, denn durch dasselbe ahnen wir das Bedürfnis uns zu bessern. Wir sind nicht Alle zum gleichen Grad geistiger und sittlicher Entwicklung gelangt und Gott stellt uns immer die Schwachen in den Weg, um uns Gelegenheit zu geben, sich Ihm zu nähern. Es gibt unter uns Wesen, die jeder Fähigkeit bar, unsrer Stütze bedürfen, unsre Pflicht erheischt es, ihnen unserm Glauben an einen guten und barmherzigen Gott gemäß, Hilfe zu leisten. Ihre Entwicklung gestattet ihnen nicht, einen Gottesdienst zu üben, dessen Lehrsätze über ihre Fassungskraft gehen, aber unsre Handlungsweise ihnen gegenüber, wird ihnen die ihm gebührende Achtung einflößen und sie dazu bewegen, den ihrem Fortschritt vorteilhaftesten Umgang aufzusuchen. Wollen wir sie durch eine Sittenlehre an uns ziehen, deren Grundsätze ihrem Begriffsvermögen unerreichbar find, so werden wir sie verwirren, zum Verzagen bringen und die geringste Belehrung darüber wird ihnen unausstehlich werden ; sie werden schließlich gar nichts mehr verstehen ; an der Glaubenslehre zweifelnd werden sie alsdann zur Stofflehre ihre Zuflucht nehmen.
        Dies ist der Grund, weshalb unsre Menschheit mit jedem Tage an ihrem wahren Glauben an Gott zu Gunsten des Sinnlichen einbüßt. Der VATER hat offenbart, daß es ehemals ebenso selten war einen Stoffgläubigen anzutreffen wie heutzutage einen wahren Gläubigen.
        Solange wir das Sittengesetz nicht kennen, nach dem wir uns lenken, werden wir es überschreiten.
        Die Lehre des VATERS beurteilt dieses Sittengesetz, das alle, sich der Verbesserung der Menschheit widmenden Gemüter begeistert ; sie betrifft nicht nur die den Glauben an Gott Hegenden, sondern alle Menschen ohne Unterschied, Gläubige und Ungläubige, zu welcher Stufe man auch gehören mag. Geben Sie sich nicht der Meinung hin, der VATER verlange die Gründung eines Gottesdienstes, der seine Anhänger in einen Kreis zusammenzieht, sie zwingt, seine Lehre zu üben, gewisse Gebräuche zu beachten, irgend eine Ansicht zu befolgen, ihres Glaubens zu entsagen, um sich Ihm anzuschließen. Nein, dem ist nicht so : wir belehren die sich an uns Wendenden über das, was wir von der Lehre des VATERS verstanden und ermahnen sie der aufrichtigen Befolgung der Gotteslehre, zu welcher sie Glauben hegen, damit sie sich die im Verhältnis zu ihrem Verständnis stehenden sittlichen Anfangsgründe aneignen können. Wir wissen, daß der Glaube nur auf Liebe beruhen darf ; aber wir müssen stets bestrebt sein zu lieben und nicht suchen uns beliebt zu machen, denn dies ist die größte Plage. Werden wir von der Lehre des VATERS durchdrungen sein, dann wird kein Glaubenszwist mehr bestehen, weil es keine Gleichgültigkeit mehr geben wird, wir werden uns Alle einander lieben, weil wir endlich das Fortschrittsgesetz verstanden, wir werden die gleiche Achtung vor jeglichem Glauben und selbst vor dem Unglauben hegen, überzeugt, daß keiner uns irgend ein Leid zufügen könnte, wollen wir unsren Mitmenschen nützlich sein, so müssen wir ihnen zeigen, daß wir eine gute Glaubenslehre üben, indem wir die ihrige achten und ihnen gewogen sind. Wir werden alsdann überzeugt sein, daß die Liebe der Zuversicht entspringt, welche die Wahrheit ist, aber wir werden sie nur besitzen, wenn wir nicht behaupten sie zu haben.

DIE LEHRE DES VATERS
IST
DIE LEHRE CHRISTI
IN UNSERER ZEIT DURCH DIE
ZUVERSICHT OFFENBART

Druck & Verlag :
F. Deregnaucourt
Jemeppe bei Lüttich (Belgien. )

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Point de culte, mais de l'amour (Le Fraterniste, 15 décembre 1910)

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Point de culte, mais de l'amour (Le Fraterniste, 15 décembre 1910)

Point de culte, mais de l'amour

    Pourquoi établir de nouveaux cultes ? Quelle peut bien être leur utilité ? J'ai beau chercher, je ne vois pas. Je trouve au contraire que toute nouvelle organisation de ce genre ne peut que nuire et mettre des entraves à la pensée libre.
    En Amérique vient de mourir Mrs Eddy, la fondatrice et le chef de la « Christian-Science », culte qui a 600 églises et 30.000 adhérents dans la seule ville de Boston. Que va devenir cette organisation qui reposait sur cette conception que beaucoup de pratiquants s'étaient faite : Mrs Eddy guérit les malades, elle ne peut mourir ? Maintenant que la voilà décédée, des scissions ne vont-elles pas se produire ? C'est très probable. Tant qu'elle a vécu, par respect pour elle et à cause des guérisons qu'elle a produites, toutes ces églises sont demeurées conjointes, en sera-t-il de même demain ?
    La Belgique, avec M. Antoine, médium guérisseur de Jemmeppes-sur-Meuse, va avoir, elle aussi, un nouveau culte : « l'Antoinisme ». 160.000 belges, tous majeurs ont donné leurs signatures et envoyé une pétition à la Chambre des représentants en en réclamant la reconnaissance.
    A quoi pourra bien servir cette nouvelle religion si ce n'est à semer, dans l'avenir, de nouvelles et inutiles divisions ?
    En effet, que M. Antoine vienne à décéder, cette nouvelle Eglise devra changer de direction. Tous ceux qui entourent M. Antoine et écoutent ses conseils seront bientôt amenés à les interpréter de différentes façons, et là commencera pour « l'Antoinisme » ce qui est arrivé à toutes les religions qui l'ont précédée.
    Au lendemain du départ de Christ naquit la dégénérescence. Qu'on le veuille ou non, cela sera, il ne peut en être autrement, parce que chacun a sa manière de juger les choses, et comme tout humain a la certitude d'être dans le vrai, il s'en suivra des heurts inévitables. L'un dira : le maître disait ceci, l'autre répondra : le maître faisait cela, en sorte que chacun voulant avoir raison et ne pouvant se mettre d'accord tant au point de vue théorique que pratique, forcément il arrivera des complications. Et si plus tard quelque question d'ambition vient à surgir, oh ! alors...
    J'ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs fois M. Antoine à son domicile et de causer longuement avec lui ; il est de ceux qui peuvent dire : gardez-moi de mes amis. Ceux-ci ne Iui parlent qu'avec le plus grand respect, quand ils l'approchent ils prononcent le mot : Maître, en somme, ils l'ont juché sur un piédestal inaccessible à l'humain, ils en font un Dieu. Ils le veulent adorer, c'est le Christ des antoinistes. Ah ! pauvre et cher Antoine, est-ce bien cela que tu as envisagé ? Non, je ne le puis croire, puisque tu sais que Christ comme toi fut un humain, et que la Divinité ne peut être qu'Une.
    Mais M. Antoine est presqu'un illettré, il fait, dans sa Chapelle, des conférences qui sont très suivies, il parle en inspiré sous l'influence constante des bons esprits, qui l'assistent, un sténographe le suit, et pour la rédaction de ses écrits il lui faut l'aide de personnes instruites. Son mérite est des plus grands, il a guéri un nombre incalculable de malades, estropiés, aveugles, etc..., etc... il ne voit que le soulagement et le bien que l'on peut produire à ses semblables, rien d'étonnant qu'il ait su grouper autour de lui un nombre aussi considérable d'admirateurs et une si grande reconnaissance.
    Ce que je ne vois pas bien, c'est la déification de M. Antoine. Réfléchissons : M. Antoine n'a pas besoin de cela, je suis convaincu que jamais il n'a dû y songer, pourquoi alors ?... Je crains... je crains... qu'ici sombrent et le désintéressement et l'abnégation de soi-même, l'apanage de M. Antoine. Oh ! je m'empresse de dire que ce n'est pas pour lui que je crains...
    Et puis, pourquoi ne dirais-je pas ma pensée : Un nouveau culte ne me dit rien qui vaille.
    Qui dit culte dit arrêt dans la voie du progrès. Or, j'ai horreur de la stagnation et plus je vieillis, et plus je comprends le bonheur dans l'action, qu'elle soit matérielle ou spirituelle, et mieux j'estime que les deux sont indispensables à l'humain.
    L'usage que l'on fait de la pensée est toujours de l'action, donc la prière pour autrui est action, celui qui suit cette recommandation de Christ : lorsque tu veux prier, retire-toi dans un coin à l'écart et élève ta pensée vers Dieu, se livre à l'action, celle-ci peut être de tous les instants et je dis : Où que tu te trouves, dans quelque endroit ou costume que tu soies, la tête couverte ou non, si ta pensée est bonne ou mauvaise elle ira toujours vers le but où tu la destines, puisqu'elle est action, si elle va vers Dieu elle ira vers la Grande Bonté du Grand-Tout ; si elle vient vers moi, elle servira à assister les malades dans leur guérison ; si elle va vers un de tes frères, elle l'assistera dans ses vicissitudes. Si ta pensée est mauvaise, elle sera recueillie par les méchants, qui ne sont autres que les tardigrades de la dé-chaotisation qui te seconderont dans le mal que tu voudras à autrui. Ils t'aideront, inconscients qu'ils sont encore de ces deux notions : bien et mal. S'il t'en vient de mauvaises, chasse-les aussitôt. La vraie, la bonne prière, doit être l'élan du cœur. Ah ! que je voudrais la guérison de mes frères malades qui vont à l'Institut ! Voilà l'élan, l'action de pitié et de commisération. Dieu, je le considère comme la Grande-Force des forces bonnes universellement répandues. Devenons bons, soyons bons, aidons au bien de nos semblables, à la prospérité sociale, pour cela nous n'avons pas besoin d'intermédiaire, qu'ils soient Eddy, Antoine ou autres. Eddy et Antoine et tous les guérisseurs ne sont que des médiums, tout comme Christ en fut un – sans doute le plus puissant que la Terre ait jamais eu, – tous ne sont pas égaux en puissance, voilà tout. La médiumnité appartient à tous, nous en possédons tous plusieurs, elles sont innombrables et c'est à nous, humains de les rechercher en nous-même et chez nos frères, afin de pouvoir les mettre au service de l'humanité.
    Mais n'anticipons pas, tout viendra en son temps, un avenir prochain nous promet une ample moisson, appuyons-nous sur le travail et la raison, c'est le meilleur moyen d'arriver à la solution.
    De déduction en déduction, nous arrivons à remonter aux causes, par des études poursuivies sans relâche dans le domaine de la métaphysique de nouvelles découvertes tangibles ou invisibles, matérielles ou immatérielles nous attendent.
    Laissons de côté tout ce qui peut barrer le chemin, l'essor de la pensée, et disons : plus de dogme, plus de culte !
    Le grand culte, la grande religion, doit être : Travail au profit de tous ! Amour pour tous ! et non pas l'adoration d'un être quelconque ayant passé sur la Terre.
    Dieu, c'est Tout, et c'est Tous.
    Donc point de culte religieux, un seul culte : La Bonté, Dieu-Amour !

                                                                       Paul PILLAULT.

Le Fraterniste, 15 décembre 1910

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Bible - Épître aux Romains - Chap. V (sur le péché et la mort)

Publié le par antoiniste

Bible - Épître aux Romains - Chap. V (sur le péché et la mort)L'Apôtre saint Paul par Le Greco (auteur de L'Épître aux Romains)

 

Romains chap. V, versets 1-21
Bible de Louis Segond (1810 - 1885, pasteur protestant et théologien, traduction à partir des versions en hébreu et grec)

1 Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, 2 qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu. 3 Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, 4 la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. 5 Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

6 Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. 7 A peine mourrait-on pour un juste; quelqu'un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. 8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. 9 A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. 10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. 11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

12 C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,... 13 car jusqu'à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n'est pas imputé, quand il n'y a point de loi. 14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

15 Mais il n'en est pas du don gratuit comme de l'offense; car, si par l'offense d'un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d'un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup. 16 Et il n'en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c'est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses. 17 Si par l'offense d'un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul.

18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes. 19 Car, comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes. 20 Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

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Tombe des Antoine (photos de Jean-Luc Passerel)

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Tombe des Antoine (photos de Jean-Luc Passerel)

Tombes des Antoine-vue d'ensemble (Jean-Luc Passerel-FaceBook)

Tombe des Antoine (photos de Jean-Luc Passerel)

Tombes des Antoine-Pierre (Jean-Luc Passerel-FaceBook)

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Suc de la vigne (Allan Kardec)

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Suc de la vigne (Allan Kardec)

Suc de la vigne (Allan Kardec)

             Vignerons du Seigneur (colourise.sg)                              Vignerons du Seigneur(Colorized by MyHeritage)

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    Nous trouvons une comparaison matérielle des différents degrés de l'épuration de l'âme dans le suc de la vigne. Il contient la liqueur appelée esprit ou alcool, mais affaiblie par une foule de matières étrangères qui en altèrent l'essence ; elle n'arrive à la pureté absolue qu'après plusieurs distillations, à chacune desquelles elle se dépouille de quelque impureté. L'alambic est le corps dans lequel elle doit entrer pour s'épurer ; les matières étrangères sont comme le périsprit qui s'épure lui-même à mesure qui l'Esprit approche de la perfection.

Allan Kardec, Le Livre des Esprits,
Livre deuxième - Monde spirite ou des esprits
Chapitre IV, Pluralité des existences,
Transmigration progressive (Note d'Allan Kardec de la question 196)
Éditions du Griffon d'or, Collection du Pentagramme, 1947 (p.161)

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Sois bon (Le Fraterniste, 4 juillet 1912)

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Sois bon (Le Fraterniste, 4 juillet 1912)

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Le 13 du mois - L'Antoinisme, ''médecine de l'âme'', est-il une secte ?

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Le 13 du mois - L'Antoinisme, ''médecine de l'âme'', est-il une secte ?Le 13 du mois - L'Antoinisme, ''médecine de l'âme'', est-il une secte ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DOSSIER | L’Antoinisme, « médecine de l’âme », est-il une secte ?  

    Vous êtes peut-être déjà passés devant cette église blanche, rue Vergniaud. Il s’agit en fait d’un temple du culte antoiniste, une religion guérisseuse créée en Belgique il y a plus d’un siècle. Si certains la qualifient de secte, il semblerait que la réalité soit plus nuancée.

    « Mes Frères, le Père fait l’Opération, suivie d’une lecture dans l’Enseignement. Celui qui a foi au Père, trouvera satisfaction. » Ce lundi matin, à 10 heures, une des sœurs du temple de la rue Vergniaud annonce la prière devant une quinzaine de fidèles. Debout et silencieux, ils sont venus assister à la lecture des « dix principes de Dieu par le Père », autrement dit le credo antoiniste. Deux sœurs sont montées à la tribune, vêtues de leurs grandes robes noires. Pendant cinq minutes, tous resteront les yeux fermés et les mains croisées pour ce qu’ils appellent « l’opération générale », censée transmettre des bons « fluides » à l’assistance. Une scène digne d’une secte ? Vu de l’extérieur, ce culte peut sembler plus qu’étrange pour les non initiés. Lorsque l’on interroge les commerçants aux alentours sur la présence d’un tel temple dans le quartier, ils lâchent d’ailleurs le mot « secte » sans hésiter. Et pour cause, en 1995, un rapport parlementaire avait listé le culte antoiniste parmi les « mouvements guérisseurs sectaires ». Mais en 2005, une circulaire de Jean-Pierre Raffarin invalide cet intitulé et le qualifie « de moins en moins pertinent ». Depuis lors, et malgré cette remise en cause du rapport de 95, un soupçon plane toujours sur les Antoinistes.

Une dimension thérapeutique qui pose problème
    Le culte antoiniste, créé en Belgique au début du 20e siècle, est classé parmi les « associations cultuelles » en France depuis 1924. « Il n’a jamais fait l’objet d’aucun signalement à la Miviludes qui, je vous le rappelle, n’existait pas en 1995 », rapporte Serge Blisko, président de la Miviludes. Lorsque la commission d’enquête a rendu son avis en 95, Anne-Cécile Bégot, sociologue membre du « groupe société, religions, laïcités » au CNRS, réalisait justement une thèse sur les liens entre santé, religion et spiritualité à travers, notamment, l’étude du culte antoiniste. Elle reconnaît avoir été surprise par le fait que le groupe ait été qualifié de secte.

    Selon le rapport, l’Antoinisme nierait la maladie. Ce n’est pas la première fois que la dimension thérapeutique de ce mouvement religieux guérisseur pose problème. Élevé dans la foi catholique, son créateur, Louis Antoine, commence à s’intéresser au spiritisme en 1884. Alors qu’il se découvre des dons de médium, il décide de rompre avec sa confession d’origine pour se consacrer pleinement à la guérison et se livre à des consultations lors desquelles il détecte les organes malades de ses disciples et leur prescrit des remèdes. Mais ses pratiques lui valent rapidement une action en justice. Considéré comme « une menace pour la santé publique », Louis Antoine « abandonne le recours aux supports médicamenteux ; les moyens spirituels sont désormais considérés comme les seuls légitimes », raconte ainsi Anne-Cécile Bégot dans un de ses articles sur le sujet (1). « Ici, c’est par la prière et par la foi qu’on soigne », assure d’ailleurs une des sœurs du temple de la rue Vergniaud. Elle ajoute : « Il n’y a pas de rejet de la médecine, on va nous-mêmes chez le médecin ! »

[...]La suite dans Le 13 du Mois #28

Publié par Rozenn Le Carboulec  le 15 Avril 2013

Le 13 du mois - L'Antoinisme, ''médecine de l'âme'', est-il une secte ?Le 13 du mois - L'Antoinisme, ''médecine de l'âme'', est-il une secte ?

   

    On peut avoir un aperçu de son contenu par une autre source indiquant notamment le nombre de costumés du temple de la rue Vergniaud. Il faut acheter la version magazine pour avoir l'article dans son entier :

    À la mort du Père Antoine, comme l'appellent ses disciples, c'est sa femme, dite « Mère », qui prend la relève. Aujourd'hui, ce sont les « guérisseurs » qui sont censés avoir hérité de ce don et reçoivent ceux qui le souhaitent en consultation. « Mais leur formation est très sommaire, ils ne sont pas là pour guérir. Ils sont une sorte d'intermédiaire entre Antoine et le disciple », explique Anne-Cécile Bégot. Pour la sociologue, la dimension thérapeutique n'est plus prédominante dans les demandes des fidèles : « Les gens qui viennent consulter sont aux prises avec les difficultés matérielles de la vie : un divorce, le chômage... »

    « On reçoit des personnes de toutes confessions »
      Madeleine, 86 ans, a connu le culte antoiniste il y a presque 50 ans. Elle, qui suit également une cure à Vichy, vient au temple de la rue Vergniaud environ une fois par semaine « pour se rassurer ». « On me reçoit, je demande à ce qu'on prie pour moi et ça m'apporte un certain bien-être », explique la vieille dame, qui croit en Jésus Christ et qui apprécie la « liberté » prônée par l'Antoinisme. « On reçoit des personnes de toutes confessions », ajoute l'une des sœurs. Lors de son analyse des pratiques antoinistes, Anne-Cécile Bégot se souvient par exemple avoir vu une guérisseuse qui portait une croix de Jésus autour du cou.
    Si une grande souplesse est donnée aux fidèles, les costumés, qui portent une tenue noire, sont en général entièrement dévoués au Père Antoine. « Vous obtenez la robe en fonction de votre mérite et de votre foi », explique l'une des sœurs. À l'intérieur de chaque temple, un(e) desservant(e) gère les costumés et décide de leur rôle au sein du culte. « Un fonctionnement assez théocratique, commente Anne-Cécile Bégot, puisque les desservants sont inspirés par le Père. » Sous l'autorité d'un desservant national, qui gère l'ensemble des temples, les costumés donnent de leur temps bénévolement pour organiser le culte et les consultations. Ils sont 49 rien que pour le temple de la rue Vergniaud, majoritairement des femmes. Les seuls bénéfices touchés par l'association seraient récoltés sous la forme de dons anonymes et serviraient à l'entretien des 32 temples français. Madeleine, adepte du culte, n'a d'ailleurs jamais donné d'argent : « Je n'ai pas à payer pour ma foi ! », insiste-t-elle.
    Désintéressement et discrétion semblent ainsi être les maîtres mots des disciples. « Ce qui se passe à l'intérieur reste à l'intérieur, on ne veut pas de pub ! », défend une des costumées. Un choix mis en avant pour s'éloigner encore un peu plus du modèle sectaire ? « Non, cette discrétion était de mise avant 95, rapporte Anne-Cécile Bégot. Les Antoinistes ne sont pas prosélytes. C'est en étant un exemple pour les autres qu'ils pensent pouvoir témoigner de leur religion. »

Un aspect « suranné » qui peut effrayer
    Alors pourquoi ce rapport de 95 a qualifié l'Antoinisme de secte ? Selon la sociologue, ce sont les aspects « ésotérique » et « suranné » qui ont pu y contribuer. Dans le temple de la rue Vergniaud, construit en 1913, sont affichées de très vieilles photos du Père Antoine et de son épouse, ainsi qu'une représentation de « l'arbre de la science de la vue du mal », censé redéfinir « l'arbre de la connaissance du bien et du mal » de la Bible. Si l'on ajoute à cela des murs verts qui ne présentent aucun ornement, si ce n'est une horloge blanche très sobre dont on entend résonner le tic-tac lors de « l'Opération », les temples peuvent effectivement paraître austères.
    Aujourd'hui, les œuvres de Louis Antoine, qui datent de plus d'un siècle, sont les seuls canaux officiels sur lesquels s'appuient les disciples. En conséquence, « nombreux sont ceux qui interprètent ces propos comme bon leur semble », explique Anne-Cécile Bégot. Si certains pensent qu'une consultation pourra préserver leur santé, d'autres, comme Madeleine, viennent parfois pour de toutes autres raisons. Ce lundi matin, la vieille dame a perdu d'importants papiers. Elle espère que le Père Antoine va l'aider à les retrouver. R.L.C.

(1) « La question thérapeutique à l'épreuve du temps. Le cas de la Science Chrétienne et de l'Antoinisme », Ethnologie Française, novembre 2000, n. 4, pp. 601-609

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La liberté ne résiderait que dans l'erreur (Le Fraterniste, 25 janvier 1912)

Publié le par antoiniste

La liberté ne résiderait que dans l'erreur (Le Fraterniste, 25 janvier 1912)

La Liberté ne résiderait
que dans l'erreur

    Nous avons reçu de notre correspondant anonyme, qui a pris pour habitude de signer « Un Parisien », la petite lettre suivante que nous reproduisons parce qu'elle nous a suggéré quelques réflexions. Voici ce qu'elle nous dit :

*
* *

                    Cher Monsieur Béziat,

    Je vous remercie sincèrement pour l'amabilité que vous m'avez témoignée, elle m'encourage à vous communiquer encore quelques réflexions, déterminées ou non.
    J'ai eu cette pensée : QUE LA LIBERTE N'EXISTE QUE DANS L'ERREUR.
    Antoine, le guérisseur de Jemeppes-sur-Meuse dit avec raison que Dieu n'est pas libre, puisqu'il ne peut agir que dans un seul sens : celui de la Vérité.
    La liberté, si elle existe, n'est en somme qu'une nécessité de l'Evolution, parmi les erreurs innombrables.
    Le vrai bonheur n'est pas dans la liberté, mais dans la vérité.
    La Vérité est dans l'amour qui unit et non dans l'opinion qui divise.
    En fraternisant comme vous nous y invitez, nous sommes, déterminés ou non, dans le vrai.
    Cordialement à vous,
                                                           Un Parisien.

*
* *

    A l'analyse très rapide et très succincte que nous faisons au pied-levé, de cette lettre, il apparaît pour nous que, de même qu'un individu devenu bon n'est plus libre, quoiqu'on fasse, de faire souffrir autrui, de même, Dieu, qui est la Bonté, ne saurait pas se résoudre à faire le mal. Il est, au contraire, la force qui nous retire du mal, en nous entraînant vers son intention bonne. Dieu lui-même n'est donc pas libre, donc nous sommes d'accord, et avec notre correspondant et avec M. Antoine.
    Voilà qui paraîtra sans doute extraordinaire cependant qu'exact.
    L'être bon, tout comme Dieu lui-même, devrait donc, pour rendre tangible sa liberté d'action cesser volontairement de marcher dans le sillage du Bien pour faire du Mal. Or, le mal n'est pas autre chose qu'une insuffisance d'évolution, d'incompréhension des grandes lois de l'équilibre et de l'harmonie. Il est donc l'erreur et il faudrait entrer dans l'erreur pour faire acte de liberté, en un mot, retour en arrière.
    Le fait devient donc impossible et la liberté n'est pas. Au fur et à mesure qu'on évolue, on est restreint et rivé à la phase d'adaptation à laquelle on est parvenu... Le bon ne peut donc pas faire autrement que d'être adapté au bien indissolublement, et il ne lui est absolument pas loisible de s'en écarter ; il ne peut pas faire autrement que d'être bon il n'est donc pas libre.
    Sa liberté ne serait prouvée que par son erreur. Toujours d'accord, par conséquent.
    Mais d'autres réflexions encore nous sont venues.
    Cet inépuisable flot de pensées qui sature l'infini aboutit véritablement à notre instrument cérébral avec une extraordinaire intensité.
    Nous sommes si peu libres de choisir, que nous ne savons jamais où vont nous conduire les pensées qui, en flottant, nous atteignent. Etant passé à droite plutôt qu'à gauche, parce que tout simplement la pensée m'en est venue, je me suis fait blesser par une automobile, par exemple. Je n'ai donc pas su du tout ce que je faisais-là, de profondément stupide, en me décidant à passer à droite, sans quoi, je n'aurais pas été à l'encontre de ma vie, de mes intérêts.
    Par conséquent, si les pensées nous étaient propres, nous les choisirions mieux. En second lieu, nous ne prévoyons jamais les conséquences de ce que nous faisons. S'il en était autrement, nous aurions le pouvoir d'agir toujours conformément à nos intérêts. Or, en est-il ainsi ? Nous sommes agités, menés.
    L'homme s'agite, Dieu le mène...

Le Fraterniste, 25 janvier 1912

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