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La lecture ''antoiniste'' (La Liberté, 29 juillet 1934)

Publié le par antoiniste

La lecture ''antoiniste'' (La Liberté, 29 juillet 1934)

« TOI QUI VAS TES GUETRES TRAINANT »

La lecture "antoiniste"

    C'est à l'angle des rues des Grands-Augustins et Christine.
    Une pancarte, modeste, apprend aux passants qu'ils peuvent assister, tous les jeudis, à 19 h. 30, gratuitement, à une lecture de l'Enseignement du Père. Tout le monde y est admis. On entre par la rue des Grands-Augustins ; pour les renseignements concernant le culte « antoiniste », c'est à la porte de la rue Christine qu'il faut frapper – porte qui est celle du laboratoire d'un fabricant de produits chimiques.
    La chapelle antoiniste est connue dans le quartier ; tous les gardiens de la paix de l'arrondissement vous l'indiqueront.

*
**

    Vous entrez, presque de plain-pied, dans une salle rectangulaire propre ce comme une salle d'opération, aux murs gris jusqu'à mi-hauteur et blancs dans leur partie supérieure, meublée de quatre bancs et d'une chaire, pareille à celle des instituteurs, recouverte d'un sombre tapis vert. Aux murs, un œil de bœuf et quelques inscriptions encadrées, dont une sur fond bleu : « Le Père, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi. » Autres inscriptions : « On ne doit pas parler dans la salle », « Pour comprendre l'enseignement du Père, il faut pratiquer les lectures », « Tout adepte qui fait payer sa prière n'est plus d'accord avec la loi divine », « L'enseignement du Père est basé sur l'amour, la foi et le désintéressement. Nous ne sommes divises que par l'intérêt » ; au-dessus de la chaire : « L'arbre de la science de la vue du mal » et, sur un tableau noir, d'autres principes de l'enseignement du Père.
     – Mais, me demandez-vous, de quel Père s'agit-il ? Je vous réponds : « Patience. »
    Cinq personnes attendent, dans la pénombre et le silence, l'heure de la lecture : quatre femmes qui, pour attendre, ne trouvent pas d'autre attitude que celle que l'on a dans les églises avant la messe ; un homme à longue barbe et longue chevelure – c'est, apprendrons-nous, un musulman de grande culture, qui fréquente régulièrement cette salle dont l'atmosphère lui est agréable.
    Les bruits du soir emplissent la rue. A l'intérieur, le silence.
    Sept heures et demie. Le « servant » gagne la chaire. Il a passé, par-dessus son costume de ville, une façon de redingote noire boutonnée jusque sous le menton, qui lui arrive au-dessus du genou et lui donne l'air d'un quaker. Sa femme garde la porte, dans son costume de « servante » : longue robe noire et sur la tête, un de ces petits chapeaux comme en portent encore les vieilles femmes du Nord et que l'on appelle, je crois, des « capelines ».

*
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    Debout, le menton posé sur ses mains refermées, l'une recouvrant l'autre, le servant se recueille, prie.
    Il lit maintenant, dans la pénombre toujours, et nous notons, mal, au passage, quelques phrases de la lecture du jour : « Je dis que la solidarité est le principe de la création... Nous ne pouvons nous améliorer que par l'épreuve, sans laquelle il n'est pas d'avancement et, pour ce, le contact de nos semblables est indispensable : voilà la solidarité...
    La lecture terminée – elle dure un quart d'heure – tout le monde se retire.

*
**

    – Mais qui est le Père ?...
    C'est le « père Antoine », qui naquit à Mons-Crotteux dans la province de Liége, en 1846, de parents pauvres. Cadet de onze enfants, il accompagne tout jeune son père à la mine. Devenu ouvrier métallurgiste, il voyage en Allemagne et en Pologne... Il professe avec ferveur jusqu'en sa quarante-deuxième année, la religion catholique, s'applique à la pratique du spiritisme, puis, ayant enfin trouvé sa voie, crée en 1906 le Nouveau Spiritualisme. Il guérit ; aussi, ses adeptes l'appellent-ils « le guérisseur ». Il meurt en 1912, laissant une religion nouvelle que l'on enseigne, aujourd'hui, dans des temples. Le culte antoiniste compte trente-deux temples en Belgique, quatorze en France, dont deux à Paris : 34, rue Vergniaud et 49, rue du Pré-Saint-Gervais, – on en construit un à Saint-Etienne.
    L'enseignement du Père Antoine est contenu en deux volumes que l'on ne peut vendre qu'aux personnes éloignées des centres de lecture. Il se résume en dix principes, dont ces quelques phrases vous donneront une idée : « Vous ne pouvez faire la morale à personne. Ce serait prouver que vous ne faites pas bien. Parce qu'elle ne s'enseigne pas par la parole, mais par l'exemple », « Ne dites jamais que vous faites la charité à quelqu'un qui vous semble dans la misère. Ce serait faire entendre que je suis un mauvais père. Si vous agissez envers votre semblable comme un véritable frère, vous ne faites la charité qu'à vous-mêmes », « Tâchez de vous pénétrer que la moindre souffrance est due à votre intelligence, qui veut toujours plus posséder ».
    Ajoutons, avant de quitter la rue des Grands-Augustins, où je m'excuse de vous avoir retenu si longtemps, que le père Antoine a admis et développé la doctrine consolante, autant que chimérique, des incarnations successives.

                                                                     Marius RICHARD.

La Liberté, 29 juillet 1934

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Aider les autres par la pensée, in Catéchisme théosophe (Le Fraterniste, 21 février 1913)

Publié le par antoiniste

Aider les autres par la pensée, in Catéchisme théosophe (Le Fraterniste, 21 février 1913)AIDER LES AUTRES PAR LA PENSEE

1. Pouvons-nous, à travers l'espace, communiquer avec les autres par la pensée ?
    Oui ; c'est un fait d'expérience. Toutefois, dans la télégraphie sans fil, il faut un poste expéditeur et un poste récepteur bien organisés : pour l'un, des pensées très fortes, pour l'autre, une grande réceptivité.
    Toute réelle qu'elle soit, cette communication passe inaperçue pour beaucoup de gens. Deux personnes, par exemple, pensent en même temps à la même chose cela signifie que l'une a transmis à l'autre sa pensée de près ou de loin ; c'est la télépathie.

2. Est-il facile d'influencer les autres par la pensée ?
    Oui, et tout aussi facilement pour le mal que pour le bien. Voici une personne sensitive, qui reçoit et subit des pensées hostiles, très pénibles. Elle perçoit ainsi des formes-pensées visibles pour des clairvoyants. Ces formes ont des couleurs significatives, se terminent par des crochets qui s'accrochent au mental de cette personne pour la faire souffrir. Mais, si celle-ci les repousse par sa volonté ou en s'enfermant dans sa coque astrale, ces formes-pensées, obéissant à la loi de réaction, retournent leur force hostile contre leurs propres auteurs, juste punition infligée par ce que l'on appelle choc en retour.

3. Quels devoirs rigoureux en découlent pour nous ?
   
Jamais, au grand jamais, nous ne devons adresser aux autres de mauvaises pensées. Au contraire, ne fût-ce que par prudence, adressons-leur des pensées d'aide, de protection, de secours, de sincère sympathie, de profonde affection. Gardons-nous, même, de forcer quelqu'un au bien par la pensée ; ce serait abuser d'un tel pouvoir et se créer de graves responsabilités. A l'égard des enfants surtout bornons-nous à persuader, à encourage, à réconforter.

4. Comment devons-nous procéder ?
    Si je veux envoyer des pensées d'aide à mon ami, je dois tout d'abord me le représenter comme s'il était devant moi et lui adresser directement des formes-pensée qui subsisteront d'autant plus longtemps que ma pensée sera plus forte et mon émotion plus intense. Ces formes resteront près de mon ami ; il en subira nécessairement l'influence bienfaisante.
    On peut même, de cette façon, écarter de quelqu'un des dangers physiques. C'est ainsi qu'une mère peut parfois protéger de loin son fils absent.

5. N'existe-t-il pas un moyen très efficace de venir en aide aux autres ?
    Oui, en adressant des prières à des Intelligences supérieures en faveur de personne en vue. Des prières ardentes ne sont pas autre chose que des formes-pensées, dont l'action est toujours efficace.

6. Pouvons-nous aider les défunts ?
    Oui ; par la pensée, nous pouvons aider, secourir les défunts et beaucoup plus facilement même que les vivants, attendu que, dans l'au-delà, ils sont débarrassés du corps physique, si difficile à mettre en vibration. Enfermés dans leur corps astral, les défunts sont très accessibles à toutes les influences qui viennent du monde mental. Une pensée aimante est aussi sensible pour eux que pour vous une caresse ou une parole affectueuse.
    Adressons-leur donc des pensées d'amour, d'encouragement, que ces pensées soient leurs anges-gardiens sur la route du monde céleste. Imitons le chrétien qui prie pour son ami : Accorde-lui, Seigneur, la paix, le repos, la lumière éternelle ».

7. Le pouvoir de la pensée peut-il être renforcé ?
    Il peut être renforcé par l'union de plusieurs personnes. Lorsque, par exemple beaucoup de théosophes s'unissent par pensée pour assurer le maintien de paix, ils contrebalancent les influences mauvaises en faveur de la guerre.
    Le travail de la pensée se trouve suffisamment secondé par l'intensité de la prière en commun. C'est pourquoi les congrégations contemplatives, de quelque religion qu'elles soient, accomplissent une somme considérable de bon et utile travail.

Catéchisme théosophe par A. Le Cler, leçon XXIII (in Le Fraterniste, 21 février 1913)

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Aider les autres par la pensée, in Catéchisme théosophe (Le Fraterniste, 21 février 1913)

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Aider les autres par la pensée, in Catéchisme théosophe (Le Fraterniste, 21 février 1913)AIDER LES AUTRES PAR LA PENSEE

1. Pouvons-nous, à travers l'espace, communiquer avec les autres par la pensée ?
    Oui ; c'est un fait d'expérience. Toutefois, dans la télégraphie sans fil, il faut un poste expéditeur et un poste récepteur bien organisés : pour l'un, des pensées très fortes, pour l'autre, une grande réceptivité.
    Toute réelle qu'elle soit, cette communication passe inaperçue pour beaucoup de gens. Deux personnes, par exemple, pensent en même temps à la même chose cela signifie que l'une a transmis à l'autre sa pensée de près ou de loin ; c'est la télépathie.

2. Est-il facile d'influencer les autres par la pensée ?
    Oui, et tout aussi facilement pour le mal que pour le bien. Voici une personne sensitive, qui reçoit et subit des pensées hostiles, très pénibles. Elle perçoit ainsi des formes-pensées visibles pour des clairvoyants. Ces formes ont des couleurs significatives, se terminent par des crochets qui s'accrochent au mental de cette personne pour la faire souffrir. Mais, si celle-ci les repousse par sa volonté ou en s'enfermant dans sa coque astrale, ces formes-pensées, obéissant à la loi de réaction, retournent leur force hostile contre leurs propres auteurs, juste punition infligée par ce que l'on appelle choc en retour.

3. Quels devoirs rigoureux en découlent pour nous ?
   
Jamais, au grand jamais, nous ne devons adresser aux autres de mauvaises pensées. Au contraire, ne fût-ce que par prudence, adressons-leur des pensées d'aide, de protection, de secours, de sincère sympathie, de profonde affection. Gardons-nous, même, de forcer quelqu'un au bien par la pensée ; ce serait abuser d'un tel pouvoir et se créer de graves responsabilités. A l'égard des enfants surtout bornons-nous à persuader, à encourage, à réconforter.

4. Comment devons-nous procéder ?
    Si je veux envoyer des pensées d'aide à mon ami, je dois tout d'abord me le représenter comme s'il était devant moi et lui adresser directement des formes-pensée qui subsisteront d'autant plus longtemps que ma pensée sera plus forte et mon émotion plus intense. Ces formes resteront près de mon ami ; il en subira nécessairement l'influence bienfaisante.
    On peut même, de cette façon, écarter de quelqu'un des dangers physiques. C'est ainsi qu'une mère peut parfois protéger de loin son fils absent.

5. N'existe-t-il pas un moyen très efficace de venir en aide aux autres ?
    Oui, en adressant des prières à des Intelligences supérieures en faveur de personne en vue. Des prières ardentes ne sont pas autre chose que des formes-pensées, dont l'action est toujours efficace.

6. Pouvons-nous aider les défunts ?
    Oui ; par la pensée, nous pouvons aider, secourir les défunts et beaucoup plus facilement même que les vivants, attendu que, dans l'au-delà, ils sont débarrassés du corps physique, si difficile à mettre en vibration. Enfermés dans leur corps astral, les défunts sont très accessibles à toutes les influences qui viennent du monde mental. Une pensée aimante est aussi sensible pour eux que pour vous une caresse ou une parole affectueuse.
    Adressons-leur donc des pensées d'amour, d'encouragement, que ces pensées soient leurs anges-gardiens sur la route du monde céleste. Imitons le chrétien qui prie pour son ami : Accorde-lui, Seigneur, la paix, le repos, la lumière éternelle ».

7. Le pouvoir de la pensée peut-il être renforcé ?
    Il peut être renforcé par l'union de plusieurs personnes. Lorsque, par exemple beaucoup de théosophes s'unissent par pensée pour assurer le maintien de paix, ils contrebalancent les influences mauvaises en faveur de la guerre.
    Le travail de la pensée se trouve suffisamment secondé par l'intensité de la prière en commun. C'est pourquoi les congrégations contemplatives, de quelque religion qu'elles soient, accomplissent une somme considérable de bon et utile travail.

Catéchisme théosophe par A. Le Cler, leçon XXIII (in Le Fraterniste, 21 février 1913)

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Nice - Journal officiel de la République française. Lois et décrets 5 fév. 1943

Publié le par antoiniste

Nice - Journal officiel de la République française. Lois et décrets 5 fév. 1943

18 janvier 1913. Déclaration à la préfecture des Alpes-Maritimes.
Modifications apportées aux statuts de l'ASSOCIATION CULTUELLE ANTOINISTE DE NICE :
Article 1er - Le collège des desservants de France qui siège à Paris, 31, rue Vergniaud, désigne le desservant de chaque temple ; celui-ci désigne les adeptes qui travaillent avec lui.
Siège social : 2, avenue de l'Assomption, Nice.

Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 5 février 1943

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Annales des Sciences psychiques (1er & 16 décembre 1910)

Publié le par antoiniste

Annales des Sciences psychiques (1910)

Auteur : Directeur : Professeur CHARGES RICHET, Rédacteur en chef : G. de VESME ; Comité de Rédaction : Sir William Crookes, Camille Flammarion, Dr Paul Joire, Marcel Mangin, Dr Joseph Maxwell, Professeur Henri Morselli, Dr Julien Ochorowicz, Colonel Albert de Rochas, Dr Albert von Schrenck-Notzing ; Fondateur : Dr Xavier DARIEX
Titre : Les Annales des Sciences psychiques, 1er et 16 décembre 1910, Echos et nouvelles, p.371
Éditeurs : Société universelle d'études psychiques, 1891 à 1919 (les dernières années sont disponibles sur gallica)
cf. http://www.autoresespiritasclassicos.com/Pesquisadores%20espiritas/Charles%20Richet/Annales%20des%20Sciences%20Psychique/Annales%20des%20Sciences%20Psychique.htm


La Pétition des “ Antonistes ”
               au Parlement belge
    Une pétition de 160.000 signataires, tous Belges et majeurs, demandant la reconnaissance du culte fondé par le guérisseur Antoine, dont nous nous sommes occupés encore dernièrement, est parvenue à la Chambre des représentants à Bruxelles. Voici le texte de cette pétition :

                  Monsieur le président
         et messieurs les membres de la Chambre,
    Nous avons l’honneur de vous demander de reconnaître par une loi le culte antonin, fondé à Jemmapes-sur-Meuse par Antoine le Généreux, et qui compte actuellement plusieurs centaines de milliers d’adeptes.
    Si Antoine le Généreux et ses adeptes demandent la reconnaissance de leur culte, ce n’est pas pour obtenir des subsides ou des rémunérations pour les membres de ce culte. La religion antonine est fondée
sur le désintéressement le plus complet ; Antoine le Généreux et les membres de son culte ne peuvent recevoir ni subsides ni rémunérations ; mais ils veulent assurer l’existence de leur temple de Jemmapes, lequel a coûté 1oo.ooo francs.
    D'autres temples vont être érigés aux frais des adeptes. La reconnaissance du culte aura pour effet de transférer la propriété des temples aux fabriques ou consistoires qui en auront la gestion matérielle. Leur existence légale sera ainsi assurée. Il n’y aura donc ni droit de mutation, ni droit de gestion à acquitter.
    Le temple de Jemmapes est administré par un comité de neuf membres composé de signataires de cette protestation. Mais le comité n’en a pas la propriété légale. Il importe que cette propriété lui soit conférée.
    Il est inutile que nous insistions sur le caractère si moral et si élevé de l’enseignement d’Antoine le Généreux et sur les merveilleuses guérisons, tant morales que physiques, qu’il a obtenues et obtient chaque jour.
    Un simple examen d'un des certificats joints à cette pétition fera comprendre pourquoi nous considérons Antoine le Généreux comme un des plus grands bienfaiteurs de l’humanité qui puissent se rencontrer.

    Un journaliste a demandé à un député quel accueil pouvait faire la Chambre à une semblable pétition.

    Eh ! dit-il en souriant, les 160.000 signatures sont parfaitement en règle, et jamais pétition aussi importante n’est parvenue à notre Chambre, pas même quand il s’est agi de l’instruction obligatoire.
    Presque tous les adhérents du culte antonin sont des gens estimés, et il y a parmi eux beaucoup d'hommes cultivés : professeurs, médecins, etc. Des milliers d’attestations de guérisons sont jointes à la pétition. Des médecins réputés en ont signé plusieurs.
    Nous ne pouvons donc pas traiter légèrement un mouvement de cette importance, qui persiste et progresse depuis plus de vingt ans, d’autant plus que la personnalité de son chef est digne de tous respects.
    Et puis, n’oublions pas, en ce qui concerne les pétitionnaires, que ces braves gens n’ont qu’un mot à dire pour que nous ayons à la Chambre un ou deux députés antonistes.

    Il a été remarqué, au sujet de cette pétition, que l’Antonisme paraît être la deuxième religion de l’Etat belge, puisqu’on n’y compte que 20.000 Israélites et 15.000 protestants. En réalité, la plupart des signataires de la pétition, plutôt que des « antonistes » purs, sont des spirites.

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Michel Dansel - Paris secret (2017)

Publié le par antoiniste

Michel Dansel - Paris secret (2017)

Auteur : Michel Dansel
Titre : Paris secret
Éditions : Robert Laffont – Collection Bouquins, 2017 (1056 pages)

Chaque lieu emblématique ou endroit méconnu de Paris est ainsi raconté et révélé sous son aspect légendaire et anecdotique, loin des vérités de l'histoire officielle. La manière à la fois la plus instructive et la plus divertissante qui soit de nous faire découvrir les secrets d'une cité aux trésors inépuisables.
https://www.lisez.com/livre-grand-format/paris-secret/9782221115213

 

Un culte bien discret

    Là où se télescopent la rue Vergniaud et la rue Wurtz se dresse une chapelle lactescente au fronton de laquelle on peut lire : « 1913 culte Antoiniste », Rares sont les personnes qui savent à quoi correspond ce culte d'une exemplaire discrétion.
    Pour prendre connaissance de ce que peut bien être la ligne de force de la philosophie qui est représentée dans le temple, il suffit de pénétrer dans la chapelle, à l'intérieur de laquelle le silence absolu est de rigueur, et de lire un texte mis à la disposition des visiteurs :

Celui qui vient au culte vient seulement pour trouver le chemin qui l'aidera à sortir de ses épreuves, tout en gardant sa religion, son milieu, ses habitudes selon sa conscience. Celui qui vient au culte et qui veut témoigner sa reconnaissance peut, dans cette intention, faire connaître l'auvre auprès des personnes qui n'ont plus de soutien moral ou qui ont perdu espoir dans les résultats de la science. Le but du culte n'est pas de convertir, mais simplement de consoler, de guérir par la foi. C'est l'auvre moderne de liberté et de charité morale où tous indistinctement peuvent puiser la force morale nécessaire à leur âme. Il n'y a pas de quête, ni d'offrande. Les temples sont construits avec les dons anonymes inspirés par la foi et le désintéressement.

    En 1995, dans un rapport parlementaire, une équipe de sociologues et différents spécialistes de la lutte contre les sectes ont déclaré que l'antoinisme était étranger à toute dérive sectaire. Ce moyen de défense est souvent le bouclier verbal de bien des groupements, temples ou Églises, mais à l'évidence l'antoinisme n'est pas une secte. Car une secte, si l'on se replonge dans la première acception du terme, n'est rien d'autre qu'une religion qui n'est pas parvenue à s'imposer. Au départ, le catholicisme n'était-il pas considéré comme une secte ? Ce qui ne l'empêcha pas, après avoir été reconnu comme une religion, d'ostraciser et de persécuter les protestants au nom de leur vérité spirituelle. Quant aux cathares, accusés de déviance spirituelle, ils ont subi les pires atrocités (tortures, mutilations, mises à mort...).
    Toutefois, comme l'antoinisme, mouvement fondé en 1910 par le Belge de Wallonie Louis-Joseph Antoine (1846-1912), incorpore dans sa dimension chrétienne un universalisme qui prend en compte, notamment, la réincarnation et la guérison, il lui est indispensable, pour se démarquer d'un mouvement sectaire, de se bien prémunir :

Le culte ne va pas sur le terrain de la science, notamment n'établit aucun diagnostic, ne conseille ni ne déconseille un médicament, ni une opération chirurgicale, ne fait ni passe, ni imposition des mains, ni prédiction d'avenir.

    Sur la notion de guérison au sens antoiniste du terme, l'éminent sociologue, ancien maître de conférences en psychologie sociale et spécialiste des sectes Régis Dericquebourg porte un regard lucide et généreux dans Syzygy1 :

Le traitement antoiniste repose sur plusieurs éléments communs à toute forme de thérapie psychologique : une demande provoquée par une souffrance ou une détresse, une relation teintée d'espoir avec un thérapeute reconnu par un groupe, une théorie de la maladie et du traitement qui ne peut être mise en cause par l'échec éventuel de la thérapie, une valorisation du patient et la mise en place de nouvelles conduites et de nouvelles attitudes sociales. Plus spécifiquement, la thérapie antoiniste qui repose sur la prière apparaît comme une médiation avec une force surnaturelle. Celle-ci est symbolisée par un fluide qui est un agent curatif et régénérateur.

    Une question se pose : existe-t-il un grain de cousinage entre l'antoinisme et le spiritisme ? Puisque dans cet ouvrage il est prioritairement question de certains aspects secrets ou tamisés de Paris, pour tenter d'apporter une réponse à la question posée, un constat s'impose. Entre les années 1970 et 1980, plusieurs disciples d'Allan Kardec (18041869), le premier théoricien du spiritisme, se retrouvaient le dimanche matin, costumés de noir, dans l'arrière-salle d'un café de la rue de Tolbiac, à proximité du temple du 34 de la rue Vergniaud, avant de se rendre à cette chapelle du culte antoiniste.
    C'est peut-être parce que certaines personnes ont cru qu'il existait une passerelle entre l'antoinisme et le spiritisme que le culte fondé par Louis-Joseph Antoine est considéré par certains comme une secte. Toutefois, au risque de décevoir les adeptes de Cartèse (les cartésiens !), je n'ai jamais considéré le spiritisme comme une secte mais comme l'une des branches du paranormal, de la communication supposée avec des esprits. D'ailleurs, rien de patent, de scientifiquement contrôlable ne peut démontrer le contraire. Nous nous trouvons ici dans le schéma de croyance contre croyance.

 

(1)    « La théorie spirituelle antoiniste », Syzygy, Center for Academic Publication, Stanford University Branch, hiver-printemps 1993, t. II, nos 1-2.

 

[…]

    Le culte antoiniste, dont nous avons parlé plus haut dans le chapitre « Un culte bien discret », appartient à cette géographie des croyances qu'il serait regrettable de traiter par le mépris :
• le temple antoiniste, à l'angle de la rue Vergniaud et de la rue Wurtz.

Source : Google Books 

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La levée du corps au temple antoiniste (Excelsior, 2 juillet 1912)

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La levée du corps au temple antoiniste (Excelsior 02 juillet 1912)

La levée du corps au temple antoiniste (Excelsior, 2 juillet 1912)

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Eglise antoiniste (Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud)

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Eglise antoiniste (Les Sociétés Secrètes de Paris, Pierre Geyraud)

(Photo issue de Marianne du 6 janvier 1937)

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Léon Meunier, Le Vrai Message de Jésus - Publicité (Revue spirite)

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Léon Meunier, Le Vrai Message de Jésus - Publicité (Revue spirite)Léon Meunier, Le Vrai Message de Jésus - Publicité (Revue spirite)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    Encart publicitaire pour le livre de Léon Meunier, Le Vrai Message de Jésus, dans la Revue spirite (1929 et 1931).

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Procession à Jemeppe en souvenir des Obsèques du Père Antoine

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Procession à Jemeppe en souvenir des Obsèques du Père Antoine - Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi

Le Père Antoine, le grand guérisseur de l'humanité pour celui qui a la foi

Procession à Jemeppe en souvenir des Obsèques du Père Antoine

verso avec des caraboutchas d'enfants

Procession à Jemeppe en souvenir des Obsèques du Père AntoineProcession à Jemeppe en souvenir des Obsèques du Père Antoine

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