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Maurice Igert - Les guérisseurs mystiques (1928)

Publié le par antoiniste

Maurice Igert - Les guérisseurs mystiques (1928)Auteur : Maurice Igert
Titre : Les Guérisseurs Mystiques, Étude psycho-pathologique et médico-légale
Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue publiquement en Décembre 1928
Éditions : Imprimerie J. Fournier, Toulouse, 1928



Recension :
    Maurice Igert. — Le problème des guérisseurs, I vol. in-8°, J. Fournier, Toulouse, 1928.
    Notre civilisation est le résultat d’une série de luttes entre la mentalité primitive faite de foi dans le merveilleux et la tendance à interpréter rationnellement les phénomènes. Le plus positif restant toujours par quelque côté un peu mystique, c’est l’éternel conflit du sentiment et de la raison. Le médecin est représentatif de celle-ci, le guérisseur de celle-là ; aussi, la foule va-t-elle d’instinct au guérisseur, d’instinct au médecin est hostile.
    Le guérisseur mystique réalise donc les aspirations profondes de la foule ; bien loin de la dominer, il n’est que son écho. De là, sa sincérité, même lorsqu’il en vient à tirer profit de la crédulité publique ; de là, ses succès thérapeutiques parfois ; de là, la difficulté de la répression légale. Ces données générales s’éclairent de l’étude particulière de quelques guérisseurs mystiques, les uns débiles mentaux, les autres intelligents. Ceci et cela constituent une étude consciencieuse, originale et clairement exposée qui mérite d’être lue.
Chronique bibliographique, p.137
in La Chronique médicale : revue mensuelle de médecine historique, littéraire & anecdotique, 36e année, 1929

    Maurice Igert. — Le problème des guérisseurs, un vol. in-8°,
Vigot, Paris, 1931. (Prix : 15 francs.)
    "Isoler de la troupe des contrebandiers de la médecine un type psychologique et social : le guérisseur mystique, définir sa nature, décrire ses caractères particuliers, puis déduire de cette étude une conduite médico-légale à son égard, telle a été l'idée directrice de ce travail" (p. 202). Ce programme, que M. Igert s’était tracé, a été rempli de façon si parfaite qu’il sera désormais impossible de reprendre l’étude
des guérisseurs mystiques sans lire cette œuvre consciencieuse, impartiale et fouillée, et sans en tenir le plus grand compte. Un résumé ne peut montrer le jour qu’elle jette sur le mysticisme contemporain autant que sur les troubles psychosiques de nos thaumaturges ; et le compte rendu le mieux fait ne saurait suppléer à ces pages qui sont à lire et qui expliquent, en particulier, la sympathie des juges pour les guérisseurs.
    A cet égard, une leçon vient de la lecture de ce volume, une leçon dont les syndicats médicaux peuvent faire leur profit, en attendant que quelques-uns dans le public même, de bon sens robuste ou simplement habiles et forts du droit commun, devancent les poursuites syndicales. Ce serait, en vérité, un intéressant procès que celui qu’un père intenterait à un guérisseur parce que celui-ci aurait, par exemple, méconnu une appendicite et que les vains espoirs qu’il donna laissèrent passer l’heure utile de l’intervention salvatrice. Ici, les dons merveilleux que la foule affirme plus encore que celui même qui les reçut, l’exercice illégal de la médecine lui aussi sur quoi la partialité peut disputer toujours, sont hors de cause. Le débat est particulier et précis. Sans doute, les premiers procès de ce genre seraient perdus ; mais, même perdus, ils seraient, contre ceux que M. Igert appelle les contrebandiers de la médecine, plus efficaces sans nul doute que nos plaintes corporatives qui aboutissent à un franc de dommages et à une auréole.
Chronique bibliographique, p.137
in La Chronique médicale : revue mensuelle de médecine historique, littéraire & anecdotique, 36e année, 1932

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Dr Maurice Igert - Le Problème des guérisseurs (1931)

Publié le par antoiniste

Dr Maurice Igert - Le Problème des guérisseurs (1931)Auteur : Docteur Maurice Igert
Titre : Le Problème des guérisseurs
Éditions : Vigot Frères, Éditeurs, Paris, 1931

Cf. le propos du jour publié dans Le Concours médical. Cet ouvrage semble approfondir la thèse de l'auteur publiée en 1928.

Extrait qui évoque Louis Antoine :

LES GUÉRISSEURS INTELLIGENTS

    Nous avons cité le « cas-limite » de Germaine de Rouen. Nous n'ajouterons rien au chapitre qui la concerne. Germaine, par sa constitution mentale, par la variabilité des signes psychosiques qu'elle a présentés, par ses convictions, est certainement beaucoup plus voisine des guérisseurs précédents, que d'un thaumaturge comme J. Béziat. Seule une renommée à peu près semblable les a confondus.
    L'étude de la mentalité et de la vocation de Béziat révèle quelques particularités qui méritent de retenir notre attention. Le guérisseur a présenté toute sa vie une orientation mystique de la pensée et de l'activité. Imposée par les circonstances, l'interruption de l'activité mystique (il disait « métapsychiste ») entraîne une crise de dépression, suivie bientôt de la révélation d'un don curatif.
    La sincérité de Béziat n'étant pas douteuse, la conviction présente par elle-même un caractère anormal et elle s'est imposée à lui suivant un mécanisme psychologique très spécial.
    Peut-on attribuer sa vocation à la suggestion ?
    Certes, son caractère est très influençable, son imagination exagérée, son émotivité en surface. Mais, sa tendance mystique a imprimé à toute sa vie une direction à peu près constante. Son évolution mentale est faite de stabilité et d'instabilité.
    Suivant le facteur auquel on accorde une prédominance, il est possible de le classer parmi les passionnés ou parmi les suggestibles.
    En réalité, il serait artificiel de le ranger dans l'un ou l'autre groupe ; il représente un cas mixte.
    Du mystique passionné il a la foi et l'orientation expansive. Et cependant il subordonne son don de guérir à des fins égoïstes et il reste tolérant.
    Le mystique est surtout un créateur de système et un apôtre, il est le prosélyte de sa doctrine et lui soumet toutes choses. Ses actions, parfois dangereuses, n'ont de valeur, à ses yeux, que dans la mesure où elles augmentent le prestige des conceptions.
    Béziat est surtout un praticien. Il ne fait pas la propagande de ses croyances, auxquelles il n'est peut-être pas très profondément attaché. « Je n'ai jamais cherché à imposer mes convictions, l'avons-nous entendu dire. L'essentiel, n'est-ce pas, c'est que je guéris. »
    Il guérit et s'efforce passionnément de faire accepter « ce fait ».
    Au lieu d'une conception métapsychique, c'est un pouvoir personnel qu'il affirme.
    Il y a dans sa mentalité, un curieux mélange de disposition expansive et de tendance égocentrique.
    Tantôt il est sollicité dans un sens, tantôt dans l'autre. Ces oscillations perpétuelles entravent aussi bien les réalisations complètes de son altruisme, que de son égoïsme.
    Idéaliste passionné, il aurait pu édifier une religion nouvelle, comme un Swedenborg ou un Antoine, et conquérir la croyance populaire par des cures miraculeuses.
    Pragmatique, l'exploitation de son pouvoir lui aurait assuré d'importants bénéfices, s'il avait eu le génie de « monter une affaire ».
    Il ne s'est libéré, ni de l'intérêt, ni du mysticisme.

Dr Maurice Igert, Le Problème des guérisseurs, 1931 (p.153-154)

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Salle de lecture à Thumesnil, en 1926 par Soeur Antonine Finkelstein

Publié le par antoiniste

Salle de lecture à Thumesnil, en 1926 par Soeur Antonine Finkelstein

Thumesnil, le 9-9-26,

           _    Frères et Sœurs,

Merci à tous des bonnes pensées du 15 Août reçus avec bonheur, et nous vous demandons encore de bien vouloir être tous par la pensée avec nous tous ici pour l’ouverture de notre lecture qui aura lieu le dimanche 12 courant.
Merci à tous à l’avance   vous écrirais plus longuement bientôt.
Recevez tous en famille nos bonnes pensées et fraternels souvenirs. 
       
Maurice et Antonine Finkelstein

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J.Taillardant - Desservant du Temple de Ternes

Publié le par antoiniste

J.Taillardant - Desservant du Temple de Ternes

le 31.7.
Bien chers Amis,
          Nous venons de tourner une page, et
quelle page ! Nous avons été présentés afin de prendre
la direction de ce Temple des Ternes. Comme nous
avions plus à remercier qu'à demander, notre
acceptation a été immédiate. Inutile de vous
dire que nous avons un gros travail de
réorganisation en plus de l'Œuvre morale en
                   elle-même que nous assurons avec
                   ponctualité. Une fois bien organisé,
                   nous aurons le plaisir de nous revoir.

                  Grosses bises à vous deux et amitiés
à vos enfants.                 J. Taillardant.

 

J.Taillardant - Desservant du Temple de Ternes

 Au hasard de ma constitution de collection de cartes postales, j'ai acheté celle-ci qui contient un petit bout de l'histoire de ce temple des Ternes, le troisième de Paris. Malheureusement, l'expéditeur n'indique que le jour et le mois et pas l'année.

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LA DETERMINATION DE L’ÂME (par Démocratie extraterrestre)(2019)

Publié le par antoiniste

LA DETERMINATION DE L’ÂME

Démocratie Extraterrestre Témoignages 16 avril 2019

 

Funérailles du Père Antoine le 30 juin 1912, en présence de plus de 15 000 personnes (Excelsior, 2 juillet 1912) 

 

Certains lieux de prière s’abîment dans les flammes, d’autres disparaissent sous le sable et les flots et d’autres perdurent avant de s’éteindre en silence. Je poussais la porte d’entrée du 42 rue Goya. Le temple était ouvert. Les brochures à l’entrée exposaient l’Enseignement Révélé par le Père Antoine : « Le culte Antoiniste est une œuvre morale basée sur la Foi et le désintéressement » où l’on peut venir « demander assistance, en dehors de toute idée de religion puisque les maladies, les peines n’ont pas de religion ». Le sous-titre du premier numéro de L’Unitif, une reproduction du journal Antoiniste publié pour la première fois en 1911, indiquait : « Nous sommes invités à nous améliorer ». La maxime synthétisait une époque optimiste qui rappelait ce mélange de gravité, de réserve et de volonté des méthodistes anglais dont l’action morale avait abouti à la même époque, à un travail social d’une admirable efficacité.

J’entrais dans la salle de prière. Une sœur costumée apparut brièvement pour m’accueillir en silence avant de regagner la petite pièce dénommée cabinet n°1. Je suivis la desservante du temple dans le cabinet où sont reçues tous les jours les personnes qui cherchent un accompagnement ou une prière de guérison. Une grande paix et un tourbillonnement tranquille emplissait le cabinet de cette Sœur habillée en noir. Je ressentais ces tourbillons physiquement avant même de savoir que les Antoinistes travaillaient avec des fluides. L’endroit n’était pas neutre. La Sœur non plus. Je lui posais des questions, tout en sachant que les réponses émanaient d’un champ d’expérience difficilement transmissible : la prière, la foi, la guérison sans imposition de mains.

— Ce qui compte c’est le chemin que nous parcourons individuellement tous les jours, ce petit miracle au quotidien, leur expliqua la desservante du temple. Claire, c’est mon petit nom, leur précisa-t-elle.

Je lui demandais comment il était possible d’accueillir des gens gratuitement tous les jours de 10 heures à 18 heures, avec les contraintes de la vie actuelle.

— C’est un choix, répondit-elle. Le père Antoine avait prévu que les desservants du temple aient leur logement juxtaposé à celui-ci afin de pouvoir accueillir toutes les personnes à toute heure du jour et de la nuit.

Je pensais à la charité du dix-neuvième siècle, à « ce Christ dépouillé de sa toute-puissance pour se faire homme » et à l’enseignement spirite pour qui « la première condition pour se concilier la bienveillance des bons Esprits, c’est l’humilité, le dévouement, l’abnégation et le désintéressement moral et matériel le plus absolu ». La pratique des Antoinistes s’inscrivait dans la lignée de cette prière qui opère des miracles dans le dénuement. Celui qui œuvre avec un cœur désintéressé, reçoit plus qu’il ne donne. Allan Kardec, revient continuellement sur le pouvoir de l’Amour, de la gratuité et du désintéressement sans lesquels toute recherche et action sont vaines ; il mettait en garde les médiums qui en monétisant leur lien avec l’au-delà, se font berner par des esprits moqueurs. Pour le 19e siècle le travail non rémunéré garantissait une authenticité. Les praticiens du New Age ont affirmé le contraire : ceux qui ne sont pas rémunérés prennent en charge le karma du consultant.

Je pensais à Liliane, une rebouteuse formidable qui avait guéri en quelques instants mon petit chien qui souffrait depuis sa naissance d’une affection de la peau ; elle l’avait assis sur une chaise en face de son lit, aspergé d’eau et de paroles bénites en lui disant avec conviction : « Grand cœur, tu es guéri. » Et il avait guéri.

Liliane reçoit toute la journée sans interruption et accepte la volonté quand il y en a. Mais l’abnégation peut épuiser. L’abnégation, aussi admirable soit-elle pose inévitablement la question de la subsistance et de la survie. Ainsi « Le Père reçut des malades pendant vingt-deux ans. Quand il commença ce travail, il avait des économies qui lui permettaient de vivre sans travailler : quand il mourut, il ne possédait plus rien ». Je craignais que ces guérisseurs discrets, témoins de valeurs immatérielles, ne s’éteignent dans le dénuement.

Claire m’expliqua que dans un premier temps, le Père avait été catholique, puis spirite, avant qu’il ne trouve la Source :

— Le Père a trouvé la Source par la prière, m’expliqua-t-elle.

J’aurai voulu lui demander quel type de prière avait conduit le Père à trouver la source, car si la religion catholique transmet un texte révélé au sein de la cité et le mouvement spirite transmet la vie et la morale des esprits aux vivants, ni l’un ni l’autre ne garantissent de rentrer en contact avec la Source. Leur objectif est autre.  Je m’interrogeais. Comment transmet-on cette connaissance de la Source ? Par la prière ? Laquelle ? Par un culte moral ? Par des lectures ? Par le silence ? Par la guérison de l’autre ? Par l’attention et le secours porté à autrui ? Ce jour-là le mystère resta entier. La clé de l’énigme résidait dans notre  compréhension de la foi et de l’Amour que le Père Louis Antoine décrivait ainsi : « Un seul remède pour guérir l’humanité : La Foi ; c’est de la foi que naît l’amour ; l’amour qui nous montre dans nos ennemis Dieu Lui-même ; ne pas aimer ses ennemis, c’est ne pas aimer Dieu ; car c’est l’amour que nous avons pour nos ennemis qui nous rend dignes de le servir, c’est le seul amour qui nous fait vraiment aimer, parce qu’il est pur de vérité. »

L’avenir de ces assemblées libres qui poursuivent l’expérience mystique d’un thaumaturge au parcours aussi singulier que le Père n’est pas aisé. Les soixante-quatre temples Antoinistes survivent encore plus de cent ans après leur création mais pour combien de temps ? Elles voudraient que les Antoinistes puissent transmettre leur connaissance plus aisément, sans renoncer à leur frugalité, de manière plus audible. Mais peut-être tous les modèles n’ont-ils qu’un temps jusqu’au jour où le même contenu se transmet autrement.

En attendant, je tentais de comprendre l’origine et le maniement des fluides qui emplissaient le cabinet de consultation. Pourquoi ne remplissaient-ils pas de la même manière tous les lieux de prière ? Je m’interdisais de poser cette question à Claire. Comme me l’avait expliqué Frère Guillaume qui avait servi pendant des années dans le Temple de Jemeppe : « L’antoinisme ayant été fortement décrié durant les dernières années avec le phénomène des sectes, beaucoup hésitent à témoigner. Ensuite, comme pour le spiritisme, c’est quelque chose d’intérieur qui ne se prête pas facilement aux discours. »

Je demandais à Claire si elle pouvait faire avec moi une prière et une lecture. La desservante joignit les mains et pria. Les desservants n’ont pas le droit de prédire l’avenir, et elle ne le fit pas, mais elle partagea à demi-mot ce qu’elle avait perçu. Elle ouvrit la porte de son cabinet, et passa dans le temple pour faire la lecture. J’aurais souhaité lui parler beaucoup plus longuement, mais une vieille dame attendait son tour sur un banc du temple. Je lui promis de revenir.

Je revins le 1er novembre.

Un Antoiniste m’ouvrit la porte du Temple. Sur les murs peints en vert-pré, la couleur déterminée par le Père Antoine comme symbole de l’espérance, de la guérison et de la vitalité du printemps, une horloge Ikea marquait l’heure, 9h 45. La porte du cabinet était fermée. Deux officiants d’un âge relativement avancé et vêtus avec la robe révélée noire, priaient ou méditaient. À 10 h l’officiant fit sonner une petite cloche. Claire monta les escaliers de la grande tribune et se recueillit. L’officiant sur la gauche, d’une soixantaine d’années, annonça le début de l’Opération avec le texte propre aux temples français : « Mes Frères, Le Père fait l’Opération, suivie d’une lecture dans l’Enseignement. Celui qui a foi au Père, trouvera satisfaction. »

Pour les Antoinistes belges, la satisfaction de chacun ne dépend pas de son degré de foi au Père. En Belgique, les temples n’ont ni le portrait de Louis Antoine (1846-1912) ni celui de sa femme Catherine Antoine (1850-1940), héritière à la mort de Louis Antoine du charisme de guérison. La neutralité est de rigueur et la seule référence aux fondateurs est le texte de l’Auréole de la Conscience, écrit sur le mur derrière la tribune. Le texte d’ouverture qui annonce l’Opération cherche la neutralité pour éviter l’adoration : « Mes Frères, Le Père fait l’Opération. Respectons ce moment solennel. Ranimons notre Foi. » En France comme en Belgique l’Opération dure cinq minutes. La brochure Que savez-vous du Culte Antoiniste l’explique ainsi :

« C’est le moment solennel et privilégié au cours duquel chacun, selon sa Foi, peut puiser dans l’Amour Divin la force nécessaire pour mener à bien l’accomplissement de ses tâches tant matérielles que morales. Nous recevons, dans cet instant, le secours spirituel qui nous permet de surmonter et d’assumer nos épreuves. Quand nous assistons à l’Opération, nous sommes en communion avec tous les êtres qui nous sont proches – les vivants et ceux à nos yeux disparus – de même qu’avec tous nos frères humains existants de par le monde, quelles que soient leur race et leur religion particulière. »

Une fois l’Opération terminée, j’écoutais la lecture pendant que Claire assurait le maintien des bons fluides. Je me laissais absorber par l’intensité des fluides, ces tourbillons à la fois vivifiants et apaisants, comme lorsque des plantes aromatiques embaument un espace. Sur ces fluides l’enseignement du Père Antoine dit :

« Il en existe autant que de pensées ; nous avons la faculté de les manier et d’en établir des lois, par la pensée, suivant notre désir d’agir. (…) La vie est éternelle, elle est partout. Les fluides existent aussi à l’infini et de toute éternité. Nous baignons dans la vie et dans les fluides comme le poisson dans l’eau. Les fluides s’enchaînent et sont de plus en plus éthérés ; ils se distinguent par l’amour ; partout où celui-ci existe, il y a de la vie, car sans la vie, l’amour n’a pas de raison d’être. Pour raisonner ces fluides, il faut les manier, s’en servir, car plus sont-ils éthérés, plus renferment-ils de l’amour. »

Les fluides sont de la « matière à l’état invisible » et la capacité à extérioriser ce fluide magnétique relève d’un certain type de médiumnité. Allan Kardec a décrit soixante-douze types de médiumnité dont celle capable d’extérioriser ce fluide : « Le médium à effets physiques est une personne dont l’organisme permet, sous certaines conditions, l’extériorisation du fluide vital d’une manière visible ou invisible. Ce fluide est essentiellement magnétique. »

Lors de ma première visite Claire m’avais expliqué :

— Nous avons tous une sensibilité différente. Moi, personnellement je n’ai pas ces capacités, mais j’ai connu des médiums et des guérisseurs formidables qui les avaient.

En ce jour de Toussaint, le texte lu commençait ainsi : « Nous devons comprendre qu’il existe deux mondes, l’un corporel et l’autre spirituel, le monde des incarnés et je n’ajouterai pas celui des désincarnés, mais plutôt celui des non incarnés. Beaucoup pourraient s’imaginer qu’ils sont distincts, elle n’en est rien. »

L’antoinisme me rappelais la théodicée des Nouveaux Mouvements Religieux où la qualité d’un destin dépend du niveau de conscience acquis lors d’une somme d’expériences individuelles passées et présentes. Le Dieu de cette théodicée immanente et individualisée, allume et veille sur la flamme de chacun. Quelle était la différence entre les guérisons pratiquées par Antoine le guérisseur de 1900 à 1918 et celles pratiquées au 21e siècle par les Antoinistes dans leurs cabinets ? Qu’est-ce qui a le plus varié dans la nature des demandes ? Les maux sont-ils moins physiques et plus sociaux ? Quel est l’effet concret de la prière sur la guérison et sur la capacité à devenir guérisseur ? Comment agit-elle sur un talent inné qu’elle révèle et renforce mais qu’elle ne donne pas ? Quelles vertus permettent un bon maniement des fluides ? Quel est le rapport des desservants aux fluides ? Quel type de transmission pourrait-on imaginer ?

Trois derniers coups de cloches marquèrent la fin de la lecture. Les deux officiants se retirèrent. La desservante ouvrit la porte de son cabinet pour accueillir une habituée.

Je revins une dernière fois pour la fête de Mère, le 3 novembre.

Le temple était plein et les officiants en robe révélée noire étaient plus nombreux. Une sœur sur le seuil de la salle de prière lui demanda si elle voulait consulter :

— Vous serez la deuxième, dit-elle en me tendant une fiche de couleur verte avec le numéro deux.

Ce jour-là, la lecture était celle du texte écrit par le Père Antoine deux jours avant son décès. Le Père Antoine avait tout anticipé. Il avait informé ses disciples qu’il n’avait pas fait de testament et qu’il laissait tout à Mère : « Après elle, il y aura de grands guérisseurs. » À la fin de l’office, Claire ouvrit sa porte. J’attendais. Ce jour-là, une petite trentaine d’Antoinistes de cœur attendaient leur tour. Je les regardais attentivement en pensant à cette quête d’une guérison fondée sur la conscience spirituelle. Le désir de guérison spirituelle est consubstantiel à l’humanité et à ce que les chrétiens ont  appelé  l’Esprit Saint. L’Esprit Saint est le gardien de la santé éthérique. Les saints ont eu pour charge la santé psychique et physique. À toutes les époques et partout, la pratique de la foi a été naturellement et millénairement thaumaturge. Elle nous traverse comme le vent. Nos âmes sont poreuses et savent courir derrière un élan inexpliqué sans savoir vers où elles vont ni ce qu’elles trouveront. J’aimais beaucoup l’hommage à Mère rapporté dans l’Unitif de janvier 1914. Il illustrait cette détermination indiscernable de l’âme lorsque la conscience recherche un nouvel équilibre entre la vie matérielle et la pratique spirituelle :

« Je dois vous avouer, chère Mère, que lorsque j’étais croyante, j’étais la plus malheureuse des créatures. Je demandais à Dieu pourquoi je souffrais ainsi et le priais de mettre un terme à mes tourments. Dieu a enfin eu pitié de moi. Elle a mis sur mon chemin une dame qui m’a parlé de notre bon Père. Elle devait me conduire à Jemeppe mais elle en a été empêchée. Moi on n’aurait pu me retenir avec des chaînes parce que je sentais que c’était à Jemeppe que je trouverai le salut. En effet, en approchant du Père, je fus subitement guérie de grands maux de tête que j’endurais depuis 25 ans car ma vie était un vrai martyr, je travaillais nuit et jour même le dimanche (…) Je ne suis qu’une pauvre ouvrière mais c’est de grand cœur que je sacrifie la moitié de ma journée, je reçois mes chers malades le matin et je travaille l’après-midi, je n’ai qu’un désir, c’est de m’acquitter envers vous, chers Père et Mère, de tout ce que vous avez fait pour moi. »

La santé, c’est cet équilibre entre notre corps éthérique et notre corps physique. Apparemment si simple à obtenir mais socialement si compliqué.

 

Source : Démocratie extraterrestre
Renouveler la vision philosophique et politique

Lien : https://democratieextraterrestre.com/2019/04/16/la-determination-de-lame/

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Régis Dericquebourg - Mystagogie et religions de guérison : Max Weber revisité (2001)

Publié le par antoiniste

Auteur : Régis Dericquebourg
Titre : Mystagogie et religions de guérison : Max Weber revisité
in Archives de sciences sociales des religions, Éditions EHESS, 113 | janvier-mars 2001 : Varia, p. 149-158


    Dans cet article, l’auteur tente de reconstituer la définition de la mystagogie chez Max Weber à travers les mentions que ce dernier en fait dans sa sociologie de la religion. En s’intéressant aux applications possibles de cette notion, l’auteur montre qu’elle permet d’interpréter la naissance et l’évolution de certaines religions de guérison occidentales en prenant comme point d’appui la biographie de leurs fondateurs : l’Église de la Science chrétienne, l’Antoinisme, la Scientologie et Invitation à la Vie.

source : https://journals.openedition.org/assr/20196

à lire en ligne sur le site https://journals.openedition.org/assr/20196

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Mosquée Eden, La Louvière - intérieur, pupitre (ancien Temple Antoiniste)

Publié le par antoiniste

Mosquée Eden, La Louvière - intérieur, pupitre (anc.Temple Antoiniste)

source : page FaceBook Mosquée Eden

Une belle reconversion pour ce temple qui reste un lieu de prière et de foi.

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Découverte de la mosquée Eden (La Louvière)

Publié le par antoiniste

Découverte de la mosquée Eden

Découverte de la mosquée Eden (La Louvière)

 

L’association Eden, créée en octobre 2017 par des jeunes citoyens belges issus de différentes origines a acquis, en mars 2018, le bâtiment anciennement dédié au culte antoiniste, sis au 33 rue de l’Olive, afin d’en faire une mosquée. Après de nombreux travaux, celle-ci fut inaugurée en mai 2018 sous le nom de « Masjid Âadne ».

Après la visite de la mosquée, un café-citoyen sera organisé sur la thématique de la transmission des valeurs. Nous transmettons tous de manière plus ou moins consciente des valeurs à nos enfants. S’agit-il de valeurs religieuses, philosophiques, propres à chaque famille ? Comment cette transmission s’effectue-t-elle ?

Source : https://www.quefaire.be/y-crois-y-t-y-crois-pas-y-994389.shtml

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Sin-le-Noble : quand l’Institut des forces psychosiques damait le pion à la médecine

Publié le par antoiniste

Par La Voix du Nord | Publié le 05/05/2016

Sin-le-Noble : quand l’Institut des forces psychosiques damait le pion à la médecine

Au début du XXe siècle, le mineur Louis Antoine réalise qu’il est doté d’un pouvoir particulier : celui de soigner avec les mains. Un mouvement est alors formé en son nom, tout en s’inspirant du spiritisme : l’Antoinisme. Ses membres ont foi en la guérison médiumnique.

Intéressé par ces pratiques, c’est à Sin-le-Noble, rue Saint-Joseph, que le spirite Jean Béziat fonde quelques années plus tard l’Institut des forces psychotiques. Les soins proposés sont bien différents des codes de la médecine traditionnelle. Il sera très vite rejoint par Paul Pillault et Lormier, deux autres médiums guérisseurs.

L’Institut, ouvert quatre jours par semaine, connaît un succès tel qu’il accueille environ trois cents patients par jour ! Un autre institut, fondé à Béthune, a même été traduit devant le tribunal correctionnel par le Syndicat des médecins, mécontent de voir sa clientèle déserter ses cabinets au profit d’une médecine spirite.

Des photos de patients posant devant l’Institut étaient utilisées pour faire des cartes postales qui leur permettaient d’entretenir une correspondance avec leurs proches. Ainsi, au revers de l’une d’elles on peut lire : « Cher Octave, mon père a été hier à Douai – Sin-le-noble. À maintes reprises, il a pensé à toi pour envoyer sa photographie. il a été trouver un médecin qui guérit tout. Il y a été avec Ernest et François Lallemand. Le guérit tout a dit qu’il s’en allait les guérir et cette nuit mon père n’a plus toussé du tout. il n’est pas bien placé, je crois bien que tu le reconnaîtras. »

L’Institut fermera peu après la Première Guerre mondiale.

Source : https://www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fsin-le-noble-quand-l-institut-des-forces-psychosiques-ia16b0n3488120

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Marthe (née Fage) et Louis Buguet

Publié le par antoiniste

Frère Robert Pierrefeu nous a fait le plaisir de compléter les quelques informations trouvées sur la fiche généalogique d'Angèle Vertet. Voici ces indications :

Marthe Buguet, née Fage

Marthe BUGUET née FAGE, une des soeurs d'Angèle, que j'ai bien connue également, dirigea avec son mari les écoles publiques de MONTCEAU LES MINES en Saône et Loire. A leur retraite, au moment de l'occupation allemande, ils vinrent habiter dans une rue voisine du Temple de VILLEURBANNE.

Peu de temps après, Frère BUGUET se désincarna et Soeur BUGUET fut successivement desservante des Temples d'ORANGE, d'EVREUX, de PARIS-VERGNIAUD, de CAUDRY et enfin de MARSEILLE où elle se désincarna en 1973.

Une fiche généalogique a également été créée par Nadine Chamayou. On y apprend que Marthe (Marie Joséphine Augusta), est née le 3 août 1885 à Chambon-le-Château, en Lozère (Languedoc-Roussillon) et qu'elle est décédée le 23 janvier 1973 à Marseille, à l'âge de 87 ans où elle fut desservante du temple antoiniste.

Marthe Buguet, née Fage

Temple antoiniste de Marseille

Institutrice publique adjointe à Verosvres (Saône-et-Loire) en 1906, institutrice à Collonge (sûrement Collonge-en-Charolais où vit la famille, en Saône-et-Loire) de 1911 à 1921. Elle se mari le 17 septembre 1904 à Castries dans l'Hérault avec Louis François Buguet.

Lui est né le 7 mai 1875 à Saint-Trivier-de-Courtes dans l'Ain (Rhône-Alpes) et est décédé à Marseille. Il a été instituteur à à Verosvres en 1906 et à Collonge en Charolais en 1916. Il est témoin du mariage d'Angèle et Louis François Vertet.

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