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Brevets d'intelligence (Journal d'Ypres, 6 juillet 1912)

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Brevets d'intelligence (Journal d'Ypres 6 juillet 1912)Brevets d'intelligence

    Il choisit vraiment son heure, le « Progrès » d'Ypres, pour opposer les électeurs soi-disant intelligents de certaines villes plutôt libérales et des centres industriels de la Wallonie aux populations soi-disant arriérées de la Belgique rurale.
    Car l'attention vient précisément d'être et appelée sur l'Antoinisme, par le fait du décès – pardon ! de la « désincarnation » – d'Antoine, dit le Guérisseur, fondateur de cette religion nouvelle.
    On sait qu'Antoine s'est désincarné à la suite d'une maladie d'estomac. Le guérisseur n'a pu se guérir lui-même, et l'eau pure, que ses passes magnétiques rendaient miraculeuse, a perdu ses vertus. Elle les retrouvera peut-être sous les passes de la femme du thaumaturge, chargée par lui de lui succéder dans son enseignement religieux.
    La « Dernière Heure », feuille libérale peu suspecte de cléricalisme, s'est inquiétée, non sans raison, des ravages faits par l'antoinisme.
    Elle signalait, à l'appui, la mort de nombreuses personnes appartenant à la classe ouvrière et qui s'étaient bornées à s'adresser au pseudo-thaumaturge au lieu de recourir au médecin.
    Or, c'est surtout dans le centre et le Borinage (les régions les plus illettrées de la Wallonie) ainsi qu'à Bruxelles que l'Antoinisme s'est développé (La capitale possède un temple antoiniste).
    C'est également dans nos grandes villes, on le sait, que fleurit la superstition ainsi que la foi aux chiromanciennes.
    C'est encore dans ces mêmes milieux que s'accusent les progrès inquiétants du malthusianisme.
    Ce sont enfin des organes du parti des à lumières paraissant dans ces milieux qui ouvrent complaisamment leurs colonnes à la criminelle propagande antisociale et antipatriotique.
    C'est, au contraire, dans les centres ruraux les plus catholiques que la natalité se maintient la plus forte.
    Nos campagnards catholiques ont l'intelligent respect de la loi naturelle et l'intelligent souci de perpétuer la race et de procurer des défenseurs à la patrie. Le « Progrès » préfère attribuer un brevet d'intelligence aux antoinistes, aux malthusianistes et aux gogos des somnambules.
    Nous le plaignons.

Journal d'Ypres, 6 juillet 1912

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Marcel Moreau - passées du service de l'Esprit à son annihilation

Publié le par antoiniste

    Pourtant, l'homme continuera à se transformer mais désormais à l'intérieur de la mort à laquelle le destine l'évolution des sociétés, à tout jamais soumises au développement criminel des fonctions cérébrales dites supérieures, passées du service de l'Esprit à son annihilation, du respect de la Nature à son avilissement. Le fondement de l'optimisme s'est écroulé, disais-je, mais le cul dans la mort, l'optimisme poursuit son discours, devenu lui-même oeuvre funeste. Jamais le monde d'a été aussi puant d'inconscience béate. L'élite des porcs pousse des grognements satisfaits devant la porte déjà entrouverte de l'abattoir. L'odeur du sang n'arrive même plus jusqu'à ces groins desséchés, dressés à des flairs inutiles.

Marcel Moreau, Montre, p.16-17
Luneau Ascot Éditeurs, Paris, 1986

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Institut Général Psychosique (Le Fraterniste, 2 mai 1913)

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Institut Général Psychosique (Le Fraterniste, 2 mai 1913)Institut Général Psychosique

    M. PILLAULT se rendant au Congrès Spirite Universel de Genève, les malades sont informés qu'ils seront reçus par M. LORMIER, guérisseur et aide journalier de M. Pillault. Il sera aidé de M. DUBOIS, également guérisseur à Montigny-en-Gohelle (P.-de-C.). L'un comme l'autre guérissant par le POUVOIR que M. Pillault détient de la Grande Psychose, les résultats obtenus sur les maladies sont les mêmes que si elles étaient traitées par lui. D'ailleurs, ces messieurs, en opérant ainsi, ont déjà obtenu des guérisons sensationnelles.
    D'autres guérisseurs opérant de la même manière à Tourcoing, à Fourmies, à Ferfay, en Vendée, dans la région de Paris, dans le Midi de la France et en Belgique vont être accrédités aussi tôt que faire se pourra. Ils guériront eux aussi par le même pouvoir.
    Comme on peut s'en rendre compte, l'Institut Général Psychosique prend son envol, il est en voie de progrès et il n'en restera pas là. La France et l'étranger seront un jour couverts d'Instituts où l'on traitera les maladies à la façon Psychosique de Sin-le-Noble, et cela pour la plus grande joie de l'humanité souffrante et malheureuse.
                                                                           N. D. L. R.

Le Fraterniste, 2 mai 1913

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André Thérive, Sans âme (L'Œuvre, 31 janvier 1928)

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André Thérive, Sans âme (L'Œuvre, 31 janvier 1928)

L'ŒUVRE littéraire 

LES LIVRES DE LA SEMAINE

Quelques romans

    Il y a deux sujets dans Sans âme, d'André Thérive, il y a du moins l'étude de deux milieux. L'un est un milieu secret, presque inaccessible, constitué par une petite secte religieuse dont la chapelle se trouve au quartier de la Butte-aux-Cailles et qui porte l'étiquette d'« antoiniste », du nom de son fondateur. L'autre, c'est le music-hall, le monde des petites danseuses, des figurantes, des « marcheuses », selon l'expression du métier. D'un milieu à l'autre, de la rive droite à la rive gauche, va et vient le principal personnage, Julien Lepers, assistant à je ne sais quel laboratoire de psychologie mystique expérimentale, qui finit par perdre sa place et par accepter un simple emploi de commis. Il a été l'amant d'une petite « marcheuse » qui se sachant enceinte et s'étant juré de ne plus le revoir après s'être donnée une fois à lui, s'est suicidée. Le récit de cette fin forme le plus émouvant chapitre du livre, d'ailleurs fort beau d'un bout à l'autre, mais un peu déconcertant, voire désespérant, et qui laisse un arrière-goût de désolation amère.
    Au delà des données immédiates et concrètes de Sans aime se révèle en effet, l'intention de l'auteur de nous rendre sensible l'abandon de l'âme moderne, la dégénérescence du sentiment religieux dans le peuple, la noire ivresse de vivre qui a remplacé chez nos contemporains les supports moraux traditionnels. N'avant point pour habitude de discuter les idées, la philosophie des romanciers, surtout quand ils ne présentent pas une thèse en bonne forme et se contentent de laisser certaines constatations se dégager honnêtement d'elles-mêmes, je ne vais pas bien entendu, remontrer à M. Thérive qu'il a tort et lui vanter l'efficacité de la morale laïque considérée comme aliment spirituel des masses populaires : Je préfère lui faire observer qu'au point de vue de la technique romanesque son livre, où abondent des pages remarquables, notamment des descriptions de faubourgs et où règne, avec un style aisé, fluide, un ton fort élégamment familier, serait peut-être plus satisfaisant pour le moyen lecteur si l'intérêt tardait moins à s'y fixer. L'influence de Huysmans est si manifeste dans cette peinture d'une secte mystique assez cocasse qu'on hésite presque à la signaler. Mais ce par quoi M. Thérive l'emporte évidemment sur son maître et sur tous les naturalistes dont il semble si étrangement féru, c'est l'écriture.

L'Œuvre, 31 janvier 1928

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Fraternelle de Caudry de l'Institut général de Psychosie

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    Une Fraternelle de l'Institut général de Psychosie a existé à Caudry :

Fraternelle de Caudry de l'Institut général de Psychosie

Fraternelle n°19 de Caudry (Le Fraterniste, 1 août 1913)

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Encart Spiritisme et Fraternisme (Le Fraterniste, 18 avril 1913)

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Encart Spiritisme et Fraternisme (Le Fraterniste, 18 avril 1913)

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Encart de publication L'Auréole de la Conscience (Le Fraterniste, dans les numéros de décembre 1910)

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Encart de publication L'Auréole de la Conscience (Le Fraterniste, dans les numéros de décembre 1910)

    La revue de l’Auréole de la Conscience est mentionnée dans les Principaux ouvrages et périodiques français et étrangers – traitant du Spiritisme – Spiritualisme – Magnétisme – Théosophie, etc., à la fin du journal Le Fraterniste dans les premiers numéros (décembre 1910). L’avis disparaît pour les années 1911 et 1912. À partir du 25 juillet 1913 apparaît une annonce pour l’Unitif dans les Principaux Périodiques français et étrangers faisant échange avec « LE FRATERNISTE ».

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Anniversaire du Père Antoine (Paris-Midi, 25 juin 1924)

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Anniversaire du Père Antoine (Paris-Midi, 25 juin 1924)

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Anniversaire de la désincarnation du Père Antoine (Le Fraterniste, 13 juin 1913)

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Anniversaire de la désincarnation du Père Antoine (Le Fraterniste, 13 juin 1913)

ANTOINISME

    Des fêtes grandioses se préparent à Jemeppe sur Meuse à l'occasion de l'Anniversaire de la désincarnation au Père Antoine.
    On y espère de grandes guérisons car on a organisé pour cette date, à Jemeppe, un grand pèlerinage d'Antoinistes.
    (Communiqué par Mme A. de Poncey, 23 boulevard de Picpus, Paris).

Le Fraterniste, 13 juin 1913

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Un Temple Antoiniste à Monaco (Le Fraterniste, 6 juin 1913)

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Un Temple Antoiniste à Monaco (Le Fraterniste, 6 juin 1913)

L'ANTOINISME

Un Temple Antoisiste à Monaco

    Nous apprenons par notre abonné dévoué M. Alexandre Küng1, de Monaco, qu'un temple Antoiniste va prochainement être édifié, sur le boulevard de l'Observatoire, entre la villa Bresani et la villa Saladini, à Moladini, à Monaco.
    Les Antoinistes sont assez nombreux à Monaco pour que l'érection de ce monument qui comportera un clocher, mais pas de cloches, ait été jugée indispensable.

Le Fraterniste, 6 juin 1913

(1) Il doit s’agir en fait d’Alexandre Künz, le mari de Marie-Louise Vittart, sœur de Juliette Vittart. Dans la Cession de fonds de commerce du 14 juillet 1914, Marie-Louise est dite veuve de M. Alexandre-Ferdinand-Charles-Marius Künz. Celui qui aura contribué à l’édification du temple n’aura pas vu son œuvre achevée pendant son incarnation terrestre.

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