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Marcel Moreau - passées du service de l'Esprit à son annihilation

Publié le par antoiniste

    Pourtant, l'homme continuera à se transformer mais désormais à l'intérieur de la mort à laquelle le destine l'évolution des sociétés, à tout jamais soumises au développement criminel des fonctions cérébrales dites supérieures, passées du service de l'Esprit à son annihilation, du respect de la Nature à son avilissement. Le fondement de l'optimisme s'est écroulé, disais-je, mais le cul dans la mort, l'optimisme poursuit son discours, devenu lui-même oeuvre funeste. Jamais le monde d'a été aussi puant d'inconscience béate. L'élite des porcs pousse des grognements satisfaits devant la porte déjà entrouverte de l'abattoir. L'odeur du sang n'arrive même plus jusqu'à ces groins desséchés, dressés à des flairs inutiles.

Marcel Moreau, Montre, p.16-17
Luneau Ascot Éditeurs, Paris, 1986

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Institut Général Psychosique (Le Fraterniste, 2 mai 1913)

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Institut Général Psychosique (Le Fraterniste, 2 mai 1913)Institut Général Psychosique

    M. PILLAULT se rendant au Congrès Spirite Universel de Genève, les malades sont informés qu'ils seront reçus par M. LORMIER, guérisseur et aide journalier de M. Pillault. Il sera aidé de M. DUBOIS, également guérisseur à Montigny-en-Gohelle (P.-de-C.). L'un comme l'autre guérissant par le POUVOIR que M. Pillault détient de la Grande Psychose, les résultats obtenus sur les maladies sont les mêmes que si elles étaient traitées par lui. D'ailleurs, ces messieurs, en opérant ainsi, ont déjà obtenu des guérisons sensationnelles.
    D'autres guérisseurs opérant de la même manière à Tourcoing, à Fourmies, à Ferfay, en Vendée, dans la région de Paris, dans le Midi de la France et en Belgique vont être accrédités aussi tôt que faire se pourra. Ils guériront eux aussi par le même pouvoir.
    Comme on peut s'en rendre compte, l'Institut Général Psychosique prend son envol, il est en voie de progrès et il n'en restera pas là. La France et l'étranger seront un jour couverts d'Instituts où l'on traitera les maladies à la façon Psychosique de Sin-le-Noble, et cela pour la plus grande joie de l'humanité souffrante et malheureuse.
                                                                           N. D. L. R.

Le Fraterniste, 2 mai 1913

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André Thérive, Sans âme (L'Œuvre, 31 janvier 1928)

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André Thérive, Sans âme (L'Œuvre, 31 janvier 1928)

L'ŒUVRE littéraire 

LES LIVRES DE LA SEMAINE

Quelques romans

    Il y a deux sujets dans Sans âme, d'André Thérive, il y a du moins l'étude de deux milieux. L'un est un milieu secret, presque inaccessible, constitué par une petite secte religieuse dont la chapelle se trouve au quartier de la Butte-aux-Cailles et qui porte l'étiquette d'« antoiniste », du nom de son fondateur. L'autre, c'est le music-hall, le monde des petites danseuses, des figurantes, des « marcheuses », selon l'expression du métier. D'un milieu à l'autre, de la rive droite à la rive gauche, va et vient le principal personnage, Julien Lepers, assistant à je ne sais quel laboratoire de psychologie mystique expérimentale, qui finit par perdre sa place et par accepter un simple emploi de commis. Il a été l'amant d'une petite « marcheuse » qui se sachant enceinte et s'étant juré de ne plus le revoir après s'être donnée une fois à lui, s'est suicidée. Le récit de cette fin forme le plus émouvant chapitre du livre, d'ailleurs fort beau d'un bout à l'autre, mais un peu déconcertant, voire désespérant, et qui laisse un arrière-goût de désolation amère.
    Au delà des données immédiates et concrètes de Sans aime se révèle en effet, l'intention de l'auteur de nous rendre sensible l'abandon de l'âme moderne, la dégénérescence du sentiment religieux dans le peuple, la noire ivresse de vivre qui a remplacé chez nos contemporains les supports moraux traditionnels. N'avant point pour habitude de discuter les idées, la philosophie des romanciers, surtout quand ils ne présentent pas une thèse en bonne forme et se contentent de laisser certaines constatations se dégager honnêtement d'elles-mêmes, je ne vais pas bien entendu, remontrer à M. Thérive qu'il a tort et lui vanter l'efficacité de la morale laïque considérée comme aliment spirituel des masses populaires : Je préfère lui faire observer qu'au point de vue de la technique romanesque son livre, où abondent des pages remarquables, notamment des descriptions de faubourgs et où règne, avec un style aisé, fluide, un ton fort élégamment familier, serait peut-être plus satisfaisant pour le moyen lecteur si l'intérêt tardait moins à s'y fixer. L'influence de Huysmans est si manifeste dans cette peinture d'une secte mystique assez cocasse qu'on hésite presque à la signaler. Mais ce par quoi M. Thérive l'emporte évidemment sur son maître et sur tous les naturalistes dont il semble si étrangement féru, c'est l'écriture.

L'Œuvre, 31 janvier 1928

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Fraternelle de Caudry de l'Institut général de Psychosie

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    Une Fraternelle de l'Institut général de Psychosie a existé à Caudry :

Fraternelle de Caudry de l'Institut général de Psychosie

Fraternelle n°19 de Caudry (Le Fraterniste, 1 août 1913)

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Encart Spiritisme et Fraternisme (Le Fraterniste, 18 avril 1913)

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Encart Spiritisme et Fraternisme (Le Fraterniste, 18 avril 1913)

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Encart de publication L'Auréole de la Conscience (Le Fraterniste, dans les numéros de décembre 1910)

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Encart de publication L'Auréole de la Conscience (Le Fraterniste, dans les numéros de décembre 1910)

    La revue de l’Auréole de la Conscience est mentionnée dans les Principaux ouvrages et périodiques français et étrangers – traitant du Spiritisme – Spiritualisme – Magnétisme – Théosophie, etc., à la fin du journal Le Fraterniste dans les premiers numéros (décembre 1910). L’avis disparaît pour les années 1911 et 1912. À partir du 25 juillet 1913 apparaît une annonce pour l’Unitif dans les Principaux Périodiques français et étrangers faisant échange avec « LE FRATERNISTE ».

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Anniversaire du Père Antoine (Paris-Midi, 25 juin 1924)

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Anniversaire du Père Antoine (Paris-Midi, 25 juin 1924)

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Anniversaire de la désincarnation du Père Antoine (Le Fraterniste, 13 juin 1913)

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Anniversaire de la désincarnation du Père Antoine (Le Fraterniste, 13 juin 1913)

ANTOINISME

    Des fêtes grandioses se préparent à Jemeppe sur Meuse à l'occasion de l'Anniversaire de la désincarnation au Père Antoine.
    On y espère de grandes guérisons car on a organisé pour cette date, à Jemeppe, un grand pèlerinage d'Antoinistes.
    (Communiqué par Mme A. de Poncey, 23 boulevard de Picpus, Paris).

Le Fraterniste, 13 juin 1913

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Un Temple Antoiniste à Monaco (Le Fraterniste, 6 juin 1913)

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Un Temple Antoiniste à Monaco (Le Fraterniste, 6 juin 1913)

L'ANTOINISME

Un Temple Antoisiste à Monaco

    Nous apprenons par notre abonné dévoué M. Alexandre Küng1, de Monaco, qu'un temple Antoiniste va prochainement être édifié, sur le boulevard de l'Observatoire, entre la villa Bresani et la villa Saladini, à Moladini, à Monaco.
    Les Antoinistes sont assez nombreux à Monaco pour que l'érection de ce monument qui comportera un clocher, mais pas de cloches, ait été jugée indispensable.

Le Fraterniste, 6 juin 1913

(1) Il doit s’agir en fait d’Alexandre Künz, le mari de Marie-Louise Vittart, sœur de Juliette Vittart. Dans la Cession de fonds de commerce du 14 juillet 1914, Marie-Louise est dite veuve de M. Alexandre-Ferdinand-Charles-Marius Künz. Celui qui aura contribué à l’édification du temple n’aura pas vu son œuvre achevée pendant son incarnation terrestre.

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F.Delcroix - Aurore d'une civilisation moral (La Meuse, 26 octobre 1905 & Revue spirite, 1er décembre 1905)

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F.Delcroix - Aurore d'une civilisation moral (Revue spirite, 1er décembre 1905)

F.Delcroix - Aurore d'une civilisation moral (La Meuse, 26 octobre 1905 & Revue spirite, 1er décembre 1905)Aurore d'une civilisation morale

    D'aucuns dont les conceptions sont pacifistes et humaines, se plaignent de la cruauté du présent et inclinent à croire au néant de tout effort qui a pour but de transformer l'humanité. Ils s'effraient du sang et des larmes que coûte le plus léger progrès. L'individu change peu, à leur avis, restant au fond cette bête de proie qui s'approprie aux dehors d'une prétendue civilisation et substitue la ruse à la force. Que les circonstances le libèrent, soit sur le champ de bataille, soit dans les milieux lointains de l'expansion coloniale, le fond meurtrier réapparaît. La convoitise et la haine sommeillent dans les cœurs ; l'occasion ou le moindre froissement les réveille, l'impunité les débride. La lutte fratricide des intérêts divise les enfants d'une même patrie et la guerre, plus destructive que jamais, fauche par milliers des vies jeunes et vigoureuses, alors que notre monde, ô ironie, déplore la dégénérescence des races.
    Dans les villes, la corruption grandit et s'étale sans vergogne ; partout, dans le livre, au théâtre, aux vitrines, on exploite la sensualité. Et c'est une surprise pour qui réfléchit que tant de passions, aguichées par toutes les tentations modernes, ne parviennent pas à dissoudre les sociétés.
    – Voilà précisément la meilleure réponse aux doléances des pessimistes. Notre résistance morale s'est accrue. De même que la jeune femme se garde plus malaisément dans le luxe et le sourire des villes où elle jouit de plus de liberté que sous les regards ombrageux de la médiocrité campagnarde ; de même les vertus sont autrement méritoires au sein de notre âge d'or économique, dont les merveilles auraient fasciné nos misérables ancêtres.
    Notre sensibilité est plus fine et plus intelligente. La plupart des hommes craignent de faire souffrir, et cette bonté sert de mesure à leurs instincts. Les rapports sociaux imposent plus de ménagements ; il règne une sorte d'opinion moyenne de l'honneur qu'on ne heurte ni volontiers, ni impunément. Mais où apparaît clairement l'adoucissement des meurs, c'est dans la naissance et le développement d'œuvres toujours plus nombreuses de protection et de préservation sociales. Les sanatorias et les dispensaires de tuberculeux, les ligues en faveur de l'enfance, de la jeune fille, les colonies scolaires, les patronages de tous genres, réalisent des formes plus délicates de la bienfaisance et sont comme les signes d'une orientation nouvelle. Le même mouvement d'avant-garde se dessine par ailleurs. La médecine évolue dans le sens de l'étiologie et de la prophylaxie ; elle espère plus de l'hygiène des milieux et de l'esprit de prévoyance général que de la thérapeutique individuelle. L'école prenant de plus en plus contact avec la vie ambiante, s'inquiète davantage de la formation du cœur et des caractères. Elle reconnaît qu'il ne suffit pas d'utiliser les intelligences pour les triomphes matériels, qu'il importe autant, dans nos sociétés policées, de cultiver les penchants altruistes, d'aviver le sentiment de l'étroite solidarité qui unit les individus et les groupes sociaux. Ces tendances rénovatrices se sont affirmées dans tous les derniers Congrès internationaux de Liège, où a passé comme un souffle d'espérance. On dirait qu'une pensée d'unité cherche à se faire jour, que ces organismes épars sont en marche vers un même but, qu'ils se rejoindront bientôt pour former une puissante ligue offensive et défensive contre les lois d'airain de la nature et du champ de bataille économique.
    Les sociétés qui propagent ce mouvement de pitié et de solidarité humaine rencontrent partout mille encouragements. Des protecteurs illustres leur offrent leur appui moral et financier ; les comités d'action, et parfois de représentation, se composent des plus grands noms de la noblesse, de la politique, de la finance. Combien cette tâche paraît aisée cependant, en regard de la mission que M. Antoine a eu le courage d'assurer au cœur des idées ouvrières (1). Il a fondé une société spirite dans des vues toutes chrétiennes, résolu à négliger les manifestations physiques et les médiumnités bruyantes dont, ailleurs, on s'occupe un peu trop. Il aime mieux former des caractères. Il détache du cabaret et fortifie la vie de famille. Il détourne les esprits de la guerre des classes et des préoccupations utilitaires pour les aiguiller vers l'étude des problèmes intellectuels et moraux. Il habitue les adeptes à réfléchir sur les obstacles de chaque jour, enseignant la résignation, qui est à la fois une noble vertu et un acte de bon sens ; il leur conseille partout et toujours, par la parole de l'exemple, la réforme de soi qui est bien la question primordiale dans l'amélioration des sociétés. Les fidèles se réunissent dans leur temple trois fois par semaine : deux soirées sont consacrées à la lecture et aux instructions pratiques que suscitent des questions variées précises et surtout vivantes, puisque l'activité quotidienne les suggère. Dans la matinée du dimanche a lieu la moralisation des esprits qui se communiquent par l'intermédiaire de médiums écrivains. Le silence recueilli qui règne dans cette assemblée de chrétiens est véritablement émouvant, et cette émotion grandit quand l'expérience nous révèle qu'il ne s'agit en rien d'idées toutes platoniques et que nous avons affaire à un intense foyer d'énergie morale. Les fidèles sont agissants. Ils pratiquent le bien avec émulation. L'ardeur que d'autres dépensent pour des joies frivoles et passagères est donnée tout entière à l'acquisition des vertus qui fondent le vrai bonheur. Ces cœurs dévoués honorent M. Antoine comme un père ; ils l'entourent de la plus vive affection. C'est l'unique et douce récompense de cet homme de bien qui, loin de bénéficier des encouragements du monde officiel et du respect sympathique des honnêtes gens en place, n'a guère récolté jusqu'ici que sourires, indifférence ou dédain.
    Faut-il s'en étonner, puisque, de son vivant, toute vraie grandeur a été méconnue ?

                                                                                 F. DELCROIX.

(1) M. Antoine dirige la Société spirite : les Vignerons du Seigneur, qui comptent des milliers d'adhérents en Belgique. Il vient de publier un livre de questions et de réponses, travail collectif des adeptes et de leur chef. Ce livre est intitulé : Enseignement, par Antoine le guérisseur, de Jemeppe-sur-Meuse.

 

Revue spirite, 1er décembre 1905
La Meuse, 26 octobre 1905

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