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Simon Arbellot - Conciliabules chez les Huymansiens (1957)

Publié le par antoiniste

Simon Arbellot - Conciliabules chez les Huymansiens (1957)Auteur : Simon Arbellot
Titre : Conciliabules chez les Huymansiens
Édition : Revue des Deux Mondes (1er MAI 1957), pp. 139-143

 

    Évoque le destin de la chapelle antoiniste de la rue Christine. En 1948, les Huysmansiens ont investi la salle de lecture du Culte Antoiniste, tenue un temps par Frère Jolly depuis au moins 1925. Elle a été remplacée en 1955 par le Temple des Ternes, au Passage Roux (17e arrdt). On y parle aussi d’André Thérive, membre de la première heure du club des Huysmansiens.

 

CONCILIABULES
CHEZ LES HUYSMANSIENS

    Rue Jacob... une petite boutique de libraire à l'enseigne « Chez Durtal » ... des reliures aux ors passés... des photos, des lettres, des manuscrits... le masque mortuaire de Pascal... je ne me trompe pas, c'est bien là le sanctuaire de Joris Karl Huysmans. J'aperçois le grand prêtre du culte huysmansien, M. Pierre Lambert, au visage ascétique, assis à sa table au milieu de ses livres et qui semble écouter la confession d'un jeune homme.
    – Conseillez-moi, dit celui-ci, c'est l'époque de la conversion et de Ligugé qui, seule, m'intéresse. Est-il bien utile de me lancer dans l'œuvre entière ?
    – Lisez la préface d'A Rebours, écrite vingt-cinq ans après la première édition, vous aurez là l'essentiel de la pensée de Huysmans.
    Je suis entré sur la pointe des pieds dans la librairie et comme j'esquisse un pas en arrière, M. Pierre Lambert me fait signe de rester.
    – Vous n'êtes pas de trop, nous commençons, me dit-il.
    Et cet homme d'études qu'on dérange tout le temps ajoute en riant :
    – Vous n'osiez pas entrer... je finirai par faire poser une plaque de sonnette sur ma porte comme on en voit sur celles des presbytères, mais au lieu de « Ici, pour les sacrements », je mettrai « Ici, pour Huysmans ».
    Je regarde autour de moi. Je reconnais tout de suite un Saint Mamert en bois sculpté qui retient d'une main ses entrailles, non loin de lui un Rabelais à la tête laurée, des livres rares et, partout, des photos représentant un vieux monsieur à la barbiche blanche, une sorte de M. Folantin, fonctionnaire, « bourgeois modeste et frileux », c'est Joris Karl Huysmans. Une odeur de sacristie, un silence de bibliothèque. Je pense, malgré moi, à Jean de Bonnefon recevant, il y a trente ans, dans son rez-de-chaussée de la rue de Vaugirard, l'un après l'autre, ses pénitents. Au milieu des Christs et des statues dédorées, de candélabres et de livres d'heures, le maître, assis dans une cathèdre, donnait audience. Il portait une veste d'intérieur violette. Il était bagué d'améthyste comme un archevêque et monoclé comme M. Paul Bourget. Mais chez ce chroniqueur de la belle époque, les dieux étaient assoiffés, ici, rue Jacob, on est sérieux. Le culte de Joris Karl, comme disent ses disciples, est celui de la fidélité et après un demi-siècle nous comprenons mieux la portée de l'exemple qu'a suscité dans le monde l'illustre converti.
    M. Pierre Lambert m'a laissé un instant à mes réflexions et à mes émerveillements.
    – Tenez, me dit-il, en me désignant un fauteuil de cuir, c'est là que votre ami Léo Larguier venait s'asseoir, en fin de journée, pour me parler de la tour Saint-Sulpice et du sonneur de cloches Carhaix. En voilà un qui connaissait Huysmans et qui l'aimait ! Il en savait des pages par cœur et me les récitait de sa belle voix romantique. S'étant enquis de mes dernières découvertes, de la lettre inédite, du texte inconnu, des cotes récentes des manuscrits à l'hôtel Drouot, de la vie de la société, il reprenait son bâton, coiffait son haut feutre en ayant bien soin de laisser échapper quelques mèches rebelles et disparaissait au coin de la rue de Furstemberg à la recherche de son rêve.
    – Je sais, moi, où il allait en vous quittant : chez Henri Martineau parler de la Sansévérina, ou chez Marcel Bouteron, à l'Institut, prendre des nouvelles de Mme de Nucingen ou encore chez son ami Martine, aux Beaux-Arts, pour verser, de concert, quelques larmes posthumes sur Emma Bovary. Ses seules amours.
    Que Léo Larguier, ce huguenot des Cévennes, ait pu être trouble par Huysmans ne saurait nous surprendre. J'ai trouvé dans le bulletin de la société quelques lignes de lui qui montrent à quel point l'avait frappé la description de la vie dans la fameuse tour de Saint-Sulpice.
    « ... il y a des soirs naufragés d'hiver, écrivait-il, où je me dis souvent qu'il ferait bon, dans un logis coi de la provinciale rue Férou, à deux pas de Saint-Sulpice, d'être, défrayé de tout ce qui encombre la vie, un monsieur prêtre, plus amateur de littérature que de théologie, dorloté par une gouvernante tyrannique, érudit, gastronome, bibliophile et lisant au coin du feu Barbey d'Aurevilly et Huysmans dans leurs bonnes éditions... »

    Mais je ne suis pas venu « chez Durtal » pour rêver, sinon pour prendre, moi aussi, des nouvelles de la a Société Joris Karl Huysmans qui se prépare à fêter le cinquantième anniversaire de l'auteur de La Cathédrale. Je sais, bien sûr, qu'elle date de 1927 mais que, dès 1919, il existait un « Huysmans-Club assez mystérieux et plutôt initiatique. Je connais les noms de ces huysmansiens des débuts, Lucien Descaves, Paul Bourget, l'abbé Bremond, Forain, le chanoine Mugnier, André Thérive, Valette, et d'autres qui surent attirer à eux tant et tant de personnalités diverses, unies dans la même pensée.
    – Aujourd'hui, me dit M. Pierre Lambert, nous comptons trois cent cinquante membres, nous avons publié trente-trois bulletins et nous restons en contact permanent. Venez jeudi prochain à notre réunion mensuelle rue Christine, un quartier que Huysmans a peu quitté. Nous nous réunissons dans une salle de la « Reine Christine », sur l'emplacement d'une ancienne chapelle antoiniste.
    Le jeune homme nous a quittés depuis un instant, mais nous n'allons pas rester longtemps seuls. Voici une visite. C'est un « fidèle » à la recherche d'un livre rare, mais on sent qu'il a, aussi, quelque chose d'important à dire.
    – Un ami belge, murmure-t-il d'une voix émue, m'assure que le Chapitre de Bruges va se décider à parler.
    – N'y comptez pas trop, lui répond M. Pierre Lambert.
    La glace est rompue. Ainsi j'apprends que le chanoine Docre a vraiment existé sous le nom du chanoine van Haecke, prêtre satanique sur lequel un dossier accablant existe dans la ville des Memling et du Saint Sang. Les chanoines de Bruges, eux, connaissent la vérité. Il parait qu'ils vont enfin parler.
    Plein d'illusions, le fidèle est parti. Nous voici seuls. Pierre Lambert me parle de sa collection d'autographes qui se monte à plus de quatre cents lettres, des éditions rares qu'il possède. Il avait dix-huit ans quand il a découvert Là-Bas. Depuis il a vécu sans cesse avec Huysmans par la pensée. Mais comment s'est-il procuré ce titre de bachelier de Joris Karl, sa blague à tabac japonaise, celle même qu'on voit dans les mains de des Hermies ? Le dieu seul de la brocante le sait.
    Dans l'arrière-boutique, sur un rayon profond, au milieu des livres, M. Pierre Lambert me conduit devant un large coffret carré, habillé de drap rouge avec une porte ornée de cours en bois sculpté : c'est le tabernacle de Julie Thibault, la servante de Huysmans, et qui se trouvait dans sa chambre de bonne de la rue de Sèvres.
    Initiée du rituel des sacrifices du Carmel Eliaque, cette Julie Thibault se disait voyante et Huysmans s'en méfiait. Il savait fort bien que, là-haut, elle célébrait un culte et consacrait sous les trois espèces du pain, du vin rouge et de la lumière. Il laissait faire.
    M. Pierre Lambert, doucement, a ouvert la porte du tabernacle ; j'aperçois, suspendus au fond, hors de portée de la main, quelques médaillons de verre contenant des hosties. Je recule instinctivement, un peu gêné.
    – Rassurez-vous, me dit M. Pierre Lambert, elles ne sont pas consacrées, c'est l'avis des prêtres qui sont venus ici.
    Je voudrais être ailleurs. J'apprends alors que Julie Thibault n'est autre que la Céleste Bavoil de l'Oblat et de la Cathédrale. Je respire mieux, la littérature l'emporte...
    – A jeudi !
    – A jeudi, Durtal, pardon ! Monsieur Lambert.

*
*   *

    Maître Maurice Garçon, l'avocat du diable, a chaussé ses larges lunettes. Cet homme jeune encore que l'on a accoutumé de voir plutôt sourire dans la vie, occupe, avec le sérieux d'un chanoine capitulaire, la présidence des amis de J. K. Huysmans dans ce qui fut la chapelle antoiniste. Nous sommes rue Christine, à l'enseigne de la « Reine Christine », où la maîtresse de céans, la bonne Mme Deudon, la cuisinière au grand cœur chantée par Léon Daudet, donne chaque mois asile aux huysmansiens plus avides de nourritures spirituelles que des siennes. Peu importe puisqu'en ces lieux le parfum des sauces l'emporte tout de même sur celui de l'encens.
    C'est donc Maitre Maurice Garçon qui a succédé à Lucien Descaves et apporte à la vie de la Société J. K. Huysmans ce dynamisme qui a marqué sa carrière d'avocat. Faut-il, lui aussi, qu'il l'aime ce Joris Karl Huysmans pour lui consacrer un temps précieux ! Il y a là, dans la salle de la « Reine Christine », autour des petites tables du restaurant, une soixantaine de personnes de tous âges et de toutes conditions. Les grands ténors, ceux dont les noms sont inséparables de toute idée de comité de patronage, ne sont pas là. A part les membres du bureau, je ne mets aucun nom sur ces visages. Il y a des femmes, des hommes, des jeunes gens qui viennent entendre parler et parler eux-mêmes de celui qu'ils appellent familièrement Joris Karl tout en buvant une orangeade. Le secrétaire lit le compte rendu de la dernière séance et la parole, ce jour-là, est donnée à un jeune étudiant pour une communication. Je tombe bien, le sujet est amusant et imprévu pour moi : les relations entre Huysmans et Jean Lorrain. On apprend tous les jours quelque chose de nouveau. On apprend surtout que l'auteur frivole de Monsieur de Phocas, si oublié ! n'était peut-être point si fol qu'il le paraissait au café Napolitain, et que sous des dehors criants il cachait une âme inquiète. Ses lettres à Huysmans, dont on nous lit des extraits, sont empreintes de sincérité et l'amitié que l'auteur de l'Oblat lui rendait ne saurait être suspecte de complaisance.

Oui, on en apprend des choses, rue Christine ! Figurez-vous que pendant l'occupation (c'est un « sociétaire » qui parle), un bibliophile niçois est perquisitionné par la Gestapo, qui découvre toute l'ouvre de J. K. Huysmans à la place d'honneur. Huysmans ! Le policier fait la grimace, voilà un nom qui ne sent pas son pur aryen. Soudain, sur un rayon voisin, son attention est attiré par une belle reliure sur laquelle il lit La Jérusalem délivrée. Plus de doute cette fois : la bibliothèque entière est confisquée.
    Revenons aux choses sérieuses. On parle maintenant de M. Folantin, l'un des nombreux hypostases, au dire de M. F.-E. Fabre, de Joris Karl « romancier de soi-même »...
    Sait-on combien Là-Bas, paru en feuilleton à l'Echo de Paris, fut payé à Huysmans ? Cinquante centimes la ligne, avait dit M. Gérard Bauer, quarante rectifie M. Pierre Lambert... C'est Jules Destrée qui avait fait connaître à Huysmans les Chants de Maldoror. Il les avait aimés, mais il ne put s'empêcher d'écrire : « Que diable pouvait faire dans la vie l'homme qui a écrit d'aussi terribles rêves ? »... On parle aussi d'Edmond de Goncourt pour lequel Huysmans professait une grande admiration. On a retrouvé de belles lettres à ce sujet. Histoire, petite histoire, tout est bon aux fidèles d'Huysmans qui veulent toujours en savoir davantage sur leur idole. Et cette chasse à l'anecdote, au document se trouve résumée dans les trente-trois bulletins que j'ai parcourus « Chez Durtal » et qui nous conduisent de la rue de Sèvres à la rue Saint-Placide en passant par Ligugé, du naturalisme à la mystique catholique, de la critique d'art au symbolisme archéologique jusqu'à l'occultisme...
    Je suis frappé du côté sérieux de ces huysmansiens réunis à « La Reine Christine ». Là, La Cathédrale l'emporte nettement sur la messe noire et chacun de ces fidèles se préoccupe plus de la prochaine cérémonie anniversaire que des excentricités de Julie Thibault. Ici on ne connait que Céleste Bavoil. C'est à peine si j'ai entendu prononcer le nom de Des Esseintes et personne ne m'a proposé d'aller au « Britannia » diner d'une tranche de roastbeef et d'une pinte de stout. Mais chacun s'est quitté en se donnant rendez-vous à la messe en cette chère église Saint-Séverin, où, comme disait Huysmans, « l'âme des voûtes existe ».

                                                                          SIMON ARBELLOT.

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Monaco - Antoinistický chrám (jeden zo 64 na svete)

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Monaco - Antoinistický chrám (jeden zo 64 na svete). Odroda kresťanstva zameraná na spirituálne liečiteľstvo - 2019 (sekularne-nebo.sk).png

Odroda kresťanstva zameraná na spirituálne liečiteľstvo - 2019 (sekularne-nebo.sk)

Monaco - Temple antoiniste (l'un des 64 dans le monde).
Variété du christianisme axée sur la guérison spirituelle - 2019

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Temple de Monaco (intérieur) dans les années 20 et maintenant

Publié le par antoiniste

Temple de Monaco (intérieur) - Sciences et Voyages n°9 (30 octobre 1919)

Sciences et Voyages n°9 (30 octobre 1919)

Temple de Monaco (intérieur) dans les années 20 et maintenant

photo issue du site sekularne-nebo.sk

    Avec l'inscription LE PERE, Le grand guérisseur de l'Humanité pour celui qui a LA FOI, en français et en italien :
RIVELAZIONE DEL PADRE, Il grande sanatore dell'umanità, per colui che ha LA FEDE.

Pour l'historique de cette inscription, voir l'article suivant.

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Temple Antoiniste - Salle (Passage-Roux par Angsthelm-Christiane)

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Temple Antoiniste - Salle (Passage-Roux par Angsthelm-Christiane)

    Fondé par Louis ANTOINE, dit le PÈRE, le culte Antoiniste est une religion basée sur la Foi et le désintéressement, il est tout intérieur et ne s'harmonise qu'avec la plus grande simplicité des formes, parti de Belgique au début du XXe siècle (le 15 août 1910).
    L'Enseignement qui est tout amour révèle à chacun sa compréhension, ce qu'il doit faire pour être utile à ses semblables et arriver ainsi à s'améliorer : lecture en est faite dans les Temples ou locaux spéciaux.
    Dans chaque Temple consacré, le PÈRE fait l'OPÉRATION (l'office) le dimanche et les quatre jours de la semaine à 10 heures, suivie d'une lecture dans l'Enseignement : celui qui a foi au PÈRE trouvera satisfaction.
    La direction morale du culte en France est confiée au Collège des Desservants de France qui, notamment, élit le Représentant du PÈRE en France. C'est lui qui désigne, pour chaque Temple consacré, le Desservant chargé d'y recevoir ou d'y faire recevoir individuellement tous ceux qui ont besoin d'être éclairés et réconfortés par la Foi.
    Le représentant du PÈRE en France a seul l'initiative de la préparation des questions touchant l'intérêt général du culte, les décisions finales étant prises par le Collège, notamment pour la nomination des Desservants et aussi pour le lieu où sera construit le prochain Temple.
    Le Culte ne va pas sur le domaine de la science, notamment n'établit aucun diagnostic, ne prescrit ni ne déconseille aucun médicament, ni opération chirurgicale, ne fait ni passe, ni imposition des mains, ni prédiction d'avenir.
    Le PÈRE disait : si l'on appartient à une doctrine qui prend pour base la foi, ce n'est pas une raison qu'on doive déjà l'avoir acquise. La doctrine n'a pas la responsabilité des adeptes. Chacun doit supporter les conséquences de ses actes.
    Le culte d'ordre spirituel ne doit en aucun cas être mis en cause pour ses soins du corps.

    Chaque Temple, a dit MÈRE, est mis sur le compte du Desservant.
    Tout Desservant doit songer à préparer l'avenir. Quand un Desservant a bien rempli sa tâche toute sa vie, c'est lui qui est le plus qualifié pour proposer un successeur ou représentant du PÈRE en France. Celui-ci apprécie AU NOM DU PÈRE ce qu'il y a lieu de faire avant de soumettre un desservant à l'approbation du Collège.
    C'est le Représentant du PÈRE en France ou un desservant par lui désigné qui va consacrer au nom du PÈRE un Temple nouveau. En principe ce desservant est, s'il travaille bien, celui qui a formé et suivi le groupe pré-existant au nouveau Temple. La cérémonie consiste à recevoir tous les fidèles réunis dans ce Temple, le dimanche à 10 heures, et se termine par la lecture des 10 principes et des dernières paroles du PÈRE à ses adeptes.
    Pour suivre l'exemple du PÈRE et respecter son enseignement, tous les ministres du culte agiront avec le plus grand désintéressement, ils ne pourront recevoir ni salaire ou subside de l'État, ni don personnel sans qu'il soit vraiment anonyme.
    Les Temples de France sont la propriété cultuelle dite : Culte Antoiniste.
    Le but de cette cultuelle est d'assurer l'exercice public au Culte, de maintenir l'unité de direction morale de France et de conserver à cette fin le patrimoine de la Communauté Antoiniste française et monégasque.
    Les intérêts matériels de chaque Temple son gérés sous la direction administrative de la Cultuelle dite Culte Antoiniste, par le conseil d'administration d'intérieur de sept membre du Temple local, dont le Desservant est membre de droit, les six autres membres choisis par le Desservant, sont préalablement soumis à l'approbation du Conseil d'intérieur.
    Actuellement il existe 31 Temples Antoinistes en France et un à Monaco, ainsi que des salles de lecture, embryons des futurs Temples.

Les grands jours du Culte :

    25 juin : Jour du PÈRE
    15 août ; anniversaire de la consécration du Temple de Jemeppe et de la sanctification du culte
    jour de la Toussaint
    3 novembre : fête de la MÈRE
    jour de Noël
    dimanche et lundi de Pâques
    jeudi de l'Ascension
    lundi de Pentecôte


https://fr.geneawiki.com/index.php/Paris_-_Temple_Antoiniste

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Un enterrement antoiniste (L'Action française, 4 novembre 1924)

Publié le par antoiniste

 Un enterrement antoiniste (L'Action française, 4 novembre 1924)

    Un enterrement antoiniste.
    « Si vous respectez toute croyance et celui qui n'en a pas, vous savez, si ignorant que vous soyez, malgré votre ignorance, plus qu'on ne saurait vous apprendre. »
    Ce principe assez haut d'une large et noble tolérance est l'un des dix qui composent la révélation du père Antoine-le-Généreux, et constituent l'évangile de cette religion très humaine.
    Dimanche, vers midi, boulevard Edgar-Quinet, on a pu voir défiler l'enterrement d'une dame appartenant au culte antoiniste. Tous les frères et sœurs antoinistes de Paris, dans le costume de deuil rituel, robe noire et voile noir pour les femmes, redingote et chapeau à larges ailes pour les hommes, ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure la défunte, après un cérémonie fort simple célébrée dans la cour même de la maison mortuaire. Le cercueil était placé sur deux chaises, recouvert d'un voile. Un adepte tenait l'emblème de la secte : l'arbre de la science de la vue du mal. Il n'y eut ni prières ni discours. Simplement la lecture des dix principes, base du culte.
    Et cela n'avait rien d'excentrique ni de ridicule.                       VERT-VERT.

L'Action française, 4 novembre 1924

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Thaumaturgie et Hypnotisme (Le Fraterniste, 1 août 1912)

Publié le par antoiniste

Thaumaturgie et Hypnotisme (Le Fraterniste, 1 août 1912)

 

    L'article semble faire référence au numéro 5 du Nouvel Éducateur Rationel, du 25 juillet 1912, un journal dont la rédactrice en chef est Lydie Martial. Voir l'article ici.

 

    Il est en tout cas assez étrange de critiquer l'Antoinisme comme une nouvelle religion dont on n’aurait pas besoin sur une page qui montre l'Institut Général Psychosique à son apogée, avec tous les signes d'une religion.

 

    Voici ce qu'on lit :

 

Thaumaturgie et Hypnotisme

 

ON SEMBLA DEMANDER NOTRE
AVIS (?)

 

    Le bulletin du Comte d'Amiens de Alliance Scientifique Universelle, association internationale des Hommes de Science, Littérature et Beaux-Arts, faisant suite à un article de la très distingue Lydie Martial, dans lequel il est question de la religion nouvelle forme en Belgique par les Antoinistes, publié sous les initiales H. C, les lignes suivantes, qui nous semblent être une question à nous posée :

 

    « Que le père Antoine opère au nom de Jésus de n'importe qui ou de n'importe quoi, il est évident pour nous et aucun thérapeute psychosique ne nous contredira, que ses guérisons sont dues aux forces latentes que possèdent certaines individualités d'influencer le moral des malades et de rendre la santé à quelques-uns d'entre eux, doués de leur côté de la réceptivité nécessaire. Il n'y a la aucune religion nouvelle à faire intervenir, et il est fort douteux que les législateurs belges soient aussi peu au courant de ce qui se passe dans le monde savant, qu'ils perdraient en considération la pétition, fut-elle signée de 10.000 citoyens belges, demandant la reconnaissance officielle de l'Antoinisme.
    Puisque le Père Antoine est thaumaturge. Il n'y qu'à laisser faire, jusqu’à ce qu'il ait épuisé la force fluidique ou autre dont il est muni, et que les malades aient cessé d'avoir confiance en lui, des précédents démontrent suffisamment que cela suffit.
    Nos médecins habituels font quelquefois, eux-mêmes de guérisons de cet ordre ; on a vu le grand Charcot en obtenir une il y a bien du temps déjà dans un convent des environs de Paris, avec une sœur malade, depuis longtemps clouée au lit sans apparence de maladie bien caractérisée ; il lui ordonna de se lever, celle-ci se mit immédiatement debout : elle était guérie. – Ab uno disce omnes !

 

    « La psycho-thérapie est, du reste, assez connue dès à présent et pratiquée pour que, parmi les populations éclairées, il ne soit plus nécessaire d'avoir recours au surnaturel afin d'expliquer certaines cures produites antérieurement, au hasard des tempéraments respectifs des opérateurs et des opérés.
    « Désormais, l'hypnotisme et le magnétisme maniés par les praticiens experts en pareille matière, ont permis de réglementer les faits dont il s'agit et les établissements ouverts aux malades à traiter sont déjà nombreux. »                           H. C.

 

    Oh ! quant au besoin de former une nouvelle religion, nous n'en voyons aucune nécessité, nous sommes de Paris de M. H. C. Ils y en a déjà assez, nous dirons même : il y en a de trop. Une seules à notre avis, suffit à toute l'humanité : la reconnaissance d'une FORCE SUPERIEURE à celle de l'humain, laquelle peut lui venir en aide et qui l'assiste, quand il sait avec confiance Lui demander son concours.
    Nous partageons également sa manière de voir en ce qui concerne la reconnaissance officielle d'un nouveau culte par l'Etat Belge, nous n'en voyons nullement l'utilité. Qu'on laisse de côté tout ce qui a trait à la croyance. Que toutes soient égales devant la TOLERANCE et le RESPECT. L'étude et la raison feront le reste.
    Mais, où nous ne sommes plus du tout d'accord, c'est quand M. H. C. prétend que, désormais, l'hypnotisme et le magnétisme maniés par les praticiens experts en pareille matière, ont permis de réglementer les faits dont il s'agit.
    Dans ce même Bulletin se trouvent la relation d'une conférence faite par un hypnotiseur suivie d'une relate du même qui déclare traiter par la Psychothérapie les maladies nerveuses, la neurasthénie, les habitudes vicieuses et autres cas du même genre. Est-ce dans ce faible aperçu des maladies traitées que se trouve la réglementation des faits propres la Psychothérapie ? M. H. C. avouera que c'est bien maigre !
    Lisez donc, cher M. les cures obtenues à l'Institut General Psychosique et par MM. Bouvier, Saltzmann et tant d'autres, et vous jugerez de la différence qu'il y a dans l'étendue des faits, des guérisons produites el qui sont incontestables.
    Pour discuter de la Thaumaturgie, il faut être soi-même thaumaturge ou tout au moins s'être concerté ou avoir étudié auprès de quelqu'un qui exerce cette thaumaturgie. Autrement, on se trouve dans le cas de musicien soliste ne connaissant qu'une clef et qui voudrait juger d'une composition musicale en jetant les yeux sur une partition d'orchestre manuscrite. Bien qu'étant virtuose, il n'y verra que du noir sur du blanc. Vouloir apprécier sans connaître, c'est quelquefois scabreux, surtout que – peut être bien avec un peu d'ironie – vous semblez demander l'avis de thérapeutes psycho….siques, qui ceux-là, savent ce qu'ils font. Du musicien à l’harmoniste, c'est presque exactement le rapport qu'il y a entre l'hypnotiseur et le thaumaturge. Ce dernier possède toutes les clefs tandis que l'autre n'en a qu'une à sa disposition.
    Cependant, il est encore un point sur lequel nous pouvons nous accorder, c'est bien le moins que nous le déclarons en toute franchise, c'est quand vous dites en substance : Tout thaumaturge qu’on laisse faire va jusqu'à ce que ses forces fluidiques soient taries. Les thaumaturges seraient donc comme le commun des mortels : un quart d'heure avant leur mort, ils seraient encore en vie ?
    Charcot, le grand Charcot, ajoutez-vous, a obtenu UNE FOIS, une guérison d'ordre thaumaturgique. Quel résultat ! Mais c'est Charcolt l'illustre, qui l'a obtenue. Quelle gloire pour tous les savants hypnotiseurs, pour tous les praticiens EXPERTS en la matière !!! Jacob et d'autres ! c'est par milliers qu'ils comptent leurs cures. Qu'est cela ? Rien ! ils ne sont même pas académiciens !
    Lisez bien le Fraterniste, cher Monsieur H. C. et établissez la comparaison entre les cures produites par la thaumaturgie (1) ou la théurgie (2) comme on le voudra, et concluez, Le Fraterniste, dans ce numéro, donne de quoi étayer une conclusion.
    Celui qui le fera ne dira pas comme M. H.C. : les hypnotiseurs praticiens experts ont règlementé les faits. Il constatera qu'il leur reste encore beaucoup à travailler.
                                                           C. MOY

 

 (1) du grec : thauma, atos, prodige et ergon, œuvre.
 (2) du grec : theos, Dieu et ergon, œuvre.

 

Le Fraterniste, 1er août 1912

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Salles de lecture à Tours vers 1920

Publié le par antoiniste

    Grâce à un Unitif datant de 1914, on apprend les adresses des salles de lecture de Tours :

- 33 rue de la Grosse Tour (en plein centre historique)
- 55 avenue de la Tranchée (partie Nord, outre la Loire)
- 4 rue des Orfèvres (également en plein centre historique)
- 26 rue du Cygne
- 15 rue Colbert
- 21 Bd Marchant Duplessis

    Dans celui de 1920 environ, on voit à quel point la ville de Tours, grande ville du spiritisme, était aussi un centre important pour l'Antoinisme. Avant la construction du temple, on y compte pas moins de 4 salles de lecture :

- 33 rue de la Grosse Tour (déjà en 1914)
- 55 avenue de la Tranchée (déjà en 1914)
- 4 rue des Orfèvres (déjà en 1914)
- rue de Chinon (non loin du temple actuel, rue d'Amboise)

    Le temple sera construit en 1921 dans la partie Sud de la ville, dans le quartier Grammont-Prébendes.

    Le même Unitif cite une salle de lecture à Rochecorbon.

    Il existera une salle de lecture antoiniste concurrente au temple lors de la dissidence entre les les antoinistes traditionalistes (qui suivent Jemeppe et le Frère  Nihoul) et les antoinistes réguliers (derrière le Frère Jeannin). Citons celle de la 35, rue Simon Vauquier, chez Soeur Clémence Bredif

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Une victime de l'antoinisme (L'Evénement, 28 juillet 1912)

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Une victime de l'antoinisme (L'Evénement, 28 juillet 1912)Une victime de l'antoinisme. -- M. Kastler, juge d'instruction, a procédé hier à l'interrogatoire des époux Leclercq, accusés d'avoir laissé mourir leur enfant, faute de soins.
    Leclercq, disciple d'un thaumaturge, « le père Antoine », ne croit pas à la science des médecins, aussi s'était-il contenté de suspendre au chevet de sa petite fille, malade, le portrait du père Antoine. Naturellement, l'enfant mourut et le médecin de l'état civil refusa le permis d'inhumer.
    Interrogé par le magistrat, Leclercq affirme hautement sa foi dans « l'antoinisme » qui, dit-il, prend à toutes les religions ce qu'elles ont de meilleur.
    – Vous n'en avez pas moins laissé mourir votre enfant, lui fait remarquer le juge.
    – C'est qu'elle devait mourir, répond l'antoiniste convaincu, d'ailleurs, je suis certain qu'un médecin ne l'aurait pas sauvée.
    Et l'inculpé se lance dans une longue dissertation sur l'incurie de la médecine à laquelle il oppose la resplendissante lumière de la doctrine du père Antoine.
    A noter que ledit père Antoine aurait été poursuivi dans cette affaire, mais par une simple coïncidence, il a rendu sa belle âme en même temps que l'infortunée petite victime.
    Ne pouvant rien tirer du fanatique Leclercq, M. Kastler a interrogé sa femme. Cette dernière n'a pas la foi robuste de son époux, elle se moque du père Antoine et de sa doctrine, mais elle a dû s'incliner devant la volonté de Leclercq qui ne voulut jamais qu'un médecin pénétrât chez lui.
    Leclercq et sa femme sont inculpés d'homicide volontaire, du fait d'avoir causé la mort de leur fille en la privant des soins qui pouvaient la sauver.
    Ils passeront en cour d'assises et pourront être condamnés à la réclusion ou aux travaux forcés à temps.
    Les époux Leclercq sont assistés de Mes Pierre Turpaud et Bigeard.

L'Evénement, 28 juillet 1912

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Temple antoiniste [34 rue Vergniaud, Paris, 13e]

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Temple antoiniste [34 rue Vergniaud, Paris, 13e][photographie de presse][Agence Rol](gallica)

[photographie de presse][Agence Rol]
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Antoine le Guérisseur (La Croix, 30 janvier 1921)

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Antoine le Guérisseur (La Croix, 30 janvier 1921)

FEUILLETON DU 30 JANVIER 1921

Revue des revues

Antoine « le Guérisseur »

    Sous le titre : « Un prophète contemporain », les Etudes du 20 janvier publient un article de M. Lucien Roure sur Antoine le guérisseur et sa secte. Antoine et les antoinistes ne méritent pas qu'on s'occupe d'eux ; mais il est utile de les signaler aux lecteurs catholiques pour les mettre en garde contre l'erreur.
    L'étude de M. Lucien Roure démontre abondamment qu'Antoine le guérisseur ne diffère pas des spirites, occultistes, théosophes, scientistes qui s'efforcent de mille manières à doter l'humanité d'une religion commode.
    L'antoinisme en particulier se signale par l'incohérence doctrinale la plus fantastique, ce qui n'empêche pas la secte de compter 18000 adeptes en Belgique et une vingtaine de temples en divers lieux.
    Nous citons le passage de l'article relatif à la vie d'Antoine le guérisseur.

    Le fondateur de la religion nouvelle, Louis Antoine, naquit à Flémalle-Grande, à quelques kilomètres de Liége. Depuis, le territoire de la maison paternelle a été rattaché à la commune de Mons-Crotteux. Les parents, gens pauvres et simples, eurent onze enfants. Le père était mineur. A douze ans, Louis Antoine commença à descendre dans la mine. Il se lassa vite de ce métier et se fit ouvrier métallurgiste. A vingt-quatre ans, il quitte la Belgique, travaille en Allemagne, puis près de Varsovie. Dans l'intervalle, il revient au pays épouser Jeanne-Catherine Collon. Un fils leur naquit en Prusse. En 1879, on le voit s'établir définitivement à Jemeppe-sur-Meuse. Louis Antoine rapportait un petit pécule. Il s'occupa d'assurances, puis devint concierge aux « Tôleries liégeoises ».
    En ce temps, une famille de Jemeppe s'adonnait au spiritisme. Dès la première séance, Louis Antoine est conquis. Vite, il constate qu'il a en lui l'étoffe d'un spirite. Il organise des réunions. Le public accourt. Sa femme et son fils le secondent avec ferveur. Tantôt assure-t-on, l'esprit du curé d'Ars, tantôt l'esprit du docteur Demeure se font les guides d'Antoine. En 1893, mourait son fils unique qui s'était toujours montré maladif et bizarre, et dont les parents s'étaient peu occupés. Il leur fit savoir après sa désincarnation qu'il était devenu pharmacien à Paris.
    Cependant Antoine commençait à donner des consultations médicales, mêlées de recommandations morales. L'esprit du docteur Carita se chargea d'abord de dicter les ordonnances. La vogue plus grande et la Société des « Vignerons du Seigneur (pourquoi les Vignerons dans un pays qui ne se distingue guère par la culture de la vigne ?) fut fondée.
    L'autorité personnelle d'Antoine s'accrut si. bien qu'il estima pouvoir se passer des esprits et s'établir lui-même guérisseur. Le remède préconisé contre toutes les maladies était une certaine liqueur Coune. Antoine fut poursuivi pour exercice illégal de la médecine, condamné, mais n'en devint que plus populaire. Il eut recours alors à l'eau magnétisée, puis au papier magnétisé qu'on trempait dans l'eau et qui lui communiquait les plus merveilleuses vertus thérapeutiques, puis aux passes, soit en particulier, soit en public. Finalement, il abandonna tous ces procédés, et demanda à la seule foi des malades le secret de toute guérison. Il se laissa proclamer Antoine le Guérisseur.
    Atteint lui-même d'une maladie d'estomac chronique, dont toute sa foi ne pouvait le guérir, il suivait un régime strictement végétarien. Il ne prenait ni viande, ni œufs, ni beurre, ni lait, rien qui provint d'un animal. Il a seulement confessé, avec humilité, en publie, que sa femme l'avait obligé quelquefois à manger de la viande quand elle le trouvait trop affaibli. Sa femme, d'ailleurs, est la Mère comme lui le Père. Elle partage l'autorité et le prestige de son auguste époux.
    Cependant la santé d'Antoine déclinait. Il avait déjà plusieurs fois annoncé sa désincarnation prochaine : on sentait qu'elle ne saurait beaucoup tarder. Est-ce à cette période de sa vie qu'il faut placer son changement de titre ? Au nom d'Antoine le Guérisseur, se substitue le nom d'Antoine le Généreux. Peut-être voulait-on éviter de laisser croire que l'antoinisme était tout entier dans le don de guérir et que ce don allait disparaitre avec Louis Antoine ? Au surplus, à partir de 1906, l'enseignement moral remporte de plus en plus. Antoine prend toujours davantage conscience de sa mission de révélateur. Le prophète mourait à Jemeppe, le 25 juin 1912 : il était âgé de 66 ans.
    La Mère a succédé au Père avec toutes ses prérogatives. En 1913, elle inaugurait le temple de Monaco au milieu d'une foule qui l'acclamait comme une puissance surhumaine. Elle est aidée par un certain nombre de propagandistes, hommes et femmes, qui président les assemblées et sont porter au dehors la bonne nouvelle.

La Croix, 30 janvier 1921

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