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Freie Presse für Texas, April 04, 1917, Page 3

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Freie Presse für Texas, April 04, 1917, Page 3

Das Ende vom Lied.

Ruhmloser Abschluß des ,,Antoinismus“ in Belgien.

    Vor dem Brüsseler Strafgerichtshofe wurde soeben ein Prozeß beendet, der wegen der Persönlichkeit des Angeklagten großes Aufsehen erregte. Dieser ist nämlich ein gewisser Pierre Dor, der mit seinem Genossen Antoine vor ungefähr einem Jahrzehnt in der belgischen Provinz Hennegau eine neue christliche Religionsgenossenschaft, den sogenannten Kultus des „Antoinismus“ gegründet hat. Der eigentliche Schöpfer des neuen Kultus war Antoine, ein Bauersohn aus der Umgebung von Charleroi. Er behauptete, von Christus aus Erden gesandt worden zu sein, um seine Religion von den „Schlacken“ zu reinigen. Bald bildete sich um den neuen Messias eine kleine Gemeinde, die allmählich trotz der Maßnahmen, die das belgische Episkopat gegen die Bewegung ergriff, wuchs und sich schließlich zu einer ordentlichen Religionsgemeinschaft mit einigen hunderttausend Anhängern entwickelte. Der Stifter Antoine zeichnete sich besonders durch seine Wundertätigkeit aus, und seine Verehrer behaupteten, mit eigenen Augen eine Menge Wunder gesehen zu haben, die er angeblich wirkte, insbesondere Wunderheilungen an kranken Menschen und Tieren. Die Gerichte konnten gegen das seltsame Treiben des neuen Wunderheiligen nicht einschreiten, da er für seine Wunder kein Geld nahm, sodaß niemand eine Klage gegen ihn erhob. Gerade diese unentgeltliche Wundertätigkeit brachte dem Religionsstifter, der sich schließlich öffentlich als Sohn Gottes bezeichnete, zahlreiche Bekenner zu. In vielen hennegauischen Gemeinden erhoben sich bald antoinistische Tempel und etliche Jahre vor dem Ausbruch des Weltkrieges wandte sich Antoine an die belgische Regierung um offizielle Anerkennung der von ihm gestifteten neuen Religion. Der Kriegsausbruch verhinderte den weiteren Verlauf der interessanten Angelegenheit, die wohl mit der Anerkennung und finanziellen Unterstützung des neuen Kults geendet hätte, weil der Wortlaut der belgischen Verfassung keinen Ausweg übrig ließe.
    Im Jahre 1914, einige Wochen nach dem Beginn des Weltkrieges, segnete Antoine das Zeitliche, nachdem er seinen bisherigen Adlatus, Pierre Dor, einen Mann von niederer Herkunft, als seinen Nachfolger bezeichnet hatte. Auch das neue Religionsoberhaupt bezeichnete sich als Sohn Gottes —und tat Wunder. Aber zum Unterschiede von Antoine ließ er sich für seine Wundertätigkeit bezahlen und gebrauchte zur Herauslockung von Geldern aus den Taschen seiner Gläubigen Mittel, die schließlich das Einschreiten der Staatsanwaltschaft veranlaßten. Es liefen verschiedene Klagen Geprellter ein. Pierre Dor wurde zu Beginn des gegenwärtigen Jahres verhaftet und die Antoinistentempel wurden geschlossen. Pierre Dor hatt mit den erschwindelten Summen ein recht vergnügtes, keineswegs gottgefälliges Leben geführt und das Geld vielfach in der Gesellschaft liederlicher Weiber verpraßt. Das Brüsseler Strafgericht verurteilte den Gauner zu mehrjähriger Gefängnisstrafe, stellte ihn jedoch, da eine Fluchtgefahr gegenwärtig nicht vorhanden ist, vorläufig auf freien Fuß. Die antoinistische Religion in Belgien, die dem Episkopat Bereits manche Sorge zu machen begann, dürfte damit wohl beseitigt sein.

Freie Presse für Texas, April 04, 1917, Page 3

 

Traduction :

Les jeux sont faits.

Conclusion sans gloire de "l'Antoinisme" en Belgique.

    Un procès, qui a fait sensation en raison de la personnalité de l'accusé, vient de s'achever au Tribunal correctionnel de Bruxelles. C'est un certain Pierre Dor qui, avec son camarade Antoine, a fondé il y a une dizaine d'années une nouvelle communauté religieuse chrétienne dans la province belge du Hainaut, le culte dit de "l'antoinisme". Le véritable créateur du nouveau culte est Antoine, fils d'un fermier de la région de Charleroi. Il prétendait avoir été envoyé sur terre par le Christ pour purifier sa religion des "scories". Bientôt, une petite communauté s'est formée autour du nouveau Messie, qui s'est progressivement développée malgré les mesures prises par l'épiscopat belge contre le mouvement, pour finalement devenir une véritable communauté religieuse avec plusieurs centaines de milliers de fidèles. Le fondateur Antoine s'est particulièrement distingué par son œuvre miraculeuse, et ses admirateurs ont affirmé avoir vu de leurs propres yeux beaucoup de miracles qu'il aurait fait, en particulier des guérisons miraculeuses sur les malades et les animaux. Les tribunaux ne pouvaient pas intervenir contre les activités étranges du nouveau saint guérisseur, puisqu'il n'a pas pris d'argent pour ses miracles, de sorte que personne n'a porté plainte contre lui. C'est précisément cette activité miraculeuse gratuite qui a amené de nombreux confesseurs au fondateur de la religion, qui s'est finalement publiquement appelé lui-même le Fils de Dieu. De nombreuses communautés du Hainaut se sont bientôt dotées d'un temple antoiniste et, quelques années avant le début de la guerre mondiale, Antoine s'est tourné vers le gouvernement belge pour obtenir la reconnaissance officielle de la nouvelle religion qu'il avait fondée. Le déclenchement de la guerre a empêché la suite de l'intéressante affaire, qui se serait probablement terminée avec la reconnaissance et le soutien financier de la nouvelle secte, parce que le libellé de la Constitution belge ne laissait aucune issue.
        En 1914, quelques semaines après le début de la guerre mondiale, Antoine bénit son adjoint, après avoir appelé précédemment son assistant, Pierre Dor, un homme d'origine inférieure, son successeur. Le nouveau chef religieux s'est aussi appelé lui-même le Fils de Dieu – et a fait des miracles. Mais contrairement à Antoine, il se laisse payer pour son travail miraculeux et utilise des moyens pour faire sortir de l'argent des poches de ses fidèles, ce qui finit par provoquer l'intervention du ministère public. Diverses plaintes ont été reçues de la part des pigeons. Pierre Dor a été arrêté au début de cette année et les temples antoinistes ont été fermés. Pierre Dor avait mené une vie assez joyeuse, en aucun cas pieuse avec les sommes frauduleuses et gaspillait souvent l'argent en compagnie de femmes de bordel. Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné l'escroc à plusieurs années d'emprisonnement, mais, comme il n'y a actuellement aucun danger qu'il s'échappe, l'a libéré pour l'instant. La religion antoiniste en Belgique, qui avait déjà commencé à inquiéter l'épiscopat, devrait donc être éliminée.


    Inutile de relever les erreurs dans cet article, tellement elles sont nombreuses : les dates, les faits, la compréhension générale. Tout est faux ou approximatif. Pire que tout, le Père Antoine est confondu avec le Père Dor.

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Fragments de la Révélation par le Père

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Fragments de la Révélation par le Père

 Fragments de la Révélation par le Père

    Premier fragment d'une série de dix, imprimé encore en Belgique et donc différent des fragments édités par l'Union des Associations Cultuelles Antoinistes Françaises. Il semble dater des années 30-40, puisqu'ils contiennent les listes des temples qui s'arrête à celui de Tournai (de 1938) pour la Belgique et à celui de Tourcoing (de 1937) pour la France.

    Comme les Unitifs, il contient un "avis important" : Le présent numéro contient un supplément que nous vous prions de passer à l'une ou l'autre personne de votre entourage, de cette manière vous pourriez contribuer à la bonne propagation de l'Enseignement du Père.

    Ce supplément est généralement un feuillet simple comportant les dix principes, la notice de la révélation, le chapitre La croyance et la foi

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Pierre Debouxhtay - L'Antoinisme (1945)-bibliographie

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Pierre Debouxhtay - L'Antoinisme (1945)-bibliographie 

Ouvrages belges nouveaux
Andrée Scufflaire
Revue belge de Philologie et d'Histoire Année 1946,
Bibliographie, p. 305

source : https://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1946_num_25_1_1745

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Pierre Debouxhtay - Antoine le guérisseur et l'Antoinisme (recension)

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M. P. DEBOUXHTAY, conservateur de la Bibliothèque Centrale de la Ville de Liège, satisfera bien des curiosités par la publication de son livre sur Antoine le guérisseur et l'Antoinisme (Liège, Fernand Gothier, 1934, un vol. in-12 de 332 pages, avec 8 gravures). C'est une biographie, la plus complète qui ait jamais été publiée, fondée sur une solide documentation, faite en bonne partie de sources inédites, notamment les archives judiciaires et administratives ; c'est une mise en œuvre absolument objective de tout ce qui a été imprimé sur l'Antoinisme, qui fait apparaître celui-ci sous son vrai jour et dont les données ne laisseront pas d'étonner plus d'un lecteur. Le travail consciencieux de M. Debouxhtay a été composé avec le seul souci de la vérité. Il mérite d'être lu avec tout l'intérêt que comporte un sujet qui ne peut laisser personne indifférent. Exposé narratif et biographique, il sera suivi d'un tome II où l'auteur se propose « d'analyser avec détail l'enseignement » d'Antoine, d'en retracer l'évolution et d'en rechercher les sources. »

Chronique archéologique du pays de Liége, 25e année, 1934 - À lire, p.39

source : http://www.ialg.be/ebibliotheque/chroniques/capl025.pdf#page=53

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Enseignement d'Antoine le Guérisseur (1910)

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Enseignement d'Antoine le Guérisseur

    Dans quelques éditions du Couronnement de la Révélation, on peut lire en fin un Remercîment aux adeptes :

    " Mes chers adeptes, c'est d'un cœur grandement ému que je vous remercie de la confiance que vous m'avez témoignée pendant toute la durée de mes enseignements et du dévoûment avec lequel vous m'avez aidé à les propager. Peut-être aurai-je encore des choses à vous dires ? Nous allons composer un livre de ce qui a été révélé, je pourrai un peu le restreindre, car j'ai beaucoup insisté sur les effets pour mieux vous préparer à apprécier la cause. J'ai dû me servir de fluides qui faisaient le bonheur des assistants, — je dis le bonheur — mais il n'y a rien de comparable à celui qu'ils éprouvent actuellement, parce qu'ils ont compris ce qu'ils ignoraient au début. — Vous devez savoir maintenant pourquoi j'ai dû en commençant, me rallier à d'autres croyances et même revendiquer des choses que j'ai démolies par la suite pour les remplacer par des connaissances plus rationnelles. Voyez seulement à qui nous sommes arrivés. Merci. "

    Voici un exemplaire de ses premières éditions de l'Enseignement, datant d'avant la publication des Unitifs à partir de 1911 jusqu'en 1914 et qui seront assemblés dans le Développement (fin année 1912). Il rassemble les premières révélations publiées dans la Revue Mensuelle de l'Enseignement du Nouveau Spiritualisme (parue de 1907 à 1909).

    On retrouve Antoine le Guérisseur à la place d'Antoine puis Le Père dans les éditions suivantes. Mais plus curieux, les Dix fragments en prose de l'Enseignement révélé par Antoine le Guérisseur (c'est ainsi qu'on annonça la Révélation des dix principes de Dieu par le Père Antoine) commence par "Dieu qui parle" (au lieu de "Dieu parle"). 
    On y retrouve sinon l'avant-propos (avec la biographie et les mots d'un adepte du Père Antoine), et l'Enseignement et la Couronne de l'Œuvre révélé (premier nom du Couronnement de l'Œuvre révélé) dans une autre pagination (jusqu'à la p.107 au lieu de la p.195 pour l'Enseignement, jusqu'à la p.XXXVI au lieu de la p.LXXIV), donc beaucoup plus serré et dense sur une page. Le changement de pagination permet un lecture plus facile. Quelques titres ont changé d'intitulé (par exemple L'existence de la matière serait nécessairement la négation de celle de Dieu au lieu L'existence de Dieu est la négation de la matière et l'existence de celle-ci la négation de celle de Dieu ou simplement Termes de comparaison au lieu de C'est Adam et Ève qui forment la base des termes de comparaison). Les derniers mots du Couronnement ont été modifiés également avec des ajouts, des retraits et des reformulations (notamment avec deux chapitres des dernières éditions qui reprennent des éléments des derniers chapitres de cet Enseignement : La croyante et la foi et Cause, développement et perfectionnement de l'être).  
    Il manque, par ailleurs, dans cet Enseignement de 1910 les mots de Marie Desart, Sténographe de l'Enseignement, commençant par Mes Frères.

    Au moins à partir de 1913, on parle des Révélations par le Père.

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Affiche annonce de la Fête du Père (vers 1930)

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Affiche annonce de la Fête du Père (vers 1930)

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Le Père Dor et le Spiritisme (Le Bruxellois, 4 juin 1916)

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Le Père Dor et le Spiritisme (Le Bruxellois, 4 juin 1916)

TRIBUNE LIBRE

LE PERE DOR ET LE SPIRITISME

    Un de nos lecteurs et un spirite nous écrit :

« Sous le titre : Le Père Dor ovationné à l'instar du Père Antoine de Jemeppe-sur-Meuse, n. 602 B, du 30 mai 1916, je lis le récit d'un de vos correspondants anonymes, qui juge bon de rompre une lance en faveur du bon sens outragé. Le Père Dor, dit-il, se permet de soigner et ose même guérir de pauvres gens que la Science officielle n'a pu soulager.
    Vraiment, pour agir de la sorte, il faut que cet être soit bien vil et bien méprisable, pour que le Parquet s'occupe de lui plutôt, que des accaparateurs. Ouvrier, comme Jésus, fils du charpentier, il fait une concurrence déloyale et honteuse à tous les médecins du pays, osant même refuser tout salaire, toute rétribution ; il se borne simplement à vendre ses deux modestes brochures où sont résumés ses principaux enseignements. Que contiennent donc cos infâmes brochures ! La Fraternité universelle. Comme Christ, il dit qu'on doit aimer ses ennemis et ne jamais juger son semblable. Votre correspondant, ferait chose sage en méditant ce dernier enseignement, cela lui éviterait de porter un jugement sur des choses qu'il ne connaît pas, puisqu'il confond le Dorisme avec le Spiritisme.
    Le Spiritisme est une science expérimentale, faite donc d'observations. Or, le spiritisme expérimental est destiné à acheminer les êtres de bonne foi, vers une philosophie admirable qui n'est, après tout, que le Christianisme primitif, après que l'expérimentation leur a démontré, en faisant appel à la logique et à la raison, que le principe spiritual survit à la destruction de l'enveloppe matérielle.
    Il est évidemment des cerveaux qui craignent la lumière et la folie latente qui fait partout des victimes, s'infiltre même chez des correspondants de journaux. A ces intelligences chancelantes, ou inaverties, nous disons : non, ni le Dorisme, ni le Spiritisme ne vous conviennent pas. Mais de grâce, ne pérorez pas sur des sujets qui vous inspirent personnellement tant de crainte.
    Un de nos grands savants belges, M. le Dr Marcel Monier, écrivait dernièrement dans votre honorable journal que le matérialisme est anti-scientifique. Il a raison. Le matérialisme est en effet anti-scientifique, car il transplante chez lui le dogme qu'il combat à juste titre dans les religions.
    Rien ne doit rebuter le chercheur sinon il borne sa mentalité. N'oublions pas que la folie se révèle dans tous les domaines, qu'elle peut éclore autant dans les systèmes religieux que scientifiques. N'est-elle pas, après tout, la résultante d'une tare organique ? Ce qui peut nous consoler c'est que le génie n'est, dit-on, qu'une des formes de cette folie que nous redoutons tant.
                                                                       A.-A. Lummen. »

    D'autre part le Père Dor, lui-même, nous écrit.

    Voici la lettre du directeur de l'Ecole morale de Roux :

                                                Roux, 1 juin 1916.
    « Quelle folie que de prendre des leçons de sagesse, de morale, afin de ne plus souffrir, ni physiquement, ni moralement ! Voyez le Père Dor, professeur de l'Ecole Morale, en le consultant bien sincèrement, c.-à-d. avec le désir de surmonter vos vices, vos passions, l'égoïsme, l'hypocrisie et le mensonge, vous êtes amené naturellement à pratiquer l'Amour de bien faire et ainsi vous devenez adepte du Culte de la Liberté, de la Solidarité et de la Fraternité universelle. N'est-ce pas scandaleux ! Et dire qu'au XXe siècle, il existe encore un homme pareil, malgré la leçon que l'on a infligée à Jésus il y a 2,000 ans !!
    Voilà ce que veulent dire les soi-disant intelligents, c.-à-d. ceux qui vivent au détriment des gens malhonnêtes et qui s'irritent comme des possédés contre les hommes qui enseignent le Bien, la Vérité, la Justice et qui donnent à leurs frères l'exemple de la droiture, du désintéressement.
    J'ajoute qu'il n'existe pas de « Doristes », ni par conséquent le « Dorisme », car à l'Ecole Morale il n'y a ni religion, ni secte, ni société, ni rien qui puisse porter un nom, J'ai pour temple l'Univers et pour Autel ma conscience. J'ai donc pour devoir de ne pratiquer aucune religion, de n'avoir aucun parti, afin de bien avoir le respect à tous les goûts qui sont dans la nature de l'homme, que, seuls les temps et la souffrance, effet de sa mauvaise nature, peuvent changer. C'est ainsi Moise a dit : « œil pour œil, dent pour dent ». Jésus a dit : « Aimez vos ennemis ». Le temps est venu où moi je dis : « N'ayez pas d'ennemis ». Je donne à comprendre par là, qu'un seul remède peut sauver l'homme : l'Amour de soi-même c.-à-d. l'Amour de la perfection.
    Je dois dire que l’accès de cette morale n'est réservé qu'aux travailleurs sincères, car beaucoup cherchent, mais ils cherchent mal, pour la seule raison qu'ils n'ont pas pour base le désintéressement. Tout le monde admire la morale, chacun en proclame la sublimité et la nécessité. Mais peu d'hommes la comprennent, moins encore la connaissent à fond et savent en déduire les conséquences, c'est pourquoi, l'homme vertueux est haï, presque, de tous les autres hommes, au point que, si on ne le fait pas mourir, des complots, par jalousie se forment contre lui et emploient le mensonge pour le diffamer, pour le dénigrer. »
    Agréez, mes salutations bien distinguées.
                                                                     Le Père Dor.

Le Bruxellois, 4 juin 1916

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Le Père Dor, successeur (L'Égalité de Roubaix-Tourcoing, 11 janvier 1913)

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Le Père Dor, successeur (L'Égalité de Roubaix-Tourcoing, 11 janv 1913)

UN NOUVEAU FAISEUR DE MIRACLE

 Le " Père Dor "
         successeur
       d'Antoine-le- Guérisseur

    Bruxelles, 10 janvier. — Antoine-le-Guérisseur, le thaumaturge de Jemeppe-sur- Meuse, mort l'an dernier, a fait un émule qui opère actuellement avec grand succès à Roux, village du pays minier, des environs de Charleroi. Le nouveau prophète est connu sous le nom de « Père Dor ». Il édite sa doctrine dans une publication mensuelle, le « Messager de l’Amour-DIEU », directeur de la fraternité universelle. Agé d'environ 40 ans et originaire de Mons-Crotteux, près de Liège, le Père Dor se dit le neveu d’Antoine-le-Guérisseur ; il a exercé plusieurs métiers, dont celui de terrassier, et a séjourné à trois reprises en Russie.

    L’ECOLE MORALE

    Il y a quatre ans déjà, il bâtit à Roux un « temple » simple salle adossée à un cabaret. Les « fidèles » sont venus nombreux et tout récemment, le 1er novembre dernier, on inaugurait un nouveau temple, celui-ci très vaste, situé à côté de l'ancien. C'est une construction en briques, de 30 mètres de long, sur près de 90 de large, couverte d'un toit au milieu duquel s'ouvre un large lanterneau et que domine une inscription en lettres blanches : « L'Ecole morale ». Toute la semaine, les pèlerins affluent, pour consulter le Père Dor, qui leur prodigue de bonnes paroles et, par son « fluide », guérit tous leurs maux.
    Le dimanche après-midi, le Père Dor procède à une opération générale, fais agir le fluide sur l’assistance qui remplit le temple, puis répond à toutes les questions qu'on lui pose. Le confrère qui a assisté à la consultation dimanche dernier raconte en ces termes ce qu'il a vu et entendu :
    Une large salle blanchie à la chaux, éclairée par un lanterneau sous lequel on remarque l'armature de fer de la toiture, chauffée à l'excès par deux énormes calorifères. Sur les vastes murs nus quelques inscriptions soulignées de bleu, encadrées de chêne clair, dans ce goût-ci : « Le Père Dor donne à ses enfants de bon, de beau soulagements. » Il y a là, assises sur les bancs jaunes, plus de 600 personnes. L'atmosphère est étouffante. Il monte de cette foule une odeur de corps malades et en sueur, de vêtements mouillés.

        LE « PERE DOR » OFFICIE

    A un bout de la salle, à trois mètres au-dessus du sol, une vaste caisse peinte en blanc et bordée de noir et qui surplombe un abat-son, tient lieu de chaire. Le Père Dor y discourt, le torse serré dans une veste boutonnée jusqu'au cou et qui rappelle celle du « général » Gustave Hervé. Ses longs cheveux bouclés encadrent un visage au teint de cire où l’on voit des yeux tantôt pleins de recueillement, tantôt pétillants de finesse. Au pied de la chaire un pupitre où une jeune fille qui disparaît derrière un vaste chapeau, sténographie les propos du Père Dor.
    Après que celui-ci a terminé son opération générale, les fidèles lui posent des questions le plus souvent saugrenues, sur les sujets les plus inattendus, les plus extraordinaires. Les réponses sont à l'avenant. Le Père, qui connait à peine le français, se recueille longuement après chaque question, baisse les yeux, se frotte la bouche avec un grand mouchoir à carreaux blancs et bleus, puis répond lentement, très lentement. Il a quelques clichés qu'il sert constamment : « Le mal est en nous, il faut s'améliorer, L'amour total ». Dès qu'il sort de là, ses propos deviennent plutôt incohérents. Quand il a fini sa réponse, un lourd silence froid que trouble parfois le vagissement d'un enfant.

     QUAND ON A DES PUNAISES...

    Tout à coup, au fond de la salle, se lève un jeune homme à mine souffreteuse :
    – Père, quand on a des punaises, faut-il les détruire ?
    Le Père Dor répète, comme toujours, la question : « Ce fils me demande si quand on a des punaises, il faut les détruire ? Ce n'est pas un mal chez certaines personnes. Il en est de même des escargots, des limaçons et autres bêtes de jardin... »
    Puis une paysanne se lève à son tour et d'une voix mal assurée demande : « N'est-ce pas encore un doute que de tenir chez soi des chats, puisque les chats mangent les souris ? »
    Réponse : « Si ! Il en est de même pour les chiens. Ces animaux dégagent trop de mauvaises odeurs.
    Pratiquant la loi morale, un homme, jeune, demande si je puis encore exercer mon devoir d'électeur ? »
    – « Cela est contraire à la loi morale, à la loi d’amour, répond le Père Dor, parce que donner son suffrage à un candidat, c'est désapprouver l’autre. »
    La sortie s'opère lentement. Le Père Dor y assiste avec, semble-t-il, un petit air finaud. A la sortie, sa femme, derrière un grand comptoir, vend des brochures, des journaux, des photographies.
    Dès à présent, il existe des succursales de l’Ecole morale de Roux à Gilly, à Chapelle-lez-Herlaimont, à Marchiennes, à Souvret, à Lavaqueresse, dans l’Aisne, à Bruxelles et jusqu'à Porto-Félice, au Brésil... Tous les dimanches, en gare de Roux, les trains déversent de nombreux pèlerins.
    Le Père Dor, travaille même par correspondance et iI se vante de guérir non seulement les gens, mais aussi les bêtes...

L'Égalité de Roubaix-Tourcoing, 11 janvier 1913

Source : http://roubaix-bnr.cd-script.fr/fr/presse-ancienne.php

    Cet article est en grande partie inspiré de l'article de l'Excelsior.
Le journal La Liberté reprend le même article à la même date (11 janvier 1913) :

Le Père Dor, successeur (L'Égalité de Roubaix-Tourcoing, 11 janv 1913)

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Inauguration du temple antoiniste de Hellemmes (Paris-midi, 28 sept 1925)

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Inauguration du temple antoiniste de Hellemmes (Paris-midi, 28 sept 1925)

    INAUGURATION DU TEMPLE ANTOINISTE

                                 Lille, 27 Septembre.

    Environ cinq mille antoinistes, venus de divers points de la France et de la Belgique, ont assisté aujourd'hui à l'inauguration du temple de leur secte, érigé à Hellemmes-lez-Lille. – (Havas.)

Paris-midi, 28 septembre 1925

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Façade du Temple à Hellemmes (Le Grand écho du Nord de la France, 25 septembre 1925)

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Façade du Temple à Hellemmes (Le Grand écho du Nord de la France 25 sept 1925)

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